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Tome 1, Chapitre 8 « Surmenage » Tome 1, Chapitre 8
Trois jours était déjà passés et Maria continuait de s’exerçait entre la course et les plongeons dans le lac afin d’habituer son corps. Le planning prenait toute la journée, matin et soir sans interruption, sans prendre le temps de manger. Un tel régime relevait de la torture mais elle savait que ce n’était rien comparer à ce qui suivrait. Encore deux jours avant le début de sa nouvelle existence. Maria ne savait pas à quoi elle allait ressembler, ses joues commençaient à se creuser et elle devait avoir perdu trois ou quatre kilos. Son corps commençait à se former, pas aussi vite qu’il le devrait mais le délai était trop court pour espérer mieux.
    
    « Allez Maria plus vite tu ramollie là ! Aboyait Adam, un chrono à la main, de l’autre bout des bois.
    
    Je… Je… Soufflait maria.
    
    Bouge !
    
    La jeune fille accéléra, puisant dans ses dernières ressources pour rejoindre son coach.
    
    Voilà ! Tu vois quand tu y mets de la volonté ! s’exclama celui-ci.
    
    Tu te fous de moi…. Lâchait-elle essayant de récupérer une respiration normale. Je suis vidée ! On peut faire une pause ! Je t’en supplie. Maria était désemparée et tous ses muscles agonisaient. Elle ne tiendrait plus longtemps.
    
    Aller on va te rafraîchir les idées.
    
    Maria lâcha un soupir avant de comprendre le sens réel des paroles d’Adam. Tu veux ma mort !
    
    Bien sûr que non mais si tu ne me suis pas je te traînerais et t’y jetterais moi-même.
    
    T’es vraiment une ordure ! Un tyran ! Un monstre…. Crachait-elle.
    
    Merci bon si tu as assez de force pour m’insulter tu peux supporter l’eau froide.
    
    Maria, les yeux larmoyant se releva et partis en direction du Lac.
    
    Cette fois tu vas y rester 10 minutes et je veux que tu restes en apnée pendant les deux dernières minutes.
    
    La martyre le regardait avec dégoût. « Comment pouvait-il être aussi dur ! Certes c’était pour mon bien mais le but n’était pas que je meurs avant le rituel ! » Ruminait-elle. Maria sentait les pics de glace se coller contre sa peau et ne faire plus qu’un. Leur seul contact ressemblait à des milliers de lames plantées dans sa chaire. Elle ne bougeait plus, fixant un point au loin pour se maintenir à la surface de l’eau. Elle ressemblait à un bout de bois flottant. La moindre respiration lui arrachait un gémissement de douleur. Le froid avait atteint ses poumons et sa voix n’était même plus audible. Cela ne faisait que trois minutes mais semblait une éternité. L’éternité…. Sa vie après ce rituel se résumerait à se simple mot. La mort ne pourrait plus l’accaparer, elle serait prisonnière de la terre, du temps. Elle espérait seulement que cette immortalité ne ressemblerait pas à ce calvaire.
    
    5 minutes… tu tiens bon Novice. Encouragea Adam.
    
    Maria commençait à tourner de l’œil, sous oxygénée. Elle lâchait, la seule chose qui la faisait flotter était son corps gelé. A bout, elle se laissa couler, ne pouvant ni bouger, ni crier. Elle allait mourir congeler dans ce lac devant le regard de ce stupide coach qui ne voyait pas quand une personne avait atteint ses limites. A ce moment, Adam, qui était distrait, pointa son regard là où aurait dû se trouver Maria.
    
    Merde….
    
    Adam plongea, faisant abstraction des débris de glaces qui s’étaient figés dans son corps. Le sang commençait à couler ce qui n’annonçait rien de bon. Il réussit à récupérer la jeune fille et se précipita vers le chalet.
    
    Lema… Lema !
    
    Je vous ai dit de ne pas me déranger !
    
    Ouvre !
    
    Lema s’exécuta et fut choquer du spectacle qu’elle avait sous les yeux, Adam, couvert de blessures d’où le sang continuait de s’écouler et, sur son dos, Maria dont la peau avait virée au bleu.
    
