LC logo
Découvrir     Romans & nouvelles     Fanfictions     Poèmes     Blog     Forums
Connexion
Bienvenue visiteur !
Se connecter ou S'inscrire
Pourquoi vous inscrire ?
«
»
Tome 1, Chapitre 4 Tome 1, Chapitre 4
Chapitre 4
    
    PDV Jacob
    
    Nous sommes tous chez Emily avec Bella et mangeons les deux poulets rôtis accompagnés de frites comme des ogres. Je me demande si Charlotte sait cuisiner… Je grogne… Je dois arrêter de penser à elle. Ce n’est qu’une inconnue…
    - Tu penses à ta Charlotte ? me taquine Paul, une cuisse de poulet dans la main.
    - Ta gueule Lahote…
    - Je suis sûr que tu te demandes si elle cuisine… me dit Jared.
    - Comment tu peux savoir… Rien… Laisse tomber…
    Je vois les gars, Emily et même Bella sourire. Mais Jared me répond.
    - Je le sais parce que je me suis posé la même question quand je me suis imprégné de Kim et que je mangeais chez moi.
    Je soupire.
    - Bon, Sam. En ce qui concerne la rouquine ?
    Bella se tend face à moi et j’entends son cœur s’affoler quelque peu.
    - Pour l’instant, nous l’avons encore repoussée à la frontière canadienne. Mais, je pense qu’elle va sûrement revenir.
    - Je sais. Elle veut Bella comme repas.
    Ma meilleure amie frissonne sur son siège.
    
    - Jacob, je pense que ton père et les anciens devraient être au courant pour ton imprégnation et le fait que ce soit une étrangère, dit Sam.
    Je grogne. J’avais réussi à ne pas penser à elle pendant quelques minutes et il me remet son visage dans la tête. Ses cheveux blonds et ses yeux bleus tellement beaux. Son rougissement en se rendant compte qu’elle m’observait. Je souris légèrement en me repassant la scène. Un petit ricanement me sort de mes pensées et je grogne en reprenant conscience du moment présent.
    - Tu penses encore à elle, hein ? me dit Quil en rigolant.
    - Je sais que Claire ne reste pas faire la sieste le vendredi. Si tu veux, je peux aller la chercher à ta place…
    Il grogna à mon encontre, se leva précipitamment et partit de la maison de l’alpha sous les rires de la meute. Je réfléchis et me dis que peut-être que mon père devrait être au courant de la situation.
    
    Quelques minutes plus tard, je vais chez moi accompagné de Bella. En entrant à la maison, mon père est devant la télé et regarde une émission quelconque en bougonnant. Il sourit en voyant Bella et moi dans le salon.
    - Tiens, bonjour Bella.
    - Bonjour Billy. Comment tu vas ?
    - Bien. Vous avez discuté un peu tous les deux ?
    - Oui papa… Mais… Il s’est passé quelque chose…
    J’hésite à lui dire. Je sais ce qu’il va me dire. De laisser faire le temps, de laisser Bella faire son choix et de me concentrer sur mon imprégnée.
    - Qu’est-ce qui se passe Jacob ?
    - Papa. Je me suis… imprégné ce matin.
    Le silence suivit ma déclaration.
    - Oh… Je suis content pour toi fils. Et qui est-elle ? Je connais peut-être sa famille… Je n’étais pas au courant que tu étais retourné au lycée…
    - Elle n’est pas de la réserve. Elle est de Forks, du lycée de Bella précisément.
    - Pardon ?
    Il est plus qu’étonné de savoir qu’un loup pouvait s’imprégner d’une étrangère, qui plus est son fils, descendant du dernier grand Alpha et Alpha également.
    
