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Tome 1, Chapitre 3 « Grimoire, Ô grimoire... » Tome 1, Chapitre 3
Il était ouvert par terre, devant elle. Le livre la narguait.
    
    Avec crainte, Ambre s’en approcha, s’agenouilla et en effleura les pages. Ses yeux parcoururent les mots aux lettres cursives. Quelque chose l’y poussait.
    
    Une formule. Pourquoi celle-ci en particulier ?
    
    Elle déglutit. Cette situation la plongeait dans un profond désarroi ; ses émotions bouillonnaient au sein de sa poitrine. Elle fut saisie par un tel accès de colère contre elle-même qu’elle referma le grimoire d’un claquement sec. Des incantations idiotes, elle en avait assez soupé pour la soirée !
    
    Sauf que ce ne sont pas des imbécillités, Ambre…
    
    Elle s’obligea à respirer avec lenteur. Juliette et Thomas n’étaient pas responsables si l’ouvrage hérité de son arrière-grand-mère se déplaçait tout seul. Ils n’y avaient pas touché. Ils avaient eu l’idée de leur jeu stupide grâce à ce navet, Le Guide pour devenir un Médium.
    
    Elle chercha le livre en question et finit par l’apercevoir sur un coin de son bureau. Elle le ramassa, le fixa avec un air dubitatif, puis le fourra dans sa corbeille, qu’elle empoigna ensuite afin de la vider dans les conteneurs à tri sélectif situés aux abords du quartier.
    
    Désolée maman, mais évite de m’acheter des trucs comme ça sous prétexte que je m’intéresse aux phénomènes bizarres.
    
    Elle sortit de sa chambre sans regarder en arrière.
    
    
    
***

    
    
    La journée suivante, Ambre passa le plus clair de son temps à réviser. À de nombreuses reprises, elle retrouva le grimoire à un autre endroit que celui où elle l’avait posé. Son anxiété avait fini par céder la place à de la résignation. Au fond, elle ne savait pas comment réagir. Chaque fois que la peur la gagnait, le souvenir de sa grand-mère déferlait en son esprit. Si cela n’allait pas plus loin, alors ce n’était pas si grave.
    
    En parler à sa mère et à son père ? Hors de question ! Leur dernière discussion l’agaçait toujours autant. Elle détestait que quiconque se permette de juger son aïeule. Aurore était tout sauf le diable en personne !
    
    Se confier à ses amis ? Non. Elle ne leur racontait jamais ses histoires familiales. Même à Fabrice, qui cherchait à se rapprocher d’elle depuis un an. Seule Juliette connaissait quelques détails à propos de son arrière-grand-mère, mais Ambre n’avait jamais réussi à tout lui révéler.
    
    Ses doigts continuèrent de jouer avec le brin d’herbe tendre qu’elle avait cueilli dans la pelouse. Ses parents ne tarderaient pas à arriver. Par moments, elle avait l’impression de suffoquer à cause de leur côté protecteur.
    
    Elle fut distraite par des claquements de portières. Elle leva son regard azuré vers l’horizon bien trop calme à son goût. Un parfum d’orage planait sur Prémanon. L’air chaud et lourd d’humidité caressait la peau sèche de son visage. Une sensation agréable…
    
    — Ambre ! On est là !
    
    Celle-ci sourit à sa mère, qui avait franchi le portail en fer, et son esprit cessa sa balade quotidienne sur sa lune onirique.
    
    — Tu es prête pour la rentrée de demain ?
    — Mouerf…
    — Quelle réponse pleine de sagacité ! se moqua Diane avec gentillesse.
    
    Sur ces mots, elle pénétra dans le salon par la baie vitrée et rejoignit son mari, qui avait préféré passer par la porte d’entrée. Ambre soupira, se releva après avoir lâché le brin d’herbe réduit à l’état de bouillie végétale, pivota pour enjamber le rebord de la terrasse…
    
    Elle faillit perdre l’équilibre en trébuchant sur le grimoire.
    
    Eh ? Ma mère ne l’a pas vu ?
    
    Elle le ramassa et jeta un coup d’œil sur le contenu de la page. Encore la même formule, comme lorsqu’elle avait été confrontée à celle en vieux français ! Elle serra les dents. Elle fixa la phrase et inspira profondément. Peut-être que si elle la retenait au sein de son esprit…
    
    La jeune fille essaya. Le cœur battant, elle attendit. Il ne se passa rien.
    
    Elle en fut désappointée et secoua la tête.
    
    Ridicule !
    
    Elle se frotta les tempes, puis referma l’ouvrage.
    
    
    
***

    
    
    Une semaine éprouvante de cours n’avait pas suffi à lui faire oublier les mystères du grimoire, de nouveau inerte. Plus de déplacements suspects. À croire qu’elle avait tout imaginé. À plusieurs reprises, Fabrice et Juliette s’étaient enquis de son état et elle s’était efforcée de les rasséréner.
    
