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Tome 3, Chapitre 3 « Vince » Tome 3, Chapitre 3
Étendu sur le dos, Vince fixait le plafond, le regard noir. Près de lui, Aymeric respirait profondément. Son frère avait trouvé le sommeil depuis une ou deux heures déjà. Le jeune homme se sentait fatigué, épuisé même, mais aussi tendu. Bien trop pour dormir. Pour la première fois, il souhaitait replonger dans ses visions pour mettre certaines choses au clair, mais on le lui refusait. Il n'était pas d'une nature à chercher la confrontation, mais Agathe avait dépassé les limites. Elle avait intérêt à apprendre à se contrôler. Il ferma les poings avec colère.
    
    Vince se tourna sur le côté et se crispa sur l'oreiller dans ses bras. Ileana était loin. Il ressentait sa présence, mais pas assez pour satisfaire sa magie. Certes, avant sa disparition, ils avaient déjà été bien plus éloignés l'un de l'autre, mais à cet instant, son don avait soif de celui de sa Dimidiam et le faisait savoir, enserrant sa poitrine dans un étau. Lorsque des mages provoquaient une symbiose, une phase de sevrage était mise en place afin de gérer la distance. Bien qu'ils l'aient menée à bien lors de la première création du lien, le manque était de retour. Vince ignorait si c'était en raison de sa surcharge qui amplifiait ce besoin ou si leur association repartait plus ou moins de zéro.
    
    Comme si cela ne suffisait pas, son don était aussi plus vorace que de coutume. Il se connectait succinctement à chaque flux, y compris à l'énergie de son frère, ce qui provoquait de nouvelles sensations désagréables. Ce dernier ne se réveillait pas et Vince supposait qu'il n'en avait pas conscience. De son côté, tout son corps rejetait cette magie qui n'était pas celle de sa Dimidiam. Il avait des crampes à l'estomac, était comme courbaturé, parfois des douleurs plus vives transperçaient sa tête lorsque le contact se prolongeait.
    
    Malgré tout, ces désagréments n'étaient rien par rapport à ceux causés par le véritable sevrage. La première session les avaient séparé de plusieurs kilomètres et cela avait été l'enfer. Vince se souvenait avoir été malade au point d'en vomir. Il n'avait rien pu manger de toute la semaine. Il s'était senti sans force et son corps avait refusé de bouger. C'était à cet instant qu'il avait pris conscience de ce qu'impliquait d'avoir un Dimidiam. Cela ne se limitait pas à une symbiose parfaite, la présence de l'autre devenait vitale. Il avait su que jamais il ne pourrait tourner le dos à Ileana. Il avait également réalisé que quoi qu'il envisage à l'époque, son destin était désormais lié à celui de la jeune femme.
    
    Avec le temps et plusieurs nouvelles périodes de sevrage, Vince avait appris à apprivoiser le manque, même si cela restait des moments désagréables. Il s'était attendu à ce qu'après presque un an d'absence, sa magie tolère mieux la carence, mais de toute évidence, il se trompait. Il se demanda comment Ileana le gérait. Lui-même n'avait pas pensé à lui en parler et il espérait que Janaya ou Jaelyn l'auraient fait.
    
    Il soupira et ferma les yeux. Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'en les rouvrant, il vit le sol en damier.
    
    — Vous avez l'air heureux, s'amusa Lucien.
    
    — Ça fait des heures que j'attends ce moment !
    
    Vince se leva de son fauteuil démesuré. Ses ancêtres levèrent la tête un bref instant avant de se replonger dans leurs occupations. Son regard s'arrêta sur Agathe, à l'extrémité droite, placée entre l'espace de Lucien et la substance sombre qui constituaient la limite de la pièce. Elle était assise dans son rocking-chair, penchée sur un rond de broderie. Elle le dévisagea avec méfiance. D'une démarche vive, il avance vers elle.
    
