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Tome 1, Chapitre 2 « Limbes » Tome 1, Chapitre 2

Dernière modification faite le 29/12/17. J'en profite pour remercier également FFMonrise, Rose P. Katell, Quetzy et Isabelle pour l'avoir bêta-lue (si j'ai oublié quelqu'un, manifestez-vous !).

Je m’ennuie ! Qu’est-ce qu’on fait là ?

Manon ressassait cette question tandis que ses jambes se balançaient au-dessus de l’eau calme. Le ponton hexagonal sur lequel elle s’était réfugiée donnait l’air d’être spacieux ; la fillette s’y sentait toute petite. Gwendal ne devrait pas tarder à la rejoindre. Pour l’heure, il montrait à leurs parents les photos qu’il avait prises pendant qu’ils se promenaient sur le site du Malsaucy.

Manon n’avait pas le droit de cavaler comme elle voulait. Sinon, elle aurait bien été sur la plage pour s’amuser à ramasser des galets, qu’elle aurait ajoutés à sa collection, ou regarder quelques personnes courageuses faire du bateau. Malgré tout, du haut de ses huit ans, elle obéissait sans discuter même si certaines interdictions lui paraissaient idiotes.

Elle se demandait pourquoi ils allaient dans ce coin perdu. Sa mère détestait la nature ! Arbres, fleurs, buissons... Tout lui inspirait une répulsion incompréhensible. Seules les plantes synthétiques pour décorer les bords de fenêtre trouvaient grâce à ses yeux. La petite fille n’avait jamais vu ça chez quelqu’un d’autre.

Un frémissement de feuilles détourna son attention ; sur sa droite, le vent secouait les aulnes et les sapins. Le ciel se couvrait lentement de moutons nuageux.

Manon leva le nez, puis se replongea dans ses pensées. Quand elle serait grande...

Je n’habiterai pas en ville.

Les enfants n’y vivaient pas bien. Ses parents le lui avaient expliqué.

Une odeur d’humus et de sève se faufila jusqu’à elle, en même temps que la voix de son père :

— Ma petite Manon ! Viens, on continue la balade.

La gamine grommela.

Je ne supporte pas quand il m’appelle comme ça !

Elle lâcha un gros soupir, joua avec sa tresse en la ramenant devant elle, puis elle se releva.

Le reste de la promenade fut d’un ennui mortel. Ses parents voulurent visiter la maison de l’environnement, mais la petite fille avait refusé : elle y était déjà allée deux fois avec l’école. Gwendal, lui, prenait des clichés de temps à autre.

Ils s’arrêtèrent vers l’étang de la Véronne, qui était jumeau à celui du Malsaucy et séparé par un isthme. Ils étaient par conséquent très proches et le site les englobait tous deux.

Bientôt, sa surface serait gelée avec la saison blanche. Trois canards se déplaçaient sous le vent plutôt frais. La gamine jeta un coup d’œil vers sa mère. Le visage pincé, celle-ci n’avait vraiment pas l’air ravi. Pourtant, elle avait insisté pour faire cette balade ! Ou bien, c’était son père...

Manon ne comprenait rien aux histoires d’adulte.

Elle observa les environs. Peut-être qu’il y aurait quelque chose d’intéressant. Ses pieds martelaient la passerelle qui surplombait une zone marécageuse. Elle avait froid.

Ils marchèrent à côté d’un grand épouvantail vêtu d’un pantalon violet, d’une veste verte et d’un masque d’argent. Une étrange nervosité s’empara de la fillette et la força à se retourner. Ses yeux captèrent un mouvement fugitif ; rêvait-elle, ou le mannequin venait-il de bouger ? Non, c’était à cause du vent...

Elle déglutit et accéléra le pas. Ses parents et son frère ne lui firent aucune remarque. Même s’ils n’avaient rien vu, eux aussi semblaient gagnés par une drôle d’angoisse.

