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Tome 1, Chapitre 9 Tome 1, Chapitre 9
Devant elle se trouvait un long couloir sombre. De chaque côté, d’anciennes salles de classe, probablement un souvenir de l’école à une époque où elle était bien plus remplie qu’aujourd’hui. Deux classes de vingt élèves suffisaient par année. Mais, peut-être qu’à une époque il y avait plus d’élèves. Plus de professeurs. Plus d’animation. Lyria nota dans un coin de son esprit de poser la question à Remus, un jour.
    
    Elle passa le nez dans chaque salle poussiéreuse, mais il n’y avait rien. Rien du tout. Ce n’était pas le genre d’endroits où elle allait trouver un trésor. Quelques tables, un bureau… Par acquit de conscience, la demoiselle ouvrit le tiroir d’un bureau, mais il était totalement vide. Elle poussa un soupir et elle reprit son chemin dans le long couloir. Elle finit par remarquer que les murs avaient changé. Au lieu d’être en pierres taillées, elle était maintenant dans une sorte de grotte en roche brute. Elle continua à avancer, même si la peur grimpait le long de sa colonne vertébrale.
    
    Elle déboucha d’un seul coup dans une pièce ronde, éclairée par une sorte de lichen accroché sur la roche. La jeune fille fronça les sourcils et détailla ce qui l’entourait. De la roche, juste de la roche. Un vieux coffre dans un coin et une sorte de coupelle en pierre au centre de la pièce.
    
    Elle s’approcha du coffre en premier pour tenter de découvrir ce potentiel trésor dont on lui avait parlé. Il était vide, encore une fois. Elle soupira. Une légère brise vint ébouriffer ses cheveux et elle se dirigea vers la coupelle en pierre.
    
    « Bois »
    
    La voix était sortie de nulle part et elle donnait l’impression de s’enrouler autour d’elle pour la pousser à avancer vers la fontaine. Lyria s’immobilisa et tourna sur elle-même pour tenter de découvrir d’où provenait la voix. Une autre, semblable à ce souffle de vent qui passait contre elle, reprit la parole.
    
    « La fontaine de Vision t’attend »
    « Bois »
    « Bois et tu sauras »
    
    Les voix semblaient provenir de partout et de nulle part à la fois. La demoiselle frissonna et elle ramena ses bras autour de sa poitrine.
    
    « Qu’est-ce que je saurais ? » demanda-t-elle.
    « Tu verras par ses yeux. »
    « Les yeux de celui dont tu prononceras le nom. »
    « Bois et dis-le. »
    « Dis son nom et tu sauras. »
    
    Lyria avait le tournis. Les voix semblaient provenir de partout et nulle part à la fois. Elles n’étaient pas humaines. Vraiment pas. Elle pinça les lèvres et observa la fontaine durant quelques secondes avant de finalement fermer les yeux. Si c’était là, dans l’école, pas gardé… C’est que ce n’était pas dangereux… Dumbledore n’aurait jamais mis ses étudiants en danger, n’est-ce pas ? Lyria fit un pas en avant. Et puis un autre.
    
    Sa main se posa sur la pierre lisse et agrippa le rebord. Elle se hissa sur la pointe des pieds et huma l’eau contenue dans la coupe. Elle ne sentait… rien. Rien de spécial. Juste l’eau. Elle hésita une seconde et plongea un doigt dans l’eau, les sourcils froncés. C’était froid. Mais encore une fois, ça ne semblait être que de l’eau. Alors, la demoiselle inspira un grand coup et elle saisit le petit bol posé à côté. Elle le remplit d’eau.
    
    Ses talons retombèrent sur le sol alors qu’elle observait ce qu’elle avait entre les mains.
    
    « Dis un nom »
    
    La voix s’enroula autour d’elle une nouvelle fois, lui donnant un sentiment de sécurité. Un sentiment rassurant. Elle ferma les yeux durant une seconde et elle porta le bol à ses lèvres.
    
    « Framboise Rosier »
    
    Elle but une gorgée et reposa le bol sur le côté de la fontaine, attendant qu’il se passe quelque chose. Mais il ne se passait rien. Ce n’était… que de l’eau. Lyria secoua la tête. Son estomac gronda. C’était n’importe quoi. Un fantôme qui avait dû lui jouer un tour. Alors, elle s’éloigna de la fontaine. Elle se dirigea vers la porte.
    
    Et puis, elle se mit à tomber.
    
