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Tome 2, Chapitre 8 Tome 2, Chapitre 8
La fin de la semaine arriva, et Lyria n’avait pas revu sa sœur. Pas une seule fois. Personne ne l’avait vue, en fait. Lyria commençait à se demander si elle avait quitté Poudlard, ou choisi de continuer ses études à la maison. Ou pire, à Beauxbâtons. La peur grandissait dans le cœur de Lyria, mais elle n’arrivait pas à poser la question aux personnes concernées. Elle ne voulait pas en parler à Minerva McGonagall. Pas alors que celle-ci s’extasiait sur ses progrès la veille, alors qu’elle réussissait à effectuer tous les sorts imposés les uns après les autres.
    
    Elle n’avait pas non plus envie d’aller embêter — une nouvelle fois — le professeur Dumbledore avec ses problèmes. Elle avait l’impression d’en avoir assez fait comme ça. Et, ce n’étaient ni au professeur Slughorn ni au professeur Flitwick de gérer ses petits soucis. En fait, ce n’était à personne d’autre qu’elle.
    
    Du coup, elle attendit patiemment la fin des cours. Michael essaya de la faire venir pour un nouvel entrainement, mais elle mentit en disant qu’elle avait un cours de défense contre les forces du mal à rattraper, car elle n’avait pas été attentive. La demoiselle lui promit cependant qu’elle serait fidèle au poste le lendemain, pour passer l’après-midi à faire la course sur les balais et à continuer à chercher quel poste serait celui qui lui conviendrait le mieux pour l’équipe de Quidditch.
    
    Quand elle lui avait fait part de ses cours particuliers de métamorphose et qu’elle s’était inquiétée des entrainements de Quidditch, Michael lui avait simplement dit qu’il suffirait de les mettre à d’autres moments. Lyria avait été soulagée d’entendre ça. Elle espérait que tout cela allait pouvoir se concrétiser : elle avait remarqué qu’elle fonctionnait mieux quand elle était occupée à chaque seconde de sa vie par des tâches aussi différentes qu’intéressantes.
    
    Quoi qu’il en soit, ce soir c’était une tâche importante qui l’attendait. Elle grimpa dans les étages pour aller chercher sa carte magique. Elle l’activa et chercha le nom de sa sœur dans chaque recoin, une nouvelle fois. Ensuite poussa un soupir et elle se dirigea vers l’entrée du dortoir. Elle descendit jusqu’au cinquième étage et elle se rendit dans l’étrange couloir sombre qui lui donnait accès à la fontaine de Vision.
    
    Elle s’assit devant la porte, et elle resta à l’observer durant de longues minutes, hésitante. Le professeur Dumbledore lui avait dit à quel point cela pouvait être dangereux pour elle. À quel point elle pouvait se perdre dans ces visions. Allant jusqu’à en mourir, si jamais elle se retrouvait perdue dans cette étrange façon qu’elle pouvait avoir de voir par les yeux des autres. Elle hésitait. Vraiment. Mais, où était Melia ? Elle ne pouvait pas… tout simplement rester comme ça, dans l’attente d’une réponse. Et si Melia séchait les cours, autant ne pas prévenir sa mère.
    
    Elle rouvrit sa carte du maraudeur et elle chercha une nouvelle fois le nom de sa sœur dessus. Au lieu de cela, elle tomba sur celui d’Eglantine Rosier. Les deux cours supplémentaires qu’elle avait eus avec sa grand-mère n’avaient fait qu’augmenter son aversion pour la vieille femme. Mais alors qu’elle était là, en train de se demander si elle allait utiliser la fontaine, une autre idée germa dans son esprit.
    
    Melia et elle s’étaient tout simplement éloignées l’année précédente. Melia avait toujours été une suiveuse, par rapport à sa sœur. Le genre de personne à baser son avis et ses gouts sur ceux de son entourage. Ça avait toujours été ainsi. Et, maintenant qu’elle était séparée de son modèle principal, à savoir Lyria… qui avait-elle pu imiter ?
    
