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Tome 1, Chapitre 10 Tome 1, Chapitre 10
Samedi 18 h 30
    PDV Embry
    
    Je venais de partir de chez moi et j’avais pris mes affaires pour dormir chez ma Luna. Marie nous avait dit à Luna et moi que pour cette nuit, je pouvais rester dormir avec mon imprégnée. J’allais donc récupérer mon âme-sœur pour l’amener chez Sam et Emily pour sa fête d’anniversaire avec nos amis. Je prenais la voiture et quelques minutes après, je me garais devant chez les Queen. Je sonnais et Georges m’ouvrit la porte.
    - Bonsoir Embry. Entre.
    Je rentrais en lui serrant la main.
    - Bonsoir Georges. Luna est prête ?
    - Elle arrive dans pas longtemps. Sa mère l’aide à se maquiller et à se coiffer. Pose ton sac ici mon garçon.
    Georges m’indiqua un coin juste à côté du canapé pour que je pose mon sac pour ce soir.
    - Merci de m’accueillir ce soir. C’est très gentil de votre part.
    Je posais donc mon sac qui contenait mes vêtements pour demain ainsi que ma brosse à dent. J’entendais ma Luna qui parlait avec sa mère qui l’aidait à finir de se préparer pendant que je discutais de baseball avec Georges. J’écoutais la conversation des femmes Queen.
    
    - Maman, tu sais pour ce que tu nous as dit ce matin…
    - Ma chérie, je suis toujours d’accord pour qu’Embry et toi alliez plus loin dans votre relation, mais allez-y en douceur.
    - D’accord. Mais, je ne comprends pas pourquoi tout à coup…
    - Edward nous a dit qu’un lien très fort vous unissait tous les deux, ce serait en rapport avec la tribu et les légendes. Il nous a dit qu’Embry était ton âme-sœur et qu’il ferait tout pour toi. Que ce jeune homme allait être le seul homme dans ta vie, qu’il te protègerait, qu’il te respecterait et que tu étais tout pour lui. Je dois avouer que j’étais sceptique, tout comme ton père d’ailleurs. Et, je vous ai observé à ton anniversaire. Quand tu souris, il sourit, quand tu rigoles, il a l’air d’être l’homme le plus heureux du monde, il te regarde comme si tu étais la huitième merveille du monde. Je pensais qu’il faisait semblant parce que nous étions là, mais, non, c’est réel. Tu l’éblouies ma chérie. C’est comme si tu étais son centre de gravité, tu bouges, il bouge, tu t’assois, il s’assoit près de toi, comme un aimant. Il t’aime vraiment très fort. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que votre lien est encore plus fort que celui qui m’unie à ton père. Pourtant, je sais que vous êtes ensemble depuis peu, mais, je crois qu’Edward a raison. Là où j’en ai pris encore plus conscience et même ton père d’ailleurs, c’est quand tu as eu ton accident. On l’a vu comme dépérir, c’était vraiment étrange et inquiétant. Il ressemblait à un zombie.
    - Tu as tout à fait raison maman. Nous avons un lien très fort et ça concerne bien la tribu et les légendes. Je ne peux pas t’expliquer exactement ce que c’est, mais, il est bien mon âme-sœur. Nous sommes liés à vie et j’en suis heureuse, tu ne peux pas imaginer. Je l’aime tellement fort. Il m’aime, me protège, ferait tout pour moi, il me fait du bien, il m’aide comme je l’aide aussi. J’ai l’impression que je peux être moi-même avec lui. Il ne me juge pas, m’accepte comme je suis, tout comme moi. Quand je l’ai rencontré, je me suis sentie revivre, entière, à ma place. Je sais que c’est soudain et que cela vous surprend toi et papa, mais c’est merveilleux. Il est merveilleux. Pour ce qui est de son comportement après l’accident, Sam m’a appelé pour me dire que cela faisait plus de trente heures qu’il n’avait pas dormi. J’ai dû le forcer à dormir.
    - J’imagine bien ma chérie. Il a eu vraiment peur de perdre. Il est très protecteur envers toi.
    - Oui. Parfois, il regarde mon bien-être avant le sien. C’est pour ça que cet après-midi, je l’ai fait dormir. J’avais pris conscience de son manque de sommeil bien avant que Sam m’en parle grâce à notre lien, mais je pensais qu’il allait dormir quand même. Mais, l’appel de Sam m’a confirmé que non.
    - Ne t’inquiète pas. Tu as eu raison. C’est pour ça que ce soir, il dort ici. Mais, pas tous les jours. Demain, on devra parler des quelques règles que nous voulons vous donner pour la période des cours.
    - D’accord, allons-y. Je sens qu’il m’attend.
    
