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Tome 1, Chapitre 9 « Nathan » Tome 1, Chapitre 9
— Tu ne penses pas qu’on n’aurait pas du s’aplatir aussi facilement ?
    
    Appuyé contre le mur faisant face au bureau de Dwight, Nathan lança à celui-ci un regard interrogateur.
    
    — Ecoute, l’agent Dunham a bien laissé entendre qu’elle était ici pour une mission très spécifique, et que si on l’aidait à choper ce Archer, la Division ne mettrait pas son nez dans les phénomènes qui se sont produits aujourd’hui. Alors, je te dirai franchement qu’à moi non plus ça ne me plaît pas de lui obéir de cette façon, mais on a fait ce qu’il faut pour protéger cette ville, c’est tout.
    
    Pas convaincu, Nathan fronça le nez tout en se passant une main sur la nuque.
    
    — C’est pas seulement le principe d’obéir au doigt et à l’œil à quelqu’un de la Division qui m’ennuie. Ce type qu’elle cherche, il est blessé à la tête d’après les informations qu’elle nous a transmis. On est bien d’accord que ça doit forcément être le gaillard avec un bandage sur le crâne qui a été aperçu s’enfuyant de l’hôpital désaffecté ?
    
    Dwight se contenta d’acquiescer de la tête.
    
    — A mon avis, ça implique trois choses, reprit Nathan. Un : ce type est mêlé à l’anomalie de ce matin, Dieu seul sait de quelle manière. Deux : si la Division est après lui, c’est qu’ils en savent beaucoup plus long qu’ils ne veulent bien le dire sur ce qui cause tout ça. Et trois, maintenant qu’elle a chopé Archer, elle ne nous laissera pas l’interroger. C’est peut-être une occasion en or d’apprendre pas mal de choses qu’on a laissé filer, là.
    
    Dwight prit un moment de réflexion avant de répondre.
    
    — La vieille dame qui avait vu Archer, elle t’a bien dit qu’un autre homme était sorti de l’hôpital quelques minutes plus tard, non ? Apparemment l’agent Dunham n’est pas au courant puisqu’elle recherche seulement Archer. Peut-être qu’une fois qu’elle ne sera plus dans nos pattes, on devrait mettre le paquet pour trouver cet inconnu nous-mêmes. Avec de la chance, il aura des réponses lui aussi…
    
    A dire vrai, Nathan avait déjà pensé la même chose. Et il avait pensé même beaucoup plus que cela. Depuis un peu plus d’une heure, une idée bizarre s’était installée dans son cerveau et refusait obstinément d’en sortir. Il hésita un moment, puis se décida à aborder le sujet avec Dwight.
    
    — A propos de ça… Tu te souviens que je t’ai dit avoir croisé le sosie de Duke ce matin ?
    
    — Oui, enfin, tu m’as plutôt dit que c’était son demi-frère.
    
    — Justement, je me pose des questions sur lui. Quand on était gamins, j’ai eu l’occasion de rencontrer certains membres de la famille de Duke et je ne me souviens d’aucun qui aie une si grande ressemblance avec lui.
    
    Il vit Dwight ouvrir la bouche avec un air incrédule et ajouta :
    
    — Je sais ce que tu vas me dire, les gens changent, avec le temps. Mais j’ai fait une vérification rapide dans nos fichiers, par curiosité, et je ne vois toujours pas duquel de ses frères il peut s’agir.
    
    — Et pour le coup, soupira Dwight en plaçant les mains derrière la nuque et en se calant plus profondément dans son siège, moi, ce que je ne vois pas, c’est où tu veux en venir.
    
    — Je sais que ça va te sembler dingue mais en considérant que je l’ai croisé dans le quartier de l’hôpital, quelques heures après l’incident, je me demande si…
    
    Nathan s’interrompit en voyant un air de stupéfaction intense se peindre sur le visage de son collègue. Il suivit son regard et comprit assez vite ce qui se passait. Par la partie vitrée du mur qui séparait leur bureau du reste du commissariat, on apercevait l’agent Dunham. Et elle n’était pas seule. Devant elle, menotté, il y avait précisément le fameux sosie.
    
    — Quand on parle du loup, murmura Nathan.
    
    — Ben merde, commenta simplement Dwight.
    
