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Les voleurs d'âme, Tome 1 : Les Profondeurs
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Tome 1, Chapitre 3 Tome 1, Chapitre 3

Edward et Cassandra se préparent au départ après deux jours de séjour auprès de la tribu des étoiles. L’homme qui les avait accueillis, vint leur dire ses adieux :

- Oh mes jeunes hôtes, nous nous séparons aujourd’hui mais j’espère un jour que nous nous reverrons. Oh puisse les étoiles guidaient votre chemin et prenez garde aux dangers.

Edward s’inclina et répondit :

- Je vous remercie de votre bienveillance. Ce fût un agréable moment en votre compagnie.

Cassandra sourit légèrement et opina.

Ils s’éloignèrent et reprirent leur route. Tout au loin, la tribu leur faisait des signes d’au revoir.

Les nuages recouvraient entièrement le ciel, sa couleur teintait d’un gris clair et assombrissait l’horizon. Le relief du terrain était plat et les alentours se marquaient parfois d’un souffle de vent.

Ils avançaient vers le sud. Des formes volaient dans l’azur et dansaient en dessinant des cercles parfaits.

Edward scruta ces créatures avec attention et ignora si elles étaient pacifiques. Cassandra resta passive. Il lui mit en garde :

- Attention, restez derrière moi. Je redoute qu’elles attaquent en groupe.

Ils marchaient toujours et l’une des créatures plongea subitement vers Edward. Il recula dans un réflexe et elle atterrit. Elle n’était pas agressive et sa morphologie laissait apparaitre un drôle d’oiseau. Elle avait quatre longues ailes, son plumage entièrement vert et une crête argentée.

Cassandra se moqua :

- Je crois bien que c’est juste un ridicule oisillon. Il n’y a pas de quoi avoir peur.

Edward affirma :

- En effet, je me suis trompé. Pourtant je suis surpris de voir une étrange espèce.

L’oiseau sautilla puis repris son envol.

Ils pénétraient entre deux parois rocheuses. La piste était de plus en plus en étroite. On pouvait apercevoir le vide en s’approchant du bord et un immense gouffre se creusait. Des amas de brouillard se dessinaient au-dessus.

Edward évitait de glisser et s’accrochait aux fentes rocailleuses. Cassandra l’imitait et ils bougeaient avec prudence. Ils longèrent les obstacles et continuèrent leur ascension. Edward avait l’habitude de ce genre d’exercices dans l’armée ou il pratiquait l’escalade.

Cassandra perdit brutalement l’équilibre et bascula dans le vide. Il réagit rapidement en la rattrapant de la justesse et la tira de toutes ses forces. Elle agrippa sa main et remonta sur le bord. Edward eut un soupir de soulagement et s’exprima :

- Accrochez-vous à moi, vous serez plus en sécurité.

Cassandra répondit :

- Quel gentleman. Mais ce n’est pas l’occasion d’en profiter.

Edward détourna la tête. Ses membres se faisaient douloureux et il avait hâte de prendre du repos.

Au bout de la falaise, un ancien pont se suspendait au-dessus du vide et des fissures se formaient dans le bois. Edward s’arrêta et signala :

- C’est la seule issue. Je passerais le premier et vous ensuite.

Cassandra rétorqua :

- Je me détends et je respire…

Edward traversa le pont qui se craqua sous pieds puis Cassandra lui emboita le pas. La structure se fendit progressivement.

Il sentit quelque chose d’anormal puis cria :

- Tout va se casser, courez !

Edward détala et les attaches du pont se détruisirent une à une. Il haleta et poursuivit sa course sans regarder derrière lui. Elle le suivit et ses cheveux volaient dans le vent.

Il s’élança au dernier moment et bondit de l’autre côté. Le pont s’écroula en morceaux dans la crevasse. Cassandra attrapa une liane qui pendait. Edward l’aida à grimper.

Ils reprirent ensemble un temps pour respirer. Edward s’écria :

- Foutu pont ! J’ai sacrément eu chaud.

Cassandra le regarda consternée et réprimanda :

- N’oubliez pas que je suis là aussi ! Quel manque d’élégance !

Edward se retourna et répliqua :

- Pardonnez-moi mais j’avais la tête ailleurs.

Cassandra s’énerva :

- Ce n’est pas une excuse ! Bon avançons !

Edward se prit la tête et soupira. Il songea que énervée elle était une force de la nature. Il évita tout simplement de répondre.

Ils franchisèrent une jungle dont les arbres ressemblaient à des séquoias. La flore exotique variait par d’épaisses herbes et des fleurs aux pétales multicolores. Les lueurs de l’astre illuminaient le paysage.