    - Je suis aussi surpris que toi. Tout comme la meute.
    - Comment s’appelle-t-elle ?
    - Charlotte Davis. C’est la fille du second de mon père, intervient pour la première fois Bella.
    - Je vois. La fille de Jeremiah. Comment est-elle ?
    - Blonde aux yeux bleus azurs, pas très grande mais vraiment très jolie…
    J’avais répondu du tac-au-tac sans réfléchir et avec un léger sourire rêveur. Je vois alors mon père qui me sourit gentiment, compréhensif. Je grogne en fermant mon clapet avant de redire encore d’autres conneries.
    - Peut-être qu’elle est tout de même une descendante Quileute et que c’est pour ça que tu t’es imprégné d’elle, dit mon père.
    - Est-ce qu’absolument toutes les imprégnées étaient des indiennes ? demande Bella.
    - Il me semble, mais, je demanderais à Quil Senior plus de détails car c’est normalement impossible qu’une étrangère soit une imprégnée.
    - Franchement, c’est tout ce qui vous intéresse ? Savoir pourquoi c’est elle et pas une autre, plutôt que le fait que je ne voulais pas m’imprégner et que je me retrouve dans la merde à devoir expliquer à une étrangère toute la situation. Elle va me prendre pour un taré.
    - Au moins, tu veux lui expliquer la situation, me dit Bella. Tout à l’heure, tu ne voulais même pas l’approcher…
    - Il en est obligé. Elle a dû ressentir certaines choses et ça va s’amplifier avec le temps.
    - Oh…
    - Et mon fils, tu ne sais pas comment elle va réagir. Peut-être qu’elle va comprendre. Normalement, une imprégnée a un certain lien avec le surnaturel. Donc, peut-être qu’elle a un don qui va pouvoir t’aider d’une manière ou d’une autre.
    - Les imprégnées ont des dons ? je demande.
    Je ne me souviens pas que Sam ou Jared ou même Quil ne nous aient dit qu’une des filles avait un don quelconque dans le surnaturel.
    - Kim a un lien avec l’eau, Claire est trop petite pour l’instant mais a quelque chose avec la terre et Emily a un certain don pour rapprocher les gens comme une famille. Peut-être que ton imprégnée…
    - Charlotte, j’interviens en grognant.
    - Peut-être que Charlotte a quelque chose qui a fait qu’elle t’était destinée.
    Je réfléchis et pars me balader à First Beach avec Bella.
    
    A un moment donné dans l’après-midi, j’ai une drôle de sensation. Comme si j’avais un peu peur de quelque chose. Mais, ce n’est pas normal, je suis à mon atelier avec Bella comment… Charlotte ! Quelqu’un lui fait peur et elle semble mal à l’aise… Je dois absolument aller voir. C’est peut-être un vampire ! Bon sang !
    - Bella, je dois y aller vite !
    - Mais, Jake…
    - Je crois que Cha… quelqu’un a des ennuis.
    - Vas-y…
    Je pense qu’elle a compris que je parlais de mon imprégnée mais elle ne dit rien. Je sors de l’atelier et me transforme à l’orée de la forêt sans prendre le temps de me déshabiller. Je cours dans la forêt et je sens que je me rapproche d’elle. Je ne sais pas comment je le sais, mais je le sais. Je me retrouve quelques minutes plus tard, toujours en loup, sur les bords de la forêt derrière un bâtiment un peu plus petit que le lycée de Forks. Je vois alors une voiture sur le petit parking, c’est une Honda Civic verte foncée et quelqu’un est à l’intérieur. J’hume l’air et sens le même mélange de framboise et de fleur d’oranger de ce matin.
    
    Charlotte.
    
    Qu’est-ce qu’elle fout toute seule sur un parking ? Je croyais qu’Edward devait la surveiller. J’entends son cœur qui bat la chamade et qui semble s’apaiser quelques minutes plus tard. Elle semble lire. Je vais pour repartir, constatant qu’elle s’est calmée. J’entends alors sa respiration qui s’accélère légèrement, ainsi que les battements de son cœur. Je l’entends alors parler d’une voix absolument radieuse qui agite mon loup.
    
    Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce ?
    Un serment fait d'un peu plus près, une promesse
    Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,
    Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer ;
    C'est un secret qui prend la bouche pour oreille,
    Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille,
    Une communion ayant un goût de fleur,
    Une façon d'un peu se respirer le cœur,
    Et d'un peu se goûter, au bord des lèvres, l'âme !

