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Tome 1, Chapitre 16 Tome 1, Chapitre 16
Lyria passa donc sa dernière semaine de cours allongée dans l’herbe, sa robe de sorcier en guise de serviette de plage, le nez plongé dans des livres empruntés à une seconde année, Cho Chang. Celle-ci l’avait regardée avec des yeux ronds lorsque l’étudiante lui avait demandé à emprunter certains de ses livres pour prendre de l’avance sur les cours se seconde année, mais elle les lui avait donnés.
    
    Lyria commença par lire le livre de défense contre les forces du mal de la première à la dernière ligne, espérant sincèrement trouver de nouveaux sortilèges de duel. Mais il n’y avait rien. Rien du tout. Elle se plongea donc dans le manuel de sortilèges niveau deux. Elle travailla une bonne partie des sorts offensifs qu’elle trouva. Jusqu’à réussir à lancer un sortilège qu’elle n’aurait pas dû et qui alla frapper le chapeau pointu du professeur McGonagall, faisant un énorme trou dedans.
    
    « Désolée professeur. »
    « Mais enfin, mademoiselle Black, qu’est-ce que vous faites ? »
    « Je prends de l’avance pour l’année prochaine… »
    
    Le professeur McGonagall remonta ses lunettes sur son nez et elle observa la demoiselle. Elle prit une grande inspiration, certainement pour gronder Lyria, mais celle-ci eut un éclair de génie.
    
    « Vous m’apprendriez de nouveaux sorts de métamorphose en attendant la fin de l’année ? S’il vous plait professeur ! »
    
    La bouche du professeur McGonagall s’ouvrit. Elle se referma. Et puis elle poussa un profond soupir.
    
    « Très bien mademoiselle Black. Je vous accorderais une heure avant le dîner ce soir. Ne soyez pas en retard. »
    
    Avec un grand sourire, Lyria promit. Et elle retourna à sa solitude et à son travail de nouveaux sortilèges de seconde année. À la fin de la journée, elle se rendit devant le bureau du professeur, au premier étage. Elle attendit sagement devant, adossée au mur. C’est comme ça qu’elle surprit une conversation étrange.
    
    La demoiselle avait l’impression qu’elle avait simplement jeté une bouteille à la mer, en écrivant à Eglantine Rosier. Le genre de bouteille qui avait coulé. Mais, en réalité, elle avait jeté un pavé dans la marre et celui-ci avait éclaboussé tout autour. Lyria l’apprendrait en rentrant chez elle cet été-là, mais Eglantine Rosier avait pris le temps de ranger ses affaires avant de venir à Poudlard, appointée par les ministères des deux pays pour effectuer une inspection approfondie des lieux, dans le but de faire fermer Poudlard et de transférer les étudiants à Beauxbâtons. Tout ça à cause de la lettre de sa petite fille, lettre innocente dans le but d’aider sa mère…
    
    C’est sa voix, teintée de cet accent français particulièrement reconnaissable qu’elle entendit dans l’escalier à quelques mètres d’elle.
    
    « Professeur Dumbledore, je pense que vous comprendrez que le Ministère est inquiet. Ce genre de comportement ne peut être toléré. »
    « Il n’est pas toléré, ambassadrice. Il ne l’a jamais été et ne le sera jamais dans l’enceinte de Poudlard. Pas tant que je serais directeur… »
    « Et pourtant, c’est le cas. Vos étudiants s’acharnent les uns sur les autres. Vos étudiants nous lancent des appels au secours, écrivant directement au ministère français. Votre Ministre a été outré d’apprendre cela. Il a juré qu’il n’avait pas été mis au courant. Quelqu’un vous a court-circuité, Professeur Dumbledore. Quelqu’un qui ne se sent pas en sécurité dans cette école. »
    
    Les voix s’éloignèrent, alors que le cœur de Lyria manquait un battement. Fermer Poudlard ? Quelqu’un allait fermer Poudlard ? Melia avait-elle écrit à… Non. C’était à cause d’elle. Uniquement à cause d’elle. Parce qu’elle avait fait une bêtise. Une énorme bêtise. Au lieu d’attendre et de parler à Remus, au lieu de laisser la lettre à Remus, elle l’avait envoyée. « Ma grand-mère au ministère de la magie français ».
    