    La nouvelle figure forte de la famille.
    
    Lyria se redressa d’un coup et elle effaça la carte du maraudeur. Quelques secondes plus tard, elle se dirigeait vers le premier étage où était installée la salle de classe du professeur d’éthique. Elle sentait la moutarde lui monter au nez. Elle avait l’impression que sa grand-mère avait monté la tête de Melia. Qu’elle lui avait fait croire… Croire quoi au juste ? Elle s’immobilisa devant la porte, le bras levé, prête à frapper. Mais, elle n’en fit rien. Elle laissa retomber sa main.
    
    Cette fois, elle allait réfléchir avant de parler. Lyria ferma les yeux durant quelques secondes. Elle tenta de calmer son cœur qui battait à cent à l’heure dans sa poitrine. Elle rouvrit les yeux et elle sut quelle approche adopter. Ce n’était pas si compliqué que ça, au fond, d’être diplomate. Et d’éviter de mettre les pieds dans le plat.
    
    Elle frappa trois coups à la porte. Attendit sagement qu’on lui dise d’entrer. Si sa grand-mère était à ce point accroc aux convenances, elle allait lui en donner, des convenances. Elle entra dans la pièce et s’immobilisa à un mètre de sa grand-mère.
    
    « Lyria, » dit celle-ci, visiblement surprise. « Que faites-vous ici mon enfant ? »
    « Je voulais vous souhaiter un bon week-end, » répondit Lyria avec un léger sourire. « Et vous demander si vous aviez vu Amelia ? Je ne l’ai pas croisée une seule fois de la semaine, j’aimerais savoir comment se passent ses cours. »
    
    Eglantine Rosier resta silencieuse quelques secondes. Elle observa sa petite fille et elle déposa sa plume dans son encrier. D’un geste, elle incita Lyria à s’installer à un pupitre. La jeune fille obéit et s’assit bien droite. Tellement droite que son dos lui faisait mal.
    
    « Amelia a demandé à étudier à Beauxbâtons cette année. Elle ne vous l’a pas dit ? »
    
    Lyria avait toujours autant de mal à l’idée de vouvoyer une personne de sa famille. Mais bon, elle n’avait pas vraiment le choix : sa grand-mère ne supportait que ce moyen de s’adresser à elle. La jeune fille prit donc le temps de réfléchir à ses prochains propos, les formulant d’abord dans sa tête avant de les prononcer à haute voix.
    
    « Est-ce à cause de ce qu’il s’est passé l’année dernière ? Quand elle a été… embêtée par les autres étudiants de sa maison ? »
    « C’est probable, en effet. Amelia sera bien mieux là-bas. L’école n’a pas le même standing que Poudlard. J’espère que vous reviendrez sur votre choix de vous rendre dans ma belle école pour poursuivre vos études, Lyria. »
    
    Ça, c’était autant probable que d’imaginer le jour où elle apprécierait sa grand-mère. Mais bon. Personne n’interdisait à Eglantine Rosier de rêver. Lyria lui fit un sourire légèrement crispé, essayant de réfléchir à la meilleure façon de présenter les choses. Mais, on ne lui laissa pas le temps de répondre.
    
    « J’ai rendez-vous avec le professeur Dumbledore, Lyria. Mon année ici sera avant toute chose une enquête conjointe des ministères français et anglais pour déterminer pourquoi le niveau de Poudlard a autant baissé les dernières années. Vous devriez aller rejoindre vos amis pour dîner. »
    
    Lyria se retrouva sur le palier, sans savoir quoi penser de cette rencontre. Au moins, elle n’aurait pas à s’inquiéter pour Melia une fois celle-ci disparue dans la salle commune des Serpentards. Elle réfléchit un instant et secoua la tête. L’idée de s’entrainer avec les autres pour les sélections de Quidditch la tentait soudainement beaucoup plus. Faisant fi, une nouvelle fois, du tremblement dans sa main, elle se dirigea en courant vers le terrain de Quidditch.
    
    
    

Texte publié par louha, 7 novembre 2017 à 19h40
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