    
    Sa voix est douce et rauque à la fois, comme si elle n’avait pas parlé depuis des heures. Des frissons parcourent mon corps. Ces paroles sont magnifiques et Yuma agite la queue. Yuma est le nom de mon loup qui signifie « fils du chef ». Il me l’a avoué quand je me suis transformé pour la première fois. Mais, revenons au présent. J’avoue que ces quelques phrases sont comme une douce litanie. Il me semble que cela vient d’un livre assez long mais je ne sais plus lequel. De là où je suis, je la vois alors fermer les yeux suite à ces paroles. Elle dit alors d’une voix un peu énervée :
    - Tu es folle ma vieille ! Arrête de penser à ce Jacob, ses muscles et son regard… Tu ne le connais même pas espèce d’obsédée !
    Yuma gémit presque à ces paroles. Savoir que notre imprégnée ne peut s’empêcher de penser à moi et me trouver plutôt beau nous excite. J’avoue que je me sens fier de savoir qu’elle me trouve désirable. Moi-même, je la trouve vraiment jolie. Même si je ne l’ai vu que quelques minutes, j’ai pu constater qu’elle avait une taille menue, de beaux cheveux blonds comme les blés, des yeux presque couleur azur. Je me demande d’ailleurs comment est sa poitrine. Est-elle menue ou légèrement généreuse. Je… Non. Je ne dois pas y penser.
    
    Une sonnerie retentit, vrillant dans mes tympans. Je me souviens à présent que Bella m’avait dit que Charlotte avait une petite sœur de douze ans. Elle devait sûrement l’attendre pour rentrer chez elle. Quelques minutes plus tard, je vois comme une Charlotte miniature rentrer dans la voiture de mon imprégnée. Celle-ci démarre le moteur et part. Je suis la voiture en me disant qu’elle avait tout de même bon goût pour les voitures. Si j’avais eu les sous, c’est exactement cette voiture que je me serais pris plutôt que ma Golf. Je me retrouve alors face à une maison blanche et marron de plein pied. Charlotte se gare et les deux filles sortent de la voiture. Je repars quelques secondes plus tard en direction de la réserve. Bella est allée chez Emily pendant que je l’ai laissée seule.
    - Désolé Bella. Je…
    - Charlotte allait bien ?
    - Oui. Elle était toute seule sur le parking du collège et… Bref. Tu veux que je te ramène à Forks ?
    - Oui, s’il te plaît. Edward me rejoint chez moi.
    
    Quelques minutes plus tard, nous arrivons devant chez Bella où le vampire nous attendait, appuyé sur la camionnette de Bella. Je fonce presque sur lui, irrité.
    - Cullen, pourquoi tu ne l’as pas surveillée bon sang ?
    - Hey, elle est ton imprégnée. Sois déjà content que je l’ai surveillée presque toute la journée au lycée. Elle se pose beaucoup de questions par rapport à toi et notre famille aussi d’ailleurs et elle a pensé à toi toute la journée. D’ailleurs, sache qu’elle va à une fête ce soir et qu’elle va sûrement se faire draguer à mort.
    - Quoi ? Pourquoi ?
    - Son amie Brooke et son petit ami l’ont invitée à la fête d’une fille du lycée pour se changer les idées. Mais, apparemment, ils voudraient lui trouver un chéri parce qu’elle se sent un peu seule.
    - Mais…
    - Son amie Brooke va lui passer une tenue et elle lui en avait déjà sélectionné quelques-unes dans sa tête. Toutes plus ou moins sexy…
    Bon sang ! Mais, c’est hors de question !
    - Je sais d’ailleurs que plusieurs mecs la trouvent à leur goût… rajoute la sangsue sur un ton entendu.
    Je grogne. J’imagine bien. Elle est tellement jolie.
    - Okay. Merci Cullen.
    - Pas de problème.
    - On se tient au jus à propos de Victoria.
    - D’accord. Pour le traité, on va faire plus attention.
    - Il va falloir qu’on revoit certains termes d’ailleurs, vu que ton imprégnée est une habitante de Forks et que c’est notre territoire normalement.
    - J’en parlerais avec Sam.
    - Et moi, Carlisle.
    
