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Tome 1, Chapitre 48 « La Lumière de Lucid - Quatrième partie » Tome 1, Chapitre 48
Estrella se regarda dans la glace, comme chaque jour avant de se rendre à l'académie, pour vérifier que sa tenue était correcte. Il lui semblait qu'une éternité s'était écoulée depuis qu'elle était partie pour la première fois vers la grande bâtisse blanche. Tant d'événements s'étaient produits entre temps...
    
    Elle ignorait comment son père et les professeurs avaient réussi à dissimuler l'affrontement à la maison abandonnée à la Haute Chambre de Magie. Et à la vérité, elle ne parvenait pas vraiment à se préoccuper de ce problème : la confrontation avec le Prétorien et les d'Arral avaient laissé tant de choses non résolue...
    
    Après en avoir longuement reparlé avec Segara et Kina, elle avait acquis la certitude que cette seconde Erastria n'était pas le futur du monde dans lequel elle vivait : d'après Segara, à part la sienne, aucune magie temporelle n'avait été utilisée ce soir-là. La Sombre Erastria gardait donc tout son mystère...
    
    La véritable famille d'Arral, qui avait déménagé depuis deux générations à l'étranger, habitait encore aux confins du royaume de Sabirath. Si la disparition subite de Mikhail et ses deux filles avait suscité l'étonnement, la rumeur de leur retour dans leur pays de résidence s'était très rapidement étendue. Bien sûr, son père et ses complices en étaient l'origine !
    
    « Estrella ? »
    
    Aurean se tenait à la porte de sa chambre, sous son apparence de garçon de quinze ans. Elle ne put s'empêcher de sourire en constatant que même sous cette forme, il montrait une assurance nouvelle. Elle pouvait le sentir à travers leur lien. Savoir ce qui était exactement arrivé à Bastian l'avait un peu libéré, mais il porterait toujours le deuil du jeune homme qu'il avait considéré comme un frère.
    
    « Tu es prête ? Nous pouvons y aller ? »
    
    Elle hocha la tête, attrapa son sac et le suivi vers la porte. Ils saluèrent Amée qui les gratifia d'un « bonne journée ! » souriant, avant de se diriger vers le pallier où la calèche les attendait. Les d'Arral ne constituaient plus un danger dans l'immédiat et son père avait renoncé à les accompagner chaque jour, mais ils avaient dû promettre de continuer à observer des règles de prudence élémentaires. En particulier, de ne surtout pas se séparer, même si leur lien pouvait supporter un éloignement plus important que précédemment. Mais la présence du Lucidien à ses côtés ne la dérangeait plus autant, surtout depuis qu'elle avait failli le perdre.
    
    Les deux jeunes gens demeurèrent silencieux une partie du trajet ; ce fut Aurean qui, le premier, prit la parole :
    
    « Est-ce que tu as parlé avec ton père ? »
    
    Estrella baisse les yeux vers ses mains, qu'elle crispait sur son sac :
    
    « Il m'a demandé pourquoi j'étais allé dans l'ancienne demeure de sa famille. Je lui ai expliqué que je voulais en savoir plus sur les d'Outremont. Je n'ai pas pu lui parler de Soveregne et de ce que j'avais découvert. Il... »
    
    Elle hésita un moment avant de poursuivre :
    
    « Il n'a pas posé de questions. Il s'est excusé de ne pas m'avoir dit toute la vérité. Il ne m'a même pas reproché mon imprudence... »
    
    Sa voix trembla légèrement ; Aurean posa une main rassurante sur son bras :
    
    « Personne n'est mort, Estrella... À part le Prétorien, mais je ne pense pas que cela puisse te perturber. »
    
    Son amie esquissa un sourire un peu triste.
    
    « Personne ne t'en veut, je t'assure ! » poursuivit-il d'un ton rassurant.
    
    Comme il prononçait ces paroles, la calèche ralentit ; les deux jeunes gens descendirent pour se diriger vers les hautes portes de l'Académie des Sept Couleurs.
    