    Agacée et fatiguée, Ambre fut soulagée d’apprendre que ses parents s’absentaient encore pendant le week-end, même si c’était pour des raisons moins plaisantes : ils organisaient la kermesse du village et avaient décidé de séjourner chez des amis dès le vendredi soir. Quant à sa petite sœur, elle dormait au domicile d’une camarade de classe.
    
    Bien que ce ne soit pas rassurant, je suis tranquille.
    
    Au cours des derniers jours, elle avait réfléchi. Son arrière-grand-mère attendait une action de sa part. Laquelle ? Elle avait compris que répéter la formule que lui montrait le grimoire au sein de son esprit ne déboucherait sur rien. Elle s’était rappelé qu’il l’avait obligée à prononcer celle en vieux français à voix haute pour que son contenu se traduise « tout seul ». Devait-elle réaliser un exploit similaire ? Est-ce qu’elle risquait de...
    
    Non. Grand-mère ne me mettrait pas en danger, je n’y crois pas.
    
    La jeune fille s’était aussi replongée dans ses souvenirs heureux du temps où elle allait chez son aïeule ; les histoires que celle-ci lui racontait lui revenaient en mémoire avec davantage de netteté.
    
    Cinq jours plus tôt, elle avait ressorti son journal des rêves. Certes, il s’agissait d’un titre naïf, mais il brillait par sa sobriété. Elle le tenait depuis ses quatorze ans et même si elle l’avait rempli, elle préférait y agrafer de nouvelles feuilles plutôt que d’en changer.
    
    Une ancienne réminiscence, qui avait émergé au cours de ses pérégrinations mentales tel un fantôme égaré, l’avait motivée à relire la dernière « épopée » qu’elle y avait couchée, les autres étant analogues à un détail près…
    
    
    Journal des rêves, le 28 avril 200*
    
    Je suis dans un lac. Il reflète un ciel bleu lumineux. Pourtant, c’est aussi un bleu de nuit. En fait, je ne sais pas comment le décrire. Il y a des étoiles, bien sûr. L’eau a l’air si claire, mais je n’en vois pas le fond !
    
    Je tiens quelqu’un dans mes bras. Je suis immergée jusqu’au ventre. La personne semble endormie. C’est une jeune femme dont les cheveux blonds s’enroulent autour de sa taille. Ses traits gracieux et empreints de pureté me subjuguent ! Elle ressemble à une princesse de l’Antiquité. Elle porte une robe blanche dont le bas effleure ses chevilles. Les manches frôlent la surface du lac.
    
    Je la dépose sur l’eau. Je la lâche avec douceur, et elle disparaît. Je continue à l’apercevoir, elle sombre de plus en plus… Morte ? Ou vivante ?
    
    
    Malgré sa persévérance, la jeune fille n’était pas parvenue à saisir le sens de ses phrases. Souvent, lorsqu’elle réécrivait ses songes, elle le faisait sur l’instant, pour ne rien omettre.
    
    
    D’habitude, mon rêve s’arrête à cette scène, sauf que là, j’ai vu une personne apparaître sur la rive bordée d’herbes folles : un homme à la silhouette mince, mais imposante. Ses cheveux blonds auréolent ses épaules, et ses yeux verts acérés me clouent sur place. De loin, je peux le sentir.
    
    Il porte des vêtements amples, dont une cape. Je le regarde. Mes bras pendent le long de mon corps. Le lac se dépêche de l’avaler au fur et à mesure qu’il avance. Il s’immobilise à un mètre de moi. Je recule. Les flots calmes atteignent ma poitrine. L’homme me parle. Je ne comprends pas ce qu’il dit, à part : « Où est-elle ? »
    
    L’eau est montée jusqu’à mon cou. Soudain, le sol se dérobe sous mes pieds. Je m’enfonce dans les profondeurs. Une formule défile devant moi, et j’étouffe, j’étouffe… C’est : « Donne la main pour vivre ». Je n’ai pas pu lire la fin…
    
    
    Ambre avait été médusée, puis incrédule. Perturbée, elle avait refermé son journal et l’avait posé sur sa table de chevet. Dès lors, elle n’avait pas recouvré sa sérénité.
    
    Entre-temps, elle y avait réécrit des songes. Cependant, au lieu de se concentrer sur les lieux qui ressemblaient tant à ceux décrits par son aïeule dans ses contes, ils se résumaient à ces deux personnages insolites. Ils la troublaient plus que de raison.
    
    Assise sur son lit, elle fixa le grimoire. Elle avait préféré attendre le départ de ses parents ; que penseraient-ils s’ils la surprenaient avec l’ouvrage, en train de prononcer une formule magique ? Peut-être qu’ils l’auraient juste charriée, mais elle refusait cette éventualité.
    
