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Tome 3, Epilogue Tome 3, Epilogue
Ses blessures le faisaient nettement moins souffrir surtout celle au niveau du ventre. Il s’était également remit de l’importante perte de sang. Il en avait finit avec ses recherches. Le temps était donc venu pour Bruce de s’y rendre.
    
    Il n’était plus revenu en ville depuis son affrontement avec le Joker. On aurait jamais cru que l’endroit venait d’essuyer une insurrection de la part des indiens. Pas une trace combat.
    
    Tout cela suggérait une éclatante victoire.
    
    Bruce passa devant seul lieu ayant souffert. Et encore ce n’était pas directement lié aux machinations du Joker.
    
    Ce sadique de Victor Zsasz était allé faire du grabuge dans le saloon d’Oswald, et avait même tué l’un des employés. Heureusement les prostituées sur place en étaient venues à bout.
    
    Bruce lui connaissait la véritable histoire. Oswald la savait certainement aussi. Il lui manquait son argent et Sélina. La conclusion allait de soi.
    
    Bruce reconnut la silhouette recourbée au travers d’une fenêtre. Que préparait-il ? Oswald n’était pas du genre à tendre l’autre joue. Encore fallait-il qu’il parvienne à retrouver la trace de Sélina.
    
    Continuant son chemin Bruce aperçut quelques soldats. Ils prospectaient les environs. D’une certaine manière il leur faisait perdre leur temps.
    
    Bruce avait aidé les indiens à se cacher dans les souterrains, et même y amené celui encore ligoté à Arkham. Une fois l’armée partie ils fuiraient vers le sud probablement jusqu’au Mexique.
    
    Ce compromis laissait un goût à amer dans la bouche de Bruce. Au sujet des Daggett, il pouvait toujours se convaincre que l’essentiel de la culpabilité reposait sur le Joker. Par contre il était évident que les indiens n’avaient pas renoncés à leur projet d’invasion par compassion ou par remord. La vérité sur l’invulnérabilité procurée par le red hood était la principale raison de leur changement de cap.
    
    Ne voulant pas d’un bain de sang, Bruce décida dans l’urgence de les dissimuler. N’était-il pas devenu un traitre en agissant ainsi ? Il permettait toute de même à des ennemis de son gouvernement de lui échapper.
    
    Au moins il empêchait le Joker et ses manigances de faire d’autres victimes.
    
    Au final l’armée ne découvrit rien excepté Harleen. Elle se trouvait dans un tipi gravement blessée et tenant des propos incohérents.
    
    Qu’avait-elle subit la pauvre ? A présent elle croupissait dans un asile de fou.
    
    Quant au Joker il avait été également l’objet d’une décision ambiguë. Malgré sa forte envie de tuer ce dément, Deathstroke se retint à la demande de Batman. Il considérait avoir une dette envers lui. De plus selon son point de vue le sort du Joker appartenait à Batman, puisqu’il l’avait vaincu ou au moins mit hors d’état de nuire.
    
    Et que désirait Batman à propos de son ennemi ? Lui-même ne le savait pas vraiment. En tous cas il ne voulait pas d’une exécution sommaire. L’ouest sauvage appartenait au passé. Il fallait un jugement suivi d’une condamnation.
    
    Deathstroke n’accepterait jamais de livrer le Joker aux autorités, ne serait-ce que pour sa propre sécurité. Et Batman n’était pas en état de le faire seul. Il ne lui était pas non plus possible de le récupérer plus tard. Le Joker ne survivrait pas à une longue attente.
    
    Alors une fois quelques soins effectués dont la blessure par balle, Batman laissa Deathstroke l’emmener abandonnant ainsi le Joker derrière lui.
    
    Batman s’attendait de sa part à une grande tirade finale. En fait le Joker se contenta d’une simple phrase :
    
    « Tu n’es plus mon contraire maintenant. »
    
    Effectivement Batman le livrait à la mort. Il avait donc aussi du sang sur les mains. De plus même si ce n’était pas volontaire, la disparition du Joker n’était pas pour lui déplaire. Et puis n’était-ce pas un peu hypocrite ? Le tuer sur place n’aurait-il pas été plus humain et honnête ?
    
    L’homme honorable, le travailleur, et l’héritier en titre d’une respectable famille, n’était pas aussi irréprochable, qu’il le croyait. Voilà qu’elle était la dernière farce du Joker.
    
    Bruce tira sur les rennes. Il était enfin arrivé à destination. Adossée à l’entrée du bureau du shérif, l’adjoint Renée Montoya lui jeta un coup d’œil en biais.
    
    Une femme portant des vêtements d’hommes, et même une arme, comme si être une chicanos ne suffisait pas. Une rumeur lui attribuait même des penchants saphiques (lesbiens).
    
    Bruce se moquait de tout cela. Sa gène à son égard provenait de son regard si perçant. Désormais elle occupait la place de Bullock. Il existait donc un risque, qu’elle comprenne l’existence d’un lien particulier entre Bruce et son supérieur.
    
