LC logo
Découvrir     Romans & nouvelles     Fanfictions     Poèmes     Blog     Forums
Connexion
Bienvenue visiteur !
Se connecter ou S'inscrire
Pourquoi vous inscrire ?
«
»
Tome 1, Chapitre 3 Tome 1, Chapitre 3
Lyria fut la première éveillée dans la pièce. Elle s’étira dans son lit à baldaquins bleus et elle observa les tentures durant quelques secondes avant de les ouvrir timidement. Le soleil inonda son lit et elle posa ses pieds sur les tapis, observant la fenêtre juste en face d’elle avec ravissement. Devant elle s’étendait les toits du château. Un peu plus loin, elle pouvait voir la forêt interdite.
    
    La jeune fille traversa l’espace qui la séparait de cette vision de rêve et elle eut l’impression d’être… à sa place. Elle ferma les yeux durant quelques secondes et se glissa dans la salle de bain pour s’habiller et se laver les dents. Elle attendit ensuite dans la salle commune que ses camarades de classe ne se réveillent.
    
    Padma Patil fut la première à la rejoindre, suivie de près par Mandy Brocklehurst. Lisa descendit quelques minutes plus tard, parlant encore et toujours de tout ce qu’il se passait, sous le regard profondément désespéré d’Izzy Dwight. Lyria réprima un sourire et les cinq camarades descendirent ensemble jusqu’à la grande salle pour prendre leur petit déjeuner.
    
    Comme la veille, les quatre tables étaient remplies d’étudiants qui se nourrissaient de tout ce qu’ils pouvaient trouver dans les assiettes et les plats disséminés sur la table. Lyria jeta un regard à la table des Serpentard, mais sa sœur n’y était pas visible. La demoiselle s’installa donc et elle eut un sourire en observant plus attentivement le contenu des assiettes devant elle.
    
    Pains au chocolats, tartines justement dorées, diverses gelées et confitures cotoyaient les céréales et les fruits frais. Un plat était recouvert de morceaux de bacon justement grillés. L’autre contenait des œufs à la coque. Un autre avait des mouillettes déjà tartinées de beurre. Les différents pichets contenaient des jus de fruits, du thé, du café et surtout… du chocolat chaud. Lyria remplit son verre de ce dernier et en huma l’odeur caractéristique. Elle ferma les yeux durant une seconde et se retrouva chez elle, le brouhaha de la centaine d’étudiants en plus.
    
    Elle récupéra de quoi déjeuner et elle se tourna vers Lisa qui continuait à parler. Cette fois, elle racontait une histoire de bicyclette qui s’était envolée pour passer au-dessus d’un obstacle. Lyria pencha la tête pour écouter ce qu’elle disait, et rit avec les autres lorsque l’histoire arriva à sa fin.
    
    Quelques minutes plus tard, la sœur de Padma, Parvati, vint la saluer. Lyria se sentit soulagée en réalisant qu’elle n’était pas la seule à avoir été séparée de sa famille. Michael Corner, un quatrième année se pencha vers elles pour leur expliquer que c’était rare que le Choixpeau sépare les frères et sœurs. Il prit l’exemple des Weasley qui avaient tous été à Gryffondor depuis des générations.
    
    « Dans ce cas, pourquoi Padma n’est pas avec moi », demanda Parvati en haussant un sourcil.
    « Vous devez être beaucoup plus différentes que ce que vous pensiez », répondit Michael en haussant les épaules.
    « Ma sœur est allée à Serpentard hier », avoua Lyria en faisant tourner son verre entre ses doigts.
    « On a cours de métamorphose avec les Serpentard en deuxième heure », lâcha Lisa avec un sourire. « J’ai déjà appris tout l’emploi du temps par cœur ».
    
    Lyria lui jeta un regard perplexe. Elle-même n’avait même pas regardé son emploi du temps. Et, Lisa passait son temps à parler. Comment avait-elle pu … Non. Quand avait-elle pu apprendre l’emploi du temps ?
    