    J’entendais les femmes Queen se lever et arriver dans le salon. Je réfléchissais en me disant que je devais être vraiment transparent quand mon imprégnée était dans les parages. Mais, si cela peut nous permettre d’être ensemble normalement en présence de ses parents, c’était une bonne nouvelle. J’avoue être surpris que Marie et même Georges nous avait observés lors de l’anniversaire de Luna chez les Kalhaha. Je me sentais également ému des paroles que Luna avait avoué à sa mère par rapport à notre lien et ses sentiments pour moi. J’étais presque euphorique. Marie sortit en premier, souriante et je vis alors ma Luna. Elle était très jolie. Elle portait un petit short simple noir avec un haut blanc un peu lâche mais laissant apparaître un léger décolleté, ses yeux étaient légèrement maquillés de gris. Sa mère lui avait fait une demie queue de cheval et le reste de ses longs cheveux châtains étaient lâchés et bouclaient par endroits. Elle me sourit et je lui souris en retour en ouvrant mes bras.
    * Mon cœur, t’es beau *
    * Tu es magnifique ma chérie *

    Elle se blottit dans mes bras, son bras droit était dans un foulard noir. J’espérais que bientôt, elle pourra enfin l’enlever. Je humais son odeur, elle avait remis ce parfum à l’ambre qui me rendait fou et j’en souriais. Je lui fis un léger baiser sur les lèvres.
    
    - Bonsoir ma Luna. Bonsoir Marie. Je vous remercie de m’autoriser à dormir ici ce soir.
    Marie me sourit et alla dans les bras de son mari.
    - Bonsoir Embry. Pas de souci. Par contre, demain, nous établirons quelques règles pour vous pendant la période des cours.
    - D’accord. Je comprends tout à fait. Luna, ma chérie tu es prête ? Les autres nous attendent.
    
    Ma petite-amie acquiesça et nous partîmes. Nous nous installâmes dans la voiture et Luna commença à parler, elle avait les joues légèrement roses. Adorable.
    - Je suppose que tu as entendu ma conversation avec ma mère ?
    - Oui, j’avoue.
    - Tu penses qu’oncle Edward leur a expliqué ce qu’était l’imprégnation ?
    - Non. Je pense simplement qu’il a voulu faire en sorte de rassurer tes parents par rapport à notre rapprochement qui est normal pour nous, la meute et les anciens mais pas forcément à leurs yeux et aux yeux des autres.
    - C’est vrai que l’on s’est rapprochés très vite. Enfin, je ne le regrette absolument pas. Je t’aime fort Embry. Mais, je comprends qu’ils se posent des questions.
    
    Cependant, je repensais à ce que Marie nous avait dit ce matin. J’avais garé la voiture mais n’en sortis pas, tout comme Luna.
    - Ma chérie, je dois te parler de quelque chose.
    - Tu me fais un peu peur Embry.
    Luna avait une voix légèrement paniquée face à mon sérieux. Je me tournais vers elle et la regardais dans les yeux. Son regard bleu ciel me déstabilisa quelques secondes et je me retrouvais avec presque la même expression que la première fois où l’on s’était regardés et que je m’étais imprégné. Je la vis me sourire gentiment, comme pour m’inciter à continuer. Je me repris et lui dis :
    - Ne t’inquiète pas ma chérie. Je veux juste parler de ce que ta mère nous a dit ce matin. J’avoue que cela m’a surpris mais avec les explications qu’elle vient de te donner, je comprends mieux. Mais, le fait est que, cela m’aide encore moins que tes parents soient d’accord pour que l’on aille plus loin tous les deux. Je t’aime et je sens que… quand on s’embrasse, j’ai l’impression que j’ai de moins en moins de contrôle sur moi-même. J’ai envie de toi de plus en plus fort. Je veux qu’on prenne notre temps mais mon loup veut te prendre toute entière.
    
