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Tome 1, Chapitre 16 « Face à soi-même - partie II » Tome 1, Chapitre 16
Face à ces révélations pour le moins glaçantes, elle s’efforça d’adopter un visage plus serein et me laissa seule dans ma nouvelle chambre. Je m’assis sur le lit, désorientée.
    
    Antimonde. Pierres magiques. Cachés. Sorcières. Créatures de l’enfer. Procession funèbre. Dame Blanche.
    
    Si je n’avais pas cru en toutes ces entités avant mon arrivée ici, j’aurais sans doute sombré dans la folie. Cette région regorgeait de légendes et monstres plus sordides les uns que les autres et j’eus la nette sensation qu’il était désormais trop tard pour m’échapper d’ici. Mon destin, tout comme celui de Gale, était relié à eux.
    
    En attendant mon entretien avec Raonaid, je fis les cent pas. Je me sentais bien ici. Les lieux étaient remplis de sérénité, loin de ce puritanisme ambiant. J’étais Élia, ou presque. Avais-je laissé cette jeune femme s’exprimer un jour ? Finalement, j’en doutais.
    
    J’enfilai une robe longue, différente de mes accoutrements habituels. Semblable à ce que les femmes portaient dans l’Antiquité grecque et romaine, elle était blanche et laissait mon corps libre de ses mouvements. Je n’avais guère l’habitude de me balader sans corset. Sentir ma taille libre me donnait la sensation de respirer pour la première fois.
    Décidément, j’allais de découvertes en découvertes !
    
    Puis, au lieu de rester enfermée dans ma chambre, je m’obligeai à retourner dans la salle commune. Puisque j’allais partager la vie de ces personnes, il me fallait prendre sur moi et faire leur connaissance. En arrivant là-bas, le groupe d’enfants m’adressa de nouveau un regard timide.
    
    Je n’étais guère douée pour aller à la rencontre des gens. Même du temps où je jouissais de mes titres de noblesse, je préférais me cacher au coin d’un mur ou d’une bibliothèque pour éviter d’engager la discussion aux invités. Peu de gens critiquaient ce côté discret, du fait de la position sociale de mes parents. Je ne dérangeais personne et me comportais malgré cela avec douceur et amabilité.
    
    En somme, j’accomplissais mon rôle de femme et d’épouse.
    
    Lorsqu’il m’avait fallu endosser l’identité de Catherine, je m’étais alors abritée derrière un masque. J’avais joué un rôle au point de me prendre pour cette inconnue, non seulement pour me protéger, mais aussi pour m’oublier moi-même. Et désormais, je me sentais mise à nue et vulnérable.
    
    — Ne sois pas timide, la noble ! plaisanta soudain Irène. Raonaid a décidé de te laisser te présenter sous ton véritable nom.
    
    Elle fit signe aux enfants de se rapprocher.
    
    — Catherine est de retour ? demanda l’un d’eux.
    
    — Hélas non, mon petit. Je te présente Élia. C’est une sorcière, comme toi et moi.
    
    — Pourquoi ressembles-tu à Catherine ? Tu es sa jumelle ?
    
    Je rougis à mon tour.
    
    — Plus ou moins, répondis-je. Je… je suis comme Catherine, mais je suis plus âgée qu’elle.
    
    — Ton accent est différent, commenta un autre enfant. Tu parles mieux qu’elle. Raonaid adore Catherine, mais elle raconte que sa manière de parler est trèèèès exagéré. Et c’est vrai. Toi, c’est naturel.
    
    J’échangeai un regard surpris avec Irène, qui se retenait de pouffer de rire. Les enfants retournèrent ensuite à leurs cartes et elle m’expliqua :
    
    — Catherine est très éloquente, mais cela se voyait qu’elle n’était pas noble. On aurait plutôt dit une bourgeoise qui se prenait pour une Lady. Toi, par contre, tu es noble jusqu’au bout des pieds.
    
    — Ma famille possède ses titres depuis des siècles, répliquai-je, blessée par son ton moqueur.
    
