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Tome 2, Chapitre 2 « Lucid - Deuxième partie » Tome 2, Chapitre 2
Le Gardien d’Or ne se souvenait de la reine Lucida qu’à travers la Mémoire de la Lumière, mais il trouvait toujours aussi impressionnant de lui faire face. La souveraine de Lucid était grande, plus qu’aucun d’entre eux ; pourtant, elle conservait une apparence éthérée, sans pour autant qu’on puisse mettre en doute sa force et sa puissance. Si les Lucidiens ordinaires paraissaient irisés de mille nuances, et si les Gardiens n’en arboraient qu’une dans sa version la plus essentielle, elle représentait la somme de toutes les Couleurs de Lucid… Elle étincelait d’un blanc éclatant, d’une absolue pureté. Son visage délicat, d’une beauté qui transcendait même cette notion, exprimait une sagesse millénaire. L’envergure majestueuse de ses ailes, entièrement constituées de filigranes de lumière d’une merveilleuse finesse, atteignait le double de celle des Gardiens. Un diadème ouvragé de manière exquise enserrait ses tempes. Sa longue chevelure flottait autour d’elle comme des herbes dans le cours d’un ruisseau, tout comme les voiles dont elle était revêtue – si l’on pouvait utiliser ce terme pour désigner les couches vaporeuses qui soulignaient son corps élancé.
    
    Elle tendit les mains vers ses visiteurs ; la gauche, fine et délicate… et la droite couverte d’un gantelet superbement ciselé. Aurean se demanda si elle dissimulait quelque chose de particulier en dessous ou s’il s’agissait juste d’un symbole de son pouvoir, comme le diadème.
    
    Les six Lucidiens s’inclinèrent profondément, étendant leurs ailes colorées. Le regard de la reine se posa d’emblée sur le Gardien d’Or :
    
    « Aurean, c’est un tel bonheur de te revoir, après tout ce temps sans la moindre nouvelle ! Tu as l’air parfaitement remis de tes épreuves. Je te souhaite de nouveau la bienvenue parmi nous. Tu pourras témoigner de mon amitié à ta nouvelle attache, la jeune Estrella. On m’a dit qu’elle était une mage des Sept Couleurs…
    
    — En effet, Votre Majesté. Même si pour l’instant, elle maîtrise surtout la magie Jaune de la transmutation…
    
    — Cela semble un très bon début. Elle doit encore prendre confiance en elle… Mais par la suite, il ne fait aucun doute qu’une jeune personne aussi courageuse et volontaire deviendra experte dans le maniement de toutes les Couleurs de la magie. »
    
    Aurean s’inclina de nouveau :
    
    « Je n’en doute aucunement, Votre Majesté.
    
    — Très bien. Nous allons pouvoir tenir le conseil, au complet pour la première fois depuis deux ans. »
    
    Elle étendit les bras et ses ailes s’ouvrirent de toute leur majestueuse largeur. Lentement, dans le cœur épuré de son palais, la reine s’éleva… Les conseillers se disposèrent en arc de cercle, chaque trio d’un côté de leur souveraine, avant de la rejoindre, pour former une couronne lumineuse, multicolore d’un côté, jaune, orange et indigo de l’autre, avec Lucia pour unique et magnifique joyaux. Aurean s’émerveilla de pouvoir flotter sans effort au-dessus du sol ; à Erastria, où l’exercice exigeait une concentration particulière.
    
    « Je déclare le conseil ouvert. J’attends de vous une parfaite franchise en toute chose, et une parfaite justice également. Qui souhaite prendre la parole en premier ? »
    
    Les ailes d’Opale palpitèrent, indiquant qu’elle se portait volontaire.
    
