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Tome 1, Chapitre 10 Tome 1, Chapitre 10
Une semaine passa. Puis une autre. La neige se mit à fondre, et elle fut remplacée par les bourgeons du printemps. C’est à ce moment-là que tout changea pour les deux sœurs. Un nouveau corps fut retrouvé, répétant le motif utilisé six ans plus tôt par le tueur de Sang-Purs. Mais, au lieu d’être la preuve que James, Remus et Framboise avaient raison sur Sirius, cela aggrava tout. La gazette du Sorcier titrait en gros « l’Héritier de Sirius Black commence à tuer ». L’article n’était pas vraiment mieux.
    
    Rita Skeeter y détaillait sur deux pages les détails des meurtres attribués au père de Lyria et Mélia. Elle y écrivait des choses comme « Sirius Black, le Traitre à son Sang a trouvé le moyen de frapper depuis sa cellule de prison. C’est à se demander ce que font les détraqueurs… Lui autorisent-ils des visites ? A-t-il trouvé le moyen de prendre un apprenti meurtrier sous son aile. » Ou encore « Peu importe combien de temps Sirius Black passera sous les verrous, tant qu’il n’aura pas donné le nom de son complice, il sera impossible de savoir qui traque les Sang-Purs pour les éliminer un par un… Personne n’est à l’abri… » Elle terminait en indiquant que c’était une « incitation aux mariages mixtes, ce que Black n’a pourtant pas été capable de faire puisque sa femme, Framboise Rosier est une Sang-Pure de la noblesse sorcière française. Elle lui a après tout donné deux petites filles, soupçonnées du meurtre de Mandy Brocklehurst, une de leurs camarades de Poudlard retrouvée assassinée dans le parc en début d’année scolaire. »
    
    Lyria fut horrifiée en lisant l’article, ce soir-là dans la salle commune des Serdaigles, après avoir été évitée par tout le monde durant la journée. Elle comprit mieux les rumeurs sur son passage, les gens qui la pointaient du doigt et toutes ces petites choses qui lui avaient donné l’impression d’être surveillée à chaque seconde.
    
    Elle fondit en larmes juste après avoir reposé le journal. Et elle expliqua à Bella, la seule à être restée à côté d’elle ce qu’il s’était passé. Comment son père avait été envoyé en prison sans aucune preuve. Comment sa mère et son oncle James se battaient pour le sortir de là. À la fin de son petit discours, un cercle l’entourait. Des étudiants de toutes les années étaient réunis là, sans rien dire, à écouter ce qu’elle disait. Un septième année lui tendit un mouchoir. Une cinquième année lui posa la main sur l’épaule.
    
    « C’est horrible que la justice magique ait pu condamner quelqu’un juste parce qu’il s’est disputé avec deux des suspects une semaine avant leur mort. »
    « Mais oui », renchéris un quatrième année. « Jack et moi on se dispute tout le temps. T’imagines si l’un de nous deux mourrait et l’autre était envoyé en prison juste comme ça ? »
    « C’est affreux. Et cette Rita Skeeter qui dit n’importe quoi… »
    « Mon père a été accusé d’avoir vendu des artefacts sorciers à des moldus et il a écopé d’une enquête à cause d’elle l’an dernier, juste parce qu’il avait oublié une mandragore dans le métro… »
    
    Les remarques continuèrent un moment, chacun étant absolument outré par ce qu’il s’était passé. Et pour Lyria, l’histoire s’arrêta là. Les élèves de sa maison l’avaient écoutée. Ils l’avaient entendue. Ils avaient compris. Et, plus personne dans cette tour n’accorda la moindre importance aux articles de Rita Skeeter.
    
    Mais, la journaliste, qui avait flairé un bon filon, continua à écrire. Elle en fit des pages et des pages. Chaque jour de nouvelles inventions, de nouveaux ragots venaient agrémenter l’histoire de Sirius Black, le Tueur de Sang-Pur. Ceux qui ne réfléchissaient pas y croyaient. Et, beaucoup d’étudiants des autres maisons évitaient Lyria et Mélia. Seule Bella et les Serdaigles restaient avec elles, répondant vertement aux idiots qui se permettaient de faire des commentaires.
    