    — Peu importe les titres. Ici, la seule chose qui compte, c’est ta participation dans le coven. Raonaid est notre cheffe, mais cela ne la dispense d’effectuer des tâches pour le bien de nos semblables ou pour montrer sa dévotion envers la Déesse. Nous sommes tous égaux. Tu n’as jamais travaillé de tes mains, n’est-ce pas ?
    
    — Je suis douée pour lire, écrire, jouer de la musique et chanter. Broder, également.
    
    — Tu pourras leur coudre une nouvelle tenue, après cela, ils t’adopteront, plaisanta-telle. Fais pas cette tête, la noble. Tu es près des tiens, désormais. Et si la Déesse le souhaite, ton fiancé nous rejoindra bientôt.
    
    Au même moment, l’un des petits retourna vers nous et m’offrit une rose en or. Lorsque je la pris au creux de ma main, je fus surprise par sa matière dure et froide. Irène et l’enfant échangèrent un regard surpris et éclatèrent soudain de rire.
    
    — Elle y a vu que du feu ! s’exclama-t-il.
    
    Leurs rires redoublèrent. Face à mon regard ahuri, l’enfant claqua des doigts et la couleur dorée s’effrita, pour laisser place à une rose fanée.
    
    — C’est une illusion, m’émerveillai-je.
    
    — Il adore faire des farces à ses amis, dit Irène. Il va bientôt fêter son dixième anniversaire et il maîtrise déjà son don comme un chef !
    
    L’enfant nous gratifia d’un clin d’œil et transforma la fleur fanée en une élégante rose rouge.
    
    — Considère cela comme un cadeau de bienvenue, sourit Irène. Il n’offre pas de cadeaux tous les jours, je pense que c’est ta chevelure blonde et tes joues rouge tomate qui lui ont plu.
    
    Elle me laissa ensuite seule avec ce cadeau et c’est avec le cœur légèrement réchauffé que je retrouvai la cheffe du coven dans son bureau. Il s’agissait d’une petite pièce, douée d’un dôme similaire à la salle principale. Il n’y avait aucune fenêtre, seulement cette petite coupole de verre qui donnait le sentiment de se trouver à l’air libre.
    
    L’emblème des païens était également accroché, assorti de nouveau à une étoffe noire sur laquelle était brodé le même visage disproportionné de la fontaine.
    
    — Tu fais déjà tourner les têtes on dirait, plaisanta-t-elle en m’invitant à m’asseoir.
    
    — Il a apparemment trouvé mon allure timide attachante.
    
    — Il est normal de ne pas se sentir à son aise. Tu as a peine eu le temps de reprendre ton souffle. Pourquoi ne t’es-tu pas reposé dans ta chambre en attendant notre rendez-vous ?
    
    — Je… Je voulais faire bonne impression, confessai-je.
    
    Hélas, les plaisanteries d’Irène et sa manière de me remettre à ma place avait réfréné mes ardeurs. Je me sentais désormais comme une enfant à qui il fallait tout apprendre.
    
    — Tu t’adapteras, me rassura-t-elle. Nous trouverons de quoi t’occuper. Puisque tu sais lire, tu pourrais officier comme conteuse. Nos enfants ont besoin de s’évader un peu de la réalité. La situation s’envenime de jour en jour autour de nous.
    
    — Avec plaisir. Mais… que se passe-t-il ?
    
    — Je viens encore de recevoir une mauvaise nouvelle. Il y a eu une nouvelle attaque dans la forêt. Notre espion confirme que celle-ci n’a rien à voir avec les païens. Les traces retrouvées sur le corps indiquent un lien probable avec des créatures de l’enfer.
    
    — Un espion ? m’étonnai-je.
    
    — Malcolm. Sans lui, Géralt aurait mis la main sur nous depuis des lustres. Il nous informe de chacun de leurs trajets afin qu’aucun d’entre nous ne se trouvent sur leurs passages à ce moment-là. Il brouille également les pistes pour empêcher Géralt de trouver l’emplacement exact du coven.
    
