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Les voleurs d'âme, Tome 1 : Les Profondeurs
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Tome 1, Chapitre 8 Tome 1, Chapitre 8

La pluie tombait intensément, l’eau dégoulinait sur les visages des voyageurs. Le paysage dégagé ne permettait aucun abri. Leurs vêtements se trempaient rapidement. En plus du mauvais temps, une brume camouflait le reste du paysage. L’ambiance de ce lieu laissait un sentiment d’oppression et d’effroi. Edward se tenait droit sur l’Eclaireur et son regard se fixa un moment sur l’horizon. Il repensa à ce baiser qui avait failli se dérouler avec Cassandra. Il s’en voulait d’avoir céder à la tentation car il se lançait dans une autre aventure amoureuse et n’avait pas dévoilé le décès de son épouse à la jeune femme. Il trouvera peut-être le courage de lui dire quand le moment viendra.

L’Eclaireur avança dans les flaques d’eau qui se formèrent dans les trous en terre. L’homme profita du calme régnant au bord de cette gorge. La descente s’avérait extrême à cause de la pente glissante et les rochers qui pouvaient se détacher des falaises. Des brindilles poussaient tout le long de ce relief. Edward jugea la hauteur de cette fosse entre ces deux gros morceaux de reliefs rocheux et déplora ceux qui avaient succombés à une chute dans le vide. Même un affrontement serait dangereux et les pousserait à s’écraser ici-bas.

Cassandra n’était pas rassurée par la brume. Heureusement elle se dit que avec ses récents pouvoirs, rien ne pourrait l’arrêter sauf elle ne comprenait pas son fonctionnement. Comment avait-elle déclenchée une telle puissance ? Le seul objet de consolation fût cette dague accrochée à sa ceinture et elle serait donnée quelques coups. Elle vit Edward qui détourna la tête vers elle pour lui parler :

- Nous ne pouvons pas descendre ici et ce brouillard ne nous facilite pas la tâche. Nous devrons contourner cette faille. Sois à l’affût, des ennemis qui profiteraient de cette météo pour tenter une attaque surprise.

Cassandra suivit les instructions et souligna :

- Je suis d’accord. Je serais prudente au moindre mouvement.

Edward modifia sa trajectoire et passa par une route par la gauche. La monture conserva sa vitesse et ils ne repèrent aucune silhouette dans ce lieu. Pour une fois, les alentours étaient paisibles et le bruit seul des gouttes de pluie résonna.

Ils décidèrent de se reposer quand la pluie s’arrêtait. Après avoir récolté des branches dans la taïga, Edward décida d’improviser un feu pour se tenir au chaud et sécher leurs vêtements. Cassandra se tenait assise, les jambes repliées devant cette agréable flamme. Des conifères grandissaient tout autour et des nénuphars flottaient sur un étang à l’eau azur. Edward ne pouvait s’empêcher de regarder discrètement Cassandra quand elle observa les étoiles dans le ciel. La jeune femme s’étira et s’allongea ensuite en chuchotant :

- Ne me dérange pas. Je compte dormir un peu.

Edward en profita pour rester encore éveillé et faire un tour de garde. Sa main se posa sur sa nouvelle arme. Il n’avait pas encore eu l’occasion de la tester. Après avoir rien constaté, il s’assoupit sur le sol de feuilles.

Cassandra ne se sentit pas bien d’un coup. Elle avait l’impression qu’un danger approcha et sentit son cœur s’emballer. Elle se calma et retrouva le sommeil en sortant de ce cauchemar. Elle se recroquevilla à cause du froid et croisa les bras.

Edward entendit un pas qui se faisait de plus en plus vif. Un son de craquement sur le bois. Il se releva et se fit jeter brutalement au sol. En ouvrant les yeux, il vit trois hommes en rouge. Il dégaina son arme et l’un des hommes leva sa main droite.

