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Tome 1, Chapitre 3 « Un réveil dans un endroit étrange ? » Tome 1, Chapitre 3
Après un long sommeil agité par des rêves bizarres et embrouillés, je me réveille enfin. Je perçois la lumière à travers mes paupières. Est-ce que cela veut dire qu’il fait déjà grand jour ?
    
    Je me redresse d’un coup : ne devrais-je pas être au quartier général des Patrouilleurs, pour recevoir mon programme de la journée ? Je n’ai pas dû entendre la sonnerie ! Je le cherche frénétiquement autour de moi, pour réaliser que je me trouve dans un endroit inconnu.
    
    C’est une chambre entièrement blanche – ce qui n’est pas particulièrement rare à Strata – avec des parois légèrement incurvées et de larges baies sur le côté droit, qui ouvrent sur un ciel sans nuage. J’aperçois des portes de placard dans le mur gauche, ainsi qu’un chevet à côté du lit. D’ailleurs, je suis juste allongée dessus ; je porte toujours ma combinaison de vol. Mes sacoches, mon foudre et mes lunettes sont posés sur la tablette à côté de moi.
    
    Je me redresse sur un coude, regardant plus attentivement autour de moi. Peut-être suis-je à l’infirmerie de la Patrouille ? J’en doute : je ne vois aucun équipement médical. Et avec un seul lit dans une pièce aussi spacieuse… c’est peu probable. On dirait plutôt une chambre d’hôtel… confortable mais impersonnelle. En tout cas, c’est plus agréable que le dortoir où j'ai été affectée le temps de mon service.
    
    Je m’étire pour dissiper la légère raideur dans mes membres. Mon énergie n’est pas encore tout à fait revenue, mais je ne ressens rien d’anormal : juste un peu de fatigue, comme après un vol particulièrement long et difficile. Pour le reste, je me sens parfaitement bien.
    
    Ce qui me laisse l’esprit libre pour réfléchir à ma situation. Ce mystère commence à me perturber. Pourquoi est-ce que je me trouve dans cette pièce, en un lieu inconnu – qui n’est sans doute pas un hôtel ? Je me lève, aussi silencieusement que possible ; mes bottes ont été déposées à côté du lit, mais je ne les enfile pas. Même si la discrétion n'est pas mon point fort, l’ambiance étrange me pousse à agir avec plus de circonspection que d’habitude. Je me rapproche des baies et j'appuie mes mains sur le rebord, en me penchant légèrement vers la vitre afin de mieux examiner ce qui s'étend au-delà.
    
    J’ai vécu toute ma vie à Strata. Je ne m’en suis jamais éloignée – jamais assez, du moins, pour la contempler tout entière. Mais cette large forme blanche et scintillante m'est parfaitement familière. Je suis trop nerveuse pour profiter de cette vision. Si je ne suis pas sur Strata, où suis-je alors ? Cet endroit est bien trop grand pour être un aéroquartz.
    
    Un bruit me fait sursauter. Je me retourne brusquement, pour voir entrer un homme. Il m’est tout à fait inconnu ; je me souviendrais forcément de quelqu'un qui porte des lunettes aussi archaïques, avec un fin tour de métal doré. Derrière les verres, des prunelles vertes me regardent avec amusement :
    
    « Eh bien, jeune fille… Vous semblez aller mieux ! Je savais qu’il n’était pas nécessaire de s’inquiéter ! »
    
    Je n’aime pas sa façon familière de s’adresser à moi ; sans oublier le fait qu’il m’a surprise en position délicate : pieds nus, en train de contempler le paysage, bouche bée comme une gamine. Je lui lance le regard le plus noir que je peux conjurer. Mais ça non plus, ce n’est pas mon point fort.
    