    Ambre se donna du courage. Minuit ne tarderait pas à sonner. Elle ne pouvait plus reculer. Elle inspira bruyamment avant de lire à voix haute l’incantation obsédante :
    
    — Sur la voie du fil reliant les deux mondes, j’irai marcher pour frapper à la porte de l’autre côté, et pour résoudre l’énigme qui sauvegardera l’avenir de la Terre.
    
    Elle grimaça, mais elle était prête à affronter l’adversité. Elle releva le menton. Rien d’anormal à l’horizon. Avec nervosité, elle gloussa.
    
    Ambre, tu as perdu la tête. Tu te rends compte que tu récites du charabia à minuit ! Ma pauvre fille, tu es comme grand-mère… Tu deviens aussi cinglée !
    
    Elle balaya ces pensées horribles. Non, au fond de son être, elle savait que son aïeule n’était pas folle.
    
    Avec un soupir, elle se saisit de son journal des rêves, caressa la couverture fine qu’elle avait renforcée avec du carton, puis l’ouvrit à la dernière page manuscrite.
    
    
    Journal des rêves, le 7 mai 200*
    
    Je suis dans une chambre magnifique, spacieuse, avec un lit à baldaquin recouvert de voiles accrochés au plafond en forme de dôme. Un miroir est posé sur un meuble au bois noueux, à côté d’une fenêtre qui donne sur un balcon. Un nuage brumeux tournoie à l’intérieur. Je n’arrive pas à voir de quoi il s’agit vraiment.
    
    Comme amoindris par du tissu, j’entends des pas derrière moi. Je me retourne ; mon sang se gèle dans mes veines lorsque je reconnais cet homme aux iris si troublants. Il me fixe, puis ses lèvres bougent. Cette fois, c’est comme si aucun son n’en sortait, alors il me prend les deux mains. Enfin, sa voix grave et mélodieuse me parvient. Est-ce parce qu’il m’a touchée ? Il se rapproche de moi, me susurre à l’oreille la formule du grimoire…
    
    
    Les yeux hagards, la jeune fille referma le journal et le jeta le plus loin possible d’elle. Elle ne se souvenait pas d’avoir écrit de tels mots. L’anxiété la saisit. Quelque chose l’avait-il poussée à oublier afin qu’elle cède aux « appels » du livre ?
    
    Grand-mère, aide-moi !
    
    Au fur et à mesure des secondes qui s’écoulaient, la panique s’insinuait au sein de son cœur. Ambre échouait à raisonner correctement, mais sa confiance en son aïeule, teigneuse, s’accrochait encore en elle.
    
    Son regard se dirigea vers le grimoire, qu’elle avait laissé sur le lit… et se pétrifia. La formule récitée cinq minutes plus tôt luisait. Ce phénomène acheva d’éveiller sa nature peureuse ; elle se rua hors de sa chambre avec son téléphone.
    
    Elle manqua de glisser sur le carrelage du salon. Elle se pelotonna contre les coussins du canapé et composa le numéro de sa mère tout en posant ses pieds nus au sol. Une, puis deux sonneries retentirent, puis d’autres… À voix basse, la jeune fille la supplia de répondre. Elle tomba sur la messagerie. Elle raccrocha et elle jeta son téléphone sur un fauteuil.
    
    La gorge sèche, elle se leva ensuite et s’enfuit dare-dare dans la cuisine. Elle claqua la porte. La lumière crue de l’ampoule baigna les lieux d’un halo doré. Elle lorgna le tiroir où les couteaux étaient rangés, puis s’en détourna avant de s’asseoir sur une chaise, de croiser les bras sur la table en bois blanc et d’y enfouir son visage.
    
    Faut que je me calme… Faut que je me calme…
    
    Tremblante, elle se concentra sur sa respiration et sur son cœur, qui malmenait sa cage thoracique.
    
    
    
***

    
    
    Ambre resta prostrée pendant au moins deux bonnes heures, en proie à ses angoisses qu’elle trouvait de plus en plus ridicules. Elle finit par se lever avec lenteur, sortit de la cuisine en se retenant de se comporter comme une bête traquée, puis s’engouffra dans le couloir menant au hall d’entrée. Elle ouvrit une petite boîte murale rouge et y accrocha les clés de la maison après s’être enfermée.
    
    Le calme s’imposait enfin en son esprit troublé, son corps détendu en témoignait. Toutefois, sa confiance envers son arrière-grand-mère commençait à être sérieusement ébranlée. Les deux dernières semaines avaient été très pénibles pour elle. Elle devrait sans doute se débarrasser du grimoire…
    
    Non. Impossible.
    
    Ambre allait toujours jusqu’au bout de ce qu’elle entreprenait malgré sa nature craintive.
    
