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Tome 1, Chapitre 2 Tome 1, Chapitre 2
Le préfet les mena donc dans les escaliers mouvants, jusqu’à l’une des hautes tours de l’aile ouest. Lyria avait l’impression d’être perdue dans l’immensité des lieux sans réellement comprendre ce qu’il se passait. Les portraits faisaient des saluts aux nouveaux élèves, et le brouhaha des plus âgés qui discutaient entre eux donnait à la demoiselle un sentiment de solitude absolu.
    
    Le préfet s’immobilisa devant un heurtoir en forme d’aigle et se racla la gorge. Il souleva le loquet et celui-ci se mit à parler. Certains des étudiants, probablement des nés-moldus, firent un bond de surprise. Lyria sourit et elle écouta avec attention la question posée par le loquet.
    
    - J'ai quelque chose dans ma poche mais ma poche est vide. Qu'est-ce que c'est ?
    
    Le préfet se tourna vers les premières années et il leur sourit. Dans le dos des étudiants, la file grossissait. Les autres élèves voulaient entrer pour aller se coucher eux aussi.
    
    - Pour pouvoir entrer dans la salle commune, vous devrez répondre à une énigme. Si vous ne réussissez pas, vous devrez attendre que quelqu’un d’autre vous ouvre ou attendre là toute la nuit. L’un de vous a la réponse ?
    
    Le silence lui répondit alors que les nouveaux serdaigles cherchaient la question. Lyria fronça les sourcils et pinça les lèvres, plongeant la main dans la poche de sa cape de sorcier pour essayer de trouver. De l’air ? Est-ce que l’air comptait ? Son doigt passa au travers d’un trou et elle releva les yeux. Et si …
    
    - Un trou ?
    
    Une porte s’ouvrit alors dans le mur, laissant les étudiants entrer dans la pièce ronde. Juste en face de l’entrée, une statue de Rowena Serdaigle était installée dans une petite alcôve. Des canapés bleus et des tables basses emplissaient la plupart de la pièce. Sur le sol, des tapis aux couleurs passées par les âges. Devant les fenêtres il y avait des tables de travail et des bibliothèques pleines de livres. Pour finir, sur la droite, deux escaliers montaient vers les dortoirs.
    
    Lyria resta immobile quelques secondes une fois le seuil passé, découvrant avec un léger sourire ses quartiers pour l’année. Cette pièce avait quelque chose d’apaisant sur elle. Le stress de la cérémonie de répartition s’envolait petit à petit. La tristesse d’avoir été séparée de sa sœur disparaissait elle aussi, remplacée par cette inlassables envie d’apprendre, de découvrir, de lire chaque livre de ces étagères.
    
    Lyria se dirigea ensuite vers les dortoirs. Elle grimpa l’escalier à sa gauche et elle entra dans l’une des petites pièces devant elle. Sa raison lui criait qu’il ne pouvait pas y avoir autant de pièces dans un endroit aussi restreint. Que la tour n’était pas faite pour avoir sept grandes chambres comme ce qu’elle voyait au travers des portes ouvertes – et certainement autant chez les garçons, d’ailleurs. C’était beaucoup trop. Vraiment trop. Elle ferma les yeux durant une seconde et se dirigea vers sa malle en bois, l’ouvrant pour en tirer son pyjama. La journée avait été longue pour elle. Tout ce qu’elle souhaitait désormais était de dormir.
    
    Les lits étaient disposés en arc de cercle dans la pièce, chacun disposant d’une petite table de chevet à sa droite et d’une armoire à sa gauche. Les murs étaient couverts de tapisseries bleues, blanches et bronze, rappelant les couleurs de la maison où allait désormais vivre la jeune sorcière. Ici semblait régner le même calme, le même zen qu’en bas. Lyria s’y sentait à sa place.
    
    Une tornade blonde entra dans la pièce et sautilla sur place durant quelques secondes avant de se laisser tomber sur le premier lit à sa disposition.
    « Cet endroit est absolument génial », fit-elle avec un grand sourire. « J’y ai tellement pas cru quand j’ai reçu ma lettre pour Poudlard. »
    « Tes parents sont des moldus », demanda Lyria en ouvrant sa malle.
    « Moitié-moitié. Mon père est un sorcier mais ma mère est une moldue. Il ne lui avait pas dit qu’il était un sorcier avant que je ne commence à développer mes pouvoirs… Du coup, elle a mis mon père dehors et ne lui a plus jamais parlé depuis. »
    
    Lyria se redressa, son pyjama à la main, l’air surpris.
    
    « Oh, ne fais pas cette tête là. Je pense qu’elle va m’envoyer vivre avec lui quand je rentrerais pour les prochaines vacances. Elle n’est pas très… ouverte là-dessus. Elle a déchiré la lettre et l’a mise à la poubelle. Du coup, ils ont envoyé le professeur McGonagall lui expliquer que ce serait mieux pour moi de venir ici que d’avoir mes pouvoirs qui font n’importe quoi à la maison. »
    « C’est ta mère. Elle est supposée t’aimer non ? » demanda la sorcière en repensant à tout ce que la sienne pouvait avoir sacrifié pour lui permettre d’être heureuse.
    « Elle m’aime. C’est juste la magie qu’elle n’aime pas. Beaucoup de moldus sont comme ça. Et toi ? »
    
    La question sortait tellement de nulle part que Lyria regarda la demoiselle durant quelques secondes avant d’en comprendre le sens.
    
    « Mes deux parents sont des sorciers. Ma mère est une ambassadrice française et mon père… » Sa voix se brisa alors qu’elle repensait à son anniversaire gâché, le jour où elle avait vu les sorciers emmener Sirius à Azkhaban.
    « Il est mort », demanda Lisa en penchant la tête sur le côté.
    
    Lyria secoua la tête de droite à gauche.
    « En prison. Pour un crime qu’il n’a pas commis. Mais personne n’a réussi à le prouver. »
    « Ew. Horrible. T’as le droit d’aller le voir des fois ? Au fait, je m’appelle Lisa. Lisa Turpin. »
    « Non. » Lyria commençait à y voir un peu plus clair dans la façon que cette fille avait de parler encore et encore sans jamais s’arrêter. « Lyria. Lyria Black. »
    
    Alors que Lisa continuait à faire la quasi-totalité de la conversation, Lyria l’entendit parler de sa vie dans la quasi-totalité de ses détails. Elle-même ne réussit qu’à expliquer qu’elle avait une sœur, de dix mois sa cadette et qu’elle était allée à Serpentard quelques heures plus tôt. Les trois autres demoiselles de première année virent rapidement les rejoindre, et elles se couchèrent alors que la préfète de Serdaigle passait la tête par la porte pour leur demander d’éteindre la lumière.
    
    
    

Texte publié par louha, 11 octobre 2017 à 00h02
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