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Tome 1, Chapitre 19 Tome 1, Chapitre 19
Elle but une gorgée, les yeux fermés, juste après avoir prononcé le nom de sa mère. Elle vida son esprit de toute pensée. Elle se laissa tomber. Tomber dans le corps de sa mère. Et elle rouvrit les yeux, observant par le regard de sa mère ce qu’il se passait.
    
    Framboise Rosier était assise dans une pièce richement décorée. En face d’elle, un homme d’âge mûr était en train d’écrire quelque chose sur une feuille. Il finit par relever les yeux et lui sourit.
    
    « C’est toujours un plaisir de te voir, Framboise. »
    « C’est toujours un plaisir de venir, oncle Christophe. »
    
    Bien que sa mère parle en français, Lyria était capable de tout comprendre. Sa mère avait jugé important de lui apprendre le français en même temps que l’anglais. Elle parlait les deux couramment. Et, c’était tant mieux pour elle, car elle allait en avoir besoin ce soir-là.
    
    « Vas-tu rentrer finalement en France ? »
    « Je ne sais pas. Il faut d’abord faire libérer mon époux. »
    « Cet anglais… Allons, Framboise, tu peux trouver mieux ici. »
    « Il m’a donné deux filles, oncle Christophe. Tu ne peux pas laisser leur père en prison. »
    « Il faudra nous les amener, un jour. »
    « Bien sûr. »
    
    L’homme hocha la tête et signa une nouvelle feuille avant de la retourner avec lenteur. Il posa ensuite sa plume dorée et il inspira un grand coup. Il contemplait Framboise avec une expression difficile à lire. Il finit par secouer la tête de droite à gauche.
    
    « Ma sœur sera difficile à convaincre, surtout après la lettre qu’elle a reçue. Savais-tu que l’une de tes filles était la tête de Turc de sa maison ? »
    « Pardon ? »
    « Une lettre est parvenue au Ministère, il y a quelques semaines. Elle racontait en détail tout ce que subissait… Amélia, c’est cela ? »
    « Oui. »
    « Amélia, donc, à cause de son nom de famille. Black. »
    
    Le mépris était presque palpable dans la voix de l’homme. Lyria aurait serré les poings si elle l’avait pu. Mais elle n’était pas dans son corps et elle n’avait aucun contrôle de ce qu’il se passait. Elle avait envie de se lever et d’explorer les lieux. De voir plus que ce que les yeux de sa mère acceptaient de lui montrer.
    
    Framboise prit alors une profonde inspiration et elle s’adossa à son siège. Elle croisa les bras sur sa poitrine.
    
    « Je suis certaine que c’est très exagéré. Lyria et Melia sont le genre d’enfant qui n’ont jamais causé le moindre souci. Elles ont toujours été adorables. Sages. Fortes. Entourées. Leur oncle Remus enseigne à Poudlard. Elles auraient été le voir s’il y avait eu le moindre souci. »
    
    Lyria aurait baissé le nez si elle l’avait pu. Elle avait fait une sacrée erreur en envoyant cette lettre. Du mal à tout le monde. Elle ne se le pardonnerait pas de si tôt.
    
    L’homme hocha la tête et referma le dossier devant lui. Il soupira un grand coup avant d’ouvrir la bouche pour lâcher le coup de grâce.
    
    « Eglantine est parti faire une revue de Poudlard, avec l’accord des deux ministères. »
    « Elle a quoi ? »
    « Elle a pris le temps de réfléchir et elle a décidé que le monopole de Poudlard sur les petits Anglais était terminé. Elle a récupéré un censeur au ministère britannique pour noter tout ce qu’elle disait. Elle leur fait passer le même genre d’inspection qu’elle a fait passer à Beauxbâtons chaque année pendant qu’elle la dirigeait. »
    
    Lyria sentit son cœur se briser. Poudlard n’y survivrait pas. Si elle n’avait jamais vu sa grand-mère de sa vie, elle avait souvent entendu sa mère dire et redire que celle-ci était intransigeante sur la sécurité et la propreté de son école. Elle avait été la directrice de Beauxbâtons pendant près de cinquante ans. Et, chaque année, avant les vacances d’été, les étudiants étaient réquisitionnés pour tout nettoyer du sol au plafond. Sans la moindre magie.
    
    Il fallait qu’elle rentre à Poudlard. Qu’elle prévienne le professeur Dumbledore. Qu’elle lui fasse comprendre d’une manière ou d’une autre. Mais elle ne pouvait pas. Parce qu’elle n’avait aucun contrôle sur ce qu’il se passait. Elle était coincée dans la tête de sa mère, à regarder ce qu’elle vivait, sans réussir à dire ou faire quoi que ce soit.
    
    L’oncle de sa mère se leva et il fit le tour du bureau, s’installant, une jambe sur le meuble, l’autre au sol. Il sourit à la femme qui se trouvait en face de lui et il fronça les sourcils.
    
    « Si jamais ta mère réussit son coup, ce sera une des choses les plus graves qui soit arrivée dans le monde sorcier depuis des siècles. Faire fermer Poudlard… »
    « Elle est probablement juste jalouse parce que Poudlard a gagné la coupe des trois sorciers l’année où elle a été élue championne de Beauxbâtons, » grogna Framboise.
    
    Lyria essayait de se débattre. Elle voulait contrôler la magie qui la maintenait ici. Elle en avait assez vu. Elle voulait retourner dans la caverne. Elle devait y retourner. Maintenant. Elle devait rejoindre le professeur Dumbledore avant qu’il ne soit trop tard.
    
    « Ce n’est pas tout, » fit Christophe Rosier avec un léger sourire crispé.
    
    Lyria cessa immédiatement de se débattre alors que sa mère portait une main à ses tempes et répondait :
    
    « Qu’est ce qu’elle a encore inventé ? »
    « Elle aura probablement mis l’école sous siège. »
    « Un siège ? De la part de qui ? »
    « Tu connais ta mère… »
    
    Lyria se sentit tirée en arrière, alors que la conversation lui arrivait totalement déformée. Elle ne comprenait plus les mots qui étaient prononcés. Elle se mit à tomber à nouveau et termina dans son corps, tremblante comme à chaque fois. Elle ferma les yeux durant quelques secondes et puis elle se redressa malgré la migraine qui pointait sous son crâne. L’école était sous siège. Sa grand-mère était là pour la fermer, avec l’aide très certainement de ce « Severus Rogue ». Il fallait qu’elle trouve le professeur Dumbledore.
    

Texte publié par louha, 27 octobre 2017 à 20h51
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