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Tome 1, Chapitre 15 Tome 1, Chapitre 15
« Remus ? »
    
    La voix de Lyria tremblait un peu. Pour la première fois en trois mois, elle avait décidé d’aller faire un tour dans la salle de cours de défense contre les forces du mal à la fin des cours. Remus ne s’y trouvait pas. Lyria poussa un soupir et elle se laissa tomber sur une chaise, une expression attristée sur le visage. Elle aurait eu besoin des conseils de son parrain. Mais il n’était pas là. Alors, la demoiselle sortit un parchemin. Elle entreprit d’écrire tout ce qu’il s’était passé. Absolument tout. Depuis le premier article de Rita Skeeter sur Sirius. Depuis ce jour où elle avait accusé Lyria et Mélia d’être des psychopathes en devenir. Elle écrivit tout ce qu’elle avait ressenti. Chaque détail de ce que Melia avait subit, même si elle ne précisa pas comment elle l’avait découvert. La façon dont sa sœur s’était éloignée d’elle. La douleur dans son cœur quand elle avait compris qu’elle était capable de haïr les gens.
    
    Elle inspira un grand coup. Elle posa sa plume. Et puis, elle regarda le bureau de Remus. Elle fit une grimace et elle se leva. Ses pas la conduisirent jusqu’à la volière. Elle n’y avait pas remis les pieds depuis qu’elle avait découvert le cadavre de Mandy. Elle n’avait pas pu. Elle recevait des lettres de sa mère, mais elle n’y répondait pas. Parce que revenir ici était trop douloureux et la ramenait à ce jour où elle avait vu un corps sans vie pour la première fois.
    
    Elle resta immobile durant quelques secondes, observant l’endroit où le corps de son ancienne camarade de classe avait été retrouvé. Et puis, elle se décida à monter les marches pour arriver dans la volière en elle-même. Elle s’immobilisa et tourna sur elle-même, cherchant une des chouettes de l’école.
    
    L’une d’entre elles s’envola pour venir se poser dans une des niches devant elle, tendant sa patte pour recevoir la lettre. Lyria sortit sa plume et écrivit juste un nom. Elle n’avait pas l’adresse de la personne en question.
    
    « Je voudrais que tu apportes ça en France. À ma grand-mère, Eglantine Rosier. Elle travaille au ministère, je crois. »
    
    Elle caressa la tête de la chouette et la laissa s’envoler. Elle la suivit du regard jusqu’à ce qu’elle disparaisse à l’horizon. Ensuite, Lyria retourna à pas lents jusqu’à Poudlard. Elle monta dans son dortoir et elle s’installa avec Vampire dans sa chambre, faisant l’impasse sur les révisions. Au fond d’elle-même, elle espérait réellement que cette lettre allait changer les choses. Qu’elle allait faire quelque chose ! Qu’Eglantine Rosier allait comprendre. Qu’elle allait aider sa mère à innocenter Sirius !
    
    Le dernier jour de cours de l’année passa lentement. Très lentement. Elle le passa dans un étrange brouillard. Le lendemain, le premier examen passa en un éclair. Elle rédigea deux parchemins en histoire de la magie. Passa avec brio celui de métamorphose. Le weekend arriva. Elle le passa à dormir, épuisée par cette année. Épuisée psychologiquement par ce qu’il s’était passé.
    
    Le lundi, elle se retrouva face à l’examen de sortilèges. Elle termina quarante minutes avant la fin et sortit de la salle après avoir rendu son parchemin. Botanique, soins aux créatures magiques, potions… tout s’enchaînait. Le dernier examen fut celui de défense contre les forces du mal. Un par un, les étudiants entrèrent dans la Grande Salle pour répondre aux questions de Remus Lupin. Lorsque ce fut le tour de Lyria, elle s’assit en face de son parrain et, avant qu’il n’ait eu le temps de lui poser la moindre question, Lyria se mit à parler.
    
    « Est-ce que c’est mal de haïr des gens mauvais ? »
    
    La surprise de lut dans le regard fatigué de Remus. Il s’assit en face d’elle et fronça les sourcils.
    
    « Ce n’est pas vraiment le sujet de ton examen, Pumpkin. »
    « J’ai essayé de venir te voir plusieurs fois pour en parler, mais t’es jamais là. »
    « Tu m’évites depuis trois mois. »
    « Désolée. »
    « La haine n’est jamais un sentiment facile. On peut se voiler la face et se dire qu’on le fait pour de bonnes raisons, mais ça reste un sentiment puissant. Négatif. C’est quelque chose qui peut te détruire si tu le laisses prendre trop d’importance. Il faut arriver à contrer ce sentiment. Pas pour aimer ces personnes, mais pour qu’elles te soient indifférentes. »
    « Pourquoi ? »
    « Parce que la haine est un sentiment actif. C’est le genre de sentiment te demande du temps. De l’énergie, qui te demande de penser à cette personne. Alors que l’indifférence… C’est comme si la personne en question n’existait pas. Comme si ses paroles n’étaient que du vent, son existence un rêve. Ignorer un ennemi a tendance à beaucoup l’énerver. Plus que de lui donner la satisfaction de le haïr. »
    « Donc… Je dois faire comme si ces personnes n’existaient pas. Même si elles ont fait du mal ? Beaucoup de mal ? »
    « C’est mon conseil, Pumpkin. »
    
    Lyria croisa les bras et fit une grimace. Elle prit le temps de réfléchir. Et puis, elle hocha la tête de haut en bas. Elle avait compris ce que Remus voulait lui dire. Le professeur déposa un baiser sur son front, puis il passa à l’examen en lui-même, posant plusieurs questions de plus en plus pointues à la demoiselle, avant de finalement lui proposer un petit test supplémentaire : il lui demanda de le désarmer et de lui montrer quelques-uns des sortilèges qu’elle avait travaillés avec Thomas.
    
    Après cela, il la laissa partir. Les examens étaient finis. Il restait encore une semaine avant les résultats et trois jours de plus avant de repartir à la maison. Lyria poussa un soupir. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle pouvait faire désormais. S’installer dans le parc avec un livre de seconde année qu’elle commencerait à travailler ? C’était le genre de chose qu’elle aimait faire. Prendre de l’avance. Travailler au-delà de ses capacités. Occuper son esprit. Oui, c’était une bonne idée. Une bonne chose. Éviter de penser à Pansy et à ce qu’elle avait fait à sa sœur. L’ignorer. Suivre les conseils de Remus.
    
    

Texte publié par louha, 21 octobre 2017 à 23h09
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