    « Opale ? Que souhaites-tu aborder ? »
    
    La Lucidienne multicolore garda un moment le silence, comme pour rassembler ses idées, avant de déclarer d’une voix ferme :
    
    « Je souhaite officiellement protester contre l’injustice que constitue ce conseil. Alors que nous, les Irisés, sommes de très loin les plus nombreux dans le royaume, nous sommes représentés en parts égales avec les Gardiens, qui pour la plupart ne résident même pas à Lucid. Au nom de mes frères et sœurs, je dépose aujourd’hui une protestation solennelle, dont tous pourront prendre connaissance à travers la Mémoire de la Lumière ! »
    
    Les Gardiens demeurèrent silencieux, surpris par cette revendication. Jamais dans l’histoire connue de Lucid une pareille contestation ne s’était manifestée. Malgré tout, Lucida ne perdit rien de son calme souverain :
    
    « Explique-toi, Opale. Toute revendication légitime se doit d’être écoutée et débattue. »
    
    L’Irisée releva la tête avec défiance :
    
    « Votre Majesté, je sais que, du plus loin de la Mémoire de la Lumière, les Gardiens ont bénéficié d’un statut privilégié. Cela était justifié par le fait qu’ils étaient plus proches de vous, l’émanation même de votre essence, divisée en sept Couleurs du prisme, quand bien même nous ne sommes que des éclats, des reflets… Mais cela est bien ancien à présent, les temps changent. Il est anormal que les sept Gardiens soient représentés par trois d’entre eux, tandis que nous sommes également trois, mais pour porter la parole de milliers d’entre nous. Il serait nécessaire de rééquilibrer les choses . D’autant plus que la majorité des Gardiens ne vit plus à Lucid mais sur Erastria, liés à des humains ! Que peuvent-ils encore savoir de notre vie, de nos besoins, de nos désirs ? »
    
    En écoutant parler Opale, Aurean songea qu’elle n’avait pas entièrement tort. La situation des Gardiens à Lucid lui faisait un peu penser à celle des mages à Reyliss. Une minorité dotée de capacités plus étendues que le reste de la population détenait l’essentiel du pouvoir. Mais contrairement à ce qui se passait à Erastria, cela ne changeait virtuellement rien à leur existence. Hormis leur position, les Gardiens ne bénéficiaient d’aucun avantage par rapport aux Irisés. Et quand une menace apparaissait, ils partaient en première ligne pour le protéger ainsi que ses habitants !
    
    Certes, cela n’était pas arrivé depuis la fermeture des portes. Les d’Arral et le Prétorien ne s’en étaient pris qu’à Erastria et seules les révélations de Kina sur l'« autre Erastria » évoquait un danger potentiel pour Lucid. Mais dans cette situation, les revendications d’Opale sonnaient assez juste.
    
    Malgré tout, Aurean éprouvait une certaine gêne, principalement liée au ton employé par l’Irisée. Si la Lucidienne multicolore avait exposé ses doléances avec calme, sans doute aurait-il trouvé ses arguments parfaitement pertinents. Mais il pouvait sentir en elle une colère latente, voire une rage contenue dont il ignorait la raison. Le Conseil de Lucid n’était pas l’endroit pour exprimer ses émotions. Aurean avait beau se dire qu’il ne devait pas juger sa demande sur sa forme, mais sur son fond, il demeurait mal à l’aise.
    
    Les coups d’œil haineux qu’elle lui lançait n’arrangeaient rien…
    
    Opale.
    
    Il laissa son esprit dériver dans la Mémoire de la Lumière, cherchant une trace d’elle dans les souvenirs que les habitants de Lucid y avaient déposés. Cette collection n’était ni complète ni absolue. Elle ne contenait que la part que les Lucidiens avaient accepté de lui offrir. Par le passé, avant son amnésie, Aurean s’était montré généreux en la matière. Il avait confié à la Mémoire ses missions sur Erastria, les conseils royaux, les entretiens avec ses pairs... Mais peut-être avait-il conservé juste pour lui d’autres événements, plus intimes. S’il parvenait à apercevoir quelques traces d’Opale, elles demeuraient ténues et impersonnelles. Il n’avait aucun moyen de savoir ce qu’elle pouvait bien lui reprocher… Le Gardien d’Or n’aimait pas susciter ces sentiments contraires, sans en comprendre la raison.
    