    — Depuis combien de temps travaille-il pour vous ?
    
    Je n’aurais jamais imaginé les païens et sorciers former une communauté si organisée et si soudée. C’était un véritable monde parallèle, tapi dans l’ombre et le silence.
    
    — Depuis que son prédécesseur s’est malencontreusement fait tuer lors d’une Patrouille. C’est un espion hors-pair, il se chargeait avec Karen de détourner l’argent de Catherine sans que sa famille et Ian ne s’en rendent compte.
    
    — Je le pensais dévoué à la cause des Mortagh, confessai-je.
    
    Elle éclata de rire.
    
    — Il joue bien son rôle, admit-elle. Mais je puis t’assurer que Malcolm est l’un des nôtres.
    
    — Lors de notre entrevue, Karen m’a assurée que les responsables de ces meurtres étaient les Cachés, remarquai-je, faisant écho à l’annonce du meurtre.
    
    — En effet. Prononcer leur nom suffit à terrifier la plupart d’entre nous… à raison. Au départ, nous soupçonnions une branche plus obscure du paganisme, l’occultisme, dont Irène est la représentante. Mais après une longue concertation avec leurs fidèles, nous avons compris que cela ne tenait pas la route. Ensuite, nous avons pensé que les Mortagh et Géralt se trouvaient derrière tout ça, afin de rejeter la faute sur nous.
    
    — C’est plausible, admis-je. Mais dans ce cas, pourquoi assassiner l’un des leurs ? Graham était Patrouilleur et fidèle aux Mortagh, non ? De plus, Géralt était sincèrement touché par ce décès.
    
    — Voilà pourquoi nous avons abandonné cette hypothèse. Cependant, de nombreux éléments nous échappent encore pour accuser officiellement ces « Cachés ». Pourquoi assassinent-ils ces personnes ? Pourquoi ne se nourrissent-ils pas de leur sang alors qu’il s’agit de leur raison de vivre ? Et surtout, pourquoi cherchent-ils à rejeter la faute sur nous ?
    
    Je l’ignorais tout autant qu’elle. Ma brève rencontre avec Laurent m’avait fournie peu d’indices supplémentaires, hormis le fait qu’il détenait Catherine. Il était visiblement capable de différencier une sorcière d’un humain simplement grâce à notre odeur, ce qui renforçait l’idée d’un monstre à la fois humain et sous le joug de ses instincts primitifs.
    
    — Ils détiennent Catherine, ajouta Raonaid. Si ce Caché raconte la vérité, cela signifie que ta jumelle connaissait les raisons de leurs agissements.
    
    — Dorian de Montfleury a parlé de plusieurs foyers de Cachés. Savez-vous combien d’individus errent dans la région ?
    
    — Voilà l’autre raison de mes soupçons, soupira la sorcière. Selon nos éclaireurs, il n’y aurait pas seulement des foyers isolés, mais plus, bien plus.
    
    Elle marqua une pause et précisa :
    
    — Leur contamination et le lien spécial qui les unit à la Juventus Babina les rendent résistant à la brume violette. Pour cette raison, j’ai décidé d’envoyer des émissaires pour organiser une rencontre. S’ils ne nous renvoient pas leurs corps vidés de leur sang, nous pourrons peut-être envisager une discussion.
    
    — J’imagine que les volontaires n’étaient guère nombreux, raillai-je.
    
    — Nous avons sélectionné des membres accusés de trahison et ayant fait preuve de repentance, confessa-t-elle d’un ton aussi ironique que le mien. S’ils réussissent, ils seront absous. S’ils échouent… tant pis pour eux. Ils partiront au prochain crépuscule. Les Cachés chassent à ce moment-là et seront plus faciles à dénicher.
    
    Elle se releva et m’invita à arpenter la salle principale à ses côtés. À cette heure de la matinée, la plupart des résidents mangeaient tranquillement ou préparaient les tâches de la journée. La salle était peu remplie, la plupart préférant profiter du soleil inhabituellement éclatant.
    
