LC logo
Découvrir     Romans & nouvelles     Fanfictions     Poèmes     Blog     Forums
Connexion
Bienvenue visiteur !
Se connecter ou S'inscrire
Pourquoi vous inscrire ?
«
»
Tome 2, Chapitre 11 Tome 2, Chapitre 11
Dans le couloir, Lyria bouscula Xavier sans même le voir. Elle n’entendit pas non plus les rires de ses amis. Elle ne se retourna pas pour voir les garçons échanger des regards amusés. Elle fonça au cinquième étage et elle se rendit tout droit dans la pièce de la fontaine de vision. Elle claqua la porte dans son dos et s’y laissa glisser, les yeux fermés.
    
    Elle était bouleversée. Totalement. Les Voix l’entourèrent de leur chaleur et de leur bienveillance. Elle eut l’impression d’être à nouveau aimée. Heureuse. À sa place. Lyria ferma les yeux et elle se laissa faire. Elle les laissa panser ses blessures invisibles et les larmes se mirent à couler le long de ses joues. Elle posa la tête sur ses genoux, avec l’impression qu’elle était dans les bras d’une personne bienveillante.
    
    Elle pleura sur tout ce qu’il s’était mal passé depuis deux ans. Elle pleura pour sa sœur, pour tout ce qu’elle avait subi. Elle pleura sur ses erreurs passées. Sur cette lettre qu’elle avait écrite et qui n’avait provoqué que des ennuis. Sur son incapacité à accepter les choses qu’elle faisait et à évoluer avec. À grandir avec. Elle sanglota sur la façon dont elle ne faisait qu’empirer les choses à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche. Elle avait l’impression d’être au mauvais endroit. Dans la mauvaise maison.
    
    Oh ça, elle était intelligente. Mais elle était incapable de prendre les bonnes décisions. Sage ? Certainement pas. Réfléchie ? Encore moins. Elle avait envie de foncer. D’avancer. De se jeter en avant, la tête la première dans sa vie. Elle n’avait rien à faire à Serdaigle.
    
    Elle passa deux bonnes heures à se laisser aller. Et puis, elle se redressa. Cette fois, elle allait aller voir le professeur Dumbledore. Elle allait lui dire… qu’elle voulait repasser le test. Qu’elle voulait recommencer la répartition. Et s’il refusait… alors elle irait à Beauxbâtons. Ça ferait plaisir à sa grand-mère. Là-bas, elle serait très certainement répartie dans une maison qui serait bien plus à son image. S’il existait des maisons, là-bas. Elle n’en savait rien. Personne ne lui avait expliqué le fonctionnement de Beauxbâtons. Pouvait-elle y aller ?
    
    Elle y retrouverait sa sœur, aussi. Elle lui ferait tenir ce serment qu’elle avait fait à Noël de l’année précédente. Tout ce qu’il s’était passé depuis n’avait été qu’un cauchemar dont elle espérait s’éveiller rapidement. Mais elle ne le pouvait pas. Vraiment pas. Parce que c’était la réalité, et non une magie étrange dans laquelle elle était piégée. Lyria aurait aimé pouvoir tout recommencer. Repartir d’un an en arrière. D’oublier tout ce qu’elle avait vécu et de recommencer.
    
    Mais, à part lancer un sortilège d’amnésie à toute l’école, cela ne serait pas possible. Du tout. Alors, elle se redressa. Elle ignora les voix qui tentaient de la pousser vers le bassin et elle ressortit de la pièce, les yeux rougis. Elle se rendit immédiatement dans la salle commune des Serdaigles où elle s’allongea sur son lit, Vampire collée contre elle. Elle prit un livre de cours et elle l’ouvrit. Mais elle ne réussit pas à en lire une seule ligne. Les mots dansaient devant ses yeux. Les lignes se mélangeaient. Et sa main… Sa main tremblait toujours. Il lui semblait impossible qu’elle ne s’arrête, désormais.
    
    Lorsque Bella entra dans la pièce pour lui parler, elle agita sa baguette et elle referma les rideaux de son lit. Elle ne voulait pas lui parler. Elle ne voulait pas non plus parler à Padma. Et encore moins à Lisa. Elle finit par jeter un sortilège de sourdine aux rideaux pour avoir l’impression d’être seule au monde.
    
    Qu’on la laisse un peu tranquille.
    
    Elle avait une décision à prendre. Elle devait faire un choix. Un véritable choix. Devait-elle aller étudier à Beauxbâtons avec sa sœur ? Pouvait-elle seulement accepter de laisser Poudlard dans des ennuis qu’elle avait elle-même provoqués ?
    
    La réponse était simple. Très simple, même. C’était le genre de questions qu’elle ne pouvait pas réellement se poser. Parce qu’elle ne pouvait pas abandonner. Elle ne pouvait pas faire ses bagages et partir en laissant les autres assumer les conséquences de ses actes. C’était tout simplement impossible.
    
    Alors, elle leva les sortilèges qui l’isolaient et elle posa ses pieds sur le sol. Elle remit ses chaussures et elle traversa le château pour aller devant le bureau du professeur Dumbledore. Étrangement, la gargouille ne lui laissa pas le temps de chercher le mot de passe des lieux : elle bougea immédiatement pour la laisser monter dans le bureau. Comme si elle était attendue.
    
