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Tome 1, Chapitre 11 Tome 1, Chapitre 11
« Meurtrière »
    « Assassin »
    « Tu crois que ta sœur va pouvoir te sortir de là, hein ? »
    
    Le coup la prit au ventre et la plia en deux. Lyria sentit sa tête se soulever alors que le corps de Melia résistait. Elle pouvait sentir la détermination de sa sœur, comme si c’était quelque chose de physique. Comme si c’était quelque chose de tangible. Melia cracha au visage de Pansy Parkinson, un cracha coloré de rouge. Coloré du sang qui coulait dans sa bouche.
    
    Lyria observa par les yeux de sa sœur. Elle grava dans son propre esprit le visage de ceux qui l’ennuyaient. De ceux qui la frappaient dans un couloir sombre, sans professeur aux alentours. De ces lâches qui s’y prenaient à plusieurs. Elle serra les dents. Melia aussi. Le poing de Melia se ferma. Et elle riposta.
    
    Se détachant des bras de Crabe et Goyle qui la tenaient, elle sauta au visage de Pansy, poussant un cri rageur. Elle ne se laissait pas faire. Jamais.
    
    « Laisse Lyria en dehors de ça, espèce de veracrasse ! »
    
    Mais, seule contre cinq, elle n’avait aucune chance. Crabe et Goyle la rattrapèrent et Pansy poussa un hurlement de rage.
    
    « Comment tu m’as appelée ? Traitresse à ton Sang. T’as rien à faire dans notre maison. RIEN. »
    « T’as une bombabousse à la place du cerveau en plus ? Faut que je répète ? »
    
    Un nouveau coup dans le ventre de Melia. Elle poussa un gémissement. Et puis, une voix retentit au bout du couloir. Le professeur McGonagall. Le regard de Lyria et Melia se tourna vers elle.
    
    « Qu’est ce qu’il se passe, ici ? »
    
    Les étudiants relâchèrent Melia. Ils reculèrent d’un pas. Pansy lui donna un coup de coude avant de s’éloigner.
    
    « Ce n’est rien pro… »
    « Mademoiselle Black, à l’infirmerie. Cinquante points en moins pour Serpentard. Pour chacun de vous cinq. Un mois de retenue. Chacun aussi. »
    
    Melia se redressa et commença à s’éloigner dans le couloir pour aller vers l’infirmerie. Lyria pouvait sentir sa rage. Sa haine. Elle avait simplement envie de tout arrêter. De repartir. De rentrer chez elle. Abandonner. Se terrer.
    
    Lyria tendit une main pour attraper sa sœur et la serrer contre elle, sans savoir quand elle était sortie de sa tête pour la regarder en face. Et puis, elle tomba à nouveau.
    
    *
    
    Elle avait du mal à respirer. Son cœur battait dans sa poitrine comme s’il allait en sortir. Lyria ferma les yeux durant un instant. Son ventre se tordit de douleur. La nausée passa. Elle massa ses tempes et se redressa, observant la fontaine devant elle.
    
    Son esprit avait encore du mal à comprendre ce qu’il s’était passé. Ce que Melia vivait au quotidien. Depuis plusieurs semaines, visiblement. Sans lui avoir dit. Sans l’avoir appelée au secours. Lyria se sentait… privilégiée. Les Serdaigles l’avaient acceptée. Les Serpentards avaient rejeté Melia.
    
    Mais pourquoi le Choixpeau l’avait-il envoyée là-bas ?
    
    Lyria se redressa. Les Voix l’entourèrent et virent la réconforter. Lyria secoua ses boucles couleur miel. Mais pourquoi Melia ne lui avait-elle pas parlé ? en avait-elle parlé à leur mère au moins ? À Remus ? À quelqu’un ?
    
    Probablement pas. Melia avait toujours eu sa fierté. Lyria s’avança vers l’entrée de la pièce et ferma les yeux.
    
    « J’ai besoin d’aller dans les cuisines, s’il vous plait, » dit-elle aux Voix.
    « Les cuisines… »
    « Avec les elfes »
    « Et ensuite ? »
    
    Ensuite ? Lyria pinça les lèvres. Les Voix pouvaient l’emmener ailleurs ? Seulement à Poudlard ou…
    
    « Voir ma grand-mère, en France. C’est possible ? »
    « Dans Poudlard. »
    « La Grotte de Vision n’existe pas ailleurs. »
    
    Lyria baissa les yeux et hocha la tête. Très bien. Lyria ferma les yeux. Elle ne savait pas ce qui l’avait poussée à demander d’aller voir sa grand-mère. Elle n’avait aucune idée d’où lui venait l’intuition qu’il lui fallait aller là-bas. L’idée était tentante. Vraiment. Elle tituba jusqu’aux cuisines. Elle réclama de quoi manger aux elfes et s’assit dans un coin le temps de dévorer tout ce qu’on lui mettait dans les mains. Elle remplit son estomac comme la première fois. Elle était restée plus longtemps dans l’esprit de sa sœur que dans celui de sa mère, et son estomac avait besoin de nourriture. Son corps était épuisé. Littéralement.
    
    Lorsqu’elle ressortit de la cuisine, le sac plein de reliefs de nourriture donnés par les elfes, elle se retrouva dans le couloir, pensive. C’était comme si la grotte était à la fois partout et nulle part. Comme si elle était là sans être là. Magique, avaient dit les Voix. Magiques comment ? Quelles étaient les règles ? Était-ce de la magie dangereuse ? Le professeur Dumbledore lui avait, après tout, fortement déconseillé de revenir. De retenter l’expérience. De revenir voir la Fontaine.
    
    Elle avala sa salive.
    
    Est-ce qu’elle avait fait quelque chose de particulièrement dangereux ? Est-ce qu’elle allait se faire gronder ? Elle inspira un grand coup. Et elle remonta vers la salle commune des Serdaigles. Après avoir répondu à l’énigme du Heurtoir, elle se laissa tomber sur l’un des canapés, pensive.
    
    La fontaine avait disparu de son esprit. Elle n’avait qu’une envie, c’était de descendre pour aller voir sa sœur à l’infirmerie. Mais, Lyria n’était pas supposée savoir ça. Elle n’était pas supposée savoir que sa sœur était là-bas. Et, elle ne pouvait pas y aller sous une raison quelconque pour tomber « par hasard » sur sa sœur. Melia lui en voudrait.
    
    Un septième année descendit l’escalier des dortoirs. Lyria lui fit un sourire. Il se dirigea vers la porte. Lyria sauta sur ses pieds.
    
    « Thomas. »
    
    Il s’immobilisa et se retourna vers elle.
    
    « Oui ? »
    « Tu veux devenir Auror, non ? »
    « Oui… »
    « Donc… Tu as des cours de duel. »
    « Effectivement… »
    « Apprends-moi. S’il te plait. Je dois protéger ma sœur des autres Serpentards. »
    
    La surprise remplaça l’air un peu perdu du septième année. Lyria fit un pas en avant, son regard implorant planté dans celui du jeune homme. Il sembla hésiter et puis il poussa un soupir.
    
    « Si je ne t’aide pas, tu vas aller récupérer tous les livres qui traitent du sujet à la bibliothèque, n’est-ce pas ? »
    « Oui. »
    « Retrouve-moi après le dîner dans la grande salle demain. Je demanderais au professeur Lupin de me prêter un mannequin d’entrainement. Mais si tu ne t’appliques pas, ce sera terminé. J’ai mes ASPICs à préparer. »
    
    

Texte publié par louha, 18 octobre 2017 à 00h47
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