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Tome 2, Chapitre 3 Tome 2, Chapitre 3
Une fois arrivée dans sa chambre, Lyria avait totalement oublié le tremblement dans sa main. Et, comme elle n’avait rien écouté du discours du professeur Dumbledore, elle n’avait aucune idée de ce qu’il s’y était dit. Elle espérait qu’elle n’avait pas loupé une information importante. Ce qui l’avait frappée, par contre, avait été l’état des couloirs alors qu’elle montait dans les étages jusqu’à la tour des Serdaigles : tout était propre. Reluisant de propreté, même. Les armures brillaient comme jamais. Il n’y avait plus aucune toile d’araignée nulle part. Même le sol semblait avoir été récuré pendant des heures.
    
    Mais, elle était à peu près sûre d’avoir le temps de voir tout ça plus tard. Elle salua ses camarades de maison dans la salle commune, puis elle grimpa les escaliers en direction des chambres.
    
    Au pied de son lit attendait sagement sa valise. La caisse de son chat avait été ouverte, et Vampire s’était allongée de tout son long sur le lit. Elle se mit à ronronner en voyant sa maitresse. Lyria lui accorda quelques caresses avant de se relever pour aller poser son balai contre le mur. Elle avait hâte de pouvoir l’essayer sur le terrain de Quidditch. Les champs autour de Godric’s Hollow étaient parfaits, mais elle n’avait pas pu faire beaucoup de figures, de peur d’être vue par un moldu qui passait par là. Et puis, avec sa grand-mère pour surveiller chacun de ses gestes, autant dire qu’elle n’avait pas osé s’éclipser longtemps de peur de subir un sermon interminable.
    
    Elle laissa ses doigts courir sur le bois laqué du Nimbus 2001 et eut un sourire ravi. Sa vie était ici. À Poudlard. Avec Bella, Harry, Ron et tous les autres. Elle ne voulait plus jamais rentrer chez sa mère. Si c’était pour subir une grand-mère acariâtre, une sœur qui l’ignorait, des inconnus glauques au possible, et une mère qui ne voyait pas ce qu’il se passait autour d’elle… Non merci.
    
    La jeune Serdaigle ouvrit ensuite sa malle. Elle sortit avec soin tous ses livres de cours pour les ranger sur la petite étagère à côté de la fenêtre. Elle les aligna tous, et rangea sur la plus basse son stock de parchemins et de plumes neuves. Ensuite, elle enfila son pyjama et se glissa sous la couette. Elle dut se battre avec Vampire, qui voulait profiter de l’oreiller moelleux. Le chaton, qui avait presque atteint sa taille adulte, lui donna un coup de patte ou deux, et tenta de la pousser avec sa tête pour avoir la place. Finalement, Lyria la saisit par la peau du cou et la jeta au pied du lit.
    
    Avec un coup de baguette magique, elle ferma les tentures du lit. Et elle sombra dans le sommeil presque immédiatement.
    
    Cette nuit-là, elle fit d’étranges rêves, où sa grand-mère se transformait en dragon qui la poursuivait pour la dévorer. Elle se réveilla en plein milieu de la nuit, tremblante et couverte de sueur. Elle se redressa dans son lit et sortit de la pièce, ses pieds glacés par la fraicheur du sol. Elle raviva le feu qui couvait dans la cheminée d’un coup de baguette magique et elle se blottit sur le tapis, juste devant, attendant que cette étrange impression de danger imminent ne disparaisse.
    
    La main qui tenait sa baguette tremblait à nouveau. Lyria n’avait aucune idée de pourquoi. Elle saisit son poignet de la main droite. Elle pinça les lèvres et observa le poignet avec l’impression qu’il se passait quelque chose de grave.
    
    Elle remonta dans la chambre et enfila une paire de pantoufles. Elle s’enroula dans sa cape de sorcière et elle prit sa carte du maraudeur dans sa valise. Sans un bruit, elle redescendit jusqu’à la salle commune.
    
    « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises, » murmura-t-elle en tapant sur la carte avec sa baguette.
    
    Quelques secondes plus tard, la carte était recouverte d’encre. Elle observa les couloirs vides, et son doigt se posa sur le bureau du Professeur Dumbledore. Là, le directeur de l’école faisait les cent pas, tournant en rond dans la pièce.
    
    Lyria se redressa et elle sortit de la salle commune. Elle descendit dans les étages, éclairée par sa baguette, jusqu’à la gargouille qui gardait l’entrée. Elle resta immobile quelques secondes, réfléchissant au mot de passe que le professeur pourrait avoir mis. L’année précédente, c’était « sorbet citron ». Est-ce qu’il l’avait déjà changé ?
    