Enfin, ils quittèrent le site du Malsaucy et rejoignirent la voiture. Durant le trajet, Manon ne décrocha pas un mot, même si Gwendal essaya de la dérider un peu en lui montrant les photos qu’il avait prises sur l’écran de son appareil. Au bout d’un moment, elle finit par l’envoyer paître en grognant des paroles inintelligibles.

Une fois arrivée à la maison, elle se précipita dans sa chambre pour se consoler devant des géomags. Elle adorait construire des figures avec pendant des heures et des heures, tout en faisant attention à leur stabilité et aux polarités des aimants.

***

Alors qu’elle se préparait à se coucher, Manon entendit des coups à sa porte. Elle soupira ; elle avait reconnu leur rythme et leur tempo. Son frère voulait sans doute savoir pourquoi elle n’avait pas beaucoup mangé au repas de ce soir.

— Entre.

Vêtue d’un pyjama couleur crème, elle s’assit en tailleur sur le lit. L’adolescent de quinze ans la rejoignit à grandes enjambées, lui tapota la tête et lui sortit, mi-figue mi-raisin :

— Tu te prends pour un Shinigami, ma vieille ?

Bien sûr, il faisait référence à Momo de Shinigami no ballad, un animé japonais que la gamine aimait beaucoup regarder malgré son jeune âge. L’héroïne exerçait la fonction de Déesse de la Mort et s’habillait toujours de blanc, tout en ayant d’autres manies très bizarres.

— Fiche-moi la paix, s’il te plaît.

— Manon, je plaisantais, grimaça-t-il tout en ébouriffant ses cheveux blonds.

Elle se lova contre lui. Il la berça avec douceur.

— Désolée. Je ne suis pas d’humeur...

— Hm. C’est maman qui te met dans cet état ?

— Je n’arrive pas à la comprendre du tout, de même que papa. Tu as vu comment ils étaient aujourd’hui ? se plaignit-elle.

Elle sentit la poitrine de son frère se soulever, puis s’abaisser pendant qu’il poussait un long soupir. Elle ferma les yeux et refréna sa tristesse.

— Tu me demandes ça à moi ? Ils ne m’écoutent jamais.

— Oh, pardon Gwen, murmura-t-elle, en se mordant les lèvres.

— Non, ne t’excuse pas. Tu as raison. J’ai l’impression que ça ne va pas fort entre eux ces temps-ci, mais ça...

— Ne nous regarde pas, je sais.

Un ange passa. Manon était plongée dans ses pensées, les paupières toujours closes, et Gwendal contemplait les murs placardés de posters Star Wars et Transformers.

Il se releva tout en la portant, enleva les draps et la couverture, puis la coucha. En silence, il la borda et caressa ses cheveux blonds, plus pâles que les siens. C’était un rituel assez récent dont ils avaient besoin tous les deux.

Cinq minutes plus tard, la petite fille fut happée dans un sommeil sans rêves. Elle n’entendit même pas son frère retourner dans sa propre chambre.

Par contre, à une heure avancée de la nuit, elle s’éveilla en sursaut à cause d’un bruit. Elle retint son souffle avant de se précipiter à la fenêtre.

Elle tira sur le store, ouvrit le battant et observa l’extérieur. La lumière grisâtre de la lune n’éclairait rien du tout. Manon plissa les yeux pour chercher des ombres suspectes. Rien, pas même un chat errant. Agacée, elle se racla la gorge puis claqua sa fenêtre. Elle se recoucha. Sa balade au Malsaucy la perturbait encore ! Elle continuait à percevoir l’étrange présence. Quelqu’un était tapi quelque part... Quelque part dans la maison.

Manon déglutit. Elle risquait de réveiller son père et sa mère si elle allait fouiller dans les pièces. Oui, mais si elle ne le faisait pas, alors elle ne pourrait pas dormir. Il lui fallut cinq minutes avant de se décider à rabattre les couvertures sur le côté, à descendre de son lit et à trottiner vers le couloir. Tout était construit de plain-pied et le sol était carrelé ; il ne devrait pas grincer.

