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Debout parmi les décombres, une silhouette féminine observait les ruines de l'ancienne bâtisse. L'herbe autrefois verte n'était plus qu'un tas informe et grillé par le soleil ou bien à cause des dernières armes à rayon lumineux. Cette terre jadis fertile était maintenant devenue aussi stérile que la plus part des femmes.
    
    La procréation médicalement assistée avait prit une nouvelle ampleur laissant les dernières femmes fertiles emprisonnées dans des cages comme de vulgaires animaux. Chaque jour on leur prélevait des cellules et on leur faisait subir des tonnes et des tonnes de tests pour s'assurer de l'efficacité de telle ou telle invention. Elles ne sont plus traitées avec respect mais comme des sources de matières premières qu'il fallait surveiller jalousement.
    
    La jeune femme chassa une idée noir de sa tête puis s’avança dans l'ancienne maison. Il ne restait plus que les fondations et quelques meubles à demi-carbonisés. Quelqu'un était passé avant elle. Horrifiée par ce qu'elle voyait, elle tenta tout de même de conserver son sang froid. Avec un peu de chance, la cave serait encore là. Enfin sauf si l'autre brute ne l'a pas rasée elle aussi. Marchant difficilement dans cet endroit autrefois emplit de bonheur, la jeune femme sentait son cœur se serrer à chaque pas. Tous ses souvenirs remontaient à chaque fois qu'elle rencontrait une pierre ou quelque morceau de son ancienne maison. Elle pourrait même les yeux fermés décrire leurs places et la pièce qu'elles encadraient. Ici la pièce principale, là un bout du boudoir, là-bas un fragment de l'escalier. Oh et là une partie de la grande cuisine avec accès sur la salle à manger /véranda/salon !
    
    Si seulement j'étais arrivée plus tôt rien de tout cela ne se serait produit ! Ismaël, Maman, Papa et même Ginger ! Tout ça c'est ma faute.
    
    Mais il était trop tard. Elle ne reverrait plus son petit frère, sa demi-sœur ni même sa belle mère et son père. De rage, elle hurla sa colère. Elle jura, détruisit quelques pans de murs à terre à l'aide de son épée en matière bio-énergétique et le regard emplit de désespoir, elle quitta les lieux. Enfourchant sa moto bio-énergique, Hortense s'éloigna de son ancienne maison les larmes aux yeux. Elle n'avait pu éviter le pire.
    
    Un chauffard la dépassa sur la gauche – ce qui est contraire aux nouvelles lois du code de la route. Elle ne disait rien – trop plongée dans sa tristesse – mais lorsqu'elle vit l'appel de phare de ce malotru, l'envie d'une course réveilla l'ancienne championne de rallyes. Elle fit vrombir le moteur de sa moto puis se lança à l'assaut de sa proie. Exit la limitation de vitesse, elle se mit en route plein gaz. Le motard se retourna, sembla sourire puis augmenta sa propre vitesse.
    
    Et si elle était tombée dans un piège ? Cette pensée n'effleura même pas la jeune femme qui roulait maintenant à 180 km/h soit 20 km de plus que la limite autorisée pour des coureurs de rallyes, mais elle s'enfichait. Tout ce qui lui importait, c'était de prendre ce routier par le col de la chemise et de lui flanquer une bonne leçon. Le motard était presque à sa portée. Encore quelques petits centimètres et …
    
    Hein ?!
    
    Il a dévié ! Il a complètement dévié de sa trajectoire ! Mais pourquoi ? C'est une ligne droite pourtant …
    
    Non. Ce n'était pas une ligne droite. C'était la sortie d'un tunnel d'évacuation … D'air ?!
    
    Oh non !
    
    La jeune fille comprit – trop tard – qu'on l'avait bel et bien attiré dans un piège. Elle ne pouvait pas freiner car sa moto bio-énergique était maintenant hors de contrôle. Face à elle, les grandes pales d'un ventilateur de plus de six mètres de diamètres. Elle n'avait qu'un choix à faire : sauter et risquer de se blesser ou bien tenter de reprendre le contrôle de sa bête de fer quitte à rejoindre les autres.
    
     Elle semblait bien partit pour les rejoindre jusqu'à ce que le souvenir de l'un d'eux – ou du moins sa force psychique – ne pousse la jeune femme hors de la bécane qui explosa dans le cœur de la machine.

Texte publié par Ashley Plateada, 31 janvier 2018 à 22h13
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