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Les voleurs d'âme, Tome 1 : Les Profondeurs
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Tome 1, Chapitre 4 Tome 1, Chapitre 4

Ils erraient longtemps avant d’atteindre cette prétendue ville indiquée par Aldibe. Malgré qu’ils n’eurent affaire à aucun prédateur, l’immensité de cette jungle ne les facilitait pas la tâche. La végétation s’étendait à l’infini. Edward s’était promis de ne pas s’arrêter avant d’atteindre la ville. La nuit l’obscurité ne serait pas une grande aide et brouillerait encore plus leur vision. Cassandra épuisée, ralentissait et il l’encourageait à accélérer.

En se rapprochant, un bruit de cascade attira leur attention. Ils se guidèrent par le bruit et derrière des plantes, ils découvrirent une immense cascade et une cité se fusionnait avec la falaise. La féérie se peignait par la couleur saphir scintillante de l’eau et la forme circulaire de l’édifice pharamineux.

Edward exprima son étonnement :

- Je ne sais pas quels hommes ont bâti une telle cité mais ça à l’air d’être des poètes vivants et des plus talentueux artistes. Son architecture est une perfection.

Cassandra passa devant et s’écria :

- Je meurs d’envie d’aller visiter cette merveille.

Edward avertit Cassandra :

- Nous devons nous faire les plus discrets possibles. J’ignore quelle civilisation vit ici.

Cassandra opina et répondit :

- Entendu.

L’entrée se marquait par une double porte en argent avec des reliefs de diamants. Nul doute que les constructeurs ont privilégié une solidité extrême pour ces fondations. Un drapeau se brandissait et se dessinait un arbre sur un fond bleu avec des insignes diverses.

Deux gardes armés de cimeterres barraient l’entrée aux visiteurs. Ils étaient équipés d’armures forgés dans un fer précieux. Ils les interrogèrent sur le motif de leur voyage :

- Halte voyageurs ! Quel bon vent vous amène dans la ville d’Oritia ?

Edward allait se justifier mais Cassandra l’interrompit :

- Mon frère et moi sommes de prestigieux savants. L’apprentissage est un art rudimentaire et nous adorons partager nos plus nobles connaissances.

Edward respira et l’un des gardes réfléchit un moment puis réagit :

- Ah des savants ! Notre cité en manque en ce moment et ceux-ci sont importants. En tout cas soyez les bienvenue et passez un agréable séjour.

Edward s’inclina puis ils ouvrirent les portes et ils entrèrent dans Oritia.

La ville entière était semblable à un rêve. Pour pouvoir bâtir une telle structure, seul les plus grands magiciens étaient capables d’une telle prouesse. La splendeur des habitations se fondaient dans une illusion. Une fontaine sphérique coulait au centre de la ville et au-dessus se trouvait la statue d’un homme qui avait une couronne et brandissait un long bâton.

Les maisons à double étage brillaient grâce à des matériaux comme l’émeraude et le jade. Les toits fabriqués dans un bois noble et les fenêtres en forme triangulaire.

La foule s’amassait par environ des milliers de personnes. Certains portaient une longue robe en soie et d’autres une sorte de tenue traditionnelle avec des turbans et un manteau avec comme motifs des feuilles d’acacia et des perles dorées. Les femmes cachaient leurs visages avec un masque de divers animaux. Surement un fort attachement avec la nature.

Edward croisa les bras et s’adressa à Cassandra :

- J’aurais pu très bien parler à ces gardes. Pourquoi vous vous êtes interposé ? Vous auriez pu tout faire échouer.

Cassandra répliqua :

- L’essentiel c’est que ça a fonctionné et que mon plan a marché à merveille. Cessez donc de me croire inutile et inexpérimentée.

Edward considéra :

- Je suis d’accord mais la prochaine fois prévenez-moi. En attendant, nous devons en apprendre plus sur cette ville.

Cassandra conseilla :

- Tout d’abord un repos s’impose. Cette balade m’a épuisée et je tiens à la vie.

Edward opina et affirma :

- Vous avez raison. Nous devons chercher une auberge.

Les allées défilaient et des lampes torches éclairaient l’extérieur des enseignes. Ils passaient invisible parmi la population. En s’enfonçant la ville, Edward aperçut des tours bâti un peu plus loin autour d’un immense palais construit dans une pierre spéciale et les courbes du bâtiment étaient finement taillées.

L’eau avait l’air d’être une source inépuisable ici et se mélangeait à la cité. A leur droite, quelques bateaux en bois d’acajou flottaient dans une rivière. Un point principal pour transférer des marchandises ou surement se jeter dans les flots d’une bataille.