Elle longea la porte de chambre de ses parents. Pas la peine de regarder à l’intérieur, l’individu ou la chose n’était pas assez bête pour s’y faufiler. Par contre, la salle de bains…

La petite fille se retrouva devant la cabine de douche, qui était ouverte. Vide.

Si j’étais un monstre, j’irais là, pourtant...

Elle fronça les sourcils tout en se frottant le nez. Elle essaya de se mettre dans la peau de Momo. Peut-être qu’elle se débrouillerait mieux. Son angoisse fut oubliée dès qu’elle y parvint. Elle prit les mimiques de la Shinigami et se concentra. Dommage qu’elle ne possède pas de chat aux ailes de chauve-souris comme elle. Elle l’aurait baptisé Nicolas comme celui de Momo. Elle l’aurait envoyé en éclaireur – non pas pour chercher des humains, mais la chose, bien sûr.

Il y a aussi la cuisine. Oui, n’importe quoi peut se cacher dans le garde-manger.

Comme une ombre – un Shinigami, mea culpa –, Manon fureta jusqu’à sa destination. Ses yeux bleus ne découvrirent qu’une table propre, un évier, un plan de travail encombré et un lave-vaisselle en pleine action. En silence, elle tâta la poignée du fameux garde-manger. Bien évidemment, elle ne trouva rien de suspect après l’avoir inspecté. Il restait le salon, le cellier...

Soudain, la gamine se figea. Non, la chose ne pouvait être dans aucune de ces pièces. Depuis le début, elle se planquait... dans sa chambre ! C’était…

Le croquemitaine. Le monstre qui terrorisait les enfants lorsqu’ils n’étaient pas dans leur lit pendant la nuit.

Elle n’eut plus envie de jouer à la détective. Elle déglutit et se frotta les bras pour chasser la chair de poule, en vain. La chose l’attendait patiemment. Manon devait revenir dans sa chambre pour la rencontrer. D’ailleurs, pourquoi l’appelait-on « croquemitaine » ? Il dévorait les mains des petits garçons et des petites filles pas sages ? Non. Ridicule...

L’espace d’un instant, Manon eut l’idée d’aller réveiller Gwen. Il la protégerait de cette… ce croquemitaine si jamais ça tournait mal. Oui, mais il n’apparaîtrait pas si elle n’était pas seule. Ironie du sort ! Peut-être était-elle plongée dans un rêve ? Ou alors, elle se faisait « un film » comme disaient parfois les adultes ?

Manon entendit un craquement. Elle retint sa respiration. Son cœur battit deux fois plus vite que les secondes qui s’écoulèrent. Non, c’était juste un bruit parasite. L’air qu’elle avait pris en otage dans sa cage thoracique franchit ses lèvres ; un sifflement de dépit, ni plus ni moins. Elle décida d’aller se coucher. Elle devait arrêter ses singeries. Le croquemitaine n’existait pas !

Seulement, lorsque la petite fille posa le pied dans sa chambre, l’angoisse se manifesta à nouveau. Vive, obsessionnelle, elle lui tordait le ventre. Son instinct lui soufflait qu’il y avait bel et bien quelque chose, là, mais qui ne se dissimulait ni sous son lit, ni dans son placard ni dans le miroir, qui étaient des cachettes trop classiques.

Et si c’était... un vrai Shinigami ? Non, sinon elle aurait remarqué son ombre juste au-dessus d’elle et aurait eu un frisson spécial, différent de celui qui dévalait pour l’instant le long son échine.

Manon se faufila sous ses draps. Bon sang, elle avait quand même huit ans ! Elle n’était plus un bébé ! Elle geignit et se replia en position fœtale. Si elle appelait ses parents, ils se moqueraient d’elle ou ne répondraient pas du tout. Son frère ne l’entendrait pas parce qu’il avait le sommeil lourd... Que faire ?