    *
    
    Lyria sentit sa poitrine se soulever et l’air en ressortir alors que ce n’était pas ses poumons qui étaient emplis d’air. Son regard se baissa sur le parchemin devant elle, et elle lut les mots inscrits dans une calligraphie appliquée.
    
    « Ma chère enfant,
    
    Recevoir cette lettre m’a emplie de joie. Mon cœur espère que mes petites filles vont bien et sont heureuses dans cette école anglaise que tu leur as choisie. Beauxbâtons sera toujours là pour elles, si jamais tu changes d’avis.
    
    Concernant le sujet principal de ta lettre, je suis contrainte de te répéter ce que je t’ai dit il y a des années : sans preuve concrète, malgré tout l’amour que j’ai pour toi, ma fille, je ne peux malheureusement rien faire. Il m’est impossible d’utiliser les ressources du ministère français pour intervenir sur la libération de ton anglais.
    
    Ta mère qui t’aime,
    
    Églantine Rosier. »
    
    Lyria sentit une larme perler au coin de son œil et elle la chassa d’un geste de la main. Elle saisit une plume et un parchemin et entreprit de répondre à la lettre.
    
    *
    
    Lyria revint à elle, allongée sur le sol de la grotte, tremblant de froid comme si elle venait de passer des heures dehors sans avoir sa flamme éternelle sur elle. Elle se redressa avec difficultés.
    
    « Réveille-toi. »
    « Bouge. »
    « Ne reste pas là. »
    
    Les voix l’entouraient à nouveau, la poussant à se redresser, à se remettre en marche. Elle les sentit la tirer comme si elles étaient réelles. Physiques. Lyria se laissa faire et elle poussa un grognement. Sa tête tournait. Elle se massa les tempes avant de se mettre debout, titubant comme si elle avait trop bu.
    
    « Mange. »
    « Dors. »
    
    Les voix la poussaient dehors. Elles la poussaient vers l’entrée de la grotte. Vers… l’entrée de la Grande Salle ?
    
    Lyria tourna sur elle-même, surprise. Perdue. Son mal de tête empira avec le brouhaha constant. La demoiselle s’avança vers le bout de la table des Serdaigles et s’assit à une place libre. Elle remplit son assiette. À ras bord. Elle entreprit de dévorer tout ce qui se trouvait devant elle. Travers de porcs, cuisses de poulet, purée, salade verte… elle mélangeait tout, comme si elle n’avait rien mangé depuis des siècles. Elle faisait passer ça avec du jus de citrouille à outrance, jusqu’à finalement que les plats disparaissent devant elle, ramenés par les elfes de maisons pour être nettoyés.
    
    Elle réalisa alors qu’il n’y avait plus qu’elle à table. Elle, et le professeur Dumbledore assis sur le banc à côté d’elle. Elle tourna le regard vers lui, une cuisse de poulet encore dans la main et croisa son regard bleu du vieil homme qui la regardait avec gravité.
    
    « Bonjour Professeur », dit-elle en déposant la cuisse de poulet dans son assiette, où elle disparut immédiatement.
    « Bonjour Lyria », répondit-il simplement en remontant des lunettes en demi-lune.
    
    La jeune fille s’essuya les mains avec sa serviette et la replia, attendant que le professeur lui dise quelque chose au sujet de son escapade. Il devait savoir. Il ne serait pas là, sinon. Elle pinça les lèvres et l’observa avec une légère crainte.
    
    « Il existe bien des secrets, dans cette école, tu sais. L’un d’entre eux est une grotte perdue dans le château qui change d’endroit à chaque instant pour ne pas être trouvée. »
    « Ha ? »
    
    Lyria sentait une sueur froide grimper le long de son dos.
    
    « Aussi tentant que ce soit, mon enfant, il ne faudra plus boire l’eau de la fontaine. Te perdre entre les réalités n’est pas une solution, et l’addiction qui en découlera sera dure à combattre. »
    « Une addiction ? »
    « Traverser l’espace pour voir par les yeux des autres est addictif. Mais ça a aussi de graves conséquences. »
    
    Le directeur fit un geste de la main, montrant l’assiette de la demoiselle. Elle pinça les lèvres. Sa tête lui faisait encore mal. Elle avait envie de dormir. Vraiment. Ses yeux se fermaient tous seuls.
    
    « Monte te coucher, mon enfant. Et ne retourne jamais plus dans la grotte. »
    

Texte publié par louha, 16 octobre 2017 à 14h06
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