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Tome 2, Chapitre 1 Tome 2, Chapitre 1
La porte était ouverte ! L’impassible Alfred grimaça presque en le constatant. Il hésita sur la marche à suivre. Lorsque Thomas l’avait embauché, il s’agissait déjà d’un entrepreneur établit. Par conséquent Alfred le secondait. A la même époque Bruce était un enfant qu’on éduquait et guidait.
    
    Bien que le dernier des Wayne soit désormais adulte, il était loin de disposer de l’expérience de son père. Alors que faire ?
    
    Alfred descendit dans la cave cette interrogation en tête. Bruce ne se contentait pas de simplement étudier les plans des galeries secrètes comme son serviteur l’espérait. Il bricolait sur la table de travail. Or dans les locaux de la mine se trouvait un atelier plus vaste, mieux éclairé, et aussi bien équipé. La suite coulait de source : Bruce désirait rester discret au sujet de son travail actuel.
    
    « Puis-je vous aider maitre Bruce ? » Demanda Alfred.
    
    « Non merci j’ai presque fini. » Répondit sans aucune gêne Bruce.
    
    Il ne cachait absolument rien à son serviteur même ses précédentes actions en tant que Batman. De toute manière était-ce possible ? Et puis inconsciemment il désirait avoir une sorte de garde-fou. La découverte de son père pouvait être mal utilisée, si on se laissait un peu trop tenter.
    
    « Vous vous attelez de nouveau sur le prototype de votre père ? » Ajouta Alfred en feignant de la simple curiosité.
    
    « Je ne pensais plus m’y remettre. Seulement il y a ce chasseur de prime, qui vient de débarquer en ville. »
    
    « J’ai remarqué ce goliath. En quoi sa présence vous concerne-t-elle ? »
    
    « Ce sont plutôt les raisons de sa présence. Il cherche Harvey Dent l’ancien marshall. Depuis sa disparition il est devenu un hors-la-loi connu sous le surnom de Double Face. »
    
    Bruce se mordit légèrement la langue. Une partie de ses informations provenaient directement des oreilles indiscrètes de Sélina dans le saloon. Sa relation avec elle était le seul élément de son existence, qu’il cachait à Alfred. Ça s’était fait instinctivement sans raison précise.
    
    Par chance Alfred n’insista pas sur ce point.
    
    « Je ne vois toujours pas pourquoi cela requiert votre attention, maitre Bruce ? »
    
    « Ce chasseur de prime sait, ce qu’il fait. Harvey Dent frappe complètement au hasard. Il n’y a aucune direction précise dans ses déplacements. Et il en va de même dans ses exactions : braquage de banque, attaque de diligence, incendie, cambriolage... Sauf que depuis quelque temps il se dirige exclusivement vers le sud. Et si on suit attentivement ce nouveau parcourt, il passera certainement par Gotham. »
    
    « Comment en savez-vous autant sur ce criminel ? »
    
    « Le shérif Gordon dispose de fiches précises sur les personnes recherchées dans cet état. »
    
    « Vous avez fouillé dans ses affaires ! »
    
    « Ne vous inquiétez pas Alfred. » Déclara Bruce mi-honteux mi-amusé. « J’ai circulé de nuit et essentiellement par les tunnels de mon père. Et les serrures du bureau du shérif ne m’ont causé aucune de difficulté. Je n’ai pas laissé de trace. Je vous assure. »
    
    « Montrez-vous raisonnable, maitre Bruce. Les cas de Jonathan Crane et de Carmine Falcone étaient particuliers. Vous ne pouvez pas vous en prendre à tous les criminels s’approchant du comté. »
    
    « Il s’agit toujours de Crane. » Répliqua tristement Bruce. « Lorsque je me suis fait soigner pour mes blessures aux bras par le docteur Quinzel, elle s’est montrée très bavarde. »
    
    « Les rumeurs lui attribuent effectivement une langue bien pendue. »
    
    « Elle m’a apprit que peu de temps avant sa disparition Harvey Dent avait reçu la visite de Crane. Je suis persuadé qu’il a profité de sa vulnérabilité pour insinuer une sorte de folie en lui. Crane adore terrifier les gens. Il me l’a avoué en personne. Ce Double Face est son legs. »
    
    « Vous en êtes faite une affaire personnelle, maitre Bruce. C’est une mauvaise chose. »
    
    « Vous vous trompez Alfred. C’est juste qu’il n’y a que moi à connaitre réellement Crane. Il n’a rien dit lors de son arrestation, ni à son procès. Moi seul sais que Harvey est une de ses victimes, et connais le moyen de l’aider. »
    
    Bruce alors s’écarta afin que son serviteur voit sa dernière création.
    
    « Cela peut fonctionner. » Admit Alfred à contrecœur. « A condition que vous pouviez l’approcher. Harvey Dent était un militaire, doué de surcroit. Par conséquent il doit être un fin tireur. »
    
    « J’ai conçu une sorte de parade sur ce point. Vous n’avez aucune raison de vous inquiéter, Alfred. »
    
    « Je vois ça, monsieur. » Conclut Alfred plus à court d’argument que convaincu.
    
    Quelque chose se serra dans la ventre de Bruce, lorsque son serviteur quitta la cave. Il venait une nouvelle fois de lui dissimuler un fait.
    
    Parmi les exactions de l’ancien marshall se trouvait un vol dans un fort militaire. Le contenu du larcin n’était pas précisé. Toutefois juste après la prime sur Double Face avait grandement augmenté. Comme si ça ne suffisait pas, c’était depuis ce cambriolage que Harvey Dent se dirigeait vers le sud.
    
    Qu’est-ce qui attendait le comté de Gotham ? Cette simple question faisait frémir Bruce Wayne.
    

Texte publié par Jules Famas, 21 janvier 2017 à 11h28
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