Si la chose était là, où est-ce que je regarderais ? Et s’il fallait que je me force pour la voir ?

Ça lui rappelait les farfadets, les fées ou les elfes. Ils adoraient se fondre avec la nature environnante et, pour les apercevoir, il fallait y croire. Manon préférait les légendes asiatiques avec les esprits élémentaires, mais une certitude la taraudait : la créature – oui, c’était bien plus qu’une chose désormais – était beaucoup plus vieille. Elle le ressentait.

Elle repoussa les draps et fixa farouchement un coin de sa chambre, là où il y avait son bureau. Elle n’avait pas refermé ses volets et la lueur de la lueur éclairait faiblement les lieux.

Ouais, elle a un nom qui se termine par « eur ».

Rien ne se passa. La gamine renifla de déception. Zut, pourquoi l’épouvantail n’était-il pas apparu devant elle ? La créature avait bien cette forme, non ? En tout cas, cet après-midi...

Pas l’épouvantail... L’épouvanteur.

Elle secoua la tête. Non, la créature ne s’appelait pas comme ça. Elle ne faisait pas peur au point d’être épouvantable.

Soudain, ses doigts se crispèrent sur les couvertures ; elle avait distingué quelque chose entre deux battements de cils. Peut-être que si ses paupières se fermaient à demi... Le mot elfe résonna alors en elle comme un tocsin.

Pas tout à fait, mais je sens que la chose a un nom qui y ressemble.

Réduits à deux fentes, ses yeux discernèrent... un masque d’argent. Là, tout près de son lit. Surprise, elle recula et se colla contre le mur en agrippant ses draps. Elle l’avait vu ! Elle l’avait vu ! L’Elfereur... Oui, l’Elfereur, parce que comme les elfes, il se fondait dans la nature. Son physique s’en rapprochait, il...

Non, ce n’est pas un elfe.

Manon pouvait percevoir le poids du regard de la créature sur sa peau, même si le masque recouvrait son visage. Elle avait l’impression de reconnaître l’odeur aigrelette émanant des vêtements qu’il portait. Il était venu la chercher parce qu’elle avait percé son secret. Jamais elle n’aurait dû s’intéresser à lui.

Une main brûlante saisit sa cheville et la tira vers l’avant. La petite fille n’eut pas le temps de réagir. Sa tête cogna violemment le plancher tandis que sa vessie se relâchait. Son corps fut pris de spasmes ; son souffle se bloqua au sein de ses poumons. Sa conscience bascula.

***

Une douleur lancinante se nichait à l’arrière de son crâne lorsque Manon reprit connaissance. Elle gémit et se coucha sur le côté en pleurant. Où était-elle ? Contrairement à beaucoup d’adultes dans cet état, elle s’était vite souvenue de tout. Elle aurait préféré ne pas se réveiller.

Les bruits d’un frottement tout près d’elle et d’un clapotis la plongèrent davantage dans l’horreur. Elle n’était plus à la maison. L’Elfereur l’avait emmené avec lui.

Maman… Papa… Gwendal…

La créature la saisit par les chevilles. La torpeur en Manon s’évapora. Elle hurla et gigota dans tous les sens. Non ! Elle ne voulait pas ! L’Elfereur était hélas plus fort qu’elle – pour l’attraper juste avec une main, il le devait.

La fillette cria de souffrance lorsque le bois du ponton écorcha son dos tandis qu’il la traînait jusqu’au bord de l’eau.

— Laissez-moi ! Je ne dirai rien ! Non, pas dans l’étang !

Elle eut beau donner des coups de pied, implorer sa pitié, rien n’y fit. La créature réclamait son dû. Elle en savait trop sur lui. Elle devait disparaître. Elle en était persuadée !

Maman !

— Non !

Avec terreur, Manon se sentit soulevée. La tête en bas, elle eut aussitôt le vertige. C’était désagréable ! Sa migraine s’amplifia. Ses hurlements cessèrent. Elle s’étouffa même dans une quinte de toux qui lui brûla la poitrine.