    Quelques minutes plus tard, je pars de chez les Swan et retourne chez Sam. Les gars sont là, déjà en train de manger. Emily nous a préparé un gratin de pâtes.
    - Alors Jacob, tu ressens déjà les effets de l’imprégnation ? me demande Jared.
    - De quoi tu parles ? demande Quil.
    - Il a laissé Bella pour rejoindre son imprégnée… Qu’est-ce qu’elle avait ?
    - Rien. Je… Je l’ai senti avoir peur et mal à l’aise. J’ai cru qu’elle…
    - Donc ?
    - Elle était toute seule sur un parking. C’est tout.
    - Et tu l’as rejoint direct ?
    - Oui… Et là, je sais pas quoi faire pour ce soir… je chuchote pour moi-même.
    - Qu’est-ce qui se passe ce soir ? me demande Embry.
    - D’après Cullen, elle va à une fête. Mais, sa copine lui a prévu des tenues super sexy alors…
    - Alors, soit tu veux la protéger de jeunes hommes en chaleur, commence Sam.
    - Soit tu veux la mater de tes propres yeux… termina Paul.
    - On viendra avec toi, mec, me dit Embry après un hochement de tête en direction de Quil.
    Embry est toujours partant pour aller à une fête, Quil également. Mais Embry, n’étant ni en couple, ni imprégné, peut draguer comme il veut.
    
    Il était vingt-et-une heures passées et avec Quil et Embry, nous venions de sortir de la Push. Nous étions tous les trois partis avec ma Golf en direction de la fête organisée par une certaine Ellie.
    - Alors, tu comptes l’aborder comment ? me demande Embry.
    - Qui a dit que je voulais l’aborder ?
    - Personne. Mais, je pense que pour que personne ne l’aborde, justement, il faudrait peut-être qu’elle soit avec un autre garçon.
    Je reste silencieux et je me gare à quelques minutes de la fête que l’on entend au loin.
    
    Quelques minutes plus tard, nous arrivons tous les trois devant l’entrée de la maison. Personne ne nous accueille, ni ne nous rembarre. Tant mieux. De toute façon, vu nos physiques, personne ne viendrait nous chercher des noises. J’entends alors une chanson qu’un groupe de filles chantent, il me semble. Les Pussycat quelque chose, une bande de filles qui dansent sexy dessus. Je jette un coup d’œil à Embry qui regarde une jeune fille qui est dos à nous et qui danse sensuellement. Jolie. J’hume légèrement l’air, sentant la présence de Charlotte vraiment très près de nous. La jolie danseuse se tourne, mon cœur ratte un battement et j’ouvre la bouche en un O. Au milieu de la piste de danse, la personne qui se déhanchait de manière aussi sexy n’était autre que mon imprégnée. Je lâche un grognement qui fait se tourner Embry et Quil vers moi.
    - C’est Charlotte… je chuchote.
    Avec ce bruit, personne ne m’entend mais je sais que mes meilleurs amis oui.
    - Wouah ! Franchement, elle est super sexy ton imprégnée… me dit Quil, plaisantin.
    - J’avoue qu’elle est super jolie… renchérit Embry.
    
    Je vois alors Charlotte, dans une robe super jolie, sexy mais pas à outrance, blanche et rose qui danse. Elle a les yeux fermés, ses bras sont levés au-dessus de sa tête, son buste bouge de gauche à droite avec lenteur et je constate qu’elle a tout de même une poitrine qui a l’air assez généreuse et Yuma sourit, carnassier. Je continue mon exploration visuelle et me sens gonfler légèrement dans mon pantalon. Je la vois se déhancher de gauche à droite de façon terriblement sensuelle. Elle est magnifique et semble dans un autre monde, se laissant porter par la musique. Ses jambes sont assez longues et ses pieds sont emprisonnés dans des chaussures à talons fermées d’un lacet fin. Je remonte mon regard vers son visage. Je vois ses yeux qui s’ouvrent brusquement. Elle a dû me sentir dans la pièce. L’imprégnation fait déjà son effet sur elle.
    
    Je replonge alors dans cet océan azur que j’ai croisé ce matin. J’entends son cœur qui s’accélère. Malgré le bruit autour de nous, je peux reconnaître le sien. Elle continue de se déhancher sur la piste, ses yeux toujours plongés dans les miens. Je remarque qu’elle s’est maquillé et porte un gloss rose, qui fait penser à de la framboise. Miam… J’avoue qu’elle m’attire vraiment. J’ai tellement envie de m’approcher et de la prendre contre moi, pour la sentir danser et se frotter contre moi. Mais, je ne la connais pas et je ne veux surtout pas la brusquer.
    
