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Tome 1, Chapitre 14 Tome 1, Chapitre 14
Commença alors une triple vie pour Lyria. Le matin, elle se levait, comme tout le monde. Elle donnait à manger à Vampire puis allait en cours, où elle la jouait étudiante modèle. Sage, dans son coin, ne faisant pas de vagues. Elle répondait à toutes les questions des professeurs. Elle faisait ensuite ses devoirs, puis elle allait dîner. À la fin du repas, elle rejoignait Thomas dans la salle de cours de défense contre les forces du mal. Remus passait de temps en temps pour voir comment le cours se déroulait. Il donnait quelques conseils ou il se contentait d’observer dans son coin, un air inquiet sur le visage.
    
    Remus avait tenté de lui parler plusieurs fois. Lyria l’évitait. Elle faisait tout pour ne pas se retrouver seule avec lui. Elle n’avait aucune envie qu’il lui pose des questions. Qu’il comprenne ce qu’il se passait. Qu’il découvre qu’elle apprenait à se battre dans l’unique but de se venger de ceux qui avaient frappé sa sœur. Qu’il lui interdise. Qu’il aille en parler à Dumbledore ou au directeur des Serdaigles.
    
    Lyria sentit son cœur se serrer à cette idée. Elle n’avait pas envie d’être renvoyée. Vraiment pas. Mais, elle avait vu le regard de sa sœur, à chaque cours de métamorphose. Elle avait vu à quel point sa sœur l’évitait. Elle ne la regardait plus. Elle ne lui parlait plus. Elle faisait ses exercices, le regard rivé devant elle, et elle ignorait Lyria. Melia avait changé. Était-ce à cause de cette raclée à laquelle Lyria avait assisté par les yeux de sa sœur ? À cause d’autre chose ? Lyria avait envie — besoin — de trouver le fin mot de l’histoire. Mais Melia faisait celle qui n’entendait pas ses questions.
    
    La troisième vie de Lyria commençait lorsque le cours de duel était terminé. Elle passait à la bibliothèque ou elle récupérait des livres sur les différents sortilèges de combat, qu’elle remontait dans sa chambre pour les étudier la moitié de la nuit.
    
    Au bout de trois semaines de ce traitement, Lyria passait son temps à somnoler en cours. Malheureusement la fin de l’année approchait et les professeurs leur donnaient de plus en plus de travail. Le professeur McGonagall les évaluait toutes les semaines, précisant qu’elle serait intransigeante lors de l’examen final. Le professeur Flitwick leur donnait des parchemins à rendre à tour de bras. Le professeur Slughorn ne lâchait plus Lyria depuis cet « échec abominable » qui l’avait conduite à l’infirmerie.
    
    Tous les étudiants vivaient quasiment à la bibliothèque. Lyria arrivait épuisée à ses cours de duel. Thomas était dans le même état. Petit à petit, les cours de duel perdirent en durée. Thomas et Lyria se contentaient de s’entrainer une demi-heure sans apprendre aucun nouveau sort. La panoplie de défense de la demoiselle s’étoffait donc le soir dans son lit. Sortilège de jambes en coton, pétrification, et autres sorts de crache-limace, elle les maitrisait tous. Du moins, tous ceux accessibles pour une première année. Elle tenta d’apprendre à contrôler le sortilège de Boclang, mais elle ne réussit pas. Celui-ci aurait pourtant été très pratique pour contrer Pansy Parkinson et sa propension à parler à longueur de temps. Le sort collait la langue de la cible contre son palais, l’empêchant de parler.
    
    Très sincèrement, Lyria songea plusieurs fois à le tenter discrètement sur Lisa Turpin. Celle-ci parlait de plus en plus à mesure que les examens approchaient. Elle passait son temps à répéter encore et toujours les diverses formules qu’elle avait apprises depuis le début de l’année. Encore et encore. Padma l’évitait, passant tout son temps avec sa sœur à Gryffondor. Bella et Lyria se cachaient dans un coin de la bibliothèque pour l’éviter. Certains jours, Lisa trouvait quelqu’un d’autre à abreuver de paroles, d’autres, elle débarquait à la table où Lyria et Bella travaillaient pour s’installer avec elle… et les empêcher de se concentrer à force de parler.
    
    Fort heureusement, Madame Pince, la bibliothécaire, ne supportait pas le bruit. Elle mettait donc Lisa dehors au bout d’une demi-heure, après lui avoir répété dix fois de se taire.
    
    Au début du mois de mai, Thomas demanda à Lyria d’arrêter les leçons de duel. Ses ASPICS approchaient à grands pas, et si Lyria était un parfait cobaye pour réviser ses cours de défense contre les forces du mal et les sortilèges qui étaient associés, il avait d’autres matières à travailler. Lyria se retrouva donc à travailler totalement seule. Elle s’isola dans la cabane au bord du lac, là où se trouvaient les bateaux, évitant toujours Remus.
    
    Les étudiants auraient pu envahir le parc pour travailler. Ils auraient pu s’installer dehors pour réviser. Mais, c’est à la bibliothèque qu’ils se posèrent, laissant à Lyria la liberté de travailler ses sortilèges de duel toute seule.
    
    Solitude. C’était réellement ce qu’elle ressentait désormais. Elle n’avait pas envie de se retrouver avec d’autres personnes. Elle voulait venger sa sœur. Elle finit par réaliser, deux jours avant les examens, que son motif pour apprendre à combattre avait changé. Vraiment changé. Lyria fut frappée par la réalité lors du dernier cours de métamorphose avant les examens.
    
    Elle était assise à côté se de sa sœur. Melia ne lui avait pas adressé la parole depuis mars. Lyria désespérait. Elle essayait de retrouver le sourire de sa sœur. Sa joie de vivre. Elle essayait de communiquer avec elle. Mais rien n’y faisait. Quelque chose semblait brisé en Melia. Harry n’avait pas eu le moindre succès dans l’histoire. Il n’avait pas réussi à lui faire avouer ce qu’il s’était passé.
    
    Alors, Lyria s’était contentée de traquer le moindre signe de blessure. Elle observait chaque détail sur le visage de sa sœur. Sur ses bras. Ses jambes. Mais rien. Si elle subissait toujours les sévices des autres Serpentards, elle n’en disait rien. Elle ne montrait rien. Ou alors, ils avaient appris à taper à des endroits qui ne laissaient pas de marque.
    
    C’est cette pensée qui fit réaliser à la jeune sorcière ce qu’il se passait dans sa tête. En février, elle avait demandé à Thomas de l’aider à travailler dans un seul but : protéger Mélia. Maintenant, tout ce qu’elle voulait, c’était de faire subir aux autres ce qu’ils avaient fait subir à sa sœur. Elle voulait le leur rendre au centuple.
    
    L’idée lui fit peur. Vraiment. Elle se figea en plein milieu du cours de métamorphose et se retourna lentement, observant le dernier rang. Là trônaient Pansy Parkinson et Milicent Bullstrode. Là il y avait les deux filles qui avaient été les instigatrices des sévices de melia. Et, tout ce que Lyria ressentait, c’était de la haine. De la haine aussi pure qu’intense, sentiment qu’elle n’avait jamais expérimenté auparavant. Elle avait été protégée par sa mère. Protégée par son parrain et son oncle James. Elle avait été entourée d’amour et de compréhension. Et maintenant, à quelques jours de la fin de l’année, elle découvrait qu’elle était capable de souhaiter la mort d’une personne. De souhaiter lui faire du mal.
    
    Glacée, elle se concentra sur la souris qu’elle devait transformer en verre à pied.
    

Texte publié par louha, 21 octobre 2017 à 22h15
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