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Quand vint le temps vernal, j'étais dans l'alizée
    Cherchant dans la forêt l'aventure et le voyage.
    Elle me vint animale, désireuse d'étés
    Aussitôt, je l'aimais, elle et ses mains sauvages.
    L'alséide, en deux mots, m'emmena loin, si loin,
    Vers des contrées perdues où étaient ses palais.
    Douce Sidhe, tellement beaux, furent tes bois divins,
    Lorsque tu dansais nue, sous la fine clarté
    Du doux croissant lunaire. Oui, tu m'emmenas, belle,
    Dans tes pays magiques, et tes immenses vaux,
    Tes mystérieuses terres, tes régions éternelles
    Tes sous-bois oghamiques, univers idéaux.
    
    Je t'aimais, toi, forêt, toi qui fut ma quiétude
    Toi et tes escapades, et tes légers parfums
    Lorsque la pluie lancinait, lorsque la gadoue, rude,
    Berçait de relents fades, tu m'apportais le vin
    Des douces fragrances de ton humidité.
    J'aimais, toi et tes chants, de par ta gorge rouge
    Dits, forêt de France, de par ta volupté.
    Tes écorces griffant mes doigts, irrégulières vouges ;
    Le goût de l'atmosphère, quand la brume sylvestre
    M'emportait euphorique, et riant comme un sot,
    À l'heure où moi, fol hère, gambadait sous les astres ;
    Tes sous-bois oghamiques, univers idéaux.
    
    Je crus voir une reine. Nymphe, je te vis brune
    Ma sylve malicieuse, Et tes si longs cheveux
    Te donnaient l'air sereine. De tes grands yeux de lune,
    Tu m'envoûtais ô muse. Car moi, j'étais heureux
    Si jeune vagabond, naïf ensorcelé,
    Épris de tes caresses, des tes parures bleues
    En écoutant leurs sons. Ivre de ta beauté,
    Sublime enchanteresse, je ne vis point ta mine
    Quand, triste, nous partîmes de tes bois fabuleux
    Tes endroits extatiques, tes lieux hyménéaux
    Où Thalie et la rime créaient le merveilleux
    Tes sous-bois oghamiques, univers idéaux.
    
    ET VINT LA DESTRUCTION. Des hommes de Mammon
    Voulant t'anéantir, voulant ta fin, tes NON !
    Au désir laid, sans fond : briser jusqu'à ton nom
    Et te tuer, le firent. Depuis ta pâmoison,
    Cherchant en vain Argyk, je veux revoir, cœur gros,
    Tes sous-bois oghamiques, univers idéaux.

Texte publié par Le Moine Rouge, 22 mars 2017 à 09h15
© tous droits réservés.
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