    — Notre communauté est régie selon un rythme particulier, expliqua-t-elle. L’astre lunaire représente la Déesse et la nature. La plupart d’entre nous la vénérons et les prêtresses sont chargés de lui présenter régulièrement des offrandes. Un temple lui est dédié. Donovan t’y emmènera bientôt.
    
    Les prêtresses étaient facilement reconnaissables : elles portaient de longues robes rouges, similaires à la mienne, assorties de pendentifs à l’effigie de la lune. Elles se déplaçaient - comme me l’expliqua la chef du coven - toujours par groupe de deux. Chaque paire officiait un soir par semaine et veillait à la protection du Temple. Une fois les vœux prononcés, les prêtresses occupaient leur fonction à vie. Renoncer à ses vœux était synonyme de trahison et puni de mort.
    
    Il s’agissait de la fonction la plus prestigieuse du coven. De nombreuses jeunes filles travaillaient dès leur plus tendre enfance pour espérer rejoindre les rangs de la Déesse. Elles pouvaient par la suite prendre un époux et fonder une famille, mais devaient conjuguer par la suite maternité et offices, sous peine de trahir leur engagement auprès de la Déesse.
    
    — Elles président chaque cérémonie, expliqua Raonaid avec fierté. À ce moment-là, je dois m’effacer, car je n’ai aucune légitimité pour parler au nom de la Déesse. Mon rôle est seulement défensif et administratif.
    
    — Pourquoi as-tu choisi de rester au village alors que le danger te guette ? Ne serais-tu pas plus en sécurité ici ?
    
    — En effet, tu as raison. Je suis à ma place ici. Les gens reconnaissent ma valeur et me respectent. Mais à Endwoods, je peux garder un œil sur les Mortagh et m’assurer qu’ils ne trouvent pas d’indices sur la localisation de notre coven. De plus, j’ai toujours vécu là-bas. J’ai épousé Arthur et veillé sur sa boutique jusqu’à son décès. Si je pars, ma culpabilité serait définitivement prouvée. Dans quelques années peut-être, je m’installerai enfin ici. Il faut que j’amène cela en douceur, sans précipitation.
    
    Beaucoup de membres quittaient leurs villages hostiles et choisissaient la quiétude de cet endroit. La vie suivait son cours tel un long fleuve tranquille et personne ne semblait se soucier de la terrible chasse qui se profilait à l’horizon.
    Pourtant, quelques-uns décidaient de rester à Endwoods et de mener une double-vie, par inquiétude pour leur famille.
    
    Chaque fuite était considérée comme une allégeance aux païens et donc passible d’une exécution sommaire en cas de capture.
    
    Le coven était protégé par diverses protections et sortilèges qui le rendaient invisible aux yeux des simples humains. Cependant, des personnes aussi futées que Géralt étaient parfaitement capables de le localiser malgré tout. Pour cette raison, le coven recrutait des Patrouilleurs acquis à leur cause afin de brouiller les pistes. Tout était soigneusement organisé et planifié. Car à la moindre erreur, des centaines de personnes périraient sur le bûcher.
    
    — Chaque membre occupe une fonction particulière, reprit Raonaid. Les guérisseurs soignent les blessures, les prêtresses gèrent les cérémonies et questions religieuses, tandis que de nombreuses familles produisent des céréales afin d’alimenter le coven. Les professeurs forment nos enfants. Enfin, les ambassadeurs assurent des relations cordiales avec les covens voisins. Sans entraide, nous sommes perdus.
    
    Je songeais à quel point Gale aurait aimé vivre dans cette communauté. De tels endroits n’existaient guère dans mon comté et j’étais soulagé d’apprendre que l’Angleterre contienne des foyers de païens, opposés aux protestants et catholiques fanatiques.
    