    Quelques secondes plus tard, un jeune homme vient lui prendre la main pour l’entraîner autre part et je grogne. Qui c’est lui ? Pour qui il se prend à prendre la main de Mon imprégnée ?
    - Brent ? Mais, qu’est-ce que tu fais ? lui demande-t-elle.
    - Désolé Charlotte. Mais Brooke est malade. Je dois la ramener chez elle.
    - Merde ! Tu l’as fait boire ?
    - Mais non. Tu sais que moi-même je ne bois pas. Alors, la faire boire, c’est hors de question.
    - Pourtant, elle était bien quand on est partis.
    - Je sais mais… je te jure qu’elle n’est pas bien. Tu veux que je te ramène aussi ?
    - Non. Vous m’avez incitée à venir, mais je m’amuse. Prends soin d’elle. Je vais bien trouver quelqu’un pour me ramener.
    - Tu es sûre ? Sinon, je la ramène et tu m’appelles pour que je vienne te récupérer.
    - Non. C’est bon. Merci Brent.
    - Okay. Amuse-toi bien soeurette.
    Elle lui fait une bise sur la joue et je grogne légèrement. Je sais que c’est un baiser innocent et que c’est elle qui l’a fait mais mon loup n’aime pas ça. Il part en direction de sa petite amie qui est à moitié affalée sur un fauteuil et l’aide à se lever. En effet, elle n’a pas l’air dans son assiette. Charlotte se retrouve seule et je décide de me manifester. Embry est allé draguer quelques filles sur la piste et Quil est parti prendre quelque chose à boire.
    
    Je m’approche de la jolie blonde et lui tapote doucement l’épaule. Elle se retourne et semble surprise.
    - Bonsoir, je m’appelle Jacob Black. On s’est croisés ce matin sur le parking du lycée.
    - Bonsoir. Charlotte Davis. Oui, je me souviens. Ravie de te rencontrer.
    Elle me tend sa main, que je m’empresse de serrer doucement. Sa peau douce m’électrise presque. Charlotte me fait un sourire timide.
    - Tu danses vraiment bien tu sais ?
    Je n’ai pas pu m’empêcher de lui rappeler que je la regardais danser presque sensuellement et que j’avais adoré ça. Je la vois alors rougir et cela me fait sourire.
    - Merci. Je me suis laissée porter par la musique c’est tout… Je…
    - Eh bien. C’était vraiment très… plaisant à voir… Est-ce que tu veux boire quelque chose ?
    - Hum… Je veux bien…
    
    Nous nous avançons tant bien que mal vers le genre de buffet-bar installé dans le grand salon. Il y avait quelques saladiers de chips, quelques bols de divers bonbons, des verres en plastiques et quelques bouteilles. Je lui demande ce qu’elle veut boire. Je suis assez étonné quand elle me demande une Smirnoff Ice, je lui ouvre alors une petite bouteille et lui tends. Elle me remercie d’un sourire et je me sers un verre de whisky.
    
    Elle m’entraîne dehors pour qu’on puisse discuter plus calmement sans crier. On se retrouve sur une balancelle, on entend la musique de l’intérieur encore assez fortement, mais on peut discuter tranquillement. Charlotte regarde devant elle, les yeux légèrement dans le vague et je remarque un minuscule grain de beauté sur sa joue droite. C’est trop mignon. Elle boit directement au goulot une gorgée de sa boisson à base de vodka. En une gorgée, elle a déjà avalé presque le quart de sa bouteille. Elle me surprend vraiment car on dirait qu’elle ne se force pas à la boire.
    - Mmm… J’adore ça…
    - Tu n’as pas l’air d’être une personne qui boit de l’alcool pourtant…
    Elle rit doucement et j’ai l’impression que mon cœur s’envole. Je ne voulais pas me laisser avoir par cette saleté d’imprégnation, mais… Yuma semble aux anges d’être prêt de son imprégnée.
    
