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Frankenstein ou le Prophète Ressucité
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Tome 1, Chapitre 14 « La Mante et le Magicien » Tome 1, Chapitre 14
Une société vraiment libre, une société autonome, doit savoir s’autolimiter, savoir qu’il y a des choses qu’on ne peut pas faire ou qu’il ne faut même pas essayer de faire ou qu’il ne faut pas désirer.
    Cornelius Castodiaris

    
    
Ma sœur, j’espère que vous pardonnerez mes excessifs retards entre mes deux missives. Hélas, les tempêtes se succèdent sur l’archipel des Orcades et aucun des navires appareillés ne s’est osé à braver les vents, depuis plus d’une semaine ; octobre est toujours une saison capricieuse dans ces régions. Comme promis, les marins m’ont débarqué au port Kirkwall sur Mainland ; l’île la plus étendue et la plus peuplée. Eux ont poursuivi leur périple dans les eaux glacées de la mer à la recherche des bancs de morues. Quant à moi, j’ai trouvé refuge dans un hôtel dans le centre de la ville, avant de me mettre en affaire avec le bourgmestre au sujet de l’île de Damsay. Comme je l’avais escompté, personne ne s’est jamais plus enquis de ce bout de terre perdu depuis les tristes événements survenus il y a plus de trente ans, ainsi que me l’ont confirmé les autochtones, un peu étonnés que je m’intéresse à cet îlot en particulier. Pour donner le change, je leur ai expliqué que sa position vis-à-vis de la grande île de Mainland possédait de nombreux avantages, en plus d’être d’une superficie somme toute assez modeste.
    Ainsi, soulagé et rassuré, je me suis donc présenté à lui comme un homme d’affaires exilé à la recherche d’un asile de calme et de sérénité à l’abri du tumulte des grandes villes. Entendant cela, il m’a alors fait part des projets d’accroissement économique soumis par certains de ses citoyens. Aussitôt, je l’ai mis en garde contre industrialisation, à marche forcée, qui importerait la misère du bassin londonien. J’ai préféré lui faire part des possibilités d’un développement de l’artisanat local. Il ne servirait personne d’inventer des besoins dont la population n’aurait que faire, sinon l’abêtir et la rendre misérable. Je lui ai donné pour exemple le projet de conserverie dont j’avais discuté avec les marins du SeaSide, qui, à terme, pourrait rendre autosuffisant tout l’archipel, pourvu que l’on associe toute la population. Mais là n’était pas le but premier de ma visite. Non, ce ne fut pour moi qu’une manière de m’approcher des véritables raisons qui m’ont amené ; le rachat de l’île de Damsay. Affichant une profonde méfiance, car il n’avait rien oublié du drame, je me suis alors efforcé de lui fournir tous les gages de mon honnêteté. J’ai produit des duplicatas de mes comptes personnels, qui l’ont assuré de ma bonne santé financière, ainsi que les lettres des amis botanistes qui m’avaient fait part de leur souhait de fonder un sanctuaire dans les régions proches des pôles. Comme il n’a nul fait mention de la présence du laboratoire de feu mon oncle, je me suis bien gardé de lui poser la question quant à l’existence de vieilles installations dans les sous-sols du manoir ; installations potentiellement dangereuses.
    Enfin, au bout de plusieurs jours d’une fréquentation assidus et d’autant de pintes, de cette excellente bière brune de Skara Brae, nous sommes tombés d’accord. Il me donnera toute latitude à l’occupation de l’île de Damsay pour une somme de 30 livres par an, pourvu que je m’investisse dans le développement économique et culturel de l’archipel. L’idée n’est pas pour me déplaire. Pour autant, je garde raison, car peu versé dans le monde des affaires, je n’ignore pas être une proie de choix pour les aigrefins. Je compte donc prendre les dispositions en ce sens, sitôt signés les documents de l’acquisition de l’île de Damsay.
    
    Votre Dévoué H.F.

