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Tome 1, Chapitre 58 « LVII - Les Retrouvailles - Premier mouvement » Tome 1, Chapitre 58
Avec l'aide d'Adessa, Angelus guida la petite troupe vers la lumière du jour. Quand ils se retrouvèrent enfin sous le ciel, les captifs poussèrent des exclamations d'émerveillement, mais aussi de douleur. La clarté blessait leurs yeux habitués à la pénombre de leurs cellules. Avant de les laisser aller plus loin, le jeune Ange partit examiner les environs...
    
    Il émit un cri de surprise en voyant venir vers lui trois nouveaux Anges. Pensant qu'il s'agissait de ceux de la forteresse, ils'apprêtait à donner l'alarme, mais une Angelle aux larges ailes bleues s'avança vers lui avec un geste d'apaisement :
    
    « Tout va bien, Angelus, nous venons en ami !!
    
    — Serafelle ? »
    
    Sa compagne de Cimes lui adressa un pâle sourire :
    
    « Comme je suis hélas... libre d'entraves, j'ai décidé de vous aider, Catena et toi ! Elle va très bien ! Elle est en sécurité avec nous ! »
    
    Il eut l'impression qu'un grand poids était levé de sa poitrine. Catena était sauve... avec des amis... Ses jambes faillirent ployer sous l'intensité du soulagement. Mais en même temps, ne pas l'avoir sentie si proche réveillait sa peine de n'être plus liée à elle.
    
    Il se tourna vers le plus jeune Ange, celui dont les ailes brillaient d'une chaude couleur cuivrée. Curieusement, il ne portait pas une simple tunique comme ses semblables, mais une combinaison de cuir qui pendait en lambeaux sur son torse. Quand Angelus posa les yeux sur son visage, il ne parvint pas à le croire...
    
    Cet Ange qui se tenait devant lui... N'était autre que son ami Aïzie, le semeur de tempête !
    
    Il avait rapidement compris qu'il y avait quelque chose d'étrange chez les habitants de l'île céleste. Mais jamais il n'aurait songé qu'ils possédaient la même nature que lui ! Ils semblaient si... humains...
    
    Il s'approcha, tendant la main vers l'une des ailes couleur de feu :
    
    « Mais... comment ? balbutia-t-il.
    
    — C'est une longue histoire... »
    
    Le sourire d'Aïzie lui parut étrangement douloureux ; il comprit que son ami avait dû vivre des choses aussi intenses – et peut-être même aussi tragiques – que lui.
    
    « Nous sommes allés jusqu'au ciel, Angelus, comme nous l'avions promis,mais il n'y a presque plus d'Anges... Aucun d'entre eux n'a voulu nous aider, à l'exception de Celestia. »
    
    Il tourna les yeux vers la délicate Angelle à la peau couleur de corail gris et aux cheveux d'azur terni.
    
    « Je sais que mon aide représente peu de chose, murmura Celestia, mais je ne pouvais vous laisser face à ce monde cruel, sans la moindre assistance du Ciel... Même si chaque minute loin du Paradis m'ôte un peu de ma lumière. »
    
    Elle aperçut le groupe maigre et dépenaillé des chaînes, qui s'étaient avancé derrière leur sauveur en comprenant qu'elles ne couraient aucun danger.
    
    « Je ressens de la peine quand je vois combien vous avez souffert à cause de nous, quand bien même nous ne l'avons pas voulu.... »poursuivit-elle, à la fois horrifiée et saisie de pitié.
    
    Elle baissa la tête, incapable d'en dire plus ; Angelus lui sourit gentiment :
    
    « Tu es venu et c'est déjà extraordinaire. Vous nous raconterez tout cela en détail, mais pour l'instant, nous devons mener tous ces gens à l'abri. Il ne faudrait pas qu'ils soient touchés par des projectiles perdus... Et je ne peux pas leur demander de rester dans leur prison.
    
    — Nous trouverons une solution pour les mettre à l'abri, même s'il faut les emmener un par un sur le dos de notre seul khaïte !
    
    — Votre seul khaïte ? répéta le jeune Ange, supposant le pire.
    
    — Nous avons perdu Rafale, expliqua tristement son ami. Elle a été tuée quand nous avons sauvé Catena... »
    
    Il posa aussitôt la main sur le bras d'Angelus, en un geste réconfortant :
    
    « Je ne veux surtout pas que tu penses que tu es responsable ! Pas plus que Catena. Elle était une Enfant du Ciel, elle prisait la liberté plus que tout ! Nous lui rendrons hommage avec Afars quand nous rentrerons sur l'île. En attendant, suis-moi... Je connais quelqu'un qui a hâte de te revoir ! »
    
    
    
    
    
    

Texte publié par Beatrix, 10 février 2019 à 21h18
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