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Tome 1, Chapitre 4 « L'inconnu » Tome 1, Chapitre 4
Maria se réveilla dans une pièce baignant dans l’obscurité. Elle paniqua, craignant d’être retournée au centre. Elle examina les lieux avec attention et pouvait apercevoir des rideaux, or au centre il n’y avait pas de fenêtre. Elle soupira heureuse d’être saine et sauve. Pourtant, l’angoisse persistait, ne sachant pas où elle se trouvait ni qui était son agresseur. Elle agrippa la couverture posée sur sa couchette, comme pour se protéger, cherchant du regard un semblant de vie dans la pièce. Personne. Elle quitta son lit, surprise par un violant vertige elle se ravisa. Elle passa ses mains sur son visage, puis dans ses cheveux avant de les laisser retomber tels des membres inertes sur le matelas. Après quelques minutes elle retenta sa chance et cette fois-ci, ses jambes la soutenaient. Atteignant la porte, tirant sur la poignée, elle l’ouvrit quand une rafale de vent referma violemment l’entrée. Surprise, elle se réfugia dans un coin de la pièce comme un animal sauvage l’aurait fait. La ressemblance était frappante. Elle avait les cheveux en pagaille, des vêtements froissés et ses yeux, teint d’un pourpre sanguinolent, luisaient dans les ténèbres. Elle n’était plus la même… Désormais, elle était devenue bestial, primitif. Elle n’avait plus rien d’humaine. Elle le ressentait comme si tous ce qui avait existés avant n’étaient plus. Pourquoi autant de changement ? Comment était-elle passée d’une fille éduquée à une bête sauvage ? Les sens en alerte, elle la vit, une silhouette imposante postée devant la porte qui la fixait avec intensité.
    
    « Qui… ? fêlait-elle.
    
    Un allié… Rétorqua une voix masculine.
    
    Allié ? Une personne tapis dans l’ombre et enlève les gens ce n’est pas ce qu’on peut qualifier « d’allié » ! toisait-elle.
    
    Si je te l’avais demandée m’aurait-tu suivi ? Elle ne répondit pas. Pour ma part je considère avoir sauvée ta vie. Si tu t’étais réveillée dehors je peux te garantir qu’à leur actuelle tu ne serais plus en vie ! Sans compter qu’il t’aurait retrouvé. L’homme était calme, posé, réfléchissant au moindre mot qu’il prononçait.
    
    Je suis au courant ! Et je me serais trouvée un coin ou quelque chose à l’abri de la lumière et des regards mais je n’ai pas vraiment eu la possibilité de le faire… S’exclamait Maria.
    

    Possible ou pas… Tu ne connais rien de la ville alors laisse-moi douter un peu de ton potentiel. Pouffait-il.
    
    Qu’es ce que tu me veux ! On ne se connait pas ça j’en suis certaine alors pourquoi ?
    
    Je pensais que tu aurais deviné mais à te voir tu ignores vraiment tout.
    
    De quoi tu parles ? Pourquoi je devrais de connaitre ?
    
    Pas me « connaitre » mais plus « ressentie » quelque chose de différent. Par exemple, moi je l’ai su dès que je t’ai aperçu dans cette ruelle. Tu es comme moi et je suis comme toi…
    
    Qu’es ce que tu veux dire ? Explique ! je ne comprends rien de ce que tu essais de me dire ! Maria ne semblait plus comprendre le sens des mots de l’inconnu et semblait irritée.
    
    L’individu se rapprocha de Maria avant d’être suffisamment près pour plonger son regard couleur rubis dans celui couleur de braise de la jeune fille. Nous avons les mêmes yeux… Maria fût d’abord affolée puis troublée par cette couleur. Elle les trouvait magnifiques. Si elle avait pu, elle les aurait touchés mais sa crainte envers la personne qui maintenant se tenait à quelques centimètres de son visage l’en empêchait. Elle baissa sa garde ce qui fit sourire le bipède. Le souffle qu’elle ressentie sur sa nuque la fit frissonner. Elle se dégagea pour rejoindre son lit.
    
    Tu es albinos… Comment peux-tu sortir le jour comme ça ? Questionnait-elle.
    
    Alb… quoi ?! Un sourire était suspendu à ses lèvres. Non pas du tout c’est un peu plus surnaturel si tu vois ce que je veux dire.
    
    Mais tu vas t’expliquer clairement merde ! S’emporta Maria !
    
    Toute douce mademoiselle… Je vais le faire. Il se gratta la gorge.
    
    C’est Maria… Pas mademoiselle ! Sifflait-elle.
    
    Maria… Alors Maria as-tu déjà entendu parler de l’anthropophagie ?
    
    Vaguement…
    
    Des créatures de la nuit ? Des prédateurs ?
    
    Non jamais…
    
    C’est ce que tu es… une Lamie. Déclarait-il.
    
    Une… QUOI ?
    