    « Gardiens, quel est votre sentiment ? »
    
    La voix de Lucida tira Aurean de ses réflexions. Le Gardien Indigo du temps fronça légèrement les sourcils, visiblement indécis :
    
    « J’avoue ne pas être le mieux placé pour répondre à cette question, malgré tout… Peux-tu préciser, Opale, à quel moment les décisions prises par le conseil se sont révélées contraires aux intérêts de l’ensemble de Lucid ? »
    
    Le visage légèrement bleuté de l’Irisée se teinta de pourpre, tandis que ses yeux rougeoyaient :
    
    « Il ne s’agit pas de remettre en cause le conseil, ni la sagesse de la Reine, mais de faire reconnaître l’injustice de ce principe.
    
    — Certes, remarqua Indis, mais en quoi un système est injuste quand il n’a jamais abouti à la moindre injustice ? »
    
    Les yeux d’Opale flamboyèrent de plus belle. Flamen se hâta d’intervenir :
    
    « Gardien Indis, la vie que nous menons actuellement, depuis que la porte entre Lucid et Erastria a été fermée, est paisible et immuable. Mais si les choses devaient changer, si la porte devait se rouvrir et nous rendre de nouveau vulnérables aux Ombres, ne devrions pas avoir notre mot à dire sur la conduite à tenir, sur la défense de notre monde ? Je sais que vous autres Gardiens nous avez toujours défendus, au péril de votre existence, et nous vous en sommes profondément reconnaissants… Mais devez-vous porter tout le poids de cette responsabilité ? »
    
    Aurean devait reconnaître l’habileté de Flamen, bien plus efficace que l’opposition farouche d’Opale. Il ne ressentait aucune animosité de sa part, mais son caractère rusé l’inquiétait.
    
    « Vous oubliez, déclara Lilias avec un léger sourire, que nous sommes les seuls à pouvoir quitter Lucid et résider durablement à Erastria, grâce à nos attaches.
    
    — Là réside le problème, intervint Scintilla un peu vivement. Nous vivions en paix… et il semble que vos actions ont de nouveau attiré sur nous l’attention des Ombres ! Une attention dont nous nous passerions bien, comme vous pouvez le concevoir. Si vous commettez des erreurs, il n’y aura personne pour vous remettre dans le droit chemin !
    
    — Scintilla… la rappela doucement à l’ordre Lucida, même si tes remarques sonnent juste, n’oublie pas que les Gardiens demeurent sous ma responsabilité directe et qu’ils ne me cachent rien ! »
    
    La multicolore verdit de confusion. La reine se tourna vers le Gardien d’Or :
    
    « Et toi, Aurean ? Tu es resté bien silencieux… Tu n’as donc pas d’avis sur la question ? »
    
    Comment pouvait-il en avoir un ? Il n’avait aucune base pour juger du bien-fondé des positions, d’un côté comme de l’autre…
    
    « Je… Je pense que… »
    
    Il s’arrêta net, incapable de poursuivre. Opale lui adressa un sourire débordant de méchanceté ironique :
    
    « Voici donc nos majestueux et sages Gardiens, incapable s’exprimer sur une question simple ! Et nous sommes censés céder le pas devant vous ?
    
    — Opale ! la reprit la souveraine d’un ton sévère. Depuis quand les membres du conseil se permettent-ils de se montrer insultants les uns envers les autres ? »
    
    Aurean aurait aimé pouvoir lui répondre sur le même ton, mais les disputes n’avaient jamais été son fort. Il se sentait profondément mortifié, mais il savait qu’entrer dans son jeu envenimerait les choses. Le Gardien d’Or comprenait à présent pourquoi Rufus n’était pas convoqué au conseil ! Le Gardien Rouge aurait tôt fait de laisser parler son esprit combatif, ce qui pouvait fonctionner dans certains cas, mais pas dans tous !
    
