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Tome 2, Chapitre 6 Tome 2, Chapitre 6
Tout le monde a été un enfant un jour, même ce colosse impitoyable portant le nom de Bane. Gamin il chassait avec son père, et y avait acquit certains principes régissant encore son existence aujourd’hui.
    
    Par exemple une proie était particulièrement vulnérable une fois repue. C’est pour cette raison qu’il laissa Double Face « s’amuser » en ville. Avec de la chance il y gaspillerait peut-être son arsenal militaire. Ce qui ferait toujours une difficulté de moins.
    
    Le son des explosions confirma ses prévisions sur ce point. L’autre élément important était la direction que prendrait son gibier lors de sa fuite.
    
    Double Face conservant toujours une bonne vitesse de déplacement, éviterait les chemins peu praticables. Ce qui dans ce bled limitait au niveau des sorties le choix à la piste des diligences. Et comme Double Face ne retournait pas non plus sur ses pas, la solution coulait de source : la sortie sud par la piste.
    
    Bane ne spéculait-t-il pas un peu trop ? Visiblement non. Son objectif apparaissait dans sa longue-vue. Il galopait comme s’il avait le diable à ses trousses. Alors qu’il se trouvait juste devant.
    
    La topographie n’offrant pas de cachette possible, l’affaire se règlerait en un face à face. Au fond ce n’était pas pour déplaire à Bane. Jamais il n’avait jamais été confronté à un tel adversaire auparavant. Autant en profiter au maximum.
    
    Il sortit sa winchester modèle 1873. Tout comme son arme de poing, il s’agissait d’une référence en la matière.
    
    Bane en bon perfectionniste s’exerçait régulièrement au tir. Pourrait-il pour autant rivaliser avec une personne bénéficiant d’une formation militaire ? Pas sûr.
    
    Le chasseur de prime grugea un peu. Il ouvrit le feu à une portée dépassant celle requise. Il corrigea ce défaut en s’offrant une cible plus grande : la monture. Pour plus de sûreté Bane enchaina cinq salves. Avec un magasin de quinze balles il pouvait bien se le permettre.
    
    Le cheval chuta. Le cavalier emporté par l’élan fit un vol plané, et atterrit inerte sur le sol. Mort ? Ce serait dommage. La prime en pâtirait.
    
    Quelques unes de ses grandes enjambées permirent à Bane de venir rapidement vérifier. C’est alors que le coup double surgit. L’ancien marshall avait feint l’inconscience, et usa de ses forces restantes pour laisser exploser sa rage. Trois balles de colt dans le ventre, même la carcasse de Bane ne pouvait encaisser de tels dégâts sans broncher. Il tomba lui aussi à terre.
    
    Le premier à se redresser l’emporterait. Double Face le savait. La colère lui permit de lever une nouvelle fois son bras, quand brusquement une sorte de boule métallique atterrit entre lui et sa cible. Il émargea de l’objet de la fumée.
    
    Batman venait d’intervenir juste à temps. Il lui avait fallu voler un cheval, et n’était pas très bon cavalier. Ce qui expliquait les raisons de son retard, bien qu’il suive l’ancien Marshall.
    
    En guise de consolation il avait au moins pu tester son autre création anti-Double Face.
    
    « Rappelle-toi Harvey. Tu es libre maintenant. »
    
    Batman dépassait-il le stade de l’humanisme pour atteindre celui de la naïveté ?
    
    Double Face pointa son arme sur lui, puis hésita. Il y eu un long silence qu’un cri de bête finit par briser. Batman regarda alors dans la direction de ce bruit, et vit une sorte de fauve surgir de l’écran de fumée.
    
     Il eut à peine le temps de se jeter sur le coté pour esquiver sa charge. La créature stoppa sa course quelques mètres plus loin, et se retourna. Ce n’était pas un animal. Bane qui agonisait quelques instants plutôt, était debout de l’écume aux lèvres. Au lieu de foncer de nouveau ou de sortir son revolver, il se calma et regarda ses mains comme émerveillé.
    
    Il ne fallait louper une telle opportunité. Batman jeta son boomerang. Le projectile percuta violemment la tête du chasseur de prime, qui pourtant ne manifesta aucune réaction.
    
    Face à ce phénomène inexplicable Batman improvisa comme il put. Craignant le corps à corps contre un tel colosse il sortit son lance-grapin, et en pressa la gâchette.
    
    Le rivet vint se planter dans le ventre de Bane. Ça ne lui fit qu’un léger picotement. Ensuite une légère pression de sa part sur la corde suffit à faire littéralement voler son adversaire jusqu’à lui.
    
    Batman en relevant la tête vit les blessures par balles sur le ventre du colosse. Il ne songeait même plus aux conséquences d’aggraver de tels dégâts. Il luttait pour sa survie. Les enchainements gauche-droite partirent au rythme d’une mitrailleuse.
    
    Bane ne ressentait toujours rien. C’était fantastique. Et dire qu’il réservait cette dose spéciale pour une situation désespérée. Quel idiot ! Il y était enfin parvenu. Il n’avait même plus besoin d’armes à feu dans un tel état. Son corps était la perfection même.
    
    Il laissa tomber doucement sa main sur le dos courbé de Batman, qui s’étala par terre tout juste encore conscient.
    
    A bout de force et à court d’idée, allait-il mourir ? Batman entraperçu le revolver de Bane encore dans l’étui . C’était son seul espoir. Parviendrait-il à l’atteindre ? De son coté Bane prenait son temps. Il n’avait plus rien à craindre de toute manière.
    
    Les deux adversaires ignoraient qu’un autre combat venait de se conclure. Une balle se figea au milieu du front de Bane. Insensible ne voulait pas dire invulnérable. Bane venait de perdre la partie définitivement.
    
    N’étant pas en état de de relever Batman roula sur lui-même, et vit Double Face s’avancer en titubant son revolver dans une main, et une pièce dans l’autre.
    
    L’arme de Bane était bien trop loin désormais. Désarmé, et juste capable de ramper, Batman était déjà perdant.
    
    Double Face continua de marcher, puis parvenu à quelques mètres lança sa pièce en direction de Batman.
    
    « Merci. » Dit-il ensuite.
    
    Car le précédent tir précis et posé n’était pas celui d’un malfrat bouillant de colère, mais d’un ancien officier nordiste devenu marshall.
    
    Aucun des deux hommes ne sut quoi ajouter. Harvey Dent prit le cheval du mort et disparu. Quant à Batman allongé sur le sol attendant qu’une partie de ses forces revienne, saisit la pièce avec délicatesse.

Texte publié par Jules Famas, 3 février 2017 à 19h43
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