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Tome 1, Chapitre 18 Tome 1, Chapitre 18
Seul le silence répondit à la jeune fille. Padma tourna la tête vers le lit de Lisa. Bella haussa les épaules. Aucune des deux ne l’avait vue, pas même au banquet. Lyria fronça les sourcils alors qu’un nouveau mauvais pressentiment l’envahissait. La dernière fois qu’une étudiante avait été portée disparue, elle avait été retrouvée morte une semaine plus tard. Était-ce pour ça que Dumbledore était parti en plein milieu du banquet ? Que les étudiants avaient été renvoyés dans leurs salles communes ?
    
    « Elle a dû aller pleurer dans les toilettes de Mimi Geignarde après avoir vu qu’elle n’était pas première, » avança Padma en rejetant l’inquiétude de Lyria d’un mouvement du poignet.
    
    Lyria prit une grande inspiration. Elle posa la caisse de transport de Vampire sur la malle qu’elle venait de refermer et elle sortit de sa poche sa carte du maraudeur. Elle la déposa sur le lit devant elle. Bella et Padma étaient retournées à leurs occupations. Lyria tapota donc la tape en murmurant la formule magique pour faire apparaitre les dessins.
    
    L’encre brune se répandit sur la carte et Lyria entreprit de tourner les différentes pages, cherchant les noms de Lisa Turpin, Albus Dumbledore ou Minerva McGonagall. Elle trouva Lisa effectivement dans les toilettes du second étage, en train de faire les cent pas. Probablement en train de se plaindre avec Mimi. Lyria se sentit soulagée. Une mort de moins sur la conscience.
    
    Le professeur Dumbledore était dans le couloir du cinquième étage. Lyria pinça les lèvres. Elle avait l’impression qu’il se tenait juste devant l’endroit où elle avait découvert la fontaine étrange qui lui avait permis de voir par les yeux de sa mère puis par ceux de sa sœur. À ses côtés, le nom d’Eglantine Rosier la glaça.
    
    Avait-elle parlé de la fontaine dans sa lettre ? Eglantine pouvait-elle savoir ? Elle sentit son cœur se mettre à battre plus vite. Elle ne se souvenait plus de ce qu’elle avait dit. Et, après avoir entendu Eglantine dire qu’elle voulait fermer l’école quelques jours plus tôt… Lyria n’était pas certaine que ce soit une bonne chose qu’elle découvre cet endroit. Vraiment pas.
    
    Le professeur McGonagall était dans la grande salle, tournant en rond face à Argus Rusard et à un inconnu du nom de Severus Rogue. Lyria referma la carte. Elle avait réellement envie d’aller voir ce qu’il se passait mais elle ne pouvait pas. Parce qu’elle était confinée dans la salle commune pour une obscure raison. Elle posa sa baguette sur la carte pour l’effacer et puis elle se redressa. Si personne ne la voyait… elle pouvait aller écouter ce qu’il se passait… non ?
    
    Sa décision prise, la jeune étudiante sauta sur ses pieds et elle sortit de la pièce sans un regard pour ses camarades de classe. Elle se glissa hors du dortoir, profitant que la salle commune était presque vide. La carte dans la main droite, sa baguette dans la gauche, elle se faufila jusqu’au couloir du cinquième étage. Elle se glissa derrière une tenture et s’approcha doucement en essayant de ne pas trop la faire bouger jusqu’au professeur Dumbledore et à sa grand-mère.
    
    « Vous m’aviez dit qu’il n’existait rien de dangereux dans cette école, directeur. »
    
    La voix d’Églantine était glaciale. Instantanément, Lyria la prit en grippe. Elle se morigéna, se demandant ce qui lui avait pris d’écrire à cette vieille femme aigrie.
    
    « Rien de ce qui se trouve dans cette école n’est susceptible de faire du mal aux étudiants. »
    
    Étrangement, le professeur Dumbledore semblait calme. Une pointe d’amusement dans sa voix. Lyria fronça les sourcils. Cela l’amusait donc ?
    
    « Il n’y a aucune norme d’hygiène ou de sécurité dans cette école. Les fantômes se baladent n’importe où et n’importe quand, il y a une baignoire de la taille d’une piscine où n’importe qui pourrait se noyer, les toilettes du premier étage sont sans arrêt inondées, et maintenant ces salles de classe délabrées… Non mais vous avez vu ce clou ? »
    « Oh, ma chère, vous pouvez aussi ajouter les tapisseries poussiéreuses, sources d’allergies, et les armures ensorcelées susceptibles de se mettre à agir toutes seules. »
    « Ne vous moquez pas de moi, Professeur Dumbledore. »
    « Ce n’est en aucun cas mon intention, madame Rosier. Les escaliers, comme vous avez pu le voir, bougent aussi. Et si votre intention est de préserver les étudiants de toute forme de regard non souhaités, il vous faudra aussi empiler nos magnifiques tableaux dans un recoin sombre. »
    
    Le claquement sec des talons de la femme s’éloigna. Lyria se recroquevilla sur elle-même alors qu’elle la sentait passer de l’autre côté de la tapisserie où elle était cachée, mais Eglantine Rosier ne la vit pas. Elle ferma les yeux, soulagée.
    
    « Il serait intéressant de regarder par les yeux de ta mère, en cet instant. »
    
    Lyria se raidit à nouveau. Elle souleva la tapisserie et observa le professeur Dumbledore, les yeux ronds. Il l’avait vue. Un léger sourire se dessina sur les lèvres fines du professeur qui posa un doigt sur ses lèvres.
    
    « Je sais que c’est très dangereux. Mais, je pense que c’est indispensable pour comprendre ce qui se trame exactement… »
    « C’est ma faute. J’ai écrit une lettre pour raconter ce que les Serpentards ont fait à Melia. C’était pour Remus mais… Il n’était pas là. C’était la pleine lune et… Je l’ai donnée à une des chouettes. Elle l’a apportée à ma grand-mère. »
    « Intéressant. Pourquoi ne me l’as-tu pas envoyée à moi ? »
    « Je… N’y ait pas pensé, » avoua Lyria en baissant la tête.
    
    Elle releva les yeux, le menton toujours sur sa poitrine et elle observa le professeur, contrite. Il s’avança vers elle, déposa une main sur son épaule et la serra fort.
    
    « La Fontaine t’a choisie. Je n’en vois même plus l’entrée. Va donc. Je m’occupe du dragon, pendant ce temps. »
    « Je suis désolée, professeur. »
    
    La main de Dumbledore quitta l’épaule de la jeune fille et il la leva comme pour chasser l’excuse.
    
    « Il n’est malheureusement pas possible de retourner dans le passé pour intercepter cette lettre. Le passé est immuable, même pour ceux qui possèdent un retourneur de temps. »
    
    Le professeur disparut au coin du couloir et Lyria se tourna vers l’entrée de la caverne. Effectivement, elle la voyait. Cela voulait-il dire qu’avant elle, cet endroit ne s’ouvrait que pour le professeur Dumbledore ? Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule et elle s’avança dans la grotte, immédiatement accueillie par les voix. Elle se sentit entourée par de vieilles amies, venues là pour la réconforter et la guider.
    
    Ce fut au moment de plonger la coupelle dans l’eau magique qu’elle réalisa une chose : comment le professeur Dumbledore avait-il pu savoir qu’elle était là ? Elle était pourtant bien cachée… La tenture allait jusqu’au sol et il était impossible de voir ses pieds. Pouvait-il voir au travers des objets ?
    
    Cette idée était… dérangeante.
    

Texte publié par louha, 23 octobre 2017 à 20h46
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