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Tome 2, Chapitre 12 Tome 2, Chapitre 12
Une semaine plus tard, le premier match de Quidditch avait lieu. Lyria se leva avec l’estomac totalement noué. Elle ne voulait plus jamais manger de toute sa vie tellement la simple idée lui donnait envie de vomir. Elle dut cependant verser les trois gouttes de sa potion dans un grand verre d’eau et les avaler, malgré la nausée qui lui tordait le ventre.
    
    Elle resta assise à écouter les autres raconter comment ils allaient battre Serpentard. Harry et Ron vinrent encourager la jeune attrapeuse en déjeunant à côté d’elle, porteurs d’écharpes aux couleurs bronze et bleues. La rivalité entre Serpentard et Gryffondor n’était plus à refaire, et la façon dont Pansy Parkinson avait traité Melia s’était répandue comme une trainée de poudre depuis que Lyria en avait parlé à Harry. Pansy était désormais une paria, même au sein de sa propre maison, et tous ceux qui le pouvaient l’évitaient.
    
    Alors, ce match contre les Serpentards, tout le monde voyait ça comme la vengeance de Lyria pour sa sœur. Et, malheureusement pour elle, ça lui rajoutait encore plus de pression sur les épaules. Elle espérait que cela se passerait de la même manière que d’habitude quand elle monterait son balai. Elle espérait qu’elle oublierait tout ce qu’il se passait sur terre au profit d’un calme olympien.
    
    Finalement, Michael lui tapa sur l’épaule et elle fut entrainée par le reste de l’équipe en direction des vestiaires des Serdaigles. Là, elle ajouta par-dessus l’épais pull en laine bleu et bronze la cape portant son numéro et son nom. Elle attrapa son balai, et quelques minutes plus tard, elle était face à Michael qui leur parlait de l’importance de gagner ce match. Elle n’écouta pas un mot.
    
    Elle était concentrée sur le bruit de la foule dehors. Les gens qui scandaient des chansons, les noms des équipes et des joueurs. Le brouhaha qui emplissait de plus en plus les gradins lui faisait peur. Elle finit par fermer les yeux et par attendre quelques secondes. Elle se racla la gorge.
    
    « Allez. On y va. »
    
    La voix de Michael la ramena au présent. Elle suivit les autres, le cœur battant. Son regard ne quitta pas le sol. Elle avait l’impression qu’elle allait réellement être malade si elle regardait combien de personnes étaient venues pour la voir se planter.
    
    Elle monta sur son balai et, au coup de sifflet de madame bibine, elle s’envola. Elle continua à regarder le sol jusqu’à ce qu’elle se soit habituée au brouhaha qui l’entourait. Alors, elle se décida à regarder qui était là. Elle se doutait que Harry et Ron devaient être dans les gradins mais… elle ne s’attendait pas à ce qu’il y ait autant de monde. Une grande partie des étudiants avaient des écharpes ou des fanions bleus et bronze. Un sourire s’étala sur les lèvres de la jeune Serdaigle et elle se sentit soulagée. Personne n’allait rire d’elle.
    
    Elle reporta son attention sur le match en lui-même. Au sol, Marcus et Michael, les deux capitaines, venaient de se serrer la main et ils grimpaient sur leurs balais. Madame Bibine lâcha alors le vif d’or, les cognard et elle prit le souaffle. Elle grimpa sur son balai et, après un nouveau coup de sifflet, elle le lança en l’air. Le match pouvait commencer.
    
    Lyria se mit donc à faire des cercles au-dessus des autres joueurs. Elle cherchait son vif d’or. Elle essayait de ne pas regarder le match, mais au vu de la brutalité des Serpentards et des cris de douleur de ses camarades, ça lui semblait difficile. Elle faillit se prendre un cognard au bout de deux minutes de jeu, lancé par le batteur adverse.
    
    Au bout de cinq minutes de jeu, voyant qu’ils n’arriveraient pas à marquer avec Michael toujours à l’aguet du moindre souaffle qui s’approchait de lui, Marcus emprunta la batte d’un de ses coéquipiers et lui envoya un cognard en pleine tête. Le gardien tomba en piqué jusqu’au sol, laissant le champ libre aux Serpentards pour marquer trois points les uns derrière les autres.
    
    Lyria poussa un grognement de rage, imitée par la foule. Ne voyant pas le vif d’or, elle descendit en piqué et attrapa la balle en cuir juste avant qu’elle n’entre dans le cerceau. Son regard empli de rage croisa celui du Serpentard, et elle envoya le souaffle à Bella. Si Marcus pouvait se la jouer Batteur, il ne devait pas y avoir une règle qui lui interdisait de remplacer le gardien le temps qu’il remonte sur son balai.
    
    Marcus la jaugea du regard durant quelques secondes, et un sourire sadique se dessina sur ses lèvres, comme s’il allait lui faire du mal. Avec ses dents tordues qui se chevauchaient, cela lui donnait un air particulièrement retord. Mais, Lyria s’en fichait. Elle fit un looping quand Bella marqua un point, imitée presque immédiatement par Pénélope Deauclaire, la préfète.
    
    Et puis, elle rendit sa place à Michael, qui revenait avec un bandage autour de la tête, mais l’air aussi féroce que le sien.
    
    « Le Vif D’or, Black », lâcha-t-il en la voyant devant les buts.
    
    Lyria hocha la tête et elle s’envola. Elle se remit à imiter Draco, l’attrapeur adverse, et à tourner autour du terrain. Jusqu’à ce qu’elle le voie. Le vif d’or était juste à côté de la tête de Marcus. Un sourire s’étala sur ses lèvres et elle se pencha en avant. Le balai accéléra. La voix de Lee Jordan, le commentateur, lui parvint aux oreilles.
    
    « Black semble avoir vu quelque chose. Elle fonce droit sur Flint, le capitaine des Serpentards… est-ce le vif d’or ou bien veut-elle lui faire payer d’avoir envoyé dans les roses Corner ? Flint esquive l’attrapeuse des Serdaigles de justesse et… oh elle descend en piqué. C’est le vif d’or. Malefoy tente d’imiter Black mais il a du retard… L’attrapeuse des Serdaigles évite un cognard de justesse lancé par le batteur de Serpentard… On dirait qu’en plus d’être super jolie, elle est aussi habile avec un balai. Je n’ai jamais vu personne voler comme ça. Aie. Pardon Professeur… Black vire à droite, elle esquive un autre cognard et… oui, c’est le vif d’or ! SERDAIGLE GAGNE. Cent-soixante-dix points contre cinquante. »
    
    Lyria remonta en flèche, la main tendue au-dessus de sa tête. Les ailes du Vif d’or la chatouillaient. Mais, elle ne ressentait rien d’autre que le bonheur d’avoir réussi. La foule en liesse scandait son nom de famille. Elle s’immobilisa devant la tribune des professeurs, un sourire étalé sur ses lèvres. Le professeur Dumbledore était debout, comme une grande partie des professeurs. Tous l’applaudissaient.
    
    Une pensée la frappa à cet instant. Poudlard était réellement l’endroit où elle devait être. C’était sa place. Son héritage. Si Melia n’avait pas compris ça, tant pis pour elle. Si sa mère était suffisamment bête pour se laisser manipuler, tant pis pour elle. Si sa grand-mère était suffisamment folle pour plonger dans la magie noire, tant pis pour elle. Elle avait survécu à son premier véritable match de Quidditch. Elle pouvait survivre à tout. Et, en cet instant, elle était prête à se battre pour obtenir ce qu’elle voulait.
    

Texte publié par louha, 12 novembre 2017 à 11h28
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