    « Le premier cours est avec notre directeur de maison, le professeur Flitwick. Il enseigne les sortilèges. »
    « Tu as aussi appris par cœur le chemin pour se rendre dans sa salle », demanda Padma avec un sourire.
    « Bien sûr. C’est au troisième étage. On va être en retard si on n’y va pas. »
    
    Sur ces mots, Lisa déposa son morceau de pain au chocolat et essuya ses mains. Elle se leva et attrapa le sac qu’elle avait posé à ses pieds. Les autres l’imitèrent, peu intéressées à l’idée de se perdre ou d’être en retard en cours.
    
    La seule chose qui intéressait Lyria c’était de savoir où pouvait bien être sa sœur. Mais, elle suivit le mouvement et s’engouffra dans les couloirs à la suite de ses camarades.
    
    Lyria ne revit pas Mélia avant la seconde partie de matinée, lorsqu’ils quittèrent la salle du professeur Flitwick pour se rendre dans celle de métamorphose, au rez de chaussée. Elle s’installa à une place libre et se tourna vers l’entrée, inquiète. Comment s’était passée la première nuit de Melia ? S’était-elle fait des amis autant qu’elle ? Avait-elle trouvé sa place chez les Serpentards ?
    
    Lorsque sa sœur apparut à l’entrée de la pièce, Lyria se sentit rassurée immédiatement. Melia avait un grand sourire. Le genre de sourire qui signifiait qu’elle se sentait à sa place. Elle était à côté d’une jolie fille et d’une autre qui ressemblait à une brute. Derrière elle, leur cousin Draco les suivait, avec deux colosses à l’air ahurit.
    
    Ce premier contact avec les Serpentards fit faire une grimace à Lyria, mais sa sœur, en la voyant, s’éclipsa pour venir s’installer à côté d’elle. Le livre de métamorphose posé entre elles deux, elles sortirent leurs plumes et entreprirent de rattraper à voix basse tout ce qu’il s’était passé depuis la veille. Alors que le professeur McGonagall entrait dans la pièce, Melia lâcha à voix basse :
    « Tu m’as manqué hier soir ».
    
    Le silence fut demandé avant que Lyria n’aie eu le temps de répondre. Elle se contenta donc de serrer la main de sa sœur et de lui sourire. Minerva McGonagall commença par faire l’appel, puis elle leur expliqua un sort basique de métamorphose qu’ils allaient devoir reproduire : transformer un morceau de paille en aiguille.
    
    Elle leur fit répéter le mouvement de la baguette plusieurs fois, passant dans les rangs pour corriger certains. Au grand plaisir de Lyria, Lisa Turpin se fit dire qu’elle ferait mieux d’arrêter de discuter et qu’elle devait se concentrer un petit peu car son mouvement de baguette était abominable.
    
    A la fin du cours, personne n’avait réussi l’exercice. Lyria avait réussit à faire prendre la bonne forme à son bout de paille, mais il avait encore la couleur et la consistance d’un brin d’herbe séché. Mélia, elle, avait la bonne matière, mais son morceau de paille ressemblait encore à de la paille. Bref, rien de très flagrant. Le professeur McGonagall les libéra donc pour aller déjeuner.
    
    « Quand est-ce que tu as Oncle Remus en cours », demanda Melia à sa sœur.
    « Ce soir en dernière heure »
    « Tu lui passeras le bonjour de ma part ? Je ne l’ai que demain. »
    « Oui, bien sûr. »
    « Oh. Il faudra qu’on passe à la volière ce soir. Pour envoyer un message à Maman. »
    « Avant le dîner ? »
    « C’est un rendez-vous », répondit Mélia en s’éloignant aux côté de ses amies : Pansy Parkinson et Milicent Bulstrode.
    