    Il se redressa, agitant les ailes nerveusement :
    
    « J’ignore quel grief tu nourris contre moi, Opale, déclara-t-il avec amertume. Et en effet, j’estime ne pas posséder toutes les données pour répondre à vos arguments. La vie que nous menons ici est calme et sans danger… Et par conséquent, les décisions que nous avons à rendre au conseil ne sont généralement que de pure routine. Elles n’ont pas forcément besoin d’être débattues longuement ni par une assemblée nombreuse, et nous pouvons nous fier à notre souveraine pour trancher avec sagesse en faveur des meilleures décisions. Mais… »
    
    Il sentit sa gorge se serrer, même si son corps de Lucidien n’avait aucune raison de connaître ce genre de réaction si typiquement humaine.
    
    « … les Ombres représentent toujours un danger… et elles comptent bien nous atteindre à travers Erastria. Je ne cacherai pas que je les ai combattues récemment, et que je crains que leurs tentatives d’offensive sur le monde des humains ne soient un premier pas pour anéantir Lucid. »
    
    Il marqua une pause, notant le silence chargé de gravité qui l’entourait soudain :
    
    « Une chose est certaine : nous aurons besoin de tout le monde si la situation devait dégénérer… Et dans ce cas, peut-être… peut-être serait-il justifié de voir de quelle manière chacun pourra contribuer à défendre notre royaume, au sein d’un conseil élargi si cela semble judicieux. »
    
    Il se tut, conscient des six paires d’yeux posées sur lui. Opale semblait dépitée, Scintilla indécise, Flamen songeur. Indis et Lilias affichaient une perplexité visible. Quant à la reine Lucida, elle conservait sa sérénité, mais son regard étincelant transperçait le Gardien d’Or comme si elle tentait de lire en lui comme dans un livre ouvert. Il se croyait revenu à l’Académie des Sept Couleurs de Reylissane, un simple élève parmi tant d’autres, sous l’attention d’un de ses professeurs.
    
    « Je pense qu’Aurean a bien cerné la question, déclara-t-elle enfin. Il n’est en effet nul besoin d’un conseil élargi pour gérer les questions quotidiennes du royaume, dans la mesure où les décisions conviennent à chacun. Mais en un temps de crise, cette solution semble s’imposer. Nous en verrons les modalités dès que possible. Est-ce que cela vous convient, représentants du peuple de Lucid ? »
    
    Les trois multicolores ne purent qu’acquiescer, même si Opale ne l’acceptait visiblement qu’à contrecœur.
    
    « Bien. Je propose que lors de notre prochaine session, nous discutions des modalités de ce conseil élargi. Vous êtes libres à présent d’aller vaquer à vos occupations. »
    
    Sa tirade achevée, la reine descendit lentement vers le sol, suivi par les six membres du conseil. Une fois posés, ils replièrent leurs ailes et s’inclinèrent profondément face à leur souveraine.
    
    Opale, Flamen et Scintilla n’adressèrent qu’un salut des plus succincts aux trois Gardiens. Aurean réprima à grand peine son agacement : pourquoi considéraient-ils les Gardiens comme leurs ennemis ? Que voulaient-ils gagner en se conduisant de la sorte ? Cela n’avait pas le moindre sens… Ils n’imaginaient même pas ce que pouvait représenter la menace des Ombres. Il frissonna en repensant au Prétorien, la terrible créature invoquée par les d’Arral. L’être qui avait failli le tuer, qui avait privé Eymeri de sa magie…
    
    Tandis que les trois Irisés s’éloignaient, les deux autres Gardiens se rapprochèrent de lui :
    
    « Je ne sais que penser de ta proposition, remarqua Indis, mais au moins a-t-elle le mérite de temporiser un peu…
    
    — J’étais parfaitement sincère, murmura le Gardien d’Or. Nous devons rester unis, autant que possible…
    
    — Aurean, tu as visiblement beaucoup de choses sur le cœur, que tu as choisi de ne pas confier à la Mémoire de la Lumière, remarqua Lucida. S’il s’agit de questions trop intimes, je ne te demanderai pas de les révéler. Mais si, au contraire, cela peut concerner chacun d’entre nous, peut-être est-il préférable que tu nous les exposes.
    