    Elle se rendit au salon, s’empara de son téléphone et constata que quelqu’un avait tenté de la joindre. Elle avait omis de désactiver le mode « vibreur et silencieux ». Elle consulta son répondeur. Une voix métallique s’adressa à elle :
    
    — Bonjour, vous avez un nouveau message. Reçu aujourd’hui à une heure et vingt minutes.
    
    Celle de sa mère la remplaça :
    
    — Chérie, qu’il y a-t-il ? J’imagine que ce n’est pas urgent, vu que tu n’as pas insisté. Je te rappelle demain midi. Bonne nuit et bisous !
    
    Ambre soupira. Elle se prit la tête à deux mains, mais se ressaisit aussitôt. Ensuite, elle se traîna jusqu’à la salle d’eau. Un bain la délasserait. Un quart d’heure passa. La baignoire se chargea d’engloutir la jeune fille avec ses frayeurs. Elle y resta un moment, le temps que ses muscles se dénouent.
    
    Après s’être séchée, elle attrapa son pyjama bleu marine. Elle l’enfila en frissonnant. Enfin, elle ramassa ses vêtements sales et les balança dans la corbeille à linge. Elle sortit.
    
    Je vais me détendre devant une connerie à la télé, ou lire…
    
    Elle ne s’attarda pas dans le couloir et s’arrêta net face à sa chambre. L’appréhension remonta en son être. Ses lèvres pincées en témoignèrent, mais elle franchit l’embrasure. Cependant, une fois la porte close derrière elle, Ambre se fit une raison : aucun homme, aucun monstre ne l’attendait, tapi dans les ténèbres ou perché à la fenêtre en la fixant d’un air narquois.
    
    Elle se sentit bête comme ses pieds. Elle jeta un regard torve vers le grimoire. La lueur surnaturelle n’habitait plus la formule. Elle soupira, rangea le livre dans le tiroir de sa table de chevet, puis quitta la pièce à contrecœur pour suivre son idée première : s’avachir devant la télévision.
    
    
    
***

    
    
    La matinée touchait à sa fin quand Ambre ouvrit des yeux confus et encore bouffis de sommeil. Elle grogna et déplia son corps perclus de courbatures. Elle songea que c’était une très mauvaise idée de s’être assoupie sur le canapé. Le cuir avait laissé de belles marques sur le côté droit de son visage, et de la salive mouillait la matière ; elle s’était rendue au royaume de Morphée sans fermer la bouche.
    
    Quelle élégance, ma fille… Une vraie Belle au bois dormant.
    
    Tandis qu’elle s’asseyait et essuyait ses lèvres, elle prit conscience que la télévision était éteinte. Or, elle ne se souvenait pas d’avoir appuyé sur le bouton de la télécommande.
    
    Un mouvement sur sa gauche attira son attention. Elle se frotta les paupières, tourna la tête…
    
    — Ouarg !
    
    Elle s’étrangla après son cri et bondit du canapé. D’un air moqueur, l’intrus l’observait. Ambre s’éloigna vers la porte du salon. En s’y plaquant, incapable de réagir avec rationalité, elle bégaya :
    
    — Qu’est-ce… qu’est-ce que vous faites ici ? Comment êtes-vous entré ? Qui ê… Euh…
    
    Elle s’arrêta au milieu de sa phrase et détailla l’inconnu plus ouvertement ; des cheveux blonds mi-longs, des traits fins, des yeux verts… Soudain, son cœur palpita avec force dans sa poitrine.
    
    — Mais…
    
    Elle le dévisagea de nouveau, ahurie.
    
    — J-je… Mon rêve… Je vous ai vu !
    
    Assis dans un fauteuil proche de la baie vitrée, le jeune homme souriait.
    
    — Pas seulement.
    
    Sa voix était empreinte d’une musicalité qui l’interpella. Pourtant, elle se ressaisit et s’avança, déterminée à lui poser des questions. Elle commença :
    
    — Pouvez-vous m’expliquer ce bazar ?
    — Quel vilain mot pour parler de notre rencontre.
    
    Interdite après cette réplique, Ambre ne se laissa pas démonter malgré tout :
    
    — Pourquoi existez-vous ? Mes rêves vont-ils devenir réels, eux aussi ?
    — Ils l’étaient déjà bien avant.
    — Pardon ?
    
    Silence. Le temps de deux inspirations.
    
    — Tu as conduit ma sœur en sécurité, mais plus pour longtemps. Il faut que je la rejoigne et que je l’aide à accomplir la sauvegarde de nos deux mondes.
    
    La jeune fille pâlit. Elle articula avec peine :
    
    — Alors vous voulez dire que… c’est vous !

Texte publié par Aislune Séidirey, 29 décembre 2016 à 10h21
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