    Lyria soupira et rejoignit Isabella qui attendait patiemment que Lisa s’éloigne avec Padma en rangeant ses affaires le plus lentement possible. Lisa était vraiment… un moulin à parole. Elle ne s’arrêtait jamais. Même pas en cours. Lyria l’avait eue à côté d’elle en cours de sortilèges et s’était promis juré : plus jamais.
    
    « Tu crois qu’elle parle aussi en dormant ? »
    « On l’aurait entendue hier soir, non », demanda Lyria avec un léger rire.
    « Probablement. Ta sœur t’a raconté comment sont les appartements des Serpentards ? »
    « Oui. Au sous-sol, avec des fenêtres donnant sous le lac. Tout est vert. Et, ils ont moins d’étagères de livres que nous ».
    « J’ai entendu dire Parvati que les Gryffondor étaient dans une autre des tours, et que c’était rouge chez eux. »
    
    Lyria rit. Visiblement, les décorateurs ne s’étaient pas trop foulés : ils avaient pris la couleur dominante sur le blason et avaient décoré les dortoirs et les salles communes à partir de ça. Solution de facilité.
    
    « Tu crois que c’est tout jaune chez les Poufsouffles ? »
    « Probablement », répondit Isabella en riant elle aussi.
    
    Les deux amies se dirigèrent ensuite vers la grande salle pour aller déjeuner – en s’installant loin, très loin de Lisa et Padma – puis partirent à la serre de botanique pour leur cours avec les Poufsouffles. Lyria et Bella réussirent à se trouver une place entre deux garçons, et elles firent un geste d’excuse absolument pas sincère à Lisa et Padma.
    
    « Tu sais où est passée Mandy », demanda Lyria en balayant la salle de cours.
    « Euh. Je ne l’ai pas vue depuis le petit déjeuner », avoua Bella en fronçant les sourcils.
    « Tu penses qu’elle a pu se perdre dans les couloirs ? »
    « Toute la journée ? Quelqu’un l’aurait trouvée non ? »
    
    Lyria haussa les épaules. Oui, probablement. Elle était peut être malade. Le professeur Chourave entra dans la pièce et le cours commença, l’éloignant de ses autres préoccupations. Deux heures plus tard, Lyria et Bella se rendirent immédiatement dans la salle de défense contre les forces du mal où s’était installé Remus. Bella le salua d’un « bonjour professeur » tandis que Lyria sautait au cou de celui qui avait été un oncle et un père pour elle depuis sa plus tendre enfance.
    
    « Serdaigle », commenta-t-il. « Vu ton caracètre, j’aurais cru que tu te retrouverais à Gryffondor… »
    « Vraiment », demanda Lyria, un peu surprise.
    « Tu ressembles tellement à ton père que je ne voyais pas comment il aurait été possible que tu ailles ailleurs. »
    « Le Choixpeau a hésité », avoua Lyria.
    « C’est bizarre, non ? D’avoir un chapeau qui parle… dans ta tête. »
    
    Lyria se tourna vers Bella et hocha la tête. Oui, c’était très, très bizarre. Mais bon. La magie faisait de grandes choses. Il fallait juste l’accepter. Remus observa les deux amies durant un instant et puis il se décida à parler.
    
    « Isabella, veux-tu aller garder la porte un instant », demanda Remus avec un léger sourire.
    
    La demoiselle hocha la tête et obéit. Moony sortit un parchemin de son sac et la déposa devant Lyria, l’air mystérieux. Il attendit que la porte soit parfaitement fermée et il agita sa baguette magique, scellant la porte pour que personne n’entende.
    