    — Ta nervosité nous atteint, maugréa Charles-Edouard sans même lever les yeux. Tu ne peux pas te tempérer ?
    
    Comme souvent, son grand-oncle jouait avec un verre de whisky dont il regardait le liquide ambré, l'expression soucieuse.
    
    Contrairement à ses ancêtres qui ne pouvaient évoluer que dans la zone qui s'était développée autour de leur piédestal, Vince allait où bon lui semblait. Il s'introduisit dans l'espace d'Agathe sans la courtoisie dont il faisait preuve habituellement. La jeune femme bondit et recula. Vince la saisit à la gorge et la plaqua contre la paroi sans couleur. Agathe poussa une exclamation de surprise et gémit lorsqu'il raffermit sa prise. Elle enfonça ses ongles dans la main du jeune homme, mais celui-ci ne bougea pas, la foudroyant du regard.
    
    — Arrêtez ! hurla Lucien dont le ton oscillait entre supplique et autorité.
    
    Une fois satisfait par la crainte qu'il lut dans les yeux d'Agathe, il relâcha la pression, sans la libérer pour autant.
    
    — Recommence ça, la menaça-t-il, et je te garantis que tu auras de gros ennuis.
    
    Vince s'éloigna enfin et elle tomba à genoux. Elle tentait de reprendre son souffle à l'aide de profondes inspirations. Il se tourna vers les autres :
    
    — C'est valable pour vous tous ! Faites-moi perdre le contrôle, poussez-moi dans mes retranchements et je me suicide. Je ne vous laisserai pas faire le moindre mal à mes amis. Ai-je été bien clair ?
    
    Lucien regardait sa mère avec angoisse, mais finit par se rasseoir à son bureau et acquiesça. Charles-Edouard n'ajouta rien, ce qui signifiait que le message était bien passé de son côté. La fillette était invisible, certainement cachée dans l'étendue d'eau, mais Vince ne s'en formalisa pas. Il lui aurait été impossible de savoir si elle avait saisi la menace ou non. A priori, il lui avait fait peur et il se contenterait de cela. Il jeta un nouveau regard froid à Agathe qui se relevait en prenant appui sur les parois de la cheminée. Elle le détailla. Un frisson la secoua, mais elle hocha la tête.
    
    — Oui, je ferai plus attention. Je… toutes mes excuses.
    
    Sa voix était enrouée, ses pupilles toujours écarquillées par la terreur.
    
    — Parfait, approuva Vince.
    
    Il fit volte-face et reprit place sur son fauteuil. À peine avait-il posé ses fesses dessus, qu'il entendit qu'on l'appelait. Ileana tentait de nouer le lien. Il ferma les paupières et sans surprise, se réveilla dans la chambre d'hôtel.
    
    — Vince, ouvre les yeux… suppliait Ileana.
    
    — Oui, oui, je suis de retour.
    
    L'expression d'Ileana passa de l'affolement au soulagement, puis à la colère noire. Vince sentit qu'il ne faudrait pas grand-chose pour qu'elle se mette à hurler ou à le gifler. Elle le dévisagea soudain avec suspicion.
    
    — Tu as l'air bien satisfait ! Tu étais en crise. Ta magie était épouvantable ! Jaelyn était à deux doigts d'agir !
    
    Vince jeta un coup d'œil à la Colombienne qui rangeait le stylo qui dissimulait la seringue et son produit anesthésiant. Il reporta son attention sur Ileana qui ne décolérait pas.
    
    — Je réglais mes comptes, répliqua-t-il.
    
    — Et ça veut dire quoi ?
    
    — J'ai fait comprendre à mes ancêtres qu'ils avaient intérêt à se contrôler s'ils ne voulaient pas en subir les conséquences !
    
    — Les conséquences ? Je ne sais pas ce que tu as fait, mais ta magie était… je ne pourrais même pas la décrire ! Ça n'avait rien de naturel ! Sans parler des secousses !
    
