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Tome 3, Chapitre 3 Tome 3, Chapitre 3
« La blessure est importante. » Conclut Lucius Fox en tâtant la jambe du mineur. « Que fait-on monsieur Wayne ? »
    
    La docteur Quinzel avait disparu depuis plusieurs jours.
    
    « Amenez-le à la gare. » Dit Bruce Wayne en tendant quelques billets. « Et mettez-le avec un camarade dans le premier train conduisant à une ville conséquente. Ils dégoteront bien un médecin sur place. »
    
    C’était de loin la tâche la plus compliquée que Bruce ait eu à gérer ces derniers temps. Plus de fou à traquer, plus de combat mortel. Il se sentait si libéré.
    
    Certes un problème demeurait : Sélina Kyle. Cette histoire risquait de mal finir. Oswald était un homme intelligent, et avait une dent contre les Waynes. Que se passerait-il, s’il apprenait la relation entre une de ses employées et l’héritier en titre de la famille haïe ?
    
    Bruce avait quelques idées en tête à ce sujet comme faire racheter Selina par un homme de paille. En supposant qu’elle accepte. Cette femme était tellement fière. Une aide pouvait la vexer.
    
    Pour l’heure il reportait ses projets de sauvetage. Il s’offrait des sortes de vacances en étant que le simple propriétaire d’une mine.
    
    Puis il arriva. Batman aurait probablement senti que la venue du shérif était de mauvaise augure. Bruce lui apprécia plutôt la visite.
    
    Un ingénieur de Boston et en plus fortuné forcément cela intimidait dans cet endroit retiré, sauf ce vieux briscard de Gordon. Il était le seul du comté à lui parler d’égal à égal mis à part Selina.
    
    L’homme de loi présentait une mine sombre. Ce qui n’était guère étonnant. La perte de son bras droit Harvey Bullock, l’avait grandement affectée sans oublier les autres décès, et les dégâts subis par la ville.
    
    Là encore Bruce ne perçut pas le drame à venir.
    
    « Bonjour, monsieur Wayne. Il faut que je vous parle seul à seul. »
    
    Ça devenait un peu plus évident. Les deux hommes s’éloignèrent sans attendre.
    
    « Alors qu’elle est la raison de votre venue, shérif ? » Demanda Bruce intrigué.
    
    Dans un premier temps Gordon se montra hésitant. Le thème était particulier. Il décida finalement d’entrer immédiatement dans le vif du sujet.
    
    « Batman. »
    
    Bruce eut l’impression de se prendre un coup de massue. Comment ? pourquoi ?
    
    Le shérif n’appréciait pas de provoquer de la panique chez un homme, qu’il considérait comme estimable. Mais dans l’ouest on ne pouvait pas toujours faire preuve de délicatesse, surtout lorsque la tâche à accomplir était si urgente.
    
    Il poursuivit avec des explications :
    
    « C’est le seul mot que j’ai obtenu de Jonathan Crane. Il devait sans doute trouver celà ironique de dire une vérité invraisemblable. »
    
    Soudain Batman s’éveilla. Il voulait en savoir plus.
    
    « Comment avez-vous remonté jusqu’à...»
    
    Bruce laissa cette phrase inachevée afin d’éviter un aveu encombrant. Gordon n’y prêta même pas attention. Seule sa mission comptait.
    
    Les membres de la bande de Falcone trouvés inconscients lors de l’assaut de la grotte ? Sous la panique ils s’étaient battus entre eux. Jonathan Crane ligoté dans le cimetière avec les preuves de sa culpabilité ? Un pilleur de tombe l’avait surpris, et effectué cette mise en scène pour ne pas avoir à s’expliquer. Harvey Dent cessant brusquement de tirer ? La gatling avait eu une défaillance.
    
    Ces réponses suffirent aux gens. Le danger était écarté. C’est tout ce qui importait.
    
    Gordon lui était le shérif. Il ne pouvait pas se contenter de ces heureuses coïncidences. Alors il s’interrogea. Il lui revint rapidement en mémoire les suggestions assez fines de Bruce Wayne lors de l’affaire Falcone/Crane. D’ailleurs c’était peu après en même temps que les solutions miraculeuses avaient fait leur apparitions.
    
    Et puis Bruce avait disparu à cause de prétendues prospections au même moment, que l’arrivée de Harvey Dent et de Bane en ville. Comme si cela ne suffisait pas Bruce était revenu gravement blessé. Or le chasseur de prime avait été tué visiblement lors d’un affrontement particulièrement violent.
    
    Personne ne devait se substituer à la justice. D’un autre côté Gordon devait la vie à Bruce par deux fois : lors de l’embuscade de Falcone et du mitraillage de Harvey Dent.
    
    Afin d’équilibrer entre son devoir et sa reconnaissance, il décida de fermer les yeux pour cette fois.
    
    « J’ai besoin de vous. » Reconnut le shérif le regard baissé.
    
    Là encore il devait faire un compromis. Depuis le carnage fait à la gatling, l’équipe de Gordon était très affaibli.
    
    Bruce en était à se demander, s’il n’était pas maudit. Puis vinrent les précisions. Le shérif raconta la venue en ville en fin de matinée de la fille des Daggett couverte de sang, et un scalp dans la main. Malgré son état de terreur il ne fallut pourtant pas longtemps pour obtenir des explications de sa part, comme si on l’avait préparé à cela. La gamine parla de cet homme appelé le Joker, du soulèvement des indiens de Blackgate, du massacre de sa famille, et de comment elle avait été forcé à scalper son petit frère.
    
    Le massacre sadique d’enfants, ce n’était pas rien. Même s’il s’était endurcit ces derniers temps, Bruce mit du temps à encaisser la nouvelle. Les compléments d’information de Gordon n’arrangèrent pas son état d’esprit.
    
    « Cette tribu compte une cinquantaine d’hommes en âge de se battre. Parmi eux on trouve des chasseurs, et des gens ayant affrontés l’armée avant d’être placés à Blackgate. Ils disposent d’arcs, de tomahawks, et à présent des quelques fusils de la ferme des Daggett. Actuellement je n’ai pas les moyens de les affronter. J'ai envoyé par télégraphe un message à l'armée. Elle arrivera demain. D'ici là j'essayerai maintenir la population du comté en sécurité. »
    
    Le dégoût et la crainte liés à cette situation, ne paralysèrent Bruce qu’un temps. Car il y avait en lui un enquêteur que Batman avait beaucoup développé.
    
    « Qu’attendez-vous de moi ? » Demanda alors Bruce.
    
    « Ce Joker aurait pu nous attaquer directement, et bénéficier de l’effet de surprise. Pourtant il a préféré nous envoyer un message par le biais de cette pauvre adolescente. Et puis ce qu’il a fait dans cette ferme. Je ne le comprends pas. Je ne sais pas, ce qu’il cherche.
    Vous vous pouvez peut-être y parvenir. »
    
    Dans un premier temps Bruce songea à protester, puis se rappela de ce qu’il avait accomplit en tant que Batman : démasquer le machiavélique Crane, faire resurgir Harvey Dent au détriment de Double Face. Même si elles n’étaient pas aussi développées qu’il le souhaitait, il possédait des aptitudes dans ce domaine. Et surtout il était un wayne. Il ne pouvait pas refuser de tendre la main au comté de Gotham.
    
    « Nous allons voir çà. » Dit-il avec l’enthousiasme d’un condamné se rendant à l’échafaud.

Texte publié par Jules Famas, 23 mars 2017 à 08h13
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