    Je la vis frissonner face à mon aveu. Etait-ce de l’anticipation, du désir ou de la peur ? Peut-être un peu des trois. Elle me caressa la joue de sa main gauche et je fermais les yeux, essayant de me calmer. Elle me faisait déjà de l’effet, rien qu’avec une caresse sur la joue. Son parfum était entêtant, surtout dans cet habitacle clos, sa douceur, sa chaleur et ses lèvres si proches des miennes. Je voulais encore la prendre contre moi, lui montrer mon désir pour elle. Sa main continuait de me caresser et avait atterri dans mes cheveux.
    - Embry… souffla-t-elle. Un frisson me parcourut en entendant sa voix soudainement rauque. Je ressens la même chose que toi. A chaque fois que je suis proche de toi, ou que tu me prends dans tes bras ou pire quand tu m’embrasses, j’ai l’impression qu’un feu est dans mon ventre et qu’il brûle de plus en plus. J’ai tellement envie d’aller plus loin aussi, mais, nous sommes jeunes. Je voudrais qu’on se rapproche mais, comme toi, j’ai peur de perdre le contrôle.
    Ses paroles me donnèrent un nouveau frisson. Un tremblement qui me donnait l’impression que j’allais muter, signe que je la désirais, ainsi que mon loup. A chaque fois que je la désirais autant face à ses gestes, ses paroles, ses regards, ses sourires, je me sentais presque sur le point de muter. Elle regarda mes yeux et je regardais ses lèvres charnues et roses. Elle les humidifia de sa petite langue rose et ses dents mordillèrent sa lèvre inférieure. Je sentis alors un feu monter en moi et je l’embrassais avec passion. Mes lèvres pressaient les siennes avec passion et je la rapprochais de moi. Elle soupira, heureuse et je gémis. J’allais la prendre contre moi pour l’asseoir sur mes cuisses quand un coup frappé sur ma vitre nous fit sursauter et arrêter notre baiser.
    
    Paul était celui qui avait tapé sur la vitre. Pendant quelques minutes, j’avais oublié qu’on était devant chez Sam et Emily pour fêter l’anniversaire de ma Luna. Celle-ci me sourit timidement et vit que Kim était devant sa vitre à elle. Mon aimée sortit de la voiture et Kim la prit dans ses bras joyeusement. Pendant ce temps, je sortais moi-même de l’habitacle et lançais un regard noir à Paul, qui souriait malicieusement.
    - Qu’est-ce que j’ai fait, mec ? me demanda-t-il innocemment.
    - Je te jure que je vais te faire ravaler ton sourire idiot Paul. Mais, je ne voudrais pas choquer ma Luna en me montrant violent.
    - Je suis venu parce que vous étiez écoutés par la meute et qu’en plus, on a prévu une fête pour l’anniversaire de Luna, pour qu’elle soit avec ses amis, pas pour qu’elle fasse des cochonneries avec son Embry chéri.
    - C’est gentil Paul. Embry chéri, calme-toi.
    Luna s’était rapprochée de nous et posa sa main sur mon avant-bras, ce qui me calma presque instantanément. Elle souriait.
    * Ne t’inquiète pas. On reprendra cette conversation et cette activité plus tard. *
    