    — J'ai fait un peu peur à Lucien…
    
    — Et bien, évite de recommencer !
    
    — Elle n'a pas tort, ajouta Janaya. Ici, ça peut encore passer inaperçu, mais partout ailleurs, on pourrait vite être repéré. Un mage devinera sans mal que ce n'est pas normal, vu les distorsions que tu crées dans les courants.
    
    La Colombienne paraissait troublée. Elle allait ajouter quelque chose, mais se ravisa. Vince ne se calmait pas.
    
    — Donc quoi ? Je ne dis rien et je les laisse faire comme bon leur semble ? Il n'en est pas question ! Si pour éviter tout danger, je dois prendre des mesures radicales, je n'hésiterai pas !
    
    — N'y songe même pas, murmura Ileana avec autorité.
    
    Ils s'affrontèrent un instant du regard. La colère de l'une faisait face sans faillir à l'obstination de l'autre. Ce n'était pas la première fois que cela se produisait, même si la dernière confrontation de ce type remontait à plusieurs mois. Vince finit par détourner les yeux, mais croisa les bras. Ileana inspira avant de poursuivre avec plus de calme.
    
    — Je peux t'aider à contrôler la magie.
    
    — Le sevrage est important. On doit…
    
    — Le sevrage attendra, le coupa Janaya. C'est une fantaisie qu'on ne peut pas se permettre.
    
    — Une fantaisie nécessaire.
    
    — Pas prioritaire ! Ileana n'arrivait pas à dormir et je doute que ton sommeil soit meilleur. Vous avez besoin de dormir. Vous aurez besoin d'être au minimum reposés pour faire face à des briseurs, la colonie asiatique ou une nouvelle crise.
    
    Vince allait demander plus de détails sur la sensation de manque d'Ileana, mais Janaya ne lui en laissa pas la possibilité.
    
    — On change l'organisation des chambres. Aymeric et toi prenez la chambre pour trois personnes avec Ileana et nous, on prend celle-ci.
    
    Voyant qu'Aymeric commençait à empaqueter ses affaires, Janaya l'arrêta :
    
    — On fera les échanges de sacs demain. Pour le moment, le plus important est de dormir.
    
    Le jeune homme garda sa main en suspens un instant avant d'attraper un pantalon pour s'habiller. Aymeric bâilla et se dirigea vers la porte. Lorsqu'il réalisa que personne ne le suivait, il se tourna vers Ileana et Vince. Ce dernier sortit du lit à son tour et enfila quelque chose pour lui permettre de traverser dignement le couloir de l'hôtel.
    
    — Bonne nuit ! leur lança Janaya, imitée plus discrètement par sa sœur.
    
    Une fois dehors, Ileana lui frappa l'épaule sans lui faire mal.
    
    — Tu ne t'en tireras pas si facilement ! En tant que Dimidiam, je suis la mieux placée pour t'aider. Je le dois même… Laisse-moi essayer au moins.
    
    — Je pourrais te plonger dans ma folie ou provoquer ta propre surcharge ! Hors de question de prendre des risques inutiles.
    
    Aymeric marchait quelques mètres devant eux, comme s'il voulait leur donner un peu d'intimité. Vince s'étonna d'une telle précaution qui ne lui ressemblait pas. Il se demanda s'il s'était passé quelque chose entre son frère et Ileana. Si tel était le cas, cela ne semblait pas avoir créé de tensions et ça l'intriguait. Il reçut un nouveau coup dans l'épaule.
    
    — Tu m'écoutes ?
    
    — Non, désolé, j'avais l'esprit ailleurs.
    
    — Je ne sais pas si ta franchise est une qualité ou un défaut !
    
    Aymeric étouffa un rire. Ils arrivèrent devant la deuxième chambre et il ouvrit la porte. Ileana poursuivit, faisant preuve d'un entêtement inhabituel depuis qu'elle a été sauvée.
    