    Lyria frappa à la porte, qui s’ouvrit presque immédiatement. Elle entra dans le bureau du directeur. Son regard se posa sur les instruments étranges qui ornaient les étagères. Sur le Choixpeau qui attendait posé dans un coin, que la prochaine année ne commence. Elle observa l’immense réservoir tournant sur lui-même, empli de fioles de couleurs différentes, toutes étiquetées avec soin. Et puis, elle observa le Phoenix qui dormait sur son perchoir. De trace de Dumbledore il n’y avait pas.
    
    « Bonjour Fumseck », dit-elle en s’approchant du perchoir.
    
    Ses doigts fins caressèrent les plumes de la créature. Et, ce fut un bruit dans son dos qui la fit se retourner sur le directeur.
    
    « Je me demandais quand tu allais revenir, Lyria. »
    
    Elle lui sourit et s’éloigna du Phoenix. Elle ne savait pas comment lui expliquer ce qu’elle avait décidé. Par quoi commencer.
    
    « C’est pour ça que vous avez demandé à la gargouille de me laisser passer ? »
    « Effectivement. Comment va ta main ? »
    
    Lyria eut un sursaut de surprise et elle cacha machinalement sa main gauche dans son dos, pour ne pas qu’il la voie. Le sorcier eut un sourire bienveillant et s’approcha d’elle. Il posa une main sur le dos de la jeune fille et la fit s’installer sur une chaise.
    
    « Elle tremble de plus en plus, n’est-ce pas ? »
    
    Lyria hocha la tête, après quelques hésitations. Elle finit par sortir sa main de son dos et par la tendre au professeur. Celui-ci la prit avec douceur et la tourna entre ses doigts. Il hocha la tête après quelques secondes et se redressa. Il se dirigea vers le présentoir qui contenait toutes les fioles et l’ouvrit d’un coup de baguette magique. Lyria l’entendit farfouiller entre les diverses fioles, les faisant s’entrechoquer. Et puis, il revint vers elle et lui en tendit une.
    
    « Trois gouttes avant le prochain match de Quidditch devraient estomper les tremblements suffisamment longtemps pour que tu puisses attraper le vif d’or sans mettre ta vie en danger. »
    « Et pour les arrêter pour de bon ? »
    « Il faudra plusieurs mois. Le temps que ton corps cesse de réclamer l’eau magique de la Fontaine. »
    « Donc… si j’en bois à nouveau, ça s’arrêtera ? »
    « Si tu en bois à nouveau, les effets secondaires apparaitront plus vite. Et il sera encore plus difficile de te sevrer au final. Je t’ai prévenue plusieurs fois : c’est une magie dangereuse, que celle de la Fontaine. Tu peux t’y perdre aussi facilement que dans un labyrinthe, et elle fera tout pour te prendre. »
    « Mais les Voix… elles sont gentilles avec moi. »
    « Aussi gentilles qu’un serpent sur le point de mordre. »
    
    Lyria prit quelques secondes pour réfléchir et ses doigts se mirent à serrer la fiole rosée un peu plus fort. Trois gouttes avant le prochain match de Quidditch.
    
    « Cette potion, elle est dangereuse ? Si je dois en prendre avant certains cours… Comme le cours privé de métamorphose est ce que ça risque de me faire du mal ? »
    « Non. Non. Cela repoussera seulement le moment où ton corps n’en aura plus besoin. »
    
    Lyria hocha la tête. Une part d’elle-même était rassurée. Parce qu’elle savait d’où venait le tremblement dans sa main. Elle pourrait le gérer. Elle se leva pour retourner à son dortoir. Pour retourner travailler. Mais, finalement, elle se tourna à nouveau vers le professeur.
    
    « Est-ce que je peux vous aider, Professeur ? À… renvoyer ma grand-mère en France et être sûrs qu’elle ne remettra jamais plus les pieds ici ? »
    
    Un sourire s’étala sur les lèvres de Dumbledore, qui secoua la tête en l’observant par-dessus ses lunettes en forme de demi-lune.
    
    « Tu as plus important à faire. Comme gagner la coupe de Quidditch. Je sais que le professeur Flitwick adorerait l’avoir sur son bureau, pour une fois. »
    

Texte publié par louha, 11 novembre 2017 à 11h48
© tous droits réservés.
Commentaire & partage
Consulter les commentaires
Pour réagir â ce chapitre et poster une review, veuillez vous identifier ou vous inscrire !
«
»
Tome 2, Chapitre 11 Tome 2, Chapitre 11
LeConteur.fr Qui sommes-nous ? Nous contacter Statistiques
Découvrir
Romans & nouvelles
Fanfictions & oneshot
Poèmes
Foire aux questions
Présentation & Mentions légales
Conditions Générales d'Utilisation
Nous contacter
Espace professionnels
Un bug à signaler ?
878 histoires publiées
426 membres inscrits
Notre membre le plus récent est Elia
LeConteur.fr 2013-2017 © Tous droits réservés