    Fin PDV Embry
    
    
    PDV Luna
    
    Embry se calma, se mit dans le dos de Luna pour la prendre dans ses bras pendant qu’ils avançaient vers la maison. Ils étaient entourés par Kim et Paul qui souriaient malicieusement. Presque tout le monde était sur le perron et les attendait. Seule Claire était absente, rentrée chez ses parents, laissant Quil un peu triste d’être sans son imprégnée. Emily n’était pas sur le perron, mais allongée dans un des canapés du salon. Cependant, tous ceux qui étaient présents prirent Luna dans leurs bras pour lui souhaiter un joyeux anniversaire et un bon rétablissement. Luna entra dans le salon et se dirigea vers Emily qui lui souriait doucement. La jeune fille s’assit face à Emily en lui souriant.
    - Bonsoir Emily. Comment te sens-tu ?
    - Salut ma puce. J’ai encore un peu mal au dos mais je vais bien. Joyeux anniversaire. Désolée de ne pas me lever, plaisanta-t-elle.
    - Tu plaisantes Em’. Moi, je suis désolée de ne pas pouvoir te prendre dans mes bras, j’ai un bras invalide, lui répondit Luna avec le même ton.
    Elles se sourirent.
    - Au fait, merci Em’ d’avoir essayé de me défendre contre Coralie.
    - Je n’ai rien pu faire. C’est plutôt à nous de te remercier. Toutes les quatre… Tu as tout pris pour nous protéger. Au fait, comment ça se fait que tu as réussi à appeler Embry ? Sam ne m’a pas entendu.
    Luna et Emily furent rejointes par les deux autres imprégnées.
    - A vrai dire, je me pose la question aussi, intervint Kim.
    - Jusqu’à quelle distance vous arrivez à communiquer avec Jared ? demanda Rachel.
    - S’il est toujours dans la réserve, mais pas plus loin. Et toi Em’ ?
    - Pareil. Rachel ?
    - Idem. Luna ?
    - Je ne sais pas trop. Le lendemain de notre rendez-vous, je repensais à notre soirée et je lui ai fait passer les images sans le vouloir. Il était à un entraînement avec les Cullen.
    - Donc, hors de la réserve, constata Emily.
    - Comment ça se fait ? demanda Rachel.
    Les loups parlaient entre eux en rigolant et Leah était en patrouille, donc elles purent parler discrètement sans se faire écouter.
    - Je ne sais pas. Je me demande si le fait que tu communiques avec les fantômes n’y serait pas pour quelque chose. Peut-être que ça te permet d’avoir des… ondes plus fortes que les nôtres.
    Kim avait parlé. Les autres imprégnées la regardèrent étonnées, mais songèrent que ça pouvait être une explication.
    - C’est pas bête… souffla Emily.
    - J’essayerais d’en parler avec Embry.
    - Ouai. Tu nous tiendras au courant. Bref, on est venus pour fêter l’anniversaire de Luna et de profiter de ce dernier samedi avant les cours.
    Kim avait dit cette dernière phrase plus fortement pour que tout le monde se rassemble de nouveau.
    
    La soirée se passa très bien. Tout le monde rigolait, ils mangèrent un bon repas. Luna eût plusieurs cadeaux. Les imprégnées ainsi que Leah, qui était arrivée entretemps, lui avaient offert un sac en bandoulière kaki assez large pour les cours, ainsi qu’une paire de bottes fourrées marron. Jared lui avait offert un album photo décoré de plusieurs loups sur la première de couverture. Quand elle l’ouvrit, elle constata qu’il avait déjà mis quelques photos de leur été tous ensemble, certaines photos les représentaient, elle et Embry main dans la main, ou elle dans ses bras et même une sur laquelle ils s’embrassaient tendrement. Quant au reste de la meute, ils lui avaient offert deux étagères en bois massif pour qu’elle puisse mettre ses DVDs dessus vu qu’elle n’avait plus de place dans sa bibliothèque. Ils les avaient fabriquées avec l’aide d’Embry et les conseils de Kim. Luna sourit et rigola toute la soirée. Vers minuit, tout le monde se dit au revoir. Ils dirent essentiellement au revoir à Rachel, qui devait partir demain pour Seattle. Elle devait s’installer à l’université. Quant aux autres, ils savaient qu’ils allaient se voir soit lundi soit ce weekend. Embry et Luna montèrent dans la voiture du loup, un peu fatigués mais heureux. Ils arrivèrent chez les Queen, les parents de Luna étaient déjà dans leur chambre. Marie se leva pour aider sa fille à se changer dans la salle de bain, pendant qu’Embry attendait dans la chambre de Luna. Quand elle arriva dans la chambre, ils se sourirent et il ôta son pantalon et sa chemise, se retrouvant en caleçon. Ils s’installèrent dans le lit tranquillement. Ils s’embrassèrent doucement et s’endormirent quelques minutes plus tard.
    
