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Fictions pseudo-scientifiques (nouvelles)
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Tome 1, Chapitre 8 « Cursus temporalis » Tome 1, Chapitre 8
Caribert était un brillant inventeur du XXIIème siècle, il travaillait sur les voyages dans le temps parce que depuis toujours, il était convaincu que ces voyages étaient possibles. Il était, par exemple, certain que Jules Verne avait voyagé dans le temps pour raconter ses Voyages extraordinaires, il n’en démordait, c’était la seule explication rationnelle.
    
     Il passa dix ans dans la pénombre de son garage parmi ses outils, ses ordinateurs et un monceau de feuilles de papier. Dix ans dans le bruit, la poussière, le manque de lumière et dans un air confiné n’avaient pas entamé son optimisme et sa bonne humeur. Il chantait durant ses longues heures de travail acharnées. Au début, il avait trouvé des bourses et des mécènes mais peu à peu, il avait dû trouver un emploi et passer des heures normalement dédiées au sommeil à travailler d’arrache-pied.
    
     Un jour, il trouva l’idée de génie qu’il cherchait depuis des années : il allait utiliser les propriétés physiques du temps et se propulser dans un caisson hermétique à très grande vitesse pour voyager dans le temps. Ses notes à la main, il mit une année à rendre cette idée viable puis une année supplémentaire à construire sa machine.
    
     Après douze ans de travail, le grand jour était arrivé, il avait tout pris en compte et il n’avait plus qu’à entrer dans sa machine. Calé dans la machine, il allait tourner à une vitesse vertigineuse et traverser le temps sans savoir où et quand il allait atterrir. Dans sa fébrilité, il n’y pensa pas.
    
     Caribert ouvre les yeux, il est vivant mais enfermé dans un placard. Des voix se font entendre au-dehors et il ouvre la porte avec précaution, il y a du soleil et du bruit alentour. Il reconnaît le bâtiment face à lui : il a atterri dans le bagne de Cayenne ! Pour rentrer chez lui, il devra quitter les lieux, construire une machine sans matériaux donc rejoindre le continent pour espérer trouver de quoi fabriquer les outils pour reconstruire sa machine de mémoire car il a oublié ses plans et ses calculs dans son garage. Mais dans l’immédiat, il est heureux : il a réussi !

Texte publié par Bleuenn ar moana, 5 avril 2017 à 13h13
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