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Tome 1, Chapitre 12 Tome 1, Chapitre 12
La journée du lendemain passa lentement. Très lentement. Chaque minute sembla durer dix heures. Le petit déjeuner s’éternisa, encore et encore. Lyria ne réussit pas à manger quoi que ce soit. Elle massacra un croissant en mille miettes et elle finit par se lever pour aller au cours de potion. Les Serdaigles avaient ce cours en commun avec les Poufsouffles.
    
    Le professeur Slughorn, directeur de la maison Serpentard, était aussi le professeur de potions. Le truc le plus agaçant avec lui, selon Lyria, était cette façon qu’il avait de collectionner les élèves qui venaient de familles… célèbres. Ou ceux qui avaient le plus de potentiel. Lyria avait tendance à l’ignorer et à rester dans son coin, se retenant à grand-peine de lever les yeux au ciel à chaque fois qu’il interrompait son cours pour prendre le temps de disserter sur toutes les personnes qu’il connaissait de telle ou telle famille. Elle détestait qu’il lui parle de son oncle Regulus, qu’elle n’avait jamais rencontré. Ou qu’elle le compare à lui quand elle réussissait une potion — c’est-à-dire à chaque cours, puisqu’elle travaillait durement pour réussir dans toutes les matières.
    
    Ce jour-là, le double cours de potions fut pire que d’habitude. Lyria n’était pas concentrée. Elle ne pensait qu’à sa soirée avec thomas. Elle ne voulait qu’une seule chose : travailler. Apprendre à se défendre. Avec de la magie. Ce ne serait jamais assez tôt, cependant. Jamais assez tôt pour sauver Amelia. Parce qu’en fait, c’était même déjà trop tard. Trop tard pour sortir sa sœur de là. Trop tard pour empêcher les choses d’arriver. Trop tard pour tout.
    
    Lyria jeta ses racines de… elle ne savait même pas ce qu’elle venait de mettre dans le chaudron. Elle poussa un soupir et écrasa un autre ingrédient sous la lame de son couteau avant de le découper en charpie et de le rajouter. Elle n’avait même pas lu la recette. Elle s’en fichait. Son regard remontait vers la pendule au-dessus de la tête du professeur toutes les trente secondes. Le temps était-il en train de reculer ? Elle pinça les lèvres. Elle jeta une poignée d’yeux de cafard dans la mixture qui faisait d’énormes grumeaux dans son chaudron et celui-ci se mit à siffler.
    
    « Miss Black, éloignez-vous », s’exclama le professeur.
    
    Le temps que Lyria fasse deux pas en arrière, le chaudron explosa. Elle se prit une partie de la mixture sur les bras, qu’elle avait eu à peine le temps de lever pour protéger son visage. Elle serra les dents. Sérieusement ?
    
    Un coup de baguette magique et Slughorn fit disparaitre la potion qui recouvrait la table et les bras de la demoiselle. Ceux-ci commençaient à la faire souffrir, cependant. Des cloques apparaissaient sur ses mains et ses avant-bras. Le professeur soupira et l’envoya à l’infirmerie. Lyria s’éloigna après avoir récupéré son sac et l’avoir jeté sur son épaule. Elle entendit Slughorn se lamenter sur combien Regulus Black était doué en potions alors que la porte se refermait sur son dos.
    
    L’infirmerie était au troisième étage. Lyria en passa le seuil, jetant un regard immédiat vers les lits dans l’espoir de voir sa sœur. Mais, Melia n’était visiblement pas là. Était-elle retournée en cours ? Après tout ce qu’il s’était passé ? L’estomac de la demoiselle se serra à cette idée. Mais, elle n’eut pas le temps de s’appesantir sur le sujet.
    
    Madame Pomfresh s’approcha d’elle. Lyria leva les deux mains pour lui montrer l’étendue des dégâts et elle se retrouva assise sur un lit, l’infirmière tournant dans tous les sens en bougonnant après le professeur de potions qui n’était pas capable de surveiller ses patients. Après quelques minutes, Lyria se retrouva les deux mains recouvertes de pommade et bandées, avec l’instruction de rester allongée quelques heures le temps que le cataplasme fasse effet.
    
    Lyria obéit. Elle resta allongée dix minutes avant de se relever et de se mettre à faire les cent pas. Ses deux mains la grattaient affreusement alors que la peau se reconstituait. En la voyant incapable de rester calme, l’infirmière lui proposa de boire quelque chose pour la calmer. Lyria secoua la tête et elle prit une grande inspiration.
    
    « Ma sœur… Est-ce qu’elle va bien ? »
    
    Le visage de l’infirmière se ferma. Elle ouvrit la bouche pour répondre, puis la referma. Son regard prit une expression plus douce et elle hocha la tête.
    
    « Je ne peux pas te donner de détails. Mais oui, elle va bien. Aussi bien qu’on puisse aller dans cette situation. »
    « Elle a refusé que je l’aide », murmura Lyria. « Elle m’a dit de ne pas m’en mêler, que j’allais aggraver les choses, mais… »
    « Elle a probablement eu raison sur ce point. Accuser sans preuve… »
    
    L’infirmière hocha la tête lentement. Elle eut un sourire triste et posa une main sur l’épaule de Lyria.
    
    « Le professeur McGonagall va s’en occuper. Elle fera ce qu’il faut pour que ta sœur soit en sécurité. Même la changer de maison contre l’avis du Choixpeau s’il le faut. Ou renvoyer les responsables. »
    « C’est déjà arrivé ? »
    « Qu’on change un étudiant de maison pour cette raison ? »
    « Une fois quand j’étais étudiante. Le directeur a convoqué l’étudiant dans son bureau. Il est entré en tant que Serdaigle et ressorti en tant que Poufsouffle. »
    
    Lyria hocha la tête. L’infirmière posa sa main sur l’épaule de l’enfant et lui dit que tout allait bien se passer. Elle servit ensuite à Lyria un verre de potion pour la calmer. La demoiselle le but et alla s’allonger, essayant de ne pas gratter sous ses bandages. Melia allait être protégée. On allait faire quelque chose pour elle. Elle y croyait. Elle était sûre et certaine que ça allait bien se passer.
    
    Au bout de quelques minutes, la potion fit effet et la demoiselle s’endormit. Elle ne se réveilla que quelques heures plus tard, juste à temps pour voir sa sœur disparaitre derrière un paravent avec une des infirmières. Madame Pomfresh était en train de défaire les bandages de ses mains.
    
    « Qu’est-ce que… »
    « Simple suivit » coupa l’infirmière. « Certaines blessures ne guérissent pas en quelques heures. File dîner, tu la verras là-bas dans quelques minutes. »
    
    Lyria inspira un grand coup et hocha la tête. Elle se lava les mains au lavabo à l’entrée de l’infirmerie, et après un dernier regard en direction du paravent, elle descendit dîner. Après tout, son premier cours de duel l’attendait une fois le repas terminé. En espérant que Thomas ne l’avait pas oubliée.
    
    

Texte publié par louha, 19 octobre 2017 à 01h05
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