    ƸӜƷ
    
    Sous le portique de la vaste cour, Aurean n'eut aucune peine à repérer leurs amis. Le Gardien s'avança directement vers eux, mais Estrella demeura à distance, intimidée. Fontain discutait avec Segara et Kina : l'élève de l’École orange de la Création avait acquis beaucoup d'assurance depuis cette nuit terrible. Estrella avait l'impression que les événements qui avaient conduits à la défaite des d'Arral avaient eu lieu une éternité plus tôt alors qu'il ne s'était déroulé que cinq jours. Elle avait repris la route de l'Académie deux jours plus tard, comme la plupart de leurs camarades. Pour les autres habitants d'Erastria, la vie continuait, comme s'il ne s'était rien passé.
    
    Il avait fallu trouver une explication à l'absence de Lisbet et de Kina... Ainsi que pour l'apparition de la « sœur jumelle » de Segara. Finalement, tout le monde semblait avoir accepté le retour à l'étranger des d'Arral ainsi que l'arrivée d'une compagnonne qui s'était présenté sous le nom de Verana. Comme l'Ombre maîtrisait une magie proche celle des rêves des Rêves, elle était devenue une adepte de l’École Violette.
    
    Kina adorait cette nouvelle identité et cette nouvelle vie : une fois qu'on s'habituait à l'idée que c'était toujours la même personne, sous ce visage si proche de celui de Segara, il était visible qu'elle était heureuse et épanouie comme elle ne l'avait jamais été auparavant.
    
    Adossé à un pilier, Illyas échangea quelques mots avec Aurean et salua Estrella d'un sourire. La jeune fille lui répondit timidement : elle trouvait difficile de se conduire de façon naturelle avec le garçon, mais il semblait avoir parfaitement compris son besoin de s'écarter, pour le moment, de tout ce qui pouvait ressembler à une romance. Elle soupçonnait Kaeli d'en profiter ; la blonde tentait visiblement de se rapprocher de lui. À présent qu'elle connaissait la véritable origine d'Aurean, elle n'était plus si empressée auprès de lui. Estrella se sentait incapable de déterminer si cela l'ennuyait ou pas...
    
    Mais pour l'instant, ce n'était pas cela qui la retenait d'aller au-devant d'eux.
    
    « Estrella ! Qu'est-ce que tu attends ? » lui lança Aurean avec un sourire rassurant.
    
    Elle serra les dents et s'avança vers ses amis, d'un pas un peu raide. Mais avant d'atteindre le groupe, une main posée sur son épaule a fit sursauter. Elle se retourna, pour rencontrer le doux regard brun d'Eymeri. Le garçon la contempla gravement :
    
    « Estrella, je suis content de te revoir. De tous vous revoir... »
    
    La jeune fille hocha la tête, forçant un sourire. En dépit des efforts des professeurs de l'Académie comme d'autres mages éminents, le garçon n'avait pas pu recouvrer ses pouvoirs. Malgré tout, il avait été décidé d'un commun accord qu'il continuerait à suivre les enseignements de l'Académie. Même ses parents n'avaient manifesté aucune animosité envers Estrella, en déclarant toute leur fierté face au courage de leur fils.
    
    Le jeune homme roux conservait bon espoir : Aurean avait expliqué que la Lumière des mages perdurait parce qu'au moment du Don, leur nature avait été profondément altérée, pour les rendre capable de la faire naître en eux. Il n'y avait pas de raisons pour qu'Eymeri ne puisse plus l'accueillir de nouveau, avec le temps. Malgré tout, à cause d'elle, son ami souffrait, et elle ne parvenait pas à lui faire face sans qu'un profond sentiment de culpabilité ne s'empare d'elle. Quand elle avait appris qu'il serait de retour parmi eux le jour même, elle avait bien failli rester cloîtrée chez elle. C'était sans compter la vigilance d'Aurean, qui lui avait longuement expliqué qu'elle devait impérativement être présente. La jeune fille savait qu'il avait raison, mais elle avait dû invoquer toute sa volonté pour finalement s'y résoudre.
    
