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Les voleurs d'âme, Tome 1 : Les Profondeurs
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Tome 1, Chapitre 11 Tome 1, Chapitre 11

Ils se retrouvaient dans une prairie ou le lichen recouvrait les arbres et des champignons bleuâtres poussaient aléatoirement sur ces chemins d’herbes. Edward espérait toujours retrouver Cassandra au plus vite mais le temps et les informations lui manquaient. Aldibe sut être un allié de taille, sérieux et l’un de plus doués au combat. Il ne se laissait jamais impressionné et la peur était rien pour lui. On se demandait si le jeune homme aux longs cheveux cachait des émotions au fond de lui ou ne ressentait rien. Edward devinait que l’homme connaissait toute la région par cœur et lui demanda :

- Dites-moi Aldibe, cela fait longtemps que vous voyager dans cette région ? Elle me semble si hostile et j’ai l’air de ne pas voir ses limites.

Aldibe expliqua :

- J’ai pu explorer chaque morceau de ce monde grâce à mes périples en solitaire. Certaines contrées sont très dangereuses et il faudrait des mois pour les traverser. Les Profondeurs sont si vastes et à mon sens, s’étale sur des milliers de kilomètres. Au sud, vous savez que vous trouverez la jungle et la cité d’Oritia, celle des hommes de la nature. Alors qu’à l’ouest ce sont les zones marécageuses et les lacs empoisonnés. Tandis que tout au nord, c’est le désert aux créatures affamés mais heureusement que les gardiens veillent sur les voyageurs. Enfin l’est, vous ne trouverez que la neige et sans préparation adéquate, vous n’y survivrez pas un seul jour. Lors des tempêtes glaciales, des créatures se manifestent et peuvent vous engloutir sans rien n’y voir. Les cités sont rares à présent et il y a parfois quelques villages ou des tribus dans la contrée des délaissés. Et sur les océans, les marchands d’eaux naviguent fréquemment et commercent à la fois. Sauf que notamment, des dangers rodent sur ces mers.

Edward écouta attentivement et remarqua :

- Si j’ai bien compris les gens ne connaissent plus actuellement la paix et les choses ne s’arrangent pas avec cette fichue secte.

Aldibe opina et pensa :

- Vous ne m’avez pas dit plus sur vous si je me trompe. Quel objectif vous a poussé à fouler ces terres alors que vous auriez pu simplement éviter tout ça ?

Edward se justifia :

- Le combat et l’aventure me manquait. En tant qu’ancien soldat j’ai décidé de reprendre ma lame et de foncer dans le danger sans y réfléchir. Hélas ce choix a été fait suite à l’invasion de ces hommes sur notre cité volante et nous avons fini par découvrir cet endroit.

Aldibe rétorqua :

- Cité volante ? Vous ne délirer pas quand même ? Je n’ai jamais entendu de telles bassesses.

Edward reprit :

- Tout ceci est vrai, croyez moi. Même si ne pouvez pas disposer pas d’une telle preuve.

Aldibe resta dubitatif :

- Tout cela me laisse indifférent et nous devons ne pas nous épuiser en paroles.

Edward reconnut le caractère froid de l’homme et prétendit :

- Savez-vous au moins ou vous nous emmenez ? Ce n’est pas que je n’ai pas confiance en vous mais nous avançons depuis des heures dans cette forêt.

Aldibe conclut :

- J’ai repéré la piste et nous devions bientôt arriver dans un endroit ou pouvoir s’arrêter.

La dite piste avait à chaque fois plusieurs routes qui se déroulaient et ils devaient parfois tourner à droite, monter une énorme pente et redescendre sur un relief boueux et glissant. Edward pouvait croire à un labyrinthe dans cette nature. Aldibe était très à l’aise et connaissait par cœur le chemin. Du moins c’est ce qu’il crut en trouvant ce temple en pleine nature et visible par ses piliers triangulaires avec son toit en marbre. Il signala :

- Cela est plus étrange que je le pensais. Je n’ai jamais vu ce temple ici et tout à l’air d’être devenu différent depuis mes premiers voyages sur ces terres.

