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Tome 1, Chapitre 57 « LVI - Vers Col d'Argent - Quatrième mouvement » Tome 1, Chapitre 57
C'était une réalité si inattendue, si improbable, si terrible que le petit groupe en demeura interdit. Ce fut Catena, la première, qui brisa le silence :
    
    « Où est Angelus ? Est-ce que vous pouvez le voir ? »
    
    Mais personne ne repéra le jeune ange dans la confusion des lames étincelantes, des volées de flèches, des tourbillons d'ailes... Ils contemplèrent un moment ce chaos qui suscitait en eux un terrible sentiment d'échec et de désespoir.
    
    « Regardez, s'écria soudain Serafelle, le pont entre l'angèlerie et la forteresse a été détruit. Il n'y a aucun combat là-bas... Peut-être pourrons-nous y atterrir sans danger, si nous faisons un assez large détour.
    
    — Cela paraît raisonnable, répondit Celestia distraitement, son attention toujours fixée sur les combats qui se poursuivaient au-dessus de la forteresse. Peut-être que votre ami s'y trouve...
    
    — Si seulement je pouvais encore sentir sa présence... murmura tristement Catena. Quand il était encore mon protecteur, à cette distance, je percevais son retour. Mais là, tout semble noir et vide... »
    
    Elle se tourna vers Celestia :
    
    « Je ne veux pas dire cela pour vous peiner, se hâta-t-elle d'ajouter. Je vous suis très... très reconnaissante...
    
    — ... mais Angellus et toi partagiez le plus fort des liens, murmura l'Angelle aux ailes bleues. Je ne peux prétendre m'y substituer. Mais le moins que je puisse faire, c'est de l'aider.
    
    — Alors, nous sommes tous d'accord, trancha Celestia. Allons-y. Comment te sens-tu, Aïzie ? »
    
    Le nouvel Ange leur adressa un sourire rassurant :
    
    « Tout va bien, ce n'est plus très loin. Une fois là-bas, nous pourrons nous reposer un peu... Et surtout, ajouta-t-il plus gravement, avoir quelques explications sur cette situation. »
    
    Après avoir soufflé encore un peu, ils étendirent leurs ailes et décollèrent, traçant un large cercle en contrebas du fort pour éviter d'être aperçus par les combattants. Ils n'amorcèrent leur remontée qu'au couvert de la tour de l'angèlerie, pour atterrir au pied de bâtisse de pierre grise. Ils regardèrent autour d'eux, cherchant un signe de vie... en vain.
    
    « Peut-être pouvons-nous entrer dans la tour ? proposa Ivara.
    
    — Il doit toujours y avoir des Chaînes prisonnières à l'intérieur... remarqua Serafelle. Personne n'a pris soin de les libérer, probablement.
    
    — Nous devrions aller voir, vous ne croyez pas ? intervint Aïzie. Peut-être sauront-elles ce qu'il est advenu de Luciellus ? »
    
    Ils s'apprêtaient à faire le tour du bâtiment, quand une rumeur de voix s'éleva de l'autre côté de la tour. Interdite, la petite troupe s'arrêta, décidant sans se concerter de rester à l'abri tant que la situation ne serait pas plus claire.
    
    « Je vais demeurer ici avec Catena et Zéphyr, proposa Ivara. Vous pouvez plus aisément décoller en cas de danger. Aïzie, si tu veux rester avec moi...
    
    — Ça ira, ne t'inquiète pas ! lui répondit-il avec un sourire. Surtout, soyez prudent, n'hésitez pas à fuir au moindre danger !
    
    — C'est promis ! »
    
    Tout à la fois curieux et inquiet, il suivit les deux Angelles vers l'entrée de la tour...

Texte publié par Beatrix, 6 février 2019 à 23h10
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