    Le nouveau venu éclate de rire ; c’est un son plutôt agréable. Il paraît souriant de nature. J'ai toujours eu du mal à deviner les âges, mais je pense qu'il doit approcher de la trentaine. Ses cheveux d’un blond sombre, un peu cuivré, sont attachés sur sa nuque. Il possède un visage régulier et avenant, du genre à susciter d'emblée la sympathie. Je suis peut-être naïve, mais il ne semble pas malveillant.
    
    En le détaillant avec curiosité, je remarque qu’il porte une combinaison blanche sous une ample tunique sans manche, d’un bleu profond, avec un sigle bizarre sur la poitrine : comme un diamant stylisé avec une moitié argentée et une autre noire. Une large ceinture supportant plusieurs sacoches complète sa tenue. Je me demande s’il s’agit d’une sorte d’uniforme.
    
    « Je vous dois quelques explications, poursuit-il d’une voix chaude et amicale. Après votre mauvaise rencontre, Eïdo a trouvé plus prudent de vous ramener ici plutôt qu’à un relais de Patrouille. Ne serait-ce que pour éviter certaines questions indiscrètes.
    
    — Des questions indiscrètes ? »
    
    Mon sentiment de sécurité s’évanouit aussitôt, laissant place à un vague malaise. Mon interlocuteur s’en aperçoit et lève une main apaisante :
    
    « Ne vous inquiétez pas ! Nous n’avons aucune intention de vous faire taire à jamais ! »
    
    Un frisson passe dans mon dos ; je ne suis pas sûre d’aimer son sens de l’humour.
    
    J’espère que c’est bien de l’humour… d’ailleurs.
    
    « Nous allons vous expliquer la situation et nous trouverons ensemble une histoire plausible qui laissera à l’écart certains… détails. »
    
    Je ne vois pas trop de quoi il veut parler : l’existence des démons n’est pas un secret. Ces formes de vie pullulent à la surface d’Almaia depuis le désastre. L’énergie issue des Limbes a transformé les êtres vivants qui y habitaient, plantes, animaux... humains. Par contre, la créature qui l’a attaqué ne s'apparente à rien de ce que je connais, même pas aux sembres des macules. Soudain, des milliers de questions éclosent dans ma tête, dans la confusion la plus totale. Afin de cacher mon désarroi, je m’avance de quelque pas et je croise les bras, toisant mon visiteur :
    
    « Si vous voulez. Mais d’abord, où suis-je ? Et qui êtes-vous ? »
    
    Ses yeux s’élargissent derrière ses lunettes ; il se frotte la nuque d’un air gêné, avant de répondre enfin :
    
    « Je suis navré. J’aurais dû commencer par là, non ? Enfin, bref. Je me nomme Izel Serafen, conseiller et médecin à bord l’Agathos, le dernier des croiseurs mécamens. »
    
    J’ouvre la bouche, stupéfaite. J’étais persuadée que les croiseurs mécamens n’existaient plus et que les rumeurs les concernant n’étaient que des racontars sans fondement. A priori, je me suis trompée.
    
    

    
    Nous découvrons un nouveau personnage !
    
    [Izel Serafen – conseiller et médecin de l’Agathos
    Age : 28 ans
    Taille : 1,82 m
    Cheveux : blond-roux
    Yeux : verts
    Groupe sanguin : AB+
    Type : neutre]

    
    Et voilà, un premier personnage se présente ! Parmi ceux qu’elle va rencontrer sur l’Agathos, il fait partie des plus sociables. J’ose à peine imaginer ce qu’elle aurait ressenti si elle s’était tout de suite retrouvée confrontée à Eïdo ou Tiri… Mais je vais éviter de spoiler !
    
    Sinon, on m’a pointé une certaine ressemblance entre cette histoire et un jeu sur GameCube appelé Baten Kaitos. Je tiens à préciser que je n’avais jamais entendu parler de ce jeu. C’est donc une pure coïncidence. ;)
    
    
    
    

Texte publié par Beatrix, 26 mars 2017 à 21h14
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