Le souffle de l’Elfereur caressa son visage. Il la tenait d’aussi haut ? Manon avait fermé les yeux. Elle refusait de le regarder en face. Tout son être se pétrifia lorsque la voix de son ravisseur, cristalline mais si froide à la fois, parvint jusqu’à elle :

— Je veux ton imagination.

Manon hoqueta. Hein ? La voix baissa en intonation pour être plus mielleuse :

— Oui, ton imagination. Elle est foisonnante, elle est assez éveillée pour moi. Malheureusement, tu devras mourir.

— Non ! Lâchez-moi !

— Inutile de t’égosiller, petite. Notre rencontre n’est pas un hasard. Ton imagination, j’en ai besoin pour être caché.

— Pourquoi ? je ne dirai rien à personne, je vous le jure !

L’Elfereur éclata d’un rire glacial qui noua les entrailles de Manon.

— Tu es idiote. Voilà qui arrange mes affaires. Que tu connaisses mon existence ou pas n’a que peu d’importance. Si tu ne m’avais pas vu, ton trépas aurait été plus doux, c’est tout.

Après un temps de pause qui permit à la fillette de digérer ses paroles, il répéta :

— J’ai besoin de ton imagination. Je pourrai m’en envelopper et continuer à faire croire que je suis inoffensif.

— Vous êtes un méchant Shinigami !

— Ah, les humains et leurs folklores stupides.

Il rapprocha son visage du sien. Son haleine aigre provoqua des haut-le-cœur chez Manon.

— Personne ne vous protège, non, non. Nous, les créatures invisibles, nous servons de vous pour vivre. Moi, je me nourris de l’imagination d’autrui quand elle est merveilleuse, altruiste, lumineuse… D’autres ne goûtent qu’à celle qui est morbide, sale, sadique, comme pour exterminer des humains aussi malfaisants… Bref, tu as saisi l’idée.

— Pourquoi ? gémit Manon.

Non, elle ne comprenait pas.

— Votre monde a des critères pour juger les êtres corrompus. Si nous le sommes, nous disparaissons dans le néant. Mais si nous donnons l’illusion de ne pas être si néfastes, alors nous pouvons rester.

Il n’éprouvait aucun scrupule à dévoiler ses objectifs. De toute façon, que pouvait lui infliger la fillette ? Rien.

— Ton imagination est vraiment intéressante. Je m’en délecterai avec plaisir…

Soudain, la créature dégagea d’un coup sec son masque. Un visage à la chair blafarde, sans bouche et sans nez, s’y cachait. Seuls deux disques abyssaux et ténébreux le personnifiaient. Manon cria – ses paupières s’étaient ouvertes malgré elle. Puis elle s’arrêta subitement. Les iris de l’Elfereur l’appelaient, la forçaient à se calmer. Ils lui susurraient « Si tu n’es pas sage, tu seras encore plus punie. Tu auras bien plus mal ». Toutes ses forces l’abandonnaient alors qu’elle continuait de contempler les trous noirs horrifiants. Manon n’y réchapperait pas et souffrirait mille morts.

Elle aurait préféré se noyer.

Son souffle saccadé lui écorcha les tympans. Son cœur battait de plus en plus lentement. Une onde glaciale engourdissait tous ses sens. Une saveur acide s’épanouit sur sa langue.

La fillette fut happée par le regard funèbre.

Bientôt, il ne resta d’elle qu’un corps froid, qu’une aube timide s’efforçait d’éclairer. Elle ne sentit pas l’eau gelée qui l’enroba lorsque L’Elfereur l’y jeta ni lorsqu’elle envahit ses poumons. Son pyjama couleur crème collait à sa peau et ses cheveux blonds auréolaient un visage devenu flasque. Ses yeux grands ouverts ne fixaient plus rien.

Toutefois, ses lèvres violacées semblaient encore implorer de l’aide.


Texte publié par Aislune S., 26 novembre 2017 à 13h48
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