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Tome 1, Chapitre 7 Tome 1, Chapitre 7
Noël arriva et s’enfuit, laissant les enfants pourris gâtés. Remus les rejoignit pour passer le Nouvel An avec eux, chez Framboise cette fois. Melia, Harry et Lizzard montèrent dormir assez tôt, épuisés après avoir joué au Quidditch dans le jardin toute la journée. Lyria avait passé la journée à faire ses devoirs et à lire, elle n’était donc pas fatiguée et elle se fit oublier sur le canapé avec un livre pendant que les adultes prenaient un dernier verre autour de la grande table où ils avaient dîné. Minuit avait presque sonné, et Lyria commençait à s’endormir, mais la conversation lui fit relever la tête.
    
    « Les Aurors ont trouvé quelque chose sur le meurtre de la petite Brocklehurst ? »
    
    Un meurtre ? Lyria sentit le sommeil disparaitre instantanément et elle se recroquevilla pour que personne ne l’aperçoive. C’était Remus qui avait parlé.
    
    « Non », répondit James, la fatigue transparaissant dans sa voix. « Sa mère ne lui a pas survécu. Elle est morte à Sainte Mangouste deux jours après. Et son oncle… Personne ne l’a revu depuis ».
    « Tu penses qu’il est mort lui aussi ? » demanda Lily.
    
    Un soupir lui répondit.
    
    « Je ne sais pas »
    
    Lyria sentait une étrange chose ramper sur son dos. De la peur ? Pas vraiment. Elle n’aurait pas été capable de mettre un nom sur ce sentiment qui la glaçait tout en lui donnant envie de se lancer dans l’enquête.
    
    « C’étaient des Sangs-Purs. Les Brocklehurst descendaient des Avery. Ils ont changé leur nom il y a cinquante ans, lorsque l’un de leurs ancêtres a été pris à faire de la magie noire, pour montrer leur désapprobation. »
    « James… Tu n’es pas en train de dire que… » La voix de Remus se brisa.
    « Les meurtres se sont changés en disparitions, Moony. Mais ça n’a jamais cessé. Celui qui s’en prenait aux Sangs-Purs et qui a envoyé Sirius en prison court toujours. Il ne s’est jamais arrêté, il est simplement devenu plus prudent. »
    
    Un long silence lui répondit.
    
    « Mais ce n’est pas suffisant pour sortir Sirius de prison », murmura Framboise.
    « Non. Ce ne sont que mes suppositions et je ne suis pas assez haut placé chez les Aurors pour qu’on écoute mes intuitions. Je suis désolé, Fram. »
    « Cela fait six ans que votre gouvernement ruine ma vie et celle de mes enfants », dit la Française d’un ton froid. « Six ans qu’ils m’ont pris l’homme de ma vie pour l’enfermer dans la pire des prisons sans avoir la moindre preuve… »
    « Je sais », murmura James. « Cela fait six ans que mon frère est enfermé en enfer et que je ne peux rien faire non plus. »
    
    Le bruit des chaises raclant le sol dallé fit se recroqueviller Lyria. Prise de panique, elle ferma les yeux et tenta de prendre une position détendue. Quelque chose lui disait qu’il valait mieux qu’elle fasse celle qui n’avait rien entendu. Une sorte d’intuition sortie de nulle part.
    
    « Je l’amène dans son lit », fit la voix de Remus après qu’une ombre ait caché la lumière.
    
    Quelques secondes plus tard, des bras la soulevaient et l’emmenaient à l’étage pour la déposer dans son lit. Les lèvres du loup se posèrent sur le front de la demoiselle, puis elle entendit la porte se refermer et elle ouvrit à nouveau les yeux. Elle ne dormit pas de la nuit.
    
    Le lendemain matin, Framboise les emmena au Chemin de Traverse pour leur racheter quelques fournitures pour l’année scolaire. Lizzard et Harry étaient du voyage, puisqu’ils avaient dormi avec les Blacks. Framboise acheta une glace à chacun et leur demanda de rester sages le temps qu’elle passait à la poste sorcière pour envoyer une lettre en France.
    
    La poudre de cheminette les ramena à Godric’s Hollow en fin d’après-midi. James attendait ses enfants dans le salon et les Potter rentrèrent chez eux. Framboise prit le temps de parler à ses filles avant qu’elles ne montent pour aller préparer leurs malles : car le lendemain, il fallait déjà reprendre le Poudlard Express pour retourner en cours. Lyria dû faire un choix entre emmener Vampire, son chaton et emmener Bulle, son hibou : le règlement de l’école n’autorisait en effet qu’un seul animal par étudiant, et si personne n’avait rien dit après son anniversaire, il fallait se rendre à l’évidence : Lyria ne pouvait pas garder les deux.
    
    La demoiselle choisit donc le chaton, après moult hésitations, et Framboise conserva le hibou à la maison. Lyria ne put s’empêcher de se demander si cette discussion, un peu sortie de nulle part, était une répercussion de la soirée de la veille. Elle entendait une nouvelle fois la haine dans la voix de sa mère lorsque celle-ci avait parlé du gouvernement anglais.
    
    Framboise était française, fille cadette d’une longue lignée de Sangs-Purs. Sa mère avait été la directrice de Beauxbâtons des années durant avant de démissionner et de prendre un poste de conseillère du Ministre de la Magie français. Autant dire que, si en Angleterre, les Rosiers passaient pour des mages noirs qui n’avaient pas vraiment su se cacher, en France, ils étaient l’une des plus anciennes et plus respectées familles.
    
    Lyria se demanda si elle avait demandé conseil à grand-mère Rosier dans l’histoire de l’enfermement de son père, et si elle n’allait pas avoir besoin de Bulle pour communiquer avec elle, en France. Car, personne à Poudlard ne lui avait fait la moindre remarque. Ni le professeur Dumbledore, ni le professeur McGonagall et encore moins le professeur Flitwick, son directeur de maison.
    
    Elle rangea l’idée dans un coin de sa tête et monta faire sa valise. Vampire dormait sur son lit, blotti contre fluffy, le chaton de Melia. Lyria vida totalement sa malle, sortit les plumes cassées et les parchemins déchirés au fond. Elle rangea ensuite ses livres, ses vêtements et les nouvelles fournitures dans la malle et la referma. La caisse du chaton posée dessus, encore vide jusqu’au lendemain.
    
    La poudre de cheminette les amena à nouveau à Londres le lendemain et le Poudlard Express se mit à rouler dans un sifflement sonore. Lyria resta perdue dans ses pensées, observant la fenêtre pendant la moitié du trajet, s’intéressant finalement à ses camarades lorsqu’ils commencèrent à planifier la fin de l’année scolaire et le meilleur moyen de faire entrer en douce des balais dans l’école.
    
    « Il faudrait demander à Moony de nous les faire passer », dit Lyria avec un sourire.
    « Il ne voudra jamais », répliqua Melia.
    « C’est un Maraudeur. Et mon parrain. Il ne pourra pas résister si je lui fais les yeux de chaton », répliqua Lyria.
    
    Des rires lui répondirent, et la jeune Serdaigle chassa de son esprit les révélations du Nouvel An. Elle n’avait pas réellement l’impression que ce soit si important que ça, au final. Ce n’étaient que des discussions d’adultes. Elle n’y avait pas sa place. Chercher… ne la conduirait à rien du tout. Pas sans avoir tous les éléments en mains, en tout cas.
    

Texte publié par louha, 14 octobre 2017 à 20h11
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