    
    Dimanche 10 heures
    
    Luna se réveilla doucement. Elle se sentait tellement bien, enveloppée dans une douce chaleur. Deux bras chauds lui entouraient la taille fermement. Embry. Elle ouvrit les yeux lentement et regarda l’homme qui la tenait. Il était sur le côté, face à elle, sa respiration était lente et régulière. Il semblait serein et un léger sourire était sur ses lèvres. La jeune Queen pût détailler tranquillement son imprégné. Ses cheveux noirs étaient en bataille, son visage couleur café, son menton carré mais un peu plus fin que ses « frères », son nez un peu retroussé, un petit grain de beauté juste sous son œil droit, ses lèvres ni trop fines ni trop épaisses étaient légèrement plus foncées que sa peau. Il avait vraiment un beau visage, encore légèrement enfantin mais plus mature que la plupart des jeunes de seize ans. Son regard descendit sur son cou et continua vers le début de son torse. Dire qu’il était musclé était un euphémisme. Ses épaules étaient musclées mais fins, il avait également les trapèzes extrêmement musclés. Ses pectoraux se soulevaient doucement au rythme de sa respiration. Le regard de Luna descendit encore vers les abdos du jeune homme, remarquant qu’il n’était pas poilu du tout. Il avait des tablettes de chocolat, elle mordilla sa lèvre inférieure, elle pensa immédiatement à du chocolat noir qu’elle aurait voulu déguster avec appétit. Elle continua son analyse et remonta son regard vers son cou. Elle posa ses lèvres sur la clavicule du jeune guerrier, juste là où le sang palpitait doucement. Le Quileute soupira en remuant dans son sommeil. Elle sourit et réitéra son geste en appuyant légèrement plus fort ses lèvres sur sa peau douce. Cela fit gémir le jeune homme doucement. Elle continua son petit manège quelques secondes sentant que son petit-ami resserrait ses bras autour de sa taille, ainsi que sa respiration qui changeait.
    
    - Hum… Luna, souffla-t-il, toujours les yeux fermés et la voix rauque.
    Elle sentit une douce chaleur dans son bas-ventre face à la réaction de son imprégné. Elle se colla un peu plus contre lui tandis qu’il ouvrit les yeux. Ceux-ci, habituellement couleur caramel, s’étaient un peu assombris de désir. Luna lui sourit doucement et lui embrassa la mâchoire, ne pouvant aller plus haut à cause de son bras non valide. Il comprit immédiatement la raison de sa grimace, lui sourit tendrement. Il se mit sur le dos et la mit sur ses jambes. Il lui tenait la taille et la regarda, les yeux encore ensommeillés mais pleins de désir. Elle se pencha sur son visage et l’embrassa enfin. Leurs lèvres se touchaient doucement puis un peu plus profondément à chaque seconde. Elle se pressait contre lui, leurs bassins se frottaient l’un contre l’autre, ils étaient comme soudés l’un à l’autre. Luna sentit le membre durci du jeune homme qui était sous elle, elle sourit contre sa bouche, taquine et remua légèrement son bassin. Il grogna et cela augmenta la chaleur que la jeune fille ressentait dans son bas-ventre depuis quelques minutes déjà. Il la tenait toujours à la taille et les fit se redresser pour s’asseoir contre le montant du lit. Comme cela, sa Luna pouvait continuer à le torturer sans problème. Leurs langues s’entrechoquaient pendant que Luna accrochait sa main valide dans les cheveux d’Embry. Le jeune homme enleva une de ses mains qui était autour de sa taille pour que la coquine se faufile dans le dos de la jeune fille, passant sous le tee-shirt. Il gémit, constatant qu’elle ne portait pas de soutien-gorge et sentant la peau nue de Luna. Leur baiser prit fin et ils se regardèrent dans les yeux.
    