    
    La porte a claqué avec fracas et les a enfermés dans le noir. Dans le fond, le piano les accompagne toujours de ce rythme somnambule. Un homme fait glisser ses doigts sur le clavier tandis qu’une femme alanguie s’allonge au-dessus de lui ; un verre de black velvet à la main.
    – Pourquoi es-tu si sombre ?
    Hugo se trouble, son doigt hésite, puis retombe sur la touche, arrachant un do lugubre au piano. Un pâle sourire étire ses lèvres, une larme perle au coin de son œil. Hyo-jin étend sa main et la recueille du bout de l’index. Puis, elle la porte à sa bouche et la déguste tel un fruit trop mûr. Elle a un goût de sel et d’obscur, comme un secret enfoui dans les ténèbres.
    – Parce que je ne suis jamais sorti de l’abîme Hyo-jin, murmure l’homme dont les doigts courent de plus belle sur le démoniaque instrument.
    En sa poitrine, son cœur se serre tandis qu’une main s’approche de son visage. Un instant, il veut partir, fuir, la fuir, elle qui lui rappelle chaque jour sa condition d’immortel. Mais n’est-ce pas ainsi qu’il a toujours agi, jusqu’à ce qu’elle surgisse et qu’il la reconstruise. Non pour en faire son égal ou quelque femme de fantasme, mais seulement pour lui redonner un corps et visage, le sien, qui abriterait de nouveau son âme. Ce faisant, elle a rouvert la faille qu’il s’était évertué pendant tant d’années à oublier et à suturer. Était-ce par facilité ou lâcheté de sa part ? Son cœur saignait de ne pouvoir comprendre les sentiments qui l’agitaient. En sa présence, il se sentait nu face aux ténèbres qui l’habitaient. Elle lui tend son verre et l’invite à y tremper les lèvres. Hugo hésite, car, hélas, il ignore à jamais l’ivresse. Toutes ces années de cohabitation avec son démon n’y ont rien fait, mais n’a-t-il jamais cherché à le connaître, alors même qu’il n’est rien d’autre que l’instrument de sa condition d’immortel. Hugo contemple la liqueur dorée, incrédule, puis les yeux noirs de sa compagne. Qu’est-ce qui flamboie ainsi au fond de ses prunelles ? Est-ce cette part d’irrationnel, que d’autres appellent l’âme ou la psyché qui, chez lui, n’est plus qu’un abîme dont il n’entrevoit même pas le fond ?
    Patiente, Hyo-jin attend, ses yeux plongés dans les siens à la recherche de cette lumière qui brille, même dans les plus profonds abysses. N’a-t-elle pas un jour, elle aussi, plongé plus que de raison ? Hugo a suspendu son accord, comme le sont ses lèvres au-dessus du verre. Soudain, il se relève et l’embrasse dans le cou. Surprise, elle en lâche l’objet. Mais rien ne se passe, aucun fracas, pas même le tintement du cristal qui heurte le sol.
    – Est-ce cela que tu cherches ? lui murmure Hugo en levant bien haut le verre avant de le porter à ses lèvres.
    – Comment as-tu fait ? s’étonne-t-elle les yeux grands ouverts.
    – Ceci est mon secret, chuchote-t-il en posant un doigt humide sur ses lèvres.
    – Et un magicien ne les révèle jamais, ajoute-t-il tandis que la pièce se voile de ténèbres.
    
