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J’ai d’abord appris à me déplacer, à chasser
    Puis mon esprit a fleuri de milles et une inventions
    Le feu pour commencer, base de toutes mes constructions
    Je m’en suis servi comme arme de désolation
    
    Plus à l’aise par la suite, je me suis développé, j’ai évolué
    Mon nombre augmentant lui aussi, j’ai creusé plus profond
    Tu m’en offrais tant que, l’avarice me prenant, je n’ai pas su m’arrêter
    Et je m’en rends compte, l’égoïsme prit le pas sur la passion
    
    Toute bleue que tu étais, j’ai parcouru le moindre de tes océans
    Laissant parfois des traces de mon passage, découvrant tes merveilles
    Me servant allègrement dans tes richesses à nulle autre pareilles
    Les poissons, les coraux paient aujourd’hui le prix de mon appétit innocent
    
    Puis la terre a tremblé, tu m’as averti du danger
    Je t’ai entendue mais je n’ai pas tout de suite écouté
    Alors tu as redoublé d’effort pour me faire ouvrir les yeux
    Sur le traitement que je te faisais subir, que je devais changer, faire mieux
    
    Certains d’entre nous ont réagi, se sont inquiétés, ont fait campagne
    Mais d’autres ne se sentaient pas concernés, par le sort qui t’était réservé
    Lovés dans le doux cocon de leur tour d’ivoire, ils t’ont ignorée
    À bout de force, tu t’es déchainée, faisant trembler le ciel et les montagnes
    
    Tel un conquérant posant le pied sur le sable fin d’une île
    Je me suis comporté comme possédant toute chose
    J’ai tourné le dos aux cris de colère, je suis resté immobile
    Regarde-moi aujourd’hui, qu’en est-il ?
    
    Je te regarde de loin, de l’espace, alors que les ténèbres m’entourent
    Tu étais d’un bleu resplendissant, je ne vois plus rien de cela
    Usant ta beauté, drainant le moindre carat
    Pour seule punition, tu m’as forcé à partir, le remord et le doute pour seuls atours
    
    Le vaisseau qui ondulait jadis sur tes courbes, porté par le vent, les embruns
    Plein de ressources que tu avais créées pour moi, il m’emmène très loin
    Et c’est par cette lucarne que je te dis adieu, enfin
    Pleurant un dernier instant sur ta mine fatiguée, conscient d’en être l’assassin

Texte publié par YannLMP, 20 octobre 2017 à 01h41
© tous droits réservés.
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