    - Pourquoi ? Parce que mon père est flic, je ne dois pas boire un peu d’alcool de temps en temps ? Et, il n’est pas au courant que je suis ici.
    - Non. Je… Je ne savais pas que ton père était policier…
    - Il est le second du Chef Swan. Le père de ton amie Bella.
    - Ah… D’accord. Et tu as quel âge ?
    - Seize ans et toi ?
    - Moi aussi.
    - Oh… On dirait pas. Je t’aurais donné dans les vingt ans. Mais, je pense que c’est parce que tu es vraiment grand.
    - Je… C’est dans mes gênes indiens. Certains d’entre nous sommes très grands.
    - D’accord. Tu as des frères ou sœurs ?
    - J’ai deux grandes sœurs qui sont jumelles. Rachel et Rebecca. Et toi ?
    - Une petite sœur, Amber. Tes parents ?
    - Il ne reste que papa. Maman est morte il y a neuf ans dans un accident de voiture.
    Je vois son sourire disparaître. Elle semble triste pour moi. Mais, aucune pitié, seulement de la compassion. Elle pose doucement sa main sur mon genou avec gentillesse.
    - Je suis désolée, souffle-t-elle.
    - Merci. Mais, je ne l’ai pas beaucoup connue. Mes sœurs sont plus grandes et elles sont parties il y a trois ans. Elles avaient trop de souvenirs dans notre maison.
    - J’imagine que toi, l’ayant perdue à seulement sept ans, tu peux rester vivre là. Je comprends qu’elles ne se sentaient pas de rester.
    - Mmm… Et toi, tes parents ?
    - Oh… Oui, ils sont toujours ensemble. Ma mère est infirmière à l’hôpital de Forks. D’ailleurs, ils sont complètement dégoutants à encore se faire des bisous alors qu’on est dans la même pièce qu’eux.
    Cela me fait sourire.
    
    - Et sinon, tu as des matières préférées ? je demande, pour relancer la conversation et la voyant reprendre une gorgée. Je fais de même avec mon propre verre.
    - Tu veux parler des cours ?
    - C’est un sujet comme un autre, je réponds.
    - Eh bien, j’adore la Littérature, la Musique et la langue Française. Et toi ?
    - Le Sport, la Mécanique et un peu la Littérature.
    - Ah oui ? Vous étudiez quoi en ce moment ?
    - « Les Trois Mousquetaires » d’Alexandre Dumas. Et vous ?
    - J’adore le personnage de D’Artagnan et celui de Ketty. J’adore leur romance. Nous, c’est « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand.
    - Et tu préfères quel personnage ?
    - Cyrano, sans hésitation. J’aime tellement son texte. La façon qu’il a de décrire un simple mot en une poésie est magique. Tout à l’heure, je ne sais pas combien j’ai lu et relu sa description d’un baiser.
    J’avoue qu’elle m’impressionne et m’émeut. La voir passionnée en décrivant un personnage laid mais qui a de l’esprit me fait vraiment un drôle d’effet. Je me rends compte de sa révélation sur le texte qu’elle avait lu plus tôt dans l’après-midi. Ce texte sur le baiser qui m’avait donné des frissons quand elle les avait prononcées dans sa voiture.
    
    - Tu es une dévoreuse de livres à ce que je vois… J’aime bien.
    - Ah bon ? Je pensais être quelqu’un de plutôt ennuyeux quand je parle de livres.
    - Bien au contraire. J’avoue aimer également la Littérature mais pas à ce point. Mais, t’entendre parler de la magie des mots est vraiment… rafraîchissant.
    - Mmm… Merci. Et toi la Mécanique ?
    - J’adore ça. Je pense que je voudrais ouvrir un garage plus tard à la Push.
    - La Push ? C’est ta réserve ?
    - Oui. Mais, tu n’y es jamais allée ?
    - En réalité non. J’habite à Forks depuis plus de neuf ans mais je ne suis jamais venue visiter votre réserve.
    - Tu devrais venir voir. Bon, c’est plus petit que Forks et tout le monde se connaît mais la plage est vraiment très jolie.
    - Je pense que j’irais faire un tour. J’ai aussi entendu dire que vous aviez des légendes très intéressantes.
    - Tu t’intéresses aux légendes ?
    - J’avoue que cela m’intrigue. Et en tant que férue de livres fantastiques, je suis persuadée que lire quelques légendes indiennes m’intéresserais encore plus, sachant que ce sont vos croyances.
    - Tu aimes le fantastique ?
    - Une immense fan d’Harry Potter.
    - Donc, je suppose que tu as vu également Le Seigneur des Anneaux ?
    - J’adore, avec Percy Jackson aussi. J’aime bien aussi les séries du même genre, comme Buffy ou Charmed.
    - Buffy ? Tu aimes les trucs sur les vampires ?
    - Ouai. Même si je préfère les loups-garous. Dans Harry Potter, mon personnage préféré est Rémus Lupin, le loup-garou.
    