    
************************

    
    Sur son lit, à la lueur d’une lampe de chevet, Max fait tournoyer la carte entre ses doigts. Il adorait, gosse, exercer l’agilité de pattes d’araignée qu’il possédait au bout des mains. C’était une invitation pour une soirée qui a lieu tous les vendredis dans un obscur bar parisien : le Coffin’s Deadman. Il a encore en mémoire la vision troublante, presque irréelle de cette femme muette dont les mots s’affichaient dans les airs. Dans le lointain retentissent les notes surréalistes d’une marche militaire jouée à l’envers ; cadeau d’Achille, toujours avide de détournement d’usage et de tromperie en tout genre. Un sourire triste se dessine sur ses lèvres, en même temps qu’il étire ses membres endoloris. Une main passée sur sa nuque, il se jette au pied du lit et se lève. La tête tournée vers la fenêtre, il contemple le lugubre et pâle reflet de la lune dans l’immeuble en face. Une route les sépare, une autoroute déserte et muette, balafre urbaine dans la chair d’une terre ravagée et asphyxiée. Plus qu’un chemin tracé entre deux quartiers, entre deux âmes damnées, elle est une frontière infranchissable entre deux mondes aux antipodes l’un de l’autre : Lui, le flic de la crim’ méprisé par sa hiérarchie et les politiques, parce qu’il met les doigts là où çà fait mal, dans ces lieux d’où tous détournent le regard. Elle ? Il préfère ne rien en dire, elle a seulement décidé de vivre de l’autre côté de la barrière, dans un futur aux contours obscurs et obscènes. Une main posée sur la fenêtre, il hésite entre le mépris et l’ignorance, il choisit l’indifférence. Sa paume effleure un pan du mur et un doux ronronnement fait vibrer la cloison tandis que le volet descend avec lenteur.
    – Désirez-vous assister à une démonstration ?
    La question le prend au dépourvu. C’est une femme, à moins que ce ne soit un homme. Le visage dissimulé par un masque et le corps enveloppé dans une blouse trop large, rien ne saurait les différencier.
    – Oui.
    Oui, sa réponse l’étonne. Autour de lui, les cuves opaques s’alignent. D’elles, ne s’échappent que les bourdonnements rassurants des pompes et des compresseurs. Par l’arrière, il devine des complexes de faisceaux de fibres et de tuyaux, sans doute dédiés à la surveillance et aux échanges nutritifs. Tout y est si calme, si posé, si froid. Les silhouettes déambulent en silence ; les conversations n’ont lieu qu’à voix basse. Max se donne l’impression d’être prisonnier d’une cloche de plongée que l’on maintiendrait à la surface.
    – Suivez-moi, je vous prie.
    De manière similaire, le masque étouffe les sons et il ignore si c’est une femme ou un homme qui s’adresse ainsi à lui. Max obéit. Il suit l’ombre blanche qui chaloupe entre ses collègues et les cuves de croissance. Bientôt, il quitte la pièce et il est introduit dans une salle presque obscure ; seule source lumineuse, les faisceaux optiques des lourds microscopes. Sur un mur, d’immenses armoires aux reflets métalliques l’accueillent. Pareilles à des coffres-forts, elles possèdent une serrure et un boîtier de reconnaissance biométrique, de même que l’ensemble des autres appareils en fait. Un peu plus loin, dans un recoin, se découpe une porte percée d’un hublot, au travers duquel passe une lumière bleutée, semblable aux piscines des réacteurs nucléaires d’anciennes générations ; la lumière Tcherenkov. Un instant, il s’imagine en lieu et place des incubateurs, de minuscules cuves d’irradiation qui opérerait une sélection des embryons les plus robustes. Dans le halo cotonneux dans lequel baigne son esprit, la voix de l’homme ou de la femme, il est incapable de faire la différence, bourdonne à ses oreilles. Il n’entend pas un mot de ses explications et se contente de hocher la tête en signe d’acquiescement.