    Là, Luna, comme mue par un instinct, bougea la main qui était dans les cheveux du loup. Elle le regardait dans les yeux et fit bouger son index. Celui-ci se mouvait du front vers la tempe, allant sur sa pommette, sa mâchoire, sa bouche, son menton, descendit dans son cou, passa entre ses pectoraux et continuait sur ses abdos et s’arrêta juste au-dessus du caleçon d’Embry. Celui-ci avait fermé les yeux et sa respiration s’était arrêtée pour devenir saccadée au fur-et-à-mesure de la descente du doigt de son imprégnée. Il avait soupiré, puis gémis et enfin grogné. Pendant ce temps, Luna avait suivi du regard son index, tout en s’humidifiant les lèvres devant ce spectacle. Embry était magnifique.
    * Merci ma chérie *
    * Mais, je le pense *

    - Bonjour, mon amour, lui dit-il plein de désir non contenu.
    Elle sentit son bas-ventre chauffer encore sous la voix rauque de son imprégné.
    - Bonjour mon cœur. Tu as bien dormi ?
    - Oui, mais je dois dire que le réveil était encore mieux, lui dit-il plein de sous-entendus.
    Elle rougit, toujours assise sur ses hanches. Il enleva doucement sa main qui était sous son tee-shirt.
    - Désolée. Je… Tu… étais tellement beau… Désolée. Tu dormais, j’ai profité de toi… Je n’aurais pas dû…
    Il lui sourit tendrement et l’embrassa doucement.
    - Je comprends ma chérie. Au fait, tu me regardais dormir depuis longtemps ?
    - Mais… Non… Bon… Quelques minutes… avoua-t-elle timidement.
    Il l’embrassa tendrement.
    
    La porte s’ouvrit alors sur Georges. Il resta quelques secondes surpris sur le pas de la porte à regarder les deux jeunes gens. Embry contre le montant du lit, embrassant doucement sa fille qui était à califourchon sur lui. Il se racla la gorge pour reprendre contenance. Cela stoppa le couple. Le jeune homme se raidit en blanchissant alors que Luna soupirait. Elle se leva, mais, n’ayant pas pris d’appui, perdit légèrement l’équilibre. Embry la retint à temps.
    - Merci, souffla-t-elle. Bonjour Papou.
    - Bonjour Luna, Embry.
    - Bonjour Georges, répondit le jeune homme hésitant et soulagé que son érection matinale provoquée par son imprégnée soit partie dès que Georges avait raclé la gorge.
    - Le petit-déjeuner est prêt. Luna, si tu veux aller à la salle de bain, je vais chercher ta mère.
    - Merci papa. Embry, on se retrouve après.
    Il acquiesça en se dirigeant tout penaud vers la cuisine en suivant Georges.
    
    Fin PDV Luna
    
    
    PDV Embry
    
    Nous avions terminé de prendre le petit-déjeuner avec les parents de Luna et je sentais qu’ils voulaient parler des règles qui allaient être en vigueur. Georges me regardait assez durement et je baissais légèrement la tête, toujours gêné. Il est vrai que la position que nous avions quand il a ouvert la porte était assez équivoque. Même si j’avoue que c’est ma magnifique et ravissante imprégnée qui, soi-disant passant, m’avait réveillé de la meilleure manière qui soit, j’aurais dû me retenir un peu plus. Mais, pour ma défense, elle avait montré son désir pour moi d’une manière tellement… il n’y avait pas de mots pour décrire ce que cela m’a fait. A la base, je rêvais d’elle dans des positions, j’avoue, pas très catholiques. Puis, dans mon rêve, elle me faisait un léger suçon dans le cou et recommençait doucement, pour revenir de plus en plus fortement. J’avais émergé et m’étais rendu compte qu’elle m’embrassait réellement pendant mon sommeil. Cela m’avait excité au plus haut point. La sentir puis la voir me regarder avec autant d’intensité et de désir avait réveillé petit Embry. L’avoir eu sur moi pour m’embrasser pendant que je caressais son dos m’avait vraiment émoustillé. Et là, sentir qu’elle n’avait pas de soutien-gorge en caressant son dos, m’avait carrément fait gémir. Si rien qu’en touchant son dos et faire cette constatation me mettait dans un tel état, je me demandais comment j’allais réagir quand je lui toucherais sa magnifique poitrine généreuse. Sans compter qu’après, ma belle avait parcouru une partie de mon corps avec son doigt, comme une exploratrice, d’une infinie lenteur et douceur m’avait mis les nerfs à vif. Bref, j’avais été tellement distrait par ce qu’elle me faisait, l’effet qu’elle me faisait que je n’avais même pas fait attention aux pas qui venaient vers la chambre. Je me sentais nerveux et songeais que je devais faire le premier pas vers la « rédemption paternelle ».
    