    Quelle chance pour moi. Elle préfère les loups aux vampires.
    - Mais, tu crois à tout ça ? je demande curieux.
    - J’avoue que certaines choses sont sûrement tirées par les cheveux. Mais, je me plais à croire qu’il y a un monde au-delà de ce que nous pauvres humains, pouvons voir ou sentir. Donc, oui, je crois au fantastique. Si je n’y croyais pas, je pense que je ne lirais pas toutes ces choses sur les créatures fantastiques. Et toi ?
    - Moi ? Eh bien… Comme tu l’as dit un peu plus tôt, nos légendes font partie de nos croyances donc oui.
    - J’ai entendu dire que dans les tribus indiennes, vous êtes toujours liés à un animal totem. Chez vous c’est lequel ?
    - Le loup.
    - Mon animal préféré… Toujours en meute, à protéger sa famille, il apprend, transmet aux autres et est loyal. En plus, les loups sont magnifiques.
    - Tu as l’air de t’y connaître en loup… je souffle, sidéré.
    - J’avoue que j’aime beaucoup cet animal majestueux. Tu savais qu’ils avaient une hiérarchie entre eux qui ne faiblit jamais ? Il y a d’abord le chef, l’Alpha. Il a toujours un second, son Bêta, qui protège ses arrières et met les autres au pas si l’un d’eux conteste les ordres de l’Alpha.
    Wouah ! Elle me surprend de minute en minute. Non seulement elle s’y connaît en fantastique, mais également en loup. Elle sait vraiment utiliser les mots et cela me donne quelques frissons.
    - Hum… Charlotte…
    - Oui ?
    - Tu penses qu’un Alpha doit avoir une compagne spécifique pour être plus fort ?
    Je la vois réfléchir quelques secondes. Elle est trop belle.
    - Normalement, d’après ce que j’ai lu, un mâle alpha doit être avec une femelle oméga pour procréer une descendance plus puissante au fil des années.
    - Une oméga ?
    - Oui. En réalité, l’alpha signifie premier et oméga le dernier. Ensemble, ils peuvent créer un genre d’être suprême.
    
    Je reste silencieux face à ses révélations. Cela pourrait peut-être nous aider à comprendre, avec la meute, la raison pour laquelle je me suis imprégné d’une fille étrangère à la tribu. Mais, je dois avouer que je suis impressionnée par ses connaissances et par sa manière de parler. Peut-être que c’est son pouvoir… Les mots et la connaissance… Même si cela n’a rien à voir avec le surnaturel. Le futur nous le dira.
    
    Fin PDV Jacob
    

Texte publié par Soso-Wolves, 9 décembre 2017 à 15h43
© tous droits réservés.
Commentaire & partage
Consulter les commentaires
Pour réagir â ce chapitre et poster une review, veuillez vous identifier ou vous inscrire !
«
»
Tome 1, Chapitre 4 Tome 1, Chapitre 4
LeConteur.fr Qui sommes-nous ? Nous contacter Statistiques
Découvrir
Romans & nouvelles
Fanfictions & oneshot
Poèmes
Foire aux questions
Présentation & Mentions légales
Conditions Générales d'Utilisation
Nous contacter
Espace professionnels
Un bug à signaler ?
931 histoires publiées
446 membres inscrits
Notre membre le plus récent est Dendroespine
LeConteur.fr 2013-2018 © Tous droits réservés