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Tome 2, Chapitre 5 Tome 2, Chapitre 5
La journée finit par passer sans que personne n’ait la moindre information sur ce cours d’éthique. Les étudiants des années supérieures qui avaient eu affaire à ce nouveau professeur se contentaient de lever les yeux au ciel quand on leur posait la question de ce qu’on y apprenait. Et, visiblement, personne n’avait envie d’en parler tout court.
    
    Les premières années se dirigèrent donc devant la nouvelle salle, au premier étage, sans avoir la moindre idée de ce qui les attendait. Autant dire qu’avoir l’impression qu’ils allaient de faire manger par un dragon ne les aidait pas à avancer dans le couloir. Finalement, la porte de la salle s’ouvrit et le professeur du cours d’éthique sortit dans le couloir. Lyria se figea, les yeux ronds.
    
    Sa grand-mère se tenait devant les Serdaigles, une expression sévère sur le visage.
    
    « Alors, vous avancez ? »
    
    Sa voix était sèche. Lyria saisit la main de Bella et la serra tout fort, l’estomac noué. Depuis la soirée où elle avait découvert que sa grand-mère faisait de la magie noire, Lyria l’avait évitée encore plus qu’avant. Si elle n’avait aucune idée de ce en quoi consistait cette magie de manière précise, elle se doutait bien que ça devait être des choses interdites. Malfaisantes. Dans les romans pour moldus qu’elle lisait, les adeptes de ce genre de magie finissaient toujours mal. Bon, d’un autre côté, la vision qu’avaient les moldus de la magie n’était pas forcément très réaliste. Mais, cela ne voulait pas dire qu’ils n’avaient pas raison au moins là-dessus.
    
    La jeune sorcière eut un pas de recul. Mais, les autres étudiants avançaient, et Bella serra sa main pour la tirer en avant et l’emmener dans la salle de classe. Elles s’installèrent au fond de la pièce et sortirent leurs plumes et leurs parchemins. Lyria avait envie de disparaitre dans un trou de souris. Elle qui était si heureuse, quelques jours plus tôt, de revenir à Poudlard et de laisse ses soucis dans son dos… Voilà qu’elle se les prenait à nouveau en pleine face. Et, pour être franche : elle aurait préféré faire face à un troll.
    
    Lyria baissa les yeux sur sa fiche, pendant que le professeur faisait l’appel de la quinzaine d’étudiants qui composaient les secondes années de Serdaigle. Lyria leva la main à l’énoncé de son nom, sans oser croiser le regard d’Eglantine Rosier.
    
    « Bien. » Fit celle-ci en laissant son regard de chouette passer sur les rangs. « Je suis le professeur Rosier. Vous pouvez vous adresser à moi en m’appelant “Madame” ou “Professeur Rosier”. Je serais votre professeur d’Etique pour cette année scolaire. Savez-vous ce qu’est l’éthique ? »
    « Non », répondit une voix dans la salle.
    « Dans mon cours, on lève la main avant de parler et on attend l’autorisation de son professeur. Dix point en moins pour Serdaigle. »
    
    Un silence pesant répondit à cette affirmation. Lyria tourna la tête pour échanger un regard avec Bella, qui était dans le même état qu’elle. La jolie rousse fronça le nez, faisant ressortir ses taches de rousseur et elle leva les yeux au ciel. Lyria fit une moue équivalente et elles retournèrent leur regard vers la grand-mère de Lyria qui avait recommencé à parler.
    
    « L’éthique est l’étude de tout ce qui concerne la morale. Mais il s’agit aussi d’un ensemble de principes de bonne conduite. J’ai eu l’occasion d’étudier Poudlard durant quelques jours l’année dernière et j’ai été absolument horrifiée de voir à quel point vous, jeunes gens, qui êtes l’avenir de notre monde étiez mal élevés. »
    
    Lyria serra les poings sur la table. C’était n’importe quoi. Sa grand-mère n’était venue là que pour une seule et unique raison : faire tomber Poudlard. Ce cours n’était qu’un moyen d’arriver à ses fins. Tout cela à cause d’une lettre envoyée par la demoiselle. Une stupide lettre inutile qu’elle aurait dû adresser au professeur Dumbledore. Ou bien à Remus. Elle ferma les yeux et mit les coudes sur le bureau enfouissant sa tête dans ses mains. Vraiment, quelle idiote elle avait été ! Ah, elle était belle, la Serdaigle !
    
    « Mademoiselle Black, le maintien d’une jeune fille n’est certainement pas celui que vous avez actuellement. »
    
    Lyria releva les yeux vers sa grand-mère, une remarque bien sentie au bout des lèvres. Mais, en voyant l’air sévère sur le visage ridé de sa grand-mère, son regard hautain et le pincement de ses lèvres trop fines… Elle se contenta de se redresser, de garder le dos droit et de tendre la tête vers le plafond, imitant le maintien de la vieille femme. Elle vit les narines de celle-ci s’écarter légèrement et elle hocha la tête.
    
    « Mieux. »
    
    Lyria lui fit un sourire alors qu’elle se détournait et lui tira la langue dès que la vieille femme eut fait deux pas. Lyria l’observa avec l’impression que c’était la première fois qu’elle la voyait. Grande, squelettique, elle portait une superposition de robes couleur sang qui lui donnaient l’air d’une succube. Lyria observa son chignon strict dont aucune mèche ne sortait, la peau décharnée qui pendait sur son cou… Autrefois, Eglantine Rosier avait dû être belle. Mais, ce temps était révolu depuis longtemps, et son corps avait été abîmé par les années qui passaient. Malheureusement pour elle, très certainement, son corps était désormais à l’exacte image de sa personnalité : sec et sans vie.
    
    Pour la toute première fois, Lyria eut peur. Peur de cette femme avec qui elle partageait son sang. Et si… Et si elle tournait pareille ? Ou Melia ? Ou pire. Et si leur mère finissait comme cette femme sans cœur ni scrupules ? Est-ce que c’était ça, la magie noire ? Lyria avala sa salive avec difficultés. Sa bouche était sèche. Totalement sèche. Elle avait l’impression que le Mal s’était introduit en elle et qu’elle ne pourrait jamais réussir à le combattre.
    
    Elle n’écouta pas un seul mot du cours. Elle ne vit pas Lisa Turpin devenir la petite chérie d’Eglantine Rosier. Elle n’entendit pas Bella répondre aux questions du nouveau professeur. Son esprit était vide. Elle avait l’impression qu’elle allait s’évanouir d’une seconde à l’autre. Elle ne nota pas non plus la liste de devoir sans fin qu’il y avait à faire pour le prochain cours.
    
    Lorsqu’enfin les étudiants furent libérés pour la soirée, elle se leva la première et elle sortit de la pièce, se dirigeant vers le bureau du professeur McGonagall. Mais, elle n’y arriva jamais.
    

Texte publié par louha, 4 novembre 2017 à 15h10
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