    « Sorbet Citron, » tenta-t-elle avec une grimace ?
    
    Non. Ce n’était pas ça. Elle sortit la carte de la poche de sa cape et elle posa son doigt sur l’entrée du bureau, en espérant que la carte allait lui donner le mot de passe. Mais, il ne se passa rien. Rien du tout.
    
    « Pomme d’amour ? Scarabée en gelée ? Schtroumpf ? Crocodiles en gélatine ? »
    
    Sur ce dernier mot, la gargouille pivota. Lyria grimpa les escaliers en colimaçon et elle s’immobilisa devant la porte à proprement parler du bureau. Elle inspira un grand coup, se demandant ce qu’elle faisait là, et puis elle frappa trois coups à la porte. Elle rangea la carte dans sa poche et elle éteignit sa baguette. Au bout de quelques secondes, la voix du professeur Dumbledore lui indiquait qu’elle pouvait entrer.
    
    « Bonsoir professeur. »
    
    Elle resta à l’entrée de la pièce, sa main tremblait toujours, alors elle la cacha dans son dos. Dumbledore ne semblait pas surpris par sa visite. Il lui désigna un fauteuil et Lyria s’y assit, sans trop savoir quoi dire.
    
    « Comment se sont passées tes vacances, Lyria ? » demanda le professeur en s’installant de l’autre côté du bureau.
    « Bien, je crois… »
    « Tu crois ? »
    « Melia ne m’a pas parlé de l’été. Et ma grand-mère… C’est un tyran. J’aurais préféré rester ici, professeur. J’aurais pu travailler tranquillement au moins. »
    « Ta sœur a été profondément blessée par ce qu’il s’est passé l’année dernière avec ses camarades de maison. Je sais qu’il lui a été proposé de continuer ses études en France, mais elle a refusé. »
    « Pourquoi ? Elle y aurait été tranquille. Personne ne connait notre père là bas. »
    « Il faudra le demander à Amelia directement. »
    
    Lyria baissa les yeux vers ses genoux. Elle avait envie de poser la question à Melia, mais celle-ci semblait impossible à trouver. Elle ne l’avait vue qu’aux repas à la maison, et là… il y avait trop d’endroits où se cacher. Et même avec la carte du Maraudeur, elle n’était pas sûre d’arriver à la trouver.
    
    « S’est-il passé quelque chose de particulier pour que tu appelles ta grand-mère un “tyran” ? »
    
    Lyria hésita une nouvelle fois. Le tremblement dans sa main s’intensifia en pensant à elle et elle posa sa main droite sur la gauche pour l’arrêter.
    
    « Elle fait de la magie noire avec des gens qui me font des frissons dans le dos. Et je ne suis pas sûre que maman soit au courant… Ou qu’elle soit capable de lui dire que c’est mal. »
    « Là est toute la nuance, Lyria. Ta grand-mère est un personnage important en France, issue d’une très longue lignée. Sa famille règne sur la France comme s’ils étaient des royaux depuis des siècles. Il sera difficile de lui faire comprendre que sa vision des choses n’est pas la bonne. »
    
    Lyria se passa une main dans les cheveux et réprima un bâillement. Elle leva les yeux vers le professeur qui semblait perdu dans ses pensées.
    « Professeur. L’an dernier, vous m’avez dit que la fontaine était dangereuse… Et puis ensuite vous m’avez poussé à y boire pour avoir des informations sur ce que ma grand-mère préparait. »
    « La fontaine est un ancien artefact. Elle choisit ceux qui sont dignes de l’utiliser. Mais il faut, comme pour toute magie, savoir le faire avec discernement. »
    « Est-ce que ça risque de me faire du mal ? »
    « Oui. Si tu l’utilises trop souvent, il est possible que tu t’y perdes et oublies la réalité. Certains peuvent en mourir. Tu as vu combien tu étais fatiguée après chaque utilisation, n’est-ce pas ? »
    « Et c’est tout ? »
    « Avec la magie, on ne peut jamais savoir. »
    
    Lyria baissa les yeux vers sa main et elle hocha la tête. Elle se redressa et elle sourit au professeur. Elle avait décidé d’attendre, de ne pas lui en parler. Son problème à la main… Il ne pouvait pas être lié à la fontaine. Cela devait être autre chose. Elle le salua et retourna dans son dortoir pour aller dormir.
    

Texte publié par louha, 1 novembre 2017 à 14h49
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