    — Je te demandais ce qu'il te fallait pour me faire confiance ! Tu me faisais confiance avant… enfin je crois…
    
    — Oui, mais il nous a fallu du temps pour se connaître. C'est un luxe qu'on n'a pas cette fois-ci.
    
    Il passa sous silence que la dernière fois, elle y avait mis beaucoup d'elle-même et qu'elle avait vaincu ses réticences à l'usure. De plus, le gouffre laissé par la disparition de la jeune femme était encore vivace et Vince craignait d'avoir de nouveau à affronter sa perte. Cela le terrifiait plus que tout et il était certain qu'il ne s'en remettrait pas cette fois-ci. Il se refusait de la mettre en danger d'une façon ou d'une autre. Une nouvelle symbiose était un risque qu'il ne voulait pas prendre.
    
    Ileana n'était de toute évidence pas satisfaite par sa réponse et insista :
    
    — Tu parles de magie ?
    
    — Le fait que nous soyons Dididiam nous permet d'entrer en symbiose parfaite. Ta magie devient un prolongement de la mienne et j'ai autant de facilité à prendre le contrôle de ce que tu crées que d'éléments issus de la nature. Mais sans se connaître l'un l'autre, cette capacité reste imparfaite.
    
    — Je ne comprends pas ce que signifie le lien de Dimidiam, Vince. Je ressens des choses, mais je n'arrive pas à leur donner du sens.
    
    Il était déstabilisant pour le jeune homme de la voir évoquer sans difficultés ce qu'elle ressentait. L'ancienne Ileana ne se livrait pas facilement. Aymeric enleva son pantalon et se glissa dans le lit. Il rabattit la couverture au-dessus de ses oreilles pour trouver le sommeil. Ileana s'assit, Vince en fit autant en face d'elle.
    
    — Si Aymerick essayait de prendre le contrôle de la terre que tu créerais, il aurait du mal. Si Janaya essayait de le faire, ça se révélerait encore plus difficile. L'un et l'autre y arriveraient probablement, mais ça les épuiserait et ils ne pourraient pas utiliser pleinement leur capacité. Ta magie imprègne ce que tu crées, ce qui rend l'élément bien plus délicat à manipuler que ceux qu'on peut trouver à "l'état sauvage". Entre nous cette difficulté n'existe pas, mais j'ai quand même besoin de te connaître pour pouvoir interpréter les signaux que ta magie m'envoie. Comprendre ce que tu t'apprêtes à faire afin de réagir de façon appropriée.
    
    — Tu me perds là.
    
    — Normalement, contrairement à toi qui est Sensible, je suis aveugle à la magie dégagée par les autres. Je ne vois que les courants dégagés par la Terre. Grâce à notre lien, je distingue la tienne, même si ça reste assez faible par rapport à tes propres capacités. Je sens que tu vas utiliser la magie, je peux deviner quel sera l'élément que tu vas utiliser, mais je ne peux pas savoir ce que tu vas en faire. Je pense que lorsque tu utilises ta Sensibilité, il en est de même. Tu vois ce que les autres s'apprêtent à faire, mais tu n'es pas dans leur tête pour savoir ce que ça va donner sur un plan physique.
    
    — Je ressens l'émotion qui domine.
    
    — Et ça te donne un indice. De la même façon, je sens à travers la magie tes émotions les plus vives. Mais entre savoir que tu es triste, en colère ou heureuse et ce qui provoque le sentiment, il y a un monde. Ça peut se révéler important. D'autant plus lorsqu'on doit utiliser la magie pour se défendre. On n'a pas le temps de parler, la plupart des échanges sont des non-dits. Les stratégies doivent être définies en amont, non sur l'instant. Sinon, on court des risques inutiles.
    
    — J'ai l'air si différente de celle que j'étais avant pour que tu estimes qu'on doive tout recommencer.
    