    Jusqu'au dernier moment, elle avait espéré que peut-être, Eymeri avait remis son retour. Mais bien entendu, rien ne se déroulait jamais comme elle le souhaitait.
    
    « Estrella... regarde-moi ! »
    
    Elle s'obligea à lui obéir. Le garçon roux posa les deux mains sur ses épaules :
    
    « Estrella, je t'en aurais voulu terriblement si tu ne m'avais pas jugé digne de t'accompagner ce soir-là. Je suis fier que tu me l'aies demandé comme aux autres, et je suis venu de mon plein gré... Je peux t'assurer que tout le monde pense de même, que ce soit ma famille ou nos amis ! »
    
    Ses paroles résonnaient de sincérité. Elle se demanda – et ce n'était pas la première fois – si Eymeri était seulement capable de feindre ou de mentir.
    
    « Malgré tout, poursuivit-il gravement, je ne peux pas te cacher que cela fait... mal. Mais s'il y a quelqu'un capable de me comprendre, c'est bien toi… Tu as vécu cette situation bien plus longtemps que moi et avec des conséquences largement pires. Mais je sais que je ne serai jamais seul… et la situation me paraît moins effrayante grâce à vous tous. »
    
    Estrella ne put s'empêcher de repenser aux mots horribles de Mikhail d'Arral... « Il aura besoin de ton expérience... » Mais elle ne pouvait laisser quelqu’un d’aussi méprisable influer sur son attitude. Elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour aider Eymeri. Non seulement parce que c'était son devoir, mais surtout parce qu'il était son ami. Elle le serra brièvement dans ses bras ; il tremblait légèrement malgré tous ses efforts pour rester fort et digne.
    
    Elle sentit Aurean s'approcher et se joindre à eux. Progressivement, tous leurs amis vinrent s'ajouter à cette étreinte collective, qui leur donnait à tous un nouveau courage, quelle que soit leur école ou leur naissance, Haute Lignée eu Compagnons, Esratria, Lucid ou Penumbra... Ils formaient sans doute le groupe le plus étrange de l'Académie, mais ils se trouvaient à présent soudés par les épreuves qu'ils avaient partagées et les secrets dont ils avaient la garde.
    
    Quand le combat s'était terminé et que le danger avait été éliminé, ils s'étaient montrés un peu intimidés face à Aurean et à Estrella : connaître l'origine de leur camarade était une chose ; le voir sous sa véritable apparence et doté de toute sa puissance en était une autre. Yllias, en particulier, s'était tenu à l'écart de lui, sans doute autant pare qu'il était impressionné par sa nature que parce qu'il ne s'était pas toujours conduit avec sympathie envers le jeune adolescent qu'il pensait côtoyer. Mais le Gardien s'était montré si fidèle à lui-même que les barrières avaient fini par tomber d'elle-même. Quant à Estrella, la révérence stupéfaite que ses amis avaient manifesté face à ses exploits s'était dissipée encore plus vite, et dans le fond, elle préférait qu'il en soit ainsi.
    
    Chacun d'entre eux savait que la lutte était loin d'être terminée. Les d'Arral avaient pu s’enfuir et cette autre Erastria, où triomphait une pénombre plus profonde que celle de Penumbra, se profilait comme une menace latente et d'autant plus dangereuse qu'il était facile de l'oublier...
    
    Indifférents aux regards curieux des autres élèves, les jeunes gens se séparèrent pour retourner en cours, goûtant sans le dire la douce quiétude de la routine retrouvée.
    
    
ƸӜƷ

    
    Le soir venu, Estrella s'installa dans l'un des salons de l'hôtel particulier avec son livre préféré. Elle n'arrivait pas à se débarrasser totalement d'un certain sentiment d'irréalité qui pouvait s’emparer d'elle à n'importe quel moment. Un bon roman ne pouvait que l'aider à reprendre pied et puis... elle devait avouer qu'elle ne se lassait pas des exploits mythiques du prince Dorian. Lui aussi avait, avec ses compagnons, affronté une terrible menace.
    