    Elle ne respire plus…. Paniquait-il. Fait quelque chose !
    
    Lema se mordit la lèvre avant d’ordonner à Adam de la coucher sur le lit vers la cheminée. La sorcière plaça ses mains au-dessus du « cadavre » tout en prononçant « Legma saravelia mudio laxima ». Le corps de Maria luisait d’une couleur dorée tout en se soulevant de quelques centimètres.
    
    Hey qu’es ce que tu fais ! demandait Adam confus.
    
    Chut ! Je me concentre. « Ôlis gleria maxum verdira lamalis devenis, régénère les cellules de ce corps gelé par les fées du givre. Rends-lui le feu du démon qui consume les âmes de la nuit ! Rasum devenil klys vivarum. »
    
    Adam ne comprenait rien au langage des sorcières si bien que plus jeune, Lema se moquait de lui en lui parlant Serciens. Soudain, il entendit un battement, puis un autre... Tu as relancé son cœur ! Lema je t’en dois une ! S’exclamait-il soulagé.
    
    La blonde se retourna folle de rage. Tu es sérieux ! Tu as failli tuer cette fille qui est sans doute l’une des Lamies les plus importantes de notre monde et la dernière de sa ligner et toi tu me dis que tu m’es redevable ! Mon pauvre mais je t’ai sauvé la vie ! Tu me dois la vie ! S’emporta-elle. Tu aurais dû le voir qu’elle avait un problème !
    
    Comment ! Je ne savais pas que ça allait se passer comme ça comme tu dis c’est une Lamie je ne pensais pas qu’elle pourrait mourir ! Gémissait-il.
    
    Sa transformation n’est pas complète idiot ! Lema frappa Adam ce qui lui laissa une marque rouge sur la joue. Ce n’est pas encore une immortelle ! Et elle n’est pas encore sortie d’affaire je te signale. Pour le moment elle est endormie car si elle devait se réveiller avec un corps dans son état elle se briserait comme du cristal. Pour dégeler son corps il va me falloir plusieurs choses et tu vas aller m’y acheter le plus vite possible ! On n’a pas beaucoup de temps avant que le sortilège ne s’évapore.
    
    Dis-moi ce dont tu as besoin ».
    
    Lema griffonna quelques mots sur un bout de papier avant de le tendre au jeune homme qui partit en trombe de la maison.
    
     **********************
    
    Jane commençait à perdre espoir et l’ultimatum de John prendrait bientôt fin. Hier dans la soirée, le Tyran l’avait appelé, lui laissant jusqu’à la fin de la semaine pour mettre la main sur la fugueuse. Le délai dépassé, Goul s’occuperait personnellement de Marc.
    
    « Je ne peux rien te promettre mais connaissant Goul ton cher et tendre ne sera plus entier à ton retour ! » Lui avait lancé John.
    Tant d’images tournaient dans sa tête et Mandy dû la retenir pour ne pas qu’elle s’effondre sur une plaque de verglas.
    
    « Doucement. Tu as mangé se matin ? S’enquit-elle.
    
    Pas vraiment mais je n’ai pas faim je veux seulement la retrouver pour sauver Marc.
    
    Tout comme moi je dois retrouver l’autre Lamie. L’aubaine serait qu’ils soient ensemble. Il a un don pour reconnaitre ceux de son espèce alors il l’a peut-être sous son aile qui sait… Optimisa la rousse.
    
    Si seulement.
    
    Allez viens on va allez manger quelque chose ça te fera du…. Mandy se figea.
    
    Puis ce que je te dis que…
    
    Chut ! Viens vite. La coupa-elle.
    
    Quoi tu as vue quelque chose ? Mandy pointa une boutique artisanale du doigt. C’est une boutique qui vend des plantes et alors.
    
    Le Patient VLD025. Il vient d’entrer. Chuchotait-elle.
    
    Tu en es sûr ! S’exclama Jane avec une lueur d’espoir.
    
