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Tome 3, Prologue Tome 3, Prologue
Un dicton disait que dans l’ouest toutes les histoires commençaient au saloon. Celle-ci ne dérogeait pas à la règle.
    
    Par contre l’autre adage comme quoi le saloon était à l’image de la ville, lui n’était pas respecté. Si Gotham pansait encore ses plaies suite aux exactions de Double Face, l’établissement était en expansion avec ses tables de jeu.
    
    Il fallait plus que des explosions et des morts pour stopper Oswald dans son élan. Comme il se plaisait à le dire, il était un battant que rien ne pouvait ébranler. Quoique dans le cas présent quelqu’un le perturbait.
    
    Le nouveau venu à une des parties de poker venait encore de remporter une main.
    
    « J’ai toujours eu du succès auprès des dames.» Dit-il au sujet de son brelan de reines.
    
    Oswald ne supportait pas ces tirades grandiloquentes probablement issues d’une formation théâtrale. Les acteurs bénéficiaient d’une certaine culture. Or le tenancier considérait son érudition comme son privilège exclusif.
    
    Comme s’il n’énervait pas son hôte suffisamment, le nouveau venu continua de gagner.
    
    De plus en plus méfiant Oswald même s’il l’examinait soigneusement, ne décelait aucune combine de sa part. Un tricheur d’un tel niveau se montrerait tout de même plus subtil. Il ferait exprès de perdre de temps à autre histoire de détourner les soupçons.
    
    Ce ne devait être que de la chance, qui allait finir par retomber.
    
    La chute en question tardait un peu trop à venir au goût de Oswald. Il décida de voir de plus près.
    
    Comment pouvait-on s’habiller ainsi ! Un costume violet et un veston jaune canari. Oswald adepte de la sobriété et du bon goût, y trouva une raison de plus à son ressentiment envers le nouveau venu.
    
    Puis vint la victoire de trop.
    
    « Cette carte arrive à point nommé. » Déclara Oswald en pointant l’objet en question avec son parapluie.
    
    « En effet la coquine s’est dévoilée au bon moment. » Répliqua le nouveau venu d’un timbre ironique et mielleux à la fois.
    
    Son jeu de scène si appuyé empêchait de percevoir de l’éventuelle culpabilité derrière. Mais le tenancier n’était pas si facile à duper.
    
    « Trevor retourne toutes les cartes. » Ordonna-t-il au croupier.
    
    Bien que troublé l’employé s’exécuta.
    
    « Nous avons un joker en trop dans ce jeu. » Constata gravement Oswald.
    
    « Il n’y a jamais trop de jokers dans une partie de carte. » Rétorqua le nouveau venu comme si de rien était.
    
     Même prit sur le fait il continuait à faire de l’humour. Oswald lui n’était pas d’humeur à plaisanter. Il appuya le bout de son parapluie sur l’épaule droite de son insolite client avant de s’adresser à lui toujours d’une voix grave.
    
    « Reprenez votre carte. »
    
    Le nouveau venu s’exécuta, et rangea la dite carte dans la poche de devant de sa veste sans perdre son sourire.
    
    « Vous ne devriez pas plutôt la remettre dans votre manche ? » Demanda Oswald s’essayant à son tour au sarcasme.
    
    « Elle est déjà occupée. » Expliqua le nouveau venu en y faisant sortir d’un geste vif un petit pistolet et en le pointant sur Oswald.
    
    Observant la scène du coin de l’œil le barman d’abord surprit, finit par brandir son fusil à double canon rangé sous le comptoir. Les autres joueurs de la table s’écartèrent. Quelques prostitués laissèrent s’échapper des petits cris. Seul Oswald demeura de marbre face à son adversaire.
    
    « Alors vous avez quelques cartes en réserve ou on passe directement à la suite ? » Demanda le nouveau venu, qui paraissait s’amuser comme un fou.
    
    Il osait tricher et le menacer chez lui ! Cet homme devait payer. Oswald était un homme pondéré, et su agir en conséquence.
    
    L’air de rien il pressa le manche de son parapluie. Suivi un déclic une lame sortit de l’extrémité, et s’enfonça dans l’épaule du nouveau venu. Prit de court par la douleur il lâcha son arme.
    
    Enfin un peu d’expressivité transparut sur le visage d’Oswald. Il s’agissait d’un mélange de colère froide et de sadisme.
    
    « Vous ne comptez pas appeler le shérif, je suppose ? » Se contenta de dire le nouveau venu.
    
    Il ne semblait toujours pas inquiet. On aurait juste dit un gosse résigné attendant sa fessée .
    
    Oswald renonça à le comprendre, et par conséquent ne lui répondit même pas. Il se reporta alors sur ses habitudes.
    
    Dans un premier temps il retira la lame, et l’essuya sur l’épaule de son prisonnier. L’hygiène avant tout.
    
    « On ferme. » Annonça-t-il ensuite à l’attention de sa clientèle.
    
    De l’intimité serait nécessaire pour la suite. Car cinglé ou pas le nouveau venu devrait payer son offense au prix fort. Il en allait du prestige des Cobblepot.

Texte publié par Jules Famas, 19 février 2017 à 11h04
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