    Elle porta une main à sa bouche, incapable de réellement réaliser ce qu’il s’était passé. Comment avait-elle pu être aussi bête ? Aussi stupide ? Comment avait-elle pu être aussi… aussi peu une Serdaigle ? Elle avait envoyé sa lettre. Juste comme ça. Sans penser à la moindre conséquence.
    
    Ses jambes ne la portèrent plus. D’un seul coup elle se retrouva assise sur le sol, une main sur la bouche, tremblante. C’est comme ça que le professeur McGonagall la trouva, une dizaine de minutes plus tard. La directrice des Gryffondors l’aida à se relever et la fit entrer dans son bureau. Elle prépara du thé d’un seul coup de baguette magique, et Lyria se retrouva avec une tasse odorante dans les mains.
    
    « Voulez-vous toujours apprendre de nouveaux sorts, mademoiselle Black ou préférez-vous m’expliquer ce qui vous a mise dans cet état ? »
    « Je veux devenir une Animagus, professeur. »
    
    Les mots étaient sortis de sa bouche sans qu’elle n’ait réellement eu le temps de les penser. De les peser. Le professeur McGonagall eut une moue amusée et elle hocha la tête.
    
    « J’ai toujours soupçonné votre père d’avoir appris par lui-même comment devenir un Animagus par lui-même. Il a emprunté trop de livres, à l’époque, traitant du sujet pour que ça ne soit pas suspect. »
    « Est-ce que vous m’apprendrez ? »
    « Vous êtes une étudiante douée, mademoiselle Black. Une des meilleures à laquelle j’ai eu l’occasion d’enseigner. Cependant, je ne suis pas certaine que vous saurez faire preuve de la rigueur indispensable à la maitrise de cet art magique. Votre année a été… très irrégulière. »
    
    Lyria baissa les yeux. Effectivement. Avec le recul, son année avait été semée d’embuches. Le cadavre de Mandy, les accusations des autres étudiants, les sévices subis par melia, son besoin d’apprendre à se battre pour défendre et venger sa sœur… Toutes ces choses avaient mis à mal son travail scolaire. Elle s’en était sortie bien. Elle n’aurait ses résultats d’examens que le lendemain. Mais, elle savait qu’elle avait réussi. Qu’elle s’en était sortie. Qu’elle n’allait pas redoubler. Elle avala sa salive et contempla le professeur en face d’elle.
    
    « Si mon père a réussi à apprendre tout seul, alors je peux apprendre avec un professeur », dit-elle. « Sinon… Je demanderais à mon oncle James. Ou j’emprunterais les livres à la bibliothèque. »
    « Pourquoi cette soudaine envie de devenir un animal ? »
    « Parce que… Ce serait un moyen de mieux connaitre mon père. De suivre son chemin. J’ai été déçue quand j’ai été envoyée à Serdaigle, un peu. Parce que j’aurais voulu marcher dans ses pas. Vivre au même endroit que lui. Pas faire les mêmes bêtises, même si ça semble être pour Oncle James et Oncle Remus les plus beaux souvenirs de leur vie… Mais voir par quoi il est passé. Tenter… de le comprendre. »
    
    Le professeur McGonagall resta silencieuse de longues minutes, buvant son thé brûlant. Elle finit par hocher la tête.
    
    « Très bien, mademoiselle Black. Nous nous retrouverons deux soirs par semaine à partir de la rentrée prochaine pour travailler des cours de métamorphose très avancés pour votre âge. Vous aurez un examen supplémentaire à la fin de l’année, et si vous le réussissez, lors de votre troisième année, nous étudierons l’art de l’animagus toutes les deux. »
    
    Lyria hocha la tête. Un sourire naquit sur ses lèvres et elle se retint de sauter de joie.
    
    « Merci, professeur. Merci beaucoup. »
    

Texte publié par louha, 22 octobre 2017 à 00h37
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