Cassandra se leva après et elle vit aussi ces adorateurs des ténèbres. Comment les avaient-ils retrouvés et pourquoi n’attaquaient-ils pas ?

Un des hommes enleva leur masque et eut un rictus de satisfaction. Il s’adressa à Cassandra :

- Nous t’avons enfin retrouvé ! Tu ne me reconnais pas jeune femme ?

Cassandra se rappela de ses souvenirs et il avait en effet un homme en rouge démasqué. Que lui voulait-il ? Cassandra compris et s’emporta :

- Espèce de monstre ! Vous m’avez retenu prisonnière et effacer mes souvenirs.

L’homme ricana et s’écria :

- Je vois que tu es toujours aussi tendre. Mais maintenant tu vas venir avec nous sans d’interposer.

Edward se tenait en position de combat et déclara :

- Je ne vous laisserais pas faire ! Je vous exterminerais jusqu’au dernier !

L’homme applaudit et se moqua :

- Ridicule ! Tu ne peux pas m’atteindre homme faible.

Edward serra les dents et s’énerva :

- C’est ce que tu vas voir !

Il fonça sans réfléchir sur l’homme irrespectueux. Il tendit sa lame droite et l’enfonça au plus profond de cet homme. Les deux autres regardèrent leur supérieur sans agir pour autant. La lame toucha pourtant du vide.

L’homme en rouge riposta en projetant des boules de ténèbres sur Edward qui retomba sur le sol et se désarma. L’homme joua avec lui et attendit, en lui faisant de signe de venir.

Edward reprit son arme et analysa la posture de son ennemi. Il tournoya son épée avec force sur sa cible et qui toucha encore du vide.

L’homme n’attendit plus et des chaines démoniaques s’enroulèrent autour d’Edward qui fût paralysé. Ses pouvoirs étaient sans limite. L’homme regarda sadiquement Edward dans les yeux qui se débattit toujours et annonça :

- Je suis déçu. Je m’attendais à un adversaire plus redoutable. Vous deux, emmenez la femme.

Les deux acolytes obéirent et allèrent attraper Cassandra mais elle sortit sa dague avant et elle la planta dans la jambe de l’un d’eux. Une grimace s’afficha sur son visage. Elle recula loin de ces ennemis.

L’homme démasqué, conseilla :

- Ou tu crois aller comme ça ? Dans ce cas je vais m’en occuper personnellement !

Cassandra paniqua et elle se savait finie avec son incapacité pour le maniement des armes. Cette dague n’était pas utile. Elle ne vit rien et l’homme se téléporta dans son dos en l’assommant.

L’inconnu continua :

- Il n’y a rien de meilleur que l’âme précieuse d’une jeune descendante. Le maître appréciera ce cadeau que je lui rapporte. A présent, nous partons !

Ils disparurent tous un à un dans la clarté de l’obscurité et Edward se vit libéré en constatant qu’il n’était pas blessé. Sa seule blessure était d’avoir d’échouer en protégeant Cassandra. Son cœur se déchira profondément de douleur.

Il planta l’épée au fond de la terre et se releva en hurlant seul dans cette forêt. Il martela la terre de ses poings et se prit la tête. Son regard se transforma en un regard de haine. Il jura de faire payer ceux qui oseraient la faire souffrir et son plan à présent, était de localiser leur base.

Justement ce n’était pas terminé, quelqu’un sortit des feuillages. Edward pensa qu’on était venu l’achever, après tout il gâcherait leur plan. Il retira l’arme enfoncée dans la terre et fit face à l’homme. Il le reconnu quand il arriva à quelques mètres de lui et l’individu avoua :

- Je vous ai dit que nous nous reverrons.

Edward resta surprit et l’interrogea :

- Aldib ! Que vous faites ici ?

Aldib répondit simplement :

- J’ai observé la scène derrière ces arbres.