    Même si cela s'était plutôt mal terminé pour eux.
    
    « Tu sais que c'est de là que vient le nom de Compagnon ? »
    
    Elle sursauta légèrement et referma son livre : même si le lien était plus sensible à présent, quand elle était trop absorbée, elle ne percevait pas toujours la présence d'Aurean. Comprenant qu'il avait envie de parler, elle se poussa un peu pour lui faire une place sur le fauteuil.
    
    « Je ne le savais pas, avoua-t-elle.
    
    - Tous les mages des Hautes Lignées étaient sous la coupe de Morregan à cette époque, expliqua-t-il. Même s'ils étaient dotés de grands pouvoirs, les amis de Dorian étaient tous nés au sein de peuple... Ils avaient été cachés dans le village où il avait grandi. C'est sans doute une légende, ajouta-t-il en haussant les épaules.
    
    - C'est une belle histoire. Tu le sais par la Mémoire de la Lumière ? » demanda-t-elle avec curiosité.
    
    Il fronça les sourcils, un peu perplexe...
    
    « En fait... je n'en sais rien.
    
    - À présent que tu peux retourner quand tu veux à Lucid, il te sera plus facile de trouver ce qui ne va pas avec ta mémoire », déclara-t-elle d'un ton rassurant.
    
    Il lui offrit un sourire, même si son regard restait préoccupé :
    
    « Je pensais que je serais heureux de retrouver Lucid. Mais en fait... je n'en suis pas si sûr ; je m'y sens comme étranger. Je suis sans doute resté absent trop longtemps... »
    
    La jeune fille hocha gravement la tête : elle pouvait comprendre ce qu'il ressentait. Quand elle était revenue de Gallantide au bout de trois ans, il lui avait été difficile de reprendre ses marques à Reylissane. Elle ne l'aurait jamais avoué à ce moment-là, mais la présence d'Aurean avait beaucoup facilité les choses.
    
    « Nous n’avons pas cours demain. Est-ce que ça te dirait que nous allions nous promener quelque part, tous les deux ? »
    
    Les yeux du garçon s'éclairèrent :
    
    « Seulement tous les deux ? Comme en amoureux !
    
    - Bien sûr que non, imbécile ! » rétorqua-t-elle en lui donnant un coup de coude dans les côtes.
    
    Aurean poussa un cri étouffé et s'empara d'un des coussins comme bouclier. Estrella saisit le second et bientôt, une bagarre en règle se déclara, brève, mais intense, pour s'achever en un double fou rire. Peinant à reprendre sa respiration, Estrella vit son livre en position précaire sur le bras du fauteuil.
    
    En se penchant pour le récupérer avant qu'il ne tombe, la jeune fille aperçut sa mère dans l'embrasure de la porte. Elle les observait discrètement, un léger sourire sur les lèvres. Elle se demanda une nouvelle fois ce que connaissait réellement Amée, mais une fois de plus, au regard grave et lucide qu'elle portait sur eux, il était clair qu'elle en savait sans doute bien plus qu'elle ne voulait l'avouer. Estrella lui adressa un petit hochement de tête, auquel sa mère répondit de même avant de disparaître dans le couloir.
    
    
ƸӜƷ

    
    Le parc de Valadium se situait dans une zone un peu excentrée de la ville de Reylissane, ce qui offrait de l'espace à ses larges allées bordées d'arbres au feuillage coloré. Des massifs de fleurs automnales s'empilaient les unes sur les autres, formant d’exubérantes tâches aux teintes chaudes. Le gravier bleuté crissait doucement sous les pas des visiteurs : essentiellement des familles qui profitaient du terme de la décade pour jouir de la clémence du temps, avant que la saison ne tourne.
    