    « Bonjour monsieur Wayne. » Dit-elle tout en le saluant du bord de son chapeau et en arborant un petit sourire narquois.
    
    Pas de doute elle avait perçut l’inquiétude dont elle était à l’origine. Décidément il subsisterait toujours un problème quelque part.
    
    L’intérieur des locaux portait encore quelques séquelles. Les râteliers d’armes étaient vides, Gordon n’ayant toujours pas désarmés ses volontaires. Un œil attentif pouvait remarquer quelques irrégularités sur les murs : une conséquence du saccage de Double Face.
    
    Le shérif s’attelait à son bureau, dont la porte était ouverte comme toujours.
    
    Bruce se permit de l’observer. On aurait dit un bureaucrate. D’ailleurs qu’avait-il fait à part se préparer à une attaque n’ayant pas eu lieu ? C’est ce que devait se dire la plupart des habitants de Gotham.
    
    Et pourtant ils avaient envers lui une grande dette. Sans Gordon, Batman n’aurait certainement pas réapparu ou alors trop tard. Il avait su faire une entorse à ses principes pour le bien commun. Et son action resterait ignoré de tous.
    
    Forcément Bruce se sentait proche de lui. D’autant plus qu’ils partageaient son secret désormais.
    
    « Entrez et fermez la porte, Bruce. » Déclara le shérif sans même lever les yeux.
    
    Le vieux renard était encore alerte. Bruce s’exécuta conscient, qu’il lui octroyait le rare privilège d’un entretien exclusivement privé.
    
    « Alors qu’en est-il d’Arkham ? » Enchaina directement Gordon.
    
    Effectivement ce lieu était à la raison de sa présence. Auparavant Bruce avait demandé au shérif si Jonathan Crane se rendait parfois à la maison des Arkham. Lorsqu’il avait été décidé de donner cette maison au nouveau docteur, Crane s’était chargé de la remise en état. Les autres concitoyens étaient réticents à s’approcher de cet endroit. Ce travail avait duré quelques temps.
    
    Il s’agissait de l’élément, qui manquait à Bruce pour son enquête.
    
    L’attitude de Gordon lui avait apprit une chose. Le shérif avait anticipé les évènements en le contactant et lui demandant de redevenir Batman. Puis lors de son rétablissement une phrase de Sélina était revenu en mémoire à Bruce.
    
    « Ce n’est pas normal que tous ces cinglés apparaissent juste dans ce malheureux comté. »
    
    Or chez tous ces cinglés Arkham revenait. Double Face et le Joker y avaient été soignés. Harleen qui y habitait, les avait rejoint dans la folie. Seul le cas de Jonathan Crane ne collait pas avec cette théorie. Puis ce fut le cas.
    
    Alors Bruce creusa, et maintenant présentait le résultat de ses investigations.
    
    « J’ai découvert une rivière souterraine sous la maison ainsi que des espèces de moisissures et des champignons. Il arrive que cela provoque des émanations nocives au niveau du cerveau. J’ai envoyé des échantillons à un laboratoire de Boston pour des analyses. »
    
    « Je veillerais à ce que plus personne n’approche de cette maison. Ca ne devait pas être trop difficile. » Annonça le shérif suite à cette explication.
    
    Un mince sourire se dessina sur le visage du représentant de la loi. Avec toutes ces récentes horreurs il commençait à croire que le comté de Gotham était maudit.
    
    La malédiction était désormais levée.
    
    « Et le Joker ? »
    
    Gordon n’avait rien exigé au sujet de la disparition soudaine des indiens ou des exactions passées de Batman. Par conséquent Bruce se sentit obligé de répondre au moins sur ce point.
    
    « Il est mort. » Répondit-il embarrassé.
    
    « J’ai vu des gens qui après avoir tué pour un vol de cheval ou une tricherie aux cartes, n’affichaient aucun remord. Vous êtes un homme bien Bruce. »
    
    Ces quelques mots associés au fait que Gordon l’appelle désormais par son prénom, lui firent du bien.
    
    A agir seul et dans l’ombre, Bruce se sentait presque comme un criminel. Cette approbation le soulageait.
    
    Par conséquent mentir au shérif même par omission le gênait un peu. Car en ce qui concerne l’affaire du saloon, Bruce en plus de savoir la vérité disposait d’une preuve.
    
    Il avait reçu récemment une lettre de Sélina. Elle n’y mentionnait pas d’adresse, mais y avouait son exaction en même temps que sa survie aux récents évènements. Ainsi leur relation n’était pas encore finie. La femme au masque de chat avait trouvé une alternative.
    
    Même si Gotham allait connaitre une ère de paix à présent, la vie de Bruce elle ne se simplifiait pas.
    
    Étrangement il commençait à y prendre goût. Bruce n’était définitivement plus le gentil jeune homme sans histoire d’autrefois. A croire que le Joker disait vrai.

Texte publié par Jules Famas, 21 mai 2017 à 19h21
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