Edward ne put se contenir et empoigna l’homme en s’agaçant :

- Vous n’avez rien fait pour la sauver ! Vous vous êtes contenté d’observer bêtement comme un lâche ! Vous êtes…

Aldibe l’envoya au sol d’un coup de poing et l’interrompit :

- Reprenez-vous ! Je ne suis pas avec eux et je ne pouvais pas affronter cet homme. J’ai analysé sa puissance et il est redoutable !

Edward le demanda plus d’infos :

- Comment est-ce possible ? Je vous ai vu invincible lorsque vous avez affronté ces brigands !

Aldibe répliqua :

- Tout homme à ses faiblesses. Sauf lui, je n’ai pas réussi à mesurer l’étendue de sa magie corrompue. Vous vous demandez comment j’ai fait ? Eh bien, j’arrive à sentir les flux et distinguer les auras entre ténèbres et lumière. Je peux sentir au profond d’un être sa puissance mais je n’ai pas pu avec cet homme.

Edward s’essuya le visage puis se redressa en redemandant :

- En tout cas, vous n’avez pas eu de difficulté à nous retrouver. Quel genre d’être êtes-vous ?

Aldibe baissa sa capuche et raconta :

- Vous voyez juste. Je n’avais qu’à sentir votre présence pour vous repérer. Les « Arpenteurs « sont une unité de chasseurs et sont liés par des chaînes qui sont leur pacte à vie pour traquer tous les êtres infâmes. Nous sommes aussi dotés d’un don qui permet justement de capter ces énergies. Normalement nous vivons dans la solitude et nous nous cachons loin des hommes mais ces ennemis doués de pouvoirs sombres nous ont posé problème depuis leur apparition. Beaucoup ont succombé à ces êtres démoniaques et nous sommes peu à être encore en vie. Nous ne savons pas plus ou ils se trouvent et quels sont leurs projets.

Edward affirma :

- Vous me proposez une alliance pour les traquer ?

Aldibe opina et conseilla :

- Exactement. Mais nous ne devons pas rentrer directement dans leur repère sans avoir au préalable détecter leurs points faibles. Trouvez la tanière des loups mais comptez avant le nombre de ces bêtes et réfléchissez à comment ils se défendent.

Edward accepta l’offre :

- Puisque nos objectifs sont convergents, je ne rechigne pas à un allié de plus.

Aldibe prévient :

- Je prendrais à présent les devants. J’espère que vous arriverez à me suivre et vous serez d’une écoute attentive. Je ne tolère jamais l’échec.

Edward remarqua l’homme qui afficha un air de supériorité. Pourtant il se contenta d’accorder :

- Ma lame vous plus sera plus qu’utile.

Aldibe conclut :

- Ne trainons pas. J’espère que vous courez vite.

Aldide s’éloigna d’une vitesse fulgurante qu’Edward dû presser le pas pour arriver à le rattraper malgré tout l’entrainement qui l’a suivi.

***

Le masque de démon cachait son visage et il marchait lentement dans ce corridor ou les torches flambaient et d’autres hommes s’étaient rassemblés pour l’occasion. Sa tunique était rouge comme le sang de ceux qu’ils avaient tués de sang-froid. Malgré qu’on ne voyait pas son regard, on devinait dans ses yeux maléfiques toute sa folie.

Dans les bras de l’individu, une femme inconsciente reposait et ses longs cheveux roux tombaient dans le vide. Il l’apportait comme une offrande à son maître qui se tenait juste devant lui dans son trône. Il s’agenouilla et posa la femme sur ce tapis de soie. L’inconnu sur le trône se leva et le félicita :

- Tu ne m’as pas déçu mon cher Marcus. Tu seras grandement récompensé.

Marcus se réjouit et avisa :

- Le pouvoir est maintenant à votre porté maitre. Plus personne ne pourra vous arrêter !

Les hommes en rouge levèrent les mains et fredonnèrent des chants dans leur dialecte. L’heure de la cérémonie était imminente.


Texte publié par Clyx, 26 mars 2018 à 15h03
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