Edward conseilla :

- Je dis que cela mérite une visite. Qui sait ce qu’on pourra trouver.

Aldibe se concentra et constata :

- Il est préférable d’attendre le lendemain. La nuit risque bientôt de tomber.

Edward approuva :

- Entendu, attendons le jour. Je me charge de préparer le camp.

Il s’attelait à la tâche en déchargeant l’Eclaireur et partageait les provisions puis préparait un feu à quelques mètres.

Edward vît Aldibe qui n’était pas atteint par la fatigue et le sommeil et se tenait parfaitement debout et en pleine forme. Il songea définitivement que cet homme ne possédait pas de faiblesses contrairement à lui.

Le lendemain, ils préparèrent quelques torches pour partir explorer ce temple inconnu et Edward voulut aller le premier mais Aldibe le prévint de rester en arrière et ils s’approchèrent ensemble du gigantesque édifice. L’entrée était dégagé et toute la construction bâtie en pierres très solides.

A l’intérieur, il faisait très sombre et difficile de se battre dans un endroit pareil, car il y avait très peu d’espace et de lumière. Leurs pas résonnaient lors qu’ils descendirent un escalier de marbre et s’aventurèrent dans un couloir. Ils faisaient attention au moindre obstacle ou ennemi qui pouvait les atterrir dessus. Ils pénètrent ensuite dans une salle vide et quelque chose attira l’attention Edward sur le long des murs. Edward tenta de décrypter les dessins gravés dans la pierre. A première vue, une créature à plusieurs bras entourée d’une aura, un homme tenait une épée, plus loin une femme lévitait et enfin un groupe d’hommes vêtu d’une tunique levait les bras vers le ciel. C’est un autre dessin qu’Edward retenu en longeant le mur. Un énorme bateau naviguant vers une sorte de cité. Edward réfléchit et se rappela :

- Tous ces dessins sont des indices. Cette créature est on dirait représenté comme un dieu et l’aura autour d’elle me fait penser au Contemplateur, celui qui a absorbé toute la magie d’après les anciens récits.

Aldibe songea :

- Les dieux me laissent perplexe, je n’y crois pas vraiment. Mais j’ai le sentiment que si on suit la logique de ces gravures, nous devons prendre la mer.

Edward suggéra :

- J’ai bien peur que nous manquons d’informations pour savoir ou accoster. Y’a-t-il un port à proximité ?

Aldibe répondit :

- Même si ces dessins ne sont peut-être pas fiable voir complexe à déchiffrer, au moins cela nous permettra d’arrêter de tourner en rond. Pour atteindre le port nous devons passer au-dessus des montagnes enneigés et quelque chose me dit que les embuches nous attendent.

Edward dit :

- A moins de savoir voler, je ne pense pas qu’il y a meilleur chemin. Maintenant je pense que nous devons sortir d’ici.

Aldibe soupira et termina :

- J’ai fini par m’ennuyer avec ces découvertes historiques.

Lorsqu’ils sortirent de la salle, un bruit attira leur attention et un choc s’abattit sur le sol. Tandis qu’une voix grave et mystique traversa leurs ouïes :

Il y a prix à la vérité et au savoir. Vous devez payer au prix de votre sang.

Edward prépara son épée qu’il tint d’une seule main alors que la torche éclaira l’horizon et Aldibe se positionna à ses arrières, les chaines prêtent à frapper.

Trois créatures apparurent rapidement et elles avaient une apparence humaine sauf qu’elles se déplaçaient bizarrement et leurs yeux viraient au blanc. Elles grognèrent et sautèrent sur les deux hommes.

Edward sût planter au torse le monstre qui s’écroula et Aldibe accrocha les créatures avec ses chaines qui se finirent par se fracasser contre le mur.

Mais six autres créatures s’engagèrent à la suite et Edward du maitriser trois d’entre d’elles de son seul bras armé. Il recula contre la paroi du mur et une chargea avec son bras, qu’il coupa par réflexe. Les deux autres attaquèrent et il glissa de sorte à arriver dans leurs dos et les taillada par derrière. Celle qui manquait un bras, survécu et blessa dans le même temps l’homme à la jambe. Edward se concentra sur ses gestes et d’un répit, il acheva la créature grâce à une taillade.