    Maria faisait les cent pas, tremblante, se torturant l’esprit avec cette révélation quelque peu surprenante. Comment en était-elle arrivée à de tels extrêmes ? Elle venait de passer 17 ans enfermée et comme si ce n’était pas assez on lui annonçait que c’était un vampire ! Une Lamie pour être plus précise… Elle s’arrêta et se retourna vers l’inconnu.
    
     « Qu’est-ce qu’un Lamie au fait ? En quoi est-ce différents des Vampires ?
    
     En fait, les Lamies sont des Vampires natifs, originels, purs. Ils n’ont aucune goutte de sang humain dans les veines et descendent de longues lignées. Quant aux « vampires », se sont des humains qui ont été mordu par des Lamies.
    
    Et Bien ! S’exaspérait-elle. En gros je ne suis même pas humaine ! C’est le pompons… et toi tu es un Lamie ?
    
    Moi c’est Adam et non « toi » … Content que tu réagisses aussi bien ! Enfin pour le moment. J’en connais d’autre dans ton cas qui ne s’en sont pas très bien remis après avoir compris ce que cela comportait.
    
    Comment ça ?
    
    Il y a des étapes et la plupart n’y supporte pas et cela les conduisent au suicide… d’autres se laissent brûler vifs ou s’éventre enfin il y en a pour tous les goûts ! Ironisait-il.
    
    Charmant ! Et ça ne te dérange pas de parler de ses choses aussi naturellement ? S’étonna Maria.
    
    Non… Pour la simple raison que je les comprends… Le volume de sa voix était bas, presque inaudible et Maria ressentait une certaine nostalgie de la part d’Adam. Quand tu passes toute ta vie enfermée comme tu l’as été et qu’au moment où l’on remplace l’air par l’odeur du sang alors que tu meurs de faim et de soif il y a de quoi perdre la tête… Sur le coup ils ne comprennent pas, ils ne ressentent aucune pulsion… Puis viens le jour où les TRAT jettent un humain dans la cage en guise de repas… La crise est incontrôlable et le patient devient complètement fou. Les TRAT analysent ainsi leur comportement, réaction avec de multiples tests sans limites. J’ai vue des méthodes si barbares que la mort est un cadeau à côté ! Alors tout ça Maria, il la fixait de ses yeux écarlates luisant dans la pénombre, ne laisse plus d’option pour en finir que la mort. Reconnaitre sa nature est une chose, le devenir en est une autre.
    
    Le sang de Maria n’avait fait qu’un tour pendant qu’Adam racontait son histoire. Elle n’en revenait pas que ses soi-disant « parents » faisait partie d’une organisation usant de telles méthodes draconiennes.
    
    Mais quelle horreur ! Ce sont des Sadiques dans ce Centre ou quoi…
    
    Et encore tu n’as pas rencontré le directeur… c’est le pire, même ses employés le craignent. Enfin pour répondre à ta question précédente, je suis aussi un Lami.
    
    Et tu viens d’où ? Hésitait Maria.
    
    Du QG… D’ailleurs ça doit être le feu là-bas à l’heure qu’il est ha ha ! Ils doivent me chercher partout. Je sais juste que cette ordure prend cette situation comme un jeu ! Un sourire se dessinait sur ses lèvres, cela avait l’air de beaucoup l’amuser même si dans ses yeux Maria percevait de l’inquiétude.
    
    De qui tu parles ?
    
    JOHN SEIKU…. Le boss du Centre. Il devait attendre ce moment depuis longtemps pour commencer son jeu favori…. LA CHASSE !
    
    C’est quel genre de jeu ?
    
    Un jeu dangereux... Il me traquera jusqu’à ce qu’il récupère ma peau pour en faire des gants ! C’est le cas pour toi aussi les TRAT qui s’occupaient de toi ont dû faire le rapport mais sont-ils encore en vie ?
    
    Maria prenait de grandes respirations pour ne pas céder à la panique de savoir qu’un homme fou allié voulait sa peau pour se faire des « gants » !
    
    Mais il est complètement fêlé ce type ! s’indigna Maria.
    
    Adam laissa s’échappé un petit ricanement. Ça tu peux le dire… Bizarrement la tension était retombée et Adam remarquait que Maria n’était plus sur la défensive. Avec tout ça on en a oubliés de manger… Tu as faim ?
    
    Maintenant qu’il le mentionnait, Maria commençait à entendre son estomac protester. Oui bonne idée ! Maria, n’ayant pas la notion du temps et comme un réflexe qu’elle n’avait jamais eu se dirigea vers la fenêtre puis tira les rideaux.
    
    NE FAIT PAS ÇA !!! s’écriait Adam.
    
    Trop tard…. Les rayons du soleil avaient envahi la pièce et Adam fût éblouit par la lumière. Grâce à une pierre spéciale, Adam pouvait résister au soleil. Seulement… Maria quant à elle n’en avait pas…
    

Texte publié par Hikarie-Cho-san, 31 janvier 2017 à 21h48
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