    — Chaque sorcier possède un ou plusieurs dons, de trois natures différentes. Les dons offensifs permettent, comme tu peux t’en douter, d’attaquer. Les dons défensifs permettent quant à eux de se protéger et de se défendre face à un ennemi. Enfin, les dons sensibles sont les plus rares. Ils sont liés à l’occultisme, avoua-t-elle, une branche spécifique du paganisme dont Irène est la représentante.
    
    — Mes dons sont sensibles, devinai-je.
    
    — Comme Catherine, renchérit-elle. Chaque pouvoir est à maîtriser avec précaution. Leur puissance varie d’un individu à l’autre. Mes pouvoirs sont par exemple offensifs – et en partie sensibles. Je peux maîtriser le feu, pour allumer une bougie ou l’utiliser sur mes ennemis. Avec un peu de concentration, je pourrais même te brûler vivante. Mon don de clairvoyance a quant à lui nécessité dix longues années d’apprentissage. Si je ne le contrôlais pas, il me submergerait entièrement et j’aurais sombré dans la folie depuis longtemps. Il me permet de deviner les sentiments des personnes qui m’entourent et d’accéder parfois à certains de leurs souvenirs. Tout dépend de leur capacité à bloquer leur âme, sourit-elle.
    
    — Voilà pourquoi tu as deviné l’existence de ce procès, compris-je, faisant écho à notre seconde rencontre.
    
    — J’ai également deviné la profonde peine et incompréhension qui te submerge depuis la disparition de ton fiancé. Tu n’as jamais vraiment pu le chercher, n’est-ce pas ?
    
    — La précipitation de ma rencontre avec les Patrouilleurs, la terreur à l’idée d’être démasquée a rendu sa disparition secondaire, reconnus-je. Pourtant, je ne cesse de penser à lui, mais je me sens si… impuissante. Je l’aime tellement, malgré l’impression que je donne. Je lui dois tout.
    
    Mon soleil. J’aimais l’appeler ainsi. Gale avait illuminé ma vie alors que j’attendais – non sans culpabilité – la mort de mon vieil époux. Benjamin d’une fratrie de onze enfants, son avenir était tout tracé : aider son frère aîné à gérer les affaires familiales. Cependant, lorsqu’il me rencontra, mon riche statut d’héritière lui permit d’embrasser une autre destinée et de gérer mon domaine à mes côtés.
    
    J’aimais la passion qui l’animait, son inéluctable foi en la Nature et en nous-même. Toujours respectueux, il m’avait fait caresser l’espoir d’un mariage riche et amoureux. Il avait brisé l’éducation inculquée par mes parents, enfermés dans un mariage réglementaire, mais sans passion. Ma mère prenait régulièrement des amants tandis que mon père passait l’essentiel de son temps à Londres.
    
    Un étrange modèle face à une éducation stricte et morale.
    
    Finalement, ma première journée se déroula sans encombre, entre la visite du coven et rencontre de ses différents membres. Lorsque le soleil rejoignit son zénith, on amena les traîtres jusqu’aux limites du domaine. Ces derniers avaient les membres entravés et gardaient la tête baissée. La mission ordonnée par leur cheffe équivalait à une peine de mort lente et douloureuse. Pourtant, impossible de piper mot. S’ils refusaient de collaborer, ils seraient immédiatement jetés sur un bûcher.
    
    Après leur avoir répété les caractéristiques de leurs missions, on détacha leurs liens et les grilles du coven s’écartèrent. La forêt semblait plus menaçante qu’à l’aurore. Le vent ne soufflait guère mais d’étranges cris inhumains brisaient de temps à autre la quiétude trompeuse des lieux.
    
    Les larmes roulaient le long de leurs joues. Ils tremblaient de terreur et luttaient pour ne pas le montrer. Mais le regard sévère et impitoyable de Raonaid les rappela à l’ordre. Les prêtresses bénirent malgré tout leur périple et d’un pas lent et hésitant, ils s’aventurèrent hors du coven.

Texte publié par Elia, 3 janvier 2018 à 13h56
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