    Le volet heurte le rebord et se bloque. Max sursaute, car devant lui ne s’offre plus que le gris d’un plastique sali et dans le fond retentit toujours la fanfare d’un téléphone trop pressant. Plongé dans l’obscurité, ses mouvements deviennent hésitants. Face à lui, son ombre grandit ; elle le domine, il rapetisse. Il observe cette ogresse noire et barbare à la large mâchoire ; écho à ce cauchemar qui chaque nuit se dissimulait dans son placard. Dans le salon, la fanfare se meurt. La main plaquée contre le mur, il s’arrache à sa fascination et éclate de rire. Titubant, il cherche à tâtons un interrupteur qui déverse soudain une lumière chaude et rassurante dans la pièce obscure. Au plafond, danse une ronde de sorciers, plaisir d’un homme solitaire en quête de rêve. D’une main peu assurée, il attrape le combiné et appuie sur le bouton de rappel. Il n’a pas encore dîné et son estomac est là pour le lui rappeler. Dans le haut-parleur, les tonalités s’égrènent, intemporelles ; il est de ces rares choses qui jamais ne changent. Une, deux, trois, il perd le décompte jusqu’à ce qu’une voix familière le rattrape ; une voix mécanique et automatique.
    – OK ! Rappelle-moi, je serai dans la cuisine.
    Son doigt effleure le bouton. Il en caresse la surface, comme par peur de rompre une amarre. Les yeux tournés vers le plafond, il contemple la métamorphose des ombres, tandis que montent les premières notes du Mesto, rigido e ceremoniale, comme une ode au démon femelle croisé quelque temps plus tôt. Est-ce de la passion, de l’obsession ? Car voici que surgit sa figure avec ce sourire si énigmatique, accompagné de notes florales ; les mêmes qui l’entouraient alors qu’il désaltérait dans ce bar situé à quelques pas de l’IVR. Le doigt s’appesantit, s’enfonce… silence. Hanté par ce visage, il ne sent pas le combiné glisser et choir sur le canapé dans lequel il s’est assis. Il tente de caresser cette figure qui n’existe pas. Hélas, il ne rencontre que le vide, sa décision est prise ; il ira au Coffin's Deadman.
    Péniblement, il se redresse, puis se dirige vers la cuisine, malgré le peu d’appétit qu’il a ce soir. Appuyé contre un placard, il ouvre en grand le réfrigérateur et en sort quelques restes, qu’il met au four. Dans le reflet de la vitre, il entraperçoit à nouveau ce visage. Il n’y a aucune tristesse dans ses traits, mais une certaine mélancolie, à la manière de ces personnages qu’il peut croiser dans l’un de ces romans du XIXe qui jalonnent sa bibliothèque. Est-ce son cœur qui entre en résonance et déforme ainsi la délicate figure ou bien est-ce la nature même de son âme ? Du bout de l’index, il surligne les lèvres imaginaires, prisonniers d’une hallucination volontaire. Dans le fond, la fanfare reprend et l’arrache à sa contemplation. Il se détourne et s’en va d’un pas lourd vers le salon. Paresseux, à moins que ce ne soit l’ivresse de la promesse qu’il s’est faite à lui-même, il presse un bouton situé à la base d’un objet pyramidal, coincé entre deux piles de journaux.
    – Bonsoir Achille, marmonne-t-il à l’adresse du portrait flou qui flotte au-dessus de son bureau. Des nouvelles de tes copains de l’institut Hélios ?
    – Presque, mais ce n’est pas de cela que je désirai t’entretenir. Il leur faudra encore plusieurs semaines pour achever leur analyse ; (nom du collègue en us) en perd son néerlandais. Pardon je digresse. Je ne t’appelle pas pour t’entretenir de physique nucléaire et de thermodynamique, mais plutôt pour te donner des nouvelles de notre client. Inutile que je te fasse son portrait, on ne parle que de lui depuis deux jours.
    – En effet ! Dis-moi plutôt ce que la fouine, que tu es, a déterré ; tes yeux ne sauraient mentir.
    Un large sourire se dessine sur le visage de son interlocuteur.
    – Tu n’es pas sans savoir que, malgré mon changement d’affectation, je bénéficie toujours de mes accréditations militaires.
    – Dis plutôt que tu t’es arrangé pour les conserver, car je vois mal un médecin légiste, en exercice à la morgue de Paris, capable de consulter des dossiers hautement inflammables.
    Un pli assombrit soudain son front.
    – Certes. Commençons plutôt par son pedigree officiel : Professeur Georges Hautes-Pierres, né le 6 décembre 2018 à trois heures du matin au centre de Vitalisation de l’hôpital Américain de Paris. Études brillantes en nanobiologie et reconstruction génétique, thèse d’Ingénierie génétique et reproduction, il passe quelques années l’université d’Havard dans le département de Génétique et de Paléogénétique, où il participe au programme de reconstruction d’espèces éteintes. À la suite de quoi, il revient en France et prend la tête du département de génétique biomédicale à l’hôpital Cochin.
    – Précoce, ce garçon ! siffle Max plein de fausse admiration.
    – Tu ne crois pas si bien dire. À peine cinq ans plus tard, il est promu directeur du prestigieux Institut de Veille Sanitaire d’Issy-les-Moulineaux, avant d’être nommé président des IVR, par le gouvernement Maréchon, qu’il occupait toujours.
    – Encore un qui est né avec une cuillère en argent dans la bouche, bougonne Max en écho.
    Achille opine tandis qu’un pli soucieux barre son front.
    – Une ascension bien rapide, malgré des études brillantes. Il était même pressenti pour le prix Nobel de Médecine, pour ses travaux pionniers en biologie quantique. Enfin, je vais m’arrêter là pour sa biographie officielle et ouvre bien grand tes deux oreilles. Figure-toi que notre gentleman n’est jamais né !
    Son visage bleuté se reflète dans la vitre. Un peu de buée se dépose dessus. Derrière, ce sont les immenses réservoirs refroidis à l’azote liquide où sont conservés les précieuses semences et les ovules prêts à être fécondés sous l’œil acéré des opérateurs.
    – Chacune de ses jarres contient les paillettes de centaines de donneurs, autant d’ovules vitrifiés ; les embryons sont conservés dans une salle forte dans les sous-sols du bâtiment.