Ils ne distinguaient pas l’horizon à cause de la broussaille. Edward du faire preuve d’efficacité en tranchant les herbes avec sa rapière. Ils atteignirent une surface plus dégagée et un détail les surprit, des dirigeables en ruines étaient parsemées.

Edward réagit :

- D’après mon analyse une bataille s’est déroulée ici par le passé et ce sont les vestiges restants.

Cassandra pensa :

- Des hommes vivaient bien dans ce cas ou y vivent encore non loin de cette jungle ?

Edward répondit :

- Question pertinente. Nous devons explorer pour le savoir.

Cassandra suggéra :

- Je ne serais pas contre une pause et un bon repas.

Edward affirma :

- C’est une mauvaise idée. Des prédateurs pourraient se terrer dans ces fourrés.

Cassandra soupira et s’emballa :

- J’en ai plus qu’assez de cette promenade et je…

Edward l’interrompit :

- Cessez donc de vous plaindre. A moins que je vous abandonne seule ?

Cassandra râla et se tût.

Edward se figea précipitamment et son ouïe détecta plusieurs présences. Des silhouettes sortirent à côté deux et se rapprochèrent.

Il vit des hommes armés et il n’eut pas le temps de sortir son arme qu’il tomba et un le menaça avec une hache. Un autre plus costaud, retient Cassandra par les bras. Ils rirent et ils s’exprimèrent tous :

- C’est qu’on a de la visite par ici. Regardez-moi ce jeune couple.

- Elle est mignonne la demoiselle et si inoffensive.

- Et un butin de plus pour nous !

Edward serra les dents et les insulta :

- Relâchez moi et je vous jure que les vers que vous êtes, je vous écraserais un par un !

Un homme le frappa avec son poing et il ne broncha pas.

- On a un rigolo qui essaye de nous résister !

Cassandra se débattit avec force contre son assaillant et cela n’eut aucun effet.

Les bandits brandirent leurs armes et là, une voix cessa leur geste.

- Les chaines punissent les injustes et dévorent leurs âmes.

L’un deux disparu et fût emporté en étant attiré par une force inconnue.

- On a un héros tiens ! Ramène toi qu’on te règle ton compte.

Un individu à capuche sortit de nulle part et se posta devant les bandits. Il avait des gantelets noirs et étrangement, des chaines étaient enroulées autour de ses bras.

Un barbu avec une faux fonça sur l’inconnu et le découpa. Sa faux s’arrêta avant et il fût désarmé. Des chaines le broyèrent et ses os craquèrent nettement. Il s’effondra avant même de s’en rendre compte.

Un chauve très costaud fit tournoyer une hallebarde et une tornade d’acier attaqua l’individu. Il contra les attaques avec ses chaines et lança ses sortes de serpents qui écrasèrent trois fois la brute. Une fois au crâne, une autre à la nuque et une dernière à la mâchoire. Du sang dégoulina de son visage et il chuta lui aussi.

Un homme fin dégaina deux dagues et opta pour l’agilité. Il glissa et fît un saut remarquable. Il tenta de planter ses dagues en piqué. Avant qu’il ne retombe sur ses pieds, les chaines le balancèrent contre le sol. Mais quelqu’un attaqua l’individu dans le dos en tirant plusieurs flèches. Elles fusèrent dans le vide. L’homme à capuche se matérialisa ailleurs et l’archer fût étranglé en quelques secondes.

Le survivant du groupe de bandits, s’enfuit comme un lâche. Il ne cria pas car ce fût comme une berceuse. Il mourut dans le silence total. Les chaines l’attrapèrent et son corps se brisa plusieurs fois contre le sol.

L’individu termina sa danse macabre en ramenant ses chaines et elles revinrent à leur utilisateur, ne faisait qu’un avec lui.

Edward regarda les cadavres tout autour de lui et remercia son sauveur :

- Je vous remercie. Sans vous nous ne serons pas sorti indemne.

L’individu leva la main et d’un ton sérieux, répondit :

- Inutile de me remercier. Je ne fais que chasser les veilleurs du Sud.

Cassandra conseilla :

- Vous pouvez peut être nous accompagné ?

L’inconnu affirma :

- Non. Je voyage seul mais nous nous reverrons peut être.

Edward en voulait savoir plus sur son identité :

- Quel est donc votre nom ?

L’individu retira sa capuche et se présenta :

- Je suis Aldibe.

Il avait de longs cheveux d’un gris clair et ses yeux se mélangeaient avec des teintes de rouge et de jaune. Son apparence laissait paraitre un jeune homme d’une vingtaine d’années.

Il les salua et termina par une information :

- En fait, si vous continuez tout droit vous atteindrez la cité.

Il disparut dans la nature.

Edward apprit que dans Les Profondeurs une ville s’était bâtie.


Texte publié par Clyx, 28 février 2018 à 16h28
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