    L'endroit avait été jugé assez sûr pour que les deux jeunes gens puissent s'y promener en toute tranquillité, sans chaperon – même si Madame Maysie avait tenté de les persuader de la laisser les accompagner. Étonnement – ou peut-être pas, c'était Amée qui s'y était opposée, considérant qu'Estrella et Aurean avaient besoin d'un peu d'intimité et de calme.
    
    Prenant son courage à deux mains, Estrella en avait profité pour lui parler de ses étranges découvertes sur sa famille, mais aussi des interventions de Bastian, depuis la voix qui l'avait appelée et le papillon qui l'avait guidée, jusqu'aux ultimes révélations du garçon avant qu'il ne s'efface de ce monde. Quand ses dernières paroles moururent, Aurean resta un long moment silencieux, les yeux baissés. Estrella le mena vers un banc et le fit s’asseoir, puis s'installa à côté de lui.
    
    « Nous venions parfois ici, avec Bastian. Nous parlions de choses et d'autres... De nos vies respectives. D'Erastria et de Lucid... Et même de Lizbet, avant que... »
    
    Il secoua la tête :
    
    « Son père et elles doivent être punis de ce qu'ils ont fait...
    
    - Je suis sûre qu'un jour, ils le seront », répondit farouchement Estrella.
    
    Sans même y penser, les deux jeunes gens se prirent la main, confiants dans leur résolution.
    
    « Excusez-moi... jeunes gens. Ne nous sommes-nous pas déjà rencontrés ? »
    
    Surpris, ils levèrent les yeux vers l'inconnu qui s’était arrêté devant eux, la main sur le bord de son chapeau en un salut courtois. Il portait une redingote dont il était difficile de cerner l'exacte couleur – sans doute un gris perle parcouru de reflets changeants. Son visage lisse, aux traits réguliers et à l’expression avenante, paraissait sans âge. Il possédait un regard frappant, d'un bleu à la fois vif, froid et intense, et une chevelure d'un blanc immaculé qui pendait dans son dos en un long catogan.
    
    « Je... Je ne crois pas, balbutia Estrella, vaguement inquiète, en se reculant instinctivement sur le banc.
    
    - Moi, non plus, je suis désolé », ajouta Aurean d'un ton perplexe.
    
    L'homme esquissa un léger sourire :
    
    « Veuillez me pardonner, alors... »
    
    Il tendit ses deux mains ouvertes , paumes vers le ciel, vers Estrella et s'inclina vers la jeune fille en un étrange salut :
    
    « Mademoiselle, au plaisir de vous recroiser sait... »
    
    Il se tourna ensuite vers Aurean, marqua une pause pensive, avant de croiser ses deux bras sur sa poitrine et de fléchir légèrement le genou :
    
    « Monsieur... »
    
    Il se redressa et sans plus de cérémonie, s'éloigna d'un pas rapide. Aurean le suivit d'un regard perplexe :
    
    « Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda la jeune fille avec curiosité.
    
    - Ces saluts... Ils ne sont plus pratiqués depuis l'époque du roi Morregan. Celui qu'il m'a adressé était réservé à la famille régnante... Sans doute une plaisanterie..., »
    
    Il haussa les épaules, avant de poursuivre :
    
    « Par contre, pour toi...
    
    - Quoi, pour moi ?
    
    - Il t'a saluée comme une personne de son propre sang. »
    
    Estella écarquilla les yeux et sauta sur ses pieds, prête à rattraper l'homme. Elle courut sur quelques mètres avant de réaliser qu'il n'était plus nulle part en vue. Elle serra rageusement les poings en retournant vers Aurean. Le garçon s'était levé et la regarda avec curiosité. Précédant sa question, elle déclara gravement :
    
    « Aurean... Je crois que nous venons de rencontrer le très mystérieux monsieur Soveregne... »
    

Vincennes , 17 décembre 2013


    
    

Texte publié par Beatrix, 3 septembre 2017 à 16h36
© tous droits réservés.
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