    La première fois que Lyria vit un bleu sur le bras de sa sœur, elle la crut quand celle-ci lui dit être tombée à cause d’un escalier qui avait bougé alors qu’elle était en équilibre. Cela arrivait après tout à tout le monde. La seconde fois, elle commença à trouver ça bizarre. Mais, elle ne dit rien non plus. Elle laissa juste entendre à sa sœur que la promesse qu’elles s’étaient faite : celle d’être toujours là l’une pour l’autre.
    
    La Serdaigle savait que, si elle tentait de pousser sa sœur à la confession, celle-ci allait se braquer et c’en serait terminé. Elle la laissa donc gérer le « souci » seule. Jusqu’au matin où, Amelia arriva en retard avec un œil au beurre noir en cours de métamorphose, sous le regard horrifié de Lyria et du reste de la classe.
    
    « Mais qu’est ce qu’il t’est arrivé », s’exclama Lyria, faisant fi de la présence des autres.
    « J’ai joué avec le Saule Cogneur et il a gagné. »
    
    Le ton glacial de sa sœur, son regard noir… Lyria sentit ses entrailles se nouer alors qu’elle comprenait finalement ce qu’il se passait. Sa sœur se faisait harceler et frapper par les autres étudiants de sa maison. Ou pas d’autres étudiants tout court. Le regard de la demoiselle se posa sur Pansy Parkinson et Milicent Bulstrode qui observaient les deux sœurs avec un air profondément amusé.
    
    La colère l’envahit et elle pointa sa baguette vers les deux Serpentards. Seule la voix du professeur McGonagall l’empêcha de jeter le sort qui lui venait en tête. La main de Melia sur son bras… Son regard implorant, cette fois… Elle abaissa sa baguette et se rassit, le dos droit. Son regard se posa sur la directrice des Gryffondor et elle ne bougea plus un seul muscle jusqu’à la fin du cours, suivant le professeur du regard alors qu’elle passait entre les étudiants pour corriger leurs exercices.
    
    Étrangement, pour ce cours, Minerva McGonagall ne s’approcha pas une seule fois de Lyria et Mélia. Elle ne vérifia pas leur travail. Et, à la seconde où le cours fut terminé, elle congédia les étudiants et sortit de la salle comme une furie. Lyria ne put donc pas lui parler. Elle ne put pas lui dire à quel point c’était injuste de laisser Melia subir ça. Qu’il fallait punir Pansy et sa bande. Il n’y avait personne d’autre susceptible de faire ce genre de choses.
    
    Lyria se tourna vers les deux Serpentards alors qu’elles rangeaient leurs affaires. Elle les suivit du regard quand elles sortaient de la pièce.
    
    « S’il te plait, Ly… Ne fais pas empirer les choses ».
    
    Elle observa sa sœur comme si elle ne la connaissait pas. Melia se dirigea vers la porte, évitant son regard. Empirer les choses ? Comment dénoncer deux harceleuses pouvait-il empirer les choses ? Lyria se redressa. Et puis elle prit ses affaires. La journée de cours était terminée. Elle était libre.
    
    Libre d’utiliser la Fontaine de Vision pour en savoir plus, malgré l’interdiction de Dumbledore.
    
    Elle se rendit au cinquième étage, là où l’escalier avait bifurqué. À peine eut-elle mis le pied dessus qu’il se mit à bouger et s’immobilisa devant le couloir, comme si l’école elle-même l’encourageait. Elle traversa le couloir. Entra dans la pièce, accueillie par les Voix de Vent. Elle prit le bol, s’assit contre le mur.
    
    « Amelia Black. »
    
    Et elle but.
    

Texte publié par louha, 17 octobre 2017 à 18h53
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