    « Ceci, jeune demoiselle est un cadeau que j’ai promis de te faire le jour où tu rentrerais à Poudlard. Ta sœur en recevra son exemplaire aussi, bien sûr – le mien en fait. A l’époque où nous étions étudiants, ton père, James et moi, nous avons créé cette carte qui te montre toutes les personnes qui se trouvent dans Poudlard ainsi que quelques passages secrets. Je pense que cela t’aideras à t’y retrouver dans les couloirs durant un temps. »
    
    Il montra ensuite à Lyria comment activer et désactiver la carte, puis il lui fit un clin d’œil et agita une nouvelle fois sa baguette pendant que Lyria rangeait l’objet. Avec ça, elle ne serait jamais en retard en cours. La Carte du Maraudeur. Elle sourit, ravie. Elle la montrerait à Melia ce soir-là, à la volière.
    
    Bella s’installa à nouveau à côté d’elle durant le cours de défense contre les forces du mal, jetant un regard curieux à Lyria.
    
    « Il m’a donné un message de mon père », dit-elle avec un sourire ravi.
    
    Remus n’avait pas eu besoin de le lui dire pour qu’elle comprenne : le secret de la carte devait être complet. Elle n’avait pas le droit d’en parler à qui que ce soit. Surtout qu’elle avait déjà une idée de comment l’utiliser : elle allait retrouver Mandy.
    
    Le cours se termina bien trop tôt à son gout, Remus étant un professeur exceptionnel. Lyria s’attarda un peu pour bavarder avec lui avant de se diriger vers la grande porte puis sur le petit chemin qui menait à la volière. Melia l’y attendait déjà, assise sur une marche. Elle était en train de rédiger une lettre pour raconter ce qu’il s’était passé, Bulle sur son épaule.
    
    Lyria la laissa finir puis elle ajouta son propre mot et elles le donnèrent à l’oiseau qui s’envola pour aller porter le message à leur mère. Lyria sortit la carte de son sac et la montra à sa sœur avec un grand sourire.
    
    « Et tu dis que je vais en avoir une toute pareille ? »
    « Oui. Oncle Remus a dit qu’il en existait une par Maraudeur. Donc, papa, Oncle Remus, Oncle James et… Peter ».
    
    Lyria n’avait jamais vraiment apprécié le dernier des maraudeurs. Trop sournois à son gout.
    
    « Génial. Tu pense qu’Harry en a une aussi ? »
    « Probablement. Il faudrait l’attraper pour savoir. Tu as des cours avec les Gryffondor non ? »
    « Oui. Potions. Peut-être Botanique aussi. »
    
    Lyria hocha la tête.
    
    « Alors tu pourras lui demander avant moi. On n’a que soins aux créatures magiques en commun et c’est à la fin de la semaine. »
    « D’accord. »
    
    Les deux sœurs se remirent à marcher vers le château pour faire le peu de devoirs qu’elles avaient déjà à faire. Lyria ne voulait pas prendre de retard et Mélia… avait envie de passer du temps avec sa sœur, tout simplement. Elles avaient passé toute leur vie ensemble, alors être séparées était compliqué pour elles.
    
    « Dis, Lyria… »
    « Oui ? »
    « On peut prendre le petit déjeuner ensemble demain ? »
    « Bien sûr. Je me lèverais plus tôt, je t’ai ratée ce matin »
    
    Main dans la main, elles entrèrent dans la grande salle et s’installèrent pour travailler.
    

Texte publié par louha, 11 octobre 2017 à 18h09
© tous droits réservés.
Commentaire & partage
Consulter les commentaires
Pour réagir â ce chapitre et poster une review, veuillez vous identifier ou vous inscrire !
«
»
Tome 1, Chapitre 3 Tome 1, Chapitre 3
LeConteur.fr Qui sommes-nous ? Nous contacter Statistiques
Découvrir
Romans & nouvelles
Fanfictions & oneshot
Poèmes
Foire aux questions
Présentation & Mentions légales
Conditions Générales d'Utilisation
Nous contacter
Espace professionnels
Un bug à signaler ?
878 histoires publiées
426 membres inscrits
Notre membre le plus récent est Elia
LeConteur.fr 2013-2017 © Tous droits réservés