    - Je suis vraiment désolé pour ce matin, Georges. Je me suis emporté.
    Marie haussa un sourcil interrogateur, Luna me regarda étonnée et Georges me lança un regard indéchiffrable.
    - Embry chéri, pourquoi tu t’excuses ?
    - Parce que je…
    - Papa, c’est moi qui ai embrassé mon petit-ami pour le réveiller.
    - Luna, restes en dehors de…
    - Non, papou. Tu veux engueuler Embry à cause de quelque chose que j’ai commencé. Donc, ça ME regarde.
    - Il n’avait pas l’air de vouloir arrêter.
    - Je suis désolé encore une fois…
    Luna me coupa la parole, regardant son père avec colère.
    - Ecoute papa. J’ai seize ans et Embry est mon petit-ami. Vous nous avez autorisés, toi et maman, à aller plus loin dans notre relation. J’ai simplement voulu lui dire bonjour en l’embrassant. Certes, on s’est un peu laissé aller mais c’est normal et de notre âge. En plus, je suis sûre que quand tu as dormi pour la première fois avec maman, vous étiez plus proches qu’Embry et moi ce matin.
    - Mais, nous étions plus vieux que vous, répondit-il avec colère.
    Sur le coup, Luna ne sût quoi répondre, tout comme moi d’ailleurs.
    
    - Georges, chéri. Calme-toi. Ils ne faisaient que s’embrasser.
    - Luna était sur ses jambes.
    - Et alors ? C’est normal pour leur âge. Je ne pense pas qu’ils allaient coucher ensemble sachant que nous étions dans la maison et qu’en plus Luna est blessée. Ils ont seize ans et voulaient se dire bonjour pour leur première nuit passée ensemble.
    - Mais, chérie…
    - Et, comme l’a dit Luna, on les a autorisés. Ce qui signifie qu’on a confiance en eux. Ils sont intelligents pour comprendre que c’est trop tôt pour ce genre de relation.
    Luna acquiesça et je fis de même tout en piquant un fard. J’inspirais un bon coup, profitant du silence.
    - Ecoutez. J’aime votre fille, je l’aime plus que tout. Je le respecte et je lui fais confiance. Tout comme elle me respecte et me fait confiance. J’avoue que nous nous sommes un peu emballés pour notre baiser de ce matin. Cela ne se reproduira plus. Je vous remercie pour votre confiance en moi, en nous, par rapport à votre accord. Je peux vous garantir que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour rendre Luna heureuse et épanouie. Mais, nous ne faisons que nous embrasser, en tout cas pour l’instant. Je vous mentirais si je vous disais que je ne songe pas à faire l’amour avec Luna, parce que ce serait faux. Mais, je veux attendre pour le faire. Non seulement parce que nous sommes jeunes, ensuite par respect pour vous et pour elle. Mais, également parce que je sais au plus profond de moi qu’elle est mon âme-sœur, je pense que Monsieur Kalhaha a dû vous mettre au courant de notre lien. Ce qui fait que je pense que nous avons tout notre temps pour être ensemble et aller plus loin. Je ne peux pas vous expliquer comment je sais qu’elle est et restera la seule pour moi, mais croyez-moi sur ce point. Je l’aime beaucoup trop pour pouvoir la perdre et perdre sa confiance.
    