Du côté opposé, des marchands vendaient essentiellement des épices, des soies ou encore des équipements de combat. Il y avait même une sorte d’enclos ou différentes montures s’agitaient. Aux premiers abords, on aurait dit un cheval mais sa crinière était épaisse et le recouvrait entièrement .Il avait des yeux fins et scintillants.

Ils continuèrent tout en droit en longeant encore des habitations et l’auberge fût à leur portée. A l’intérieur des hommes chantaient alors que d’autres se régalaient autour d’un délicieux festin. Ils s’approchèrent d’un homme chauve autour d’un comptoir qui servait beaucoup d’alcool aux plus résistants. Il esquissa un sourire à la vue des étrangers et affirma :

- Bienvenue étrangers à ‘’L’oiseau du Paradis’’, quelque chose me dit que vous n’êtes pas d’ici. Vous semblez épuisé ! Ne vous inquiétez pas j’ai de quoi vous nourrir pendant des semaines.

Edward répondit :

- Merci de votre accueil chaleureux. Nous cherchons actuellement deux chambres.

L’aubergiste se gratta le menton et s’excusa :

- Je suis désolé mais il me reste qu’une seule chambre disponible. En attendant prenez donc une table, vous pourrez goûter à la spécialité d’Oritia.

Edward opina et accepta :

- Ca me va, je vous paye tout de suite.

L’individu pris les pièces d’or et ils s’installèrent sur des bancs en bois.

Cassandra sembla effacée pendant qu’un serveur les apporta deux bols garnis.

Edward considéra cette viande délicieuse servie avec un bouillon et des carottes.

Elle fît une soudaine analyse sur le peuple d’ici :

- Il me semble que les gens d’ici ont des certaines coutumes et des talents pour les constructions extraordinaires.

Edward approuva :

- Quelque chose me dit qu’ils accordent une valeur pour les rites anciens en vue de leurs accoutrements et le lieu peu commun ou cette cité a été construite.

Pendant leurs conversations, ils dévorèrent leur repas et s’abreuvèrent de boissons aux divers ingrédients.

Edward se leva et déclara :

- Je dois interroger l’aubergiste sur quelques informations.

Cassandra réfléchit et s’exprima :

- Faites comme bon vous semble. Je demande actuellement le confort d’un bon lit.

Cassandra se retira à l’étage et Edward s’assit devant l’aubergiste.

L’homme souriant, énonça :

- Qu’est-ce qui vous rend si pensif mon ami ? Je le vois dans votre expression que vous avez des questions.

Edward souligna :

- En effet. Votre ville m’impressionne et je m’interroge sur ses origines.

L’homme raconta :

- Cela prendra du temps de tout vous expliquer mais écoutez attentivement. Oritia a été fondée il y a bien longtemps lors de l’âge ou les civilisations se plaisaient pour la beauté et le pacifisme de la nature. Un roi d’une grande influence a eu un jour de construire sa cité en beau milieu d’une jungle. Son existence resta à l’écart des terres hostiles et la végétation la camouflait. Ce peuple vouait un culte aux dieux de la nature et rompu aux lois de la magie. Jusqu’au jour où un traitre révéla la localisation de la cité et des envahisseurs voua un pacte de nous détruire. D’immenses dirigeables de guerre bombardèrent notre ville. Mais nos espoirs étaient puissants que nous résistâmes à nos ennemis. Malgré aujourd’hui quelques brigands qui en profitent pour piller et tuer nos compatriotes.

Edward capta chaque mot, se concentra puis revint à ses esprits :

- Tout cela est surprenant. J’aurais une dernière question.

L’aubergiste le regarda droit dans les yeux et proposa :

- Tout ce que vous voudrez. Je regorge d’informations.

Edward revint à son enquête :

- Auriez-vous connaissance par hasard d’hommes en tunique rouge et avec un masque démoniaque ?

L’homme fût surprit et posa ses mains sur le comptoir en marmonnant :

- Bien sur… Eux se faufilent comme la peste dans chaque recoin de ce monde et personne n’a encore pu les appréhender ou réussi à les battre. Des rumeurs circulent comme quoi ils sont dirigés par un fanatique sanglant et se terrent dans une base dans l’un des océans. Je suis navré tout cela est flou.

Edward le remercia et conclut :

- Je vous remercie. Cela m’est largement suffisant et j’ai de quoi chercher.

Il s’éloigna et se reposa dans l’une des chambres de l’auberge. Cassandra dormait déjà tranquillement et il se contenta à même du sol.


Texte publié par Clyx, 5 mars 2018 à 12h05
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