    Mais chut ! Mandy lui plaqua une main sur la bouche. Ne parle pas si fort ! Il a l’ouï ultra développé ! Tu ne voudrais pas qu’il nous entende ! Jane secoua la tête. Bien… j’ai une idée, on va le suivre et voir où il habite avec un peu de chance Maria est avec lui.
    
    Tu es sûr qu’il ne va pas nous remarquer ?
    
    Pas si tu prends ça. Mandy lui tendit une capsule servant à masquer les odeurs et à modeler le visage. Avec ça il ne nous reconnaitra pas ».
    
     *****************
    
    Adam sortie de l’échoppe les bras chargés de plantes en tous genres. Heureusement pour lui il avait tous trouvé et il ne lui manquait plus qu’à rentrer au plus vite. En rebroussant chemin, il aperçut deux femmes, le fixer. Il les dévisagea avant de continuer sa route. « Qu’es ce que les femmes peuvent être bizarre » pensait-il. Il regagna sa voiture et se mit en route.
    
    « Voilà ce que tu avais dem… Mais qu’es ce que tu fou Lem ! S’exclama Adam le visage en feu, gêné.
    
    Ah ! Tu es rentré ! Ce n’est pas trop tôt. La blonde fixa le corps dénudé de Maria avant de lâcher un petit rire moqueur. Tu permets je suis en train de changer ses vêtements. A moins que tu ne veuille le faire…
    
    Bien sûr que non ! bredouillait-il en claquant la porte. Adam prit une grande inspiration avant de chasser les images de Maria qui passait en boucle sans succès. Certes la jeune fille était dotée d’un certain charme qui ne déplaisait pas à Adam mais il s’était juré de n’aimer personne. Pourtant, à ce moment, quand Maria avait été engloutie par les flots, son rythme cardiaque s’était emballé et il avait été complètement désemparé en voyant Maria « morte ». Jamais la mort ne lui avait fait aussi peur.
    
    C’est bon tu peux revenir… Cria la sorcière.
    

    Alors elle va mieux ?
    
    Le sort agit encore mais je ne sais pas pour combien de temps. Mais avec ce que tu m’as ramené je devrais pouvoir résoudre le problème.
    
    Uhm… Adam prit une chaise et s’installa au chevet de Maria, fixant son visage qui semblait si doux et pourtant à l’intérieur, elle devait souffrir le martyr et ça Adam le savait, c’était sa faute.
    
    Ne t’imagine pas des choses malsaines hein ?! Plaisanta Lema.
    
    Arrête avec ton humour à deux balles Lem ! Se refrogna le jeune homme.
    
    Susceptible. Bougonna cette dernière avant de commencer la confection de son remède.
    
     ***************
    
    Jane et Mandy c’étaient dissimulées derrière un sentier à droite du Chalet. Jane était encore abasourdie par le regard que le Lamia lui avait jeté plutôt dans la ville.
    
    « Jane… !
    
    Hein… quoi ?
    
    Tu n’écoutes pas ! Je te dis qu’il n’est pas seul. Je ne sais pas si c’est Maria mais on ne va pas prendre le risque qu’il nous échappe. Mandy sortie son téléphone et composa un numéro.
    
    BIP… BIP…. ALLO ? répondit une grosse voix.
    
    Séb ? C’est Mandy ! On le tien.
    
    T’es pas sérieuse ! Comment tu as fait ?... Non tu me raconteras plus tard. Où est-il ? S’empressa-il de demander.
    
    Il vit dans un chalet près du Mont Moiwa à une vingtaine de minute de Sapporo faite vite !
    
    On se met en route on sera là dans un peu plus d’une heure prévient nous s’il se passe quoi que ce soit.
    
    Reçu on vous attend ». Répondit Mandy.
    
    Le soleil se coucherait dans un peu plus de deux heures, Mandy et Jane fixait la maison guettant le moindre signe qui pourrait montrer qu’elles aient été repérées. Rien. Une odeur de plantes brûlées flottait dans l’air donnant la nausée à Jane. Décidément, la jeune femme n’avait pas fini de se faire martyriser.
    

Texte publié par Hikarie-Cho-san, 25 février 2017 à 14h21
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