Aldibe de son côté dansait élégamment avec ses ennemis. Il n’opposa aucune faiblesse face à trois assaillants. Ses chaines paraient facilement leurs assauts et quand elles foncèrent sur lui, il les renversa avec leurs chaines. Il enchaina, en fouettant ses chaines sur les corps renversés qui succombèrent au violent coup.

Le combat paraissait simple et il fallut bien plus pour arrêter deux hommes aguerri dans le maniement des armes. La prochaine créature qui apparut n’était pas minuscule, au contraire un monstre dont la tête toucha presque le plafond se matérialisa à la surprise d’Edward. Il tenait deux grandes épées et il porta une armure en fer qui recouvra entièrement son corps. Il ressembla à une sorte de gardien invincible.

Elle abattit ses deux grandes lames et ils sautèrent avant chacun de leur côté. Malgré sa lenteur, les coups d’Edward ne faisaient que taper contre le métal solide de son ennemi et Aldibe s’acharnait avec ses chaines qui touchèrent le gardien de tous les côtés.

Il répliqua avec ses deux énormes couteaux comme un boucher découpant sa viande avec délicatesse. Ils partirent sur le sol et l’acier les effleurèrent de près. Edward s’adressa à Aldibe :

- Vous avez une idée pour vaincre ce monstre ?

Aldibe raisonna :

- Il faut l’épuiser il va finir par s’affaiblir. Pour ça vous devez la provoquer et elle viendra à vous. Je m’occuperais du reste.

Edward n’eût pas le temps d’approuver le plan fou d’Aldibe que le monstre revint à la charge en tournoyant avec ses lames sur eux. Il comprit qu’il finirait par se faire découper à la moindre inattention. Il décida tout de même d’attirer l’ennemi à lui en frappant ses jambes et courut en même temps.

Aldibe eut le champ libre pour déployer le pouvoir de ses chaines. Il les lança sur les membres de la créature et elles s’enroulèrent autour de ses jambes puis ses bras. La créature se débattit mais les chaînes ne se brisèrent pas et enserrèrent leur proie comme un serpent.

Aldibe leva l’un de ses bras et il fît un geste en faisant des signes dans les airs. Il continua un moment et lorsqu’il fût prêt, il prévint Edward :

- Restez à l’écart !

L’Arpenteur serra sa main droite et les chaînes réagirent grâce à ses mouvements et la créature chuta faisant trembler tout le bâtiment menaçant de s’écrouler à l’instant.

Edward pût reprendre son souffle mais Aldibe cria soudainement :

- Ne restez pas là imbécile ! Nous devons fuir cet endroit !

Edward entendit et ils se regroupèrent face à la sortie qui se libéra et coururent hors de cet enfer. Une explosion détruisit tout l’ancien édifice et ils furent projetés par la déflagration et ils s’écroulèrent hors de danger.

Edward se releva et remarqua Aldibe qui observa les vestiges restants. L’ancien soldat s’emporta contre l’Arpenteur :

- Ne me traitez plus jamais d’imbécile ! Je ne tolérais plus ce genre d’insulte !

Aldibe s’écria :

- Souvenez-vous que sans moi vous ne vous serez pas sorti vivants. Et que je vous ai sauvé plus d’une fois. Alors gardez vos menaces pour vous.

Edward ne répondit pas et s’éloigna un instant. Aldibe s’avança vers Edward et proposa :

- Nous devons nous reposer pour la prochaine aventure et prendre quelques provisions. Je dispose d’une assez grande maison au bord d’un lac.

Edward demanda :

- Est-ce très loin d’ici ?

Aldibe décrivit :

- Pas vraiment. Il faut revenir sur nos pas et traverser un sentier dans la forêt. L’avantage est que nous serons hors de vue et loin des prédateurs.

Edward approuva :

- Ca me semble correct !


Texte publié par Clyx, 3 avril 2018 à 17h06
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