    — En vérité, je ne sais pas, s'excusa-t-il après un temps de réflexion. Tu as beaucoup changé ces derniers jours, je retrouve plus la Ileana que j'ai connue. Néanmoins, tu as vécu des choses qui t'ont marquée et c'est normal. Je ne sais pas l'impact que ça a eu sur toi. Et puis ça va dans les deux sens. Tu ne me connais pas et j'ai également évolué.
    
    — Si tu y avais mis du tien à Roraima, on aurait peut-être avancé sur ce point, maugréa Aymeric dans son oreiller.
    
    — Elle avait la possibilité de ne pas renouer avec cette part d'elle-même.
    
    — C'est des foutaises et tu le sais ! s'exclama-t-il.
    
    Aymeric se retourna pour fixer son frère d'un air grave.
    
    — Si réellement, cela avait été possible, tu n'aurais pas eu si peur de lui faire face. Peut-être qu'effectivement, durant quelques années Ileana aurait pu vivre en mettant sa magie de côté, mais je doute que ça aurait duré éternellement. Un jour ou l'autre, elle aurait appris que vous étiez Dimidiams, je pense que ça l'aurait intéressée et que sa curiosité l'aurait emporté. Peut-être même qu'elle aurait subi un manque. Tu aurais pu fuir en Europe, mais ça n'aurait fait que retarder l'échéance.
    
    — Ce ne sont que des théories, répliqua Vince, buté.
    
    — Je connais bien Ileana moi aussi ! énonça Aymeric, narquois. Quoi que tu en dises, elle n'a pas tant changé que ça : il faut lui laisser le temps de retrouver ses marques et un peu de confiance en elle. C'est juste que tu laisses ta culpabilité prendre le dessus.
    
    Vince serra les poings. C'était un fait. Il aurait dû empêcher les briseurs d'enlever la jeune femme et Aymeric le lui avait rappelé à son réveil. Il n'avait pas ouvert les yeux depuis plus de quelques heures lorsque son frère était entré dans la chambre, le visage déformé par la colère. Il avait hurlé que c'était son devoir, qu'il avait échoué à sa mission première : protéger Ileana. Aymeric n'avait pas pu aller beaucoup plus loin, Janaya, à deux doigts de le frapper, était intervenue et l'avait sorti de la pièce. Pourtant, voir enfin quelqu'un être furieux contre lui avait fait un bien fou à Vince. Tout le monde se montrait si compréhensif, si fataliste. Le jeune homme s'était retrouvé dans la réaction de son frère et pour lui qui n'arrivait pas à exprimer ses émotions, cela avait été un véritable exutoire.
    
    — Faut vraiment être con pour te croire responsable de ce qui s'est passé, ajouta Aymeric.
    
    Vince se figea et dévisagea son frère qui poursuivait, le sourire triste.
    
    — Personne ne peut protéger qui que ce soit avec une balle à quelques centimètres de son cœur. Tu n'aurais rien pu faire.
    
    Les doigts de Vince se crispèrent dans les draps alors qu'Aymeric lui tourna le dos pour s'enfoncer sous la couverture. Il fallut un moment au jeune homme pour de nouveau faire face à Ileana. Cette dernière le dévisageait avec intensité.
    
    — Janaya m'a un peu parlé de ça. J'aimerai bien entendre ta version un jour.
    
    — Je te la dois, soupire-t-il. Mais pas aujourd'hui… S'il te plait.
    
    Elle lui adressa un sourire timide, les yeux pétillants.
    
    — Visiblement, je ne suis pas la seule à avoir à travailler sur moi !
    
    Cela semblait lui faire plaisir. À son tour, elle se coucha, le visage vers le mur. Vince resta assis plusieurs minutes. Il tentait de digérer ce qui venait de se passer. Tout se mêlait. Lorsqu'il s'allongea, il se doutait que le sommeil allait tarder à le happer. Il eut tort. Il s'endormit la tête à peine posée sur l'oreiller.

Texte publié par Sizel, 6 septembre 2017 à 13h18
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