    La voix bourdonne à ses oreilles ; il n’a d’yeux que pour ces centaines de jarres ventrues où reposent de potentiels futurs, tandis qu’un sourd malaise l’envahit.
    – Oh ! Max ! Tu écoutes ?
    Ce n’est plus le médecin qui parle, mais Achille.
    – Pardon, j’ai eu une absence, s’excuse-t-il auprès de son ami. Que tentais-tu de m’expliquer ?
    Achille secoue la tête, contrit.
    – J’ai découvert en fouinant dans les archives de l’hôpital que notre client n’y était jamais né !
    Max aurait eu une pipe entre les dents qu’il l’aurait avalée sur-le-champ.
    – Que dis-tu ! s’écrie-t-il.
    – Tu as fort bien entendu. J’ai vérifié tout son dossier, certificat de naissance, registre hospitalier. Tout était en ordre, trop en ordre. J’ignore pourquoi, mais j’ai soudain eu l’envie de consulter les registres de consommation. Tu n’imagines même pas quelle mine d’informations cela peut-être. Tout y est tracé jusqu’à la moindre couche-culotte. Or, entre le cinq et le sept décembre, je n’ai répertorié que trente équivalents naissance, au lieu de trente et une comme annoncé dans le registre.
    Max fronce les sourcils. Il ne lui fera pas l’affront de le questionner à propos de la fiabilité de son enquête ; il connaît déjà la réponse.
    – Qu’est-ce que cela signifie ?
    – N’ose pas me faire croire que tu n’as pas deviné ! le gronde Achille.
    Max se lève ; tous ses membres tremblent. Devant un placard en bois d’acajou, il tend la main et l’ouvre d’un coup. À l’intérieur, un flacon en cristal, contenant un liquide ambré, le contemple d’un œil mort. Il hésite, puis s’empare d’un verre, verse quelques centilitres de la délicate liqueur et la porte à ses lèvres.
    – Max !
    La voix impétueuse de son ami le rappelle à l’ordre. Hébété, il regarde le verre qu’il tient dans la main. Une sueur glacée coule le long de son échine.

Texte publié par Diogene, 13 septembre 2017 à 21h26
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