    Luna me prit la main pendant que Marie me regardait presque tendrement devant mon discours. Quant à Georges, il me regardait et regardait Luna qui souriait. Il soupira et hocha la tête.
    - Très bien. Maintenant que c’est réglé. Nous allons pouvoir vous faire part des règles qui vont être établies pour vous deux pendant la période scolaire. Bien sûr, nous avons vu cela avec ta mère Embry.
    J’hochais la tête attentif, Luna écouta également.
    - Alors. En premier lieu, la semaine, vous pourrez vous voir jusqu’à vingt heures maximum. Il y aura bien entendu certains soirs où Marie travaillera le soir et où moi je serais en dîner d’affaires en même temps, ces soirs-là, Embry pourra venir manger avec toi Luna mais devra partir au plus tard à vingt-deux heures. Et je veux que les devoirs soient faits correctement. Même si je sais que vous avez été sérieux quand Luna devait travailler pendant ces dernières semaines.
    - Le weekend, ce sera un peu différent. Vous pourrez faire des sorties le vendredi et le samedi soir jusqu’à minuit sauf exception. Le dimanche soir, ce sera vingt-deux heures maximum. En revanche, je veux quand même que vous passiez du temps avec vos amis. Luna, Kim et les filles pourront venir dormir à la maison le weekend aussi ou toi y aller. Nous ne voulons pas que vous passiez tout votre temps rien que tous les deux. Vous avez des amis, ce n’est pas pour les délaisser pour être ensemble.
    - Peut-être que dans quelques semaines, nous vous autoriserons à réitérer l’expérience de la nuit dernière mais avec un peu plus de contrôle de votre part. Mais, pour cette dernière partie, nous verrons au fil des semaines. Est-ce que vous avez bien tout compris ? demanda Georges.
    J’acquiesçais ainsi que Luna.
    - Je suis d’accord.
    
    Je pensais à quelque chose d’ailleurs.
    - Justement, je pense à quelque chose. Vendredi soir, un feu de camp sur nos légendes est organisé par les anciens. J’y ai été convié ainsi que Luna.
    - Ah oui. Edward m’en a parlé. Apparemment, toi et tes amis êtes en pleine initiation pour succéder à Billy, Quil, Sue et Edward.
    - Effectivement. Le conseil des anciens nous forment.
    - Mais, pourquoi Luna doit t’accompagner ? Pas tout le monde n’est convié alors pourquoi elle ? demanda Marie.
    - Maman, je veux y aller. Ça sera très enrichissant. En plus, j’adore les légendes Quileutes.
    - Je comprends Marie. Mais, Luna, tout comme Jared sont des descendants d’Edward, donc elle va commencer également son initiation au conseil. En plus, étant mon imp… âme-sœur, elle doit être là.
    Luna s’était tendue, j’avais failli faire une bourde.
    - Pourriez-vous nous expliquer cette histoire d’âme-sœur ? nous demanda Georges.
    Je regardais Luna, elle acquiesça.
    * Dis-leur que c’est un truc de la tribu. Un truc mystique qui ne se contrôle pas. *
    - Euh… Je ne sais pas trop comment vous expliquer cela. Normalement, seul le conseil des anciens est au courant ainsi que les personnes concernées. En réalité, dans nos légendes, il y a un moyen pour les personnes initiées de trouver son âme-sœur.
    - Embry, est-ce que tu parles de l’imprégnation ? demanda Georges.
    Je me figeais ainsi que Luna.
    - Où avez-vous entendu ce terme ?
    - Je suis Quileute, au cas où vous l’auriez oublié.
    - Mais papa, tu nous as toujours dit que tu n’y croyais pas.
    - Ce n’est pas que je n’y crois pas. Enfin, l’imprégnation, j’y crois. Trouver son âme-sœur en un regard. Mais, ce sont les légendes sur les guerriers qui se transforment en loup que ne crois pas. Et quand je vous vois tous les deux, je me dis que cette histoire d’imprégnation ne peut être que réelle. Alors, est-ce que jeune homme, tu t’es imprégné de ma douce Luna ?
    Je ne sus quoi répondre. J’acquiesçais timidement. Luna se rapprocha de moi et je la pris par les épaules. Georges nous sourit alors gentiment.
    - Très bien. Je comprends un peu mieux que votre relation ait été si rapide.
    - Nous sommes heureux pour vous deux.
    
    Fin PDV Embry
    

Texte publié par Soso-Wolves, 22 décembre 2017 à 11h57
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