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Les voleurs d'âme, Tome 1 : Les Profondeurs
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Tome 1, Chapitre 12 Tome 1, Chapitre 12

Edward ressassa sa mésaventure dans ce temple maudit. Mais quel était la voix qui avait parlé à ce moment ? Songea-t-il. Elle avait évoqué la vérité et le savoir. Ce sont ces deux choses d'ailleurs que l'homme cherchait en ce moment. Et ces créatures qui avaient surgit de nulle part, elles étaient bien réelles et peut être l'amenait sur une nouvelle preuve sur la magie. Son retour n'occasionnait rien de bon en tout cas.

Il remarqua dans la forêt le sentier qu'avait désigné Aldibe. Il fallait traverser un ponton et se faufilait entre beaucoup de feuillages pour arriver à la maison d'Aldibe.

La bâtisse montrait une maison de ferme avec un champ et des barrières aux alentours. Sur le toit en bois de chêne, une cheminée avait été construire et les murs fortifiés par des briques. Une simple porte permettait l'accès à cette maison et deux fenêtres rectangulaires permettaient un éclairage avec le soleil qui se reflétait dessus.

Edward attacha l'Eclaireur à un poteau et perçoit la tranquillité qui règne ici. Il s'imagina loin déjà loin du combat et assis avec une tasse de thé devant la cheminée. Il ne put oublier combien d'ennemis il avait vaincu avec cette épée et les sensations du danger.

Aldibe alimentait la cheminée avec quelques branches qu'il avait récoltées. Malgré sa faible dose pour la courtoisie, l'Arpenteur savait apporter son aide nécessaire envers les autres. Il alluma un grand feu pour réchauffer la pièce et baissa la tête devant la cheminée. Il murmura :

- Ma très chère. Je suis désolé. Si j'avais pu te sauver, je n'aurais pas fait ce sacrifice.

Edward entra soudainement et Aldibe se retourna. Il se demanda s'il ne l'avait pas observé en silence depuis tout ce temps.

Edward observa l'espace qu'offrait la maison. A côté la cheminée, il y avait une table et plusieurs chaises. Un escalier, qui menait surement aux chambres. Quelques tapisseries décoraient la pièce. Il l'interrogea :

- Jolie maison. Comment avez-vous pu posséder une pareille ?

Aldibe expliqua :

- Quand on ne chasse pas, on prend du repos et on dispose assez de pièces pour se construire une telle bâtisse. Les Arpenteurs préfèrent rester discrets le plus possible et cette forêt est idéale pour ça.

L'Arpenteur se retira un instant et apporta deux verres accompagnés de plats variés. Ils s'assirent face à face et discutèrent. Edward reprit le sujet sur le temple :

- Quand nous avions affronté cette créature dans le temple, j'ai vu que vous aviez développé un pouvoir incommensurable. D'où vous viens cet apprentissage ?

Aldibe s'exclama :

- Les secrets des Arpenteurs doivent être gardés. Tout ce que je peux vous dire, c'est que je ne peux pas tout le temps l'utiliser.

Edward passa à autre chose :

- Je me demande quels genres de créatures devrons-nous encore affronter. Vous avez dit que l'océan est peuplé de prédateurs.

Aldibe relata :

- Les marchands d'eaux sont des hommes extraordinaires. J'ai pu m'entretenir avec l'un de ces hommes et ils peuvent vous raconter des milliers de légendes. Si jamais l'envie vient d'en savoir plus, ils vous diront tout ce qu'avez à savoir.

Edward se leva et pensa :

- J'ai hâte d'entendre ce qu'ils ont à dire. Pourtant, je nécessite une pause.

Aldibe se détendit une fois l'homme éloigné. Il crût faire encore faire face à ces ramassis de questions et qu'il était dans un interrogatoire. Il n'avait pas non plus un sens aguerri en matière de sociabilité. Pour lui tout le monde se caractérisait par une banalité affligeante.

Edward retrouva le confort d'un véritable lit et il sentit les douleurs disparaître. Seulement les douleurs de son corps mais pas les douleurs de son cœur. Il ne pouvait pas cesser de se demander où était Cassandra. Il se sentit bête de ne l'avoir rien dit avant qu'elle se fasse enlever et à présent elle était détenu par ces adorateurs du démon. Il se promettait de les éliminer un à un quel que fût leur nombre.

Ses yeux se plongèrent dans l'obscurité et il se laisser aller dans un sommeil profond. Une fois endormi, il lui sembla entendre un appel. Il reconnut cette voix de femme. La mélodie des paroles de Cassandra. « Edward, Edward » dit-telle. Ce n'était pas possible, il ne pouvait que rêver et croire à son imagination.

Aldibe resta éveillé toute la nuit et il méditait. Il ne porta pas sa tunique habituelle et il était torse nu. Son corps recouvert par des marques violettes. Il continua à prononcer des mots incompréhensibles devant la lune. « Canales noctis, incule vintas «. Il répéta la litanie pendant quelques heures jusqu'à ses marques s'illuminèrent et ses yeux changèrent de couleur. Puis il retrouva son état normal.

Dès l'aube, Edward se leva d'un bon et décida de s'entraîner. Il tournoya sa lame dans le vent, mélangeant précision et souplesse. Il s'imagina mentalement un combat contre plusieurs adversaires et il esquiva lorsqu'un coup fusât vers lui. Il porta des coups de gauche à droite plusieurs fois puis vers le bas. Le bruit de l'acier résonnait dans la brise et son arme ne faisait qu'un avec lui. Un véritable guerrier dansant avec fluidité. Il devint de plus en plus rapide dans ses attaques, en se remémorant la voix de Cassandra la nuit passé. Il fallait qu'il se dépasse et gagner plus de puissance afin de délivrer la jeune femme de ses ennemis.

Il aperçut une silhouette surgir derrière lui et retourna sa lame dans la précipitation. Mais la cible en question était Aldibe et il vit le coup venir puis l'arme traversa le vide. Il suggéra :

- Votre art pour l'épée est très fin. Nous devrions peut être un jour nous opposer dans un duel ?

Edward ne comprit pas ce que l'homme avait derrière la tête et évoqua :

- J'ai surtout failli ne pas vous rater avec cette épée. Je serais ravi de vous affronter lorsque tout sera terminé.

Aldibe déclara :

- Vous n'aviez toute façon aucune chance de me toucher. Voyez cela comme une défaite évidente.

Edward détesta son ton arrogant et le prouva le contraire :

- En tout cas cette mèche de cheveu est bien à vous.

Aldibe attrapa la mèche blanche et resta neutre :

- Ne vous vanter pas trop vite. Nous avons d'ailleurs quelques préparatifs encore à faire.

Aldibe s'éloigna et Edward se dit que cet homme était complètement mystérieux. Si c'était un potentiel ennemi, il aurait pu s'occuper de lui depuis bien longtemps déjà. Ce qui ne fût pas le cas.

Pour le voyage au climat glacé, Edward dû prendre un long manteau en fourrure et ne manqua pas les provisions importantes comme une corde de secours.

Aldibe arriva avec un sac chargé et annonça :

- Bien si vous n'avez plus rien à préparer. Nous pouvons partir à présent.

Edward répondit :

- Pour moi tout est prêt.

Aldibe signala :

- Ne tardons pas. Je vous indiquerais ce qui vous attend au cours du voyage.

Edward prépara l'Eclaireur avec une selle solide et devina combattre les pires créatures dans ce relief enneigé.

Ils embarquèrent en direction des terres enneigées à l'aurore.


Texte publié par Clyx, 22 avril 2018 à 13h43
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