    — Votre Majesté, répondit-il courtoisement, je n’ai pas la moindre intention de vous dissimuler ce que j’ai appris sur Erastria, mais il serait préférable que je puisse l’exposer à l’ensemble des Gardiens, en votre présence. Rufus et Azura sont déjà au courant, peut-être aussi Virdis, mais je pense que nous devons tous savoir à quoi nous pouvons faire face.
    
    — Je comprends… mais il n’y a pas que cela, n’est-ce pas ? insista Lucida.
    
    — Cela concerne un ami humain… »
    
    Il hésita à en dire plus, de crainte de se montrer indiscret.
    
    — Lilias, Indis, si vous voulez bien vous retirer ? »
    
    Ils obtempérèrent aussitôt, sans la moindre protestation, et prirent le même chemin que les Irisés, à travers les pétales de lumière pure.
    
    Aurean ne pouvait plus temporiser. Il baissa la tête, gêné :
    
    « Je sais que c’est présomptueux de ma part, Votre Majesté, mais mon camarade a voulu nous aider à combattre les Ombres… et l’une de leurs plus puissantes créatures l’a puni pour cela, de la manière la plus cruelle qui soit… »
    
    En quelques mots, il expliqua ce qui était arrivé lors du combat et les conséquences pour le jeune mage de l’Ecole Rouge. La reine l’écouta en silence. Quand il eut terminé, elle hocha mentalement la tête :
    
    « Je vois… Sans doute d'Arral a-t-il employé l’Ombre pour éteindre la magie de ton ami, un peu comme on souffle la flamme d’une bougie.
    
    — Et il n’y a aucun moyen de la… rallumer ? plaida Aurean, le cœur serré.
    
    — Hélas, les choses sont plus complexes qu’elles en ont l’air, répondit tristement Lucida. Il serait plus aisé d’investir de notre Lumière quelqu’un qui ne l’a jamais possédée, que de la restaurer chez quelqu’un qui l’a perdue…
    
    — Vous ne pouvez vraiment rien faire ? »
    
    Entendant sans doute la note de désespoir dans la voix du Gardien, Lucida réfléchit un instant, avant de répondre :
    
    « Peut-être parviendrons-nous à trouver une solution. Malheureusement, je ne peux pas sortir de Licid pour aller moi-même m’enquérir de la situation de ce jeune homme. Essaye d’en savoir le plus possible sur l’état de ton mai… Demande à Virdis de t’y aider. À partie des informations que vous me donnerez, j’aviserai… »
    
    C’était un espoir bien faible, mais Aurean devrait s’en contenter. Il s’inclina devant la reine, agitant lentement ses grandes ailes d’or.
    
    « Je ferai le nécessaire pour convoquer les Gardiens. En attendant, peut-être souhaites-tu passer chez toi ? J’ai cru comprendre que tu n’avais pas encore eu le temps de t’y rendre. »
    
    À la vérité, il n’avait pas pris la peine de le faire. Il redoutait de se sentir comme un étranger en un lieu où il avait pourtant longuement vécu. Mais il n’avait pas envie de dévoiler ses états d’âme face à la reine.
    
    « Je vous remercie, Votre Majesté. »
    
    Il la salua une nouvelle fois, avant de quitter le palais à son tour, passant les parois de lumière blanche pour se retrouver dans ce monde éblouissant et bigarré qu’était Lucid.
    
    
    

Texte publié par Beatrix, 13 avril 2018 à 23h39
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