    Nathan ne savait pas comment réagir à ce qu’il voyait. D’un côté, il avait la satisfaction que cela semble confirmer ses soupçons : le soi-disant demi-frère n’était autre que le second homme aperçu en train de s’enfuir de l’hôpital par la vieille dame. Mais d’un autre côté, puisque l’agent Dunham avait mis la main sur lui, elle allait certainement l’emmener lui aussi, et ça fichait à nouveau par terre leurs chances d’apprendre quelque chose d’intéressant sur les phénomènes.
    
    A moins que…
    
    Avec des gestes décidés, Nathan ouvrit la porte du bureau.
    
    — Qu’est-ce que tu vas faire, demanda Dwight d’un ton soupçonneux.
    
    — Probablement une connerie, répondit Nathan avant de se diriger directement vers Olivia et de l’apostropher du ton le plus aimable qu’il le put.
    
    — Agent Dunham ? En quoi pouvons-nous vous aider ?
    
    — Je vais vous emprunter une salle d’interrogatoire pour m’entretenir avec ce Monsieur, fit-elle en désignant le sosie de Duke qui s’était affalé sur une chaise.
    
    Puis elle remarqua la façon dont Nathan dévisageait celui-ci et elle ajouta :
    
    — Vous le connaissez ?
    
    Nathan prit une profonde inspiration. Voilà, cette connerie qu’il venait d’annoncer à Dwight, c’était maintenant qu’il devait la faire ou s’abstenir. Soit il laissait couler et la Fringe Division était gagnante sur toute la ligne, soit il tentait un coup de bluff et s’il réussissait, il récupérait une chance d’obtenir des informations. Son hésitation dura à peine une demi-seconde.
    
    — Oui, s’entendit-il répondre à mi-voix. Oui, ce Monsieur est un de mes indics, en fait.
    
    Le sort en était jeté. Il fallait espérer que l’autre comprendrait et entrerait dans son jeu. Il lui lança un coup d’œil discret par-dessus l’épaule d’Olivia et vit une expression fugitive de vexation suivie d’un bref étonnement passer sur son visage. Mais lorsqu’Olivia se tourna vers lui, l’homme arborait à nouveau un air dégagé.
    
    — Un indic' ?, dit-elle d’un ton sincèrement étonné en toisant son suspect. J’imagine que ça va nous faciliter les choses. Il semblait s’intéresser à Mr Archer lui aussi et j’aimerais savoir pourquoi. Jusque-là, ce n’est pas qu’il ne soit pas bavard, au contraire, mais je n’ai pas encore pu en tirer grand chose de sérieux.
    
    — Vous savez, tenta Nathan, quand vous nous avez demandé de vous aider à trouver Archer, on a fait passer le mot dans certains milieux pour avoir des infos. Si ça se trouve, il en a entendu parler et c’est seulement pour cela qu’il s’intéressait à lui.
    
    Olivia regarda à nouveau son témoin, un air dubitatif sur le visage.
    
    — En fait, continua Nathan, je crois qu’il serait mieux que je lui parle moi-même. Il n’est pas coopératif du tout avec les autorités en règle générale.
    
    Olivia eut un sourire charmant en apparence mais que Nathan aurait plutôt qualifié de dangereux et elle lui lança un regard perçant.
    
    — Mais vous allez me dire qu’avec vous, il coopère, comme par hasard ?
    
    — C’est que…
    
    Nathan regarda à nouveau ce type qui ne pouvait pas être Duke et se laissa simplement porter par la part de vérité dans le mensonge dans lequel il s’était lancé. C’était facile de faire comme si c’était réellement son ami qui se trouvait assis là.
    
    — C’est que je le connais depuis la maternelle, continua-t-il alors avec un haussement d’épaules.
    
    Et avec un petit sourire en coin, il ajouta :
    
    — Même qu'il me piquait mes boîtes à tartines, à l’époque.
    
    Cette fois l’agent Dunham parut sincèrement amusée. Elle se tourna vers son suspect en arborant une mimique faussement sévère.
    
    — Ho, vous faisiez cela ? Ce n’est pas très gentil.
    
    — Il n’y a jamais eu aucune preuve contre moi, rétorqua l’autre innocemment, ce qui manqua de peu d’arracher à Nathan un soupir de soulagement de le voir ainsi entrer dans son jeu.
    
    Mais ça n’empêchait pas Nathan de sentir son rythme cardiaque grimper en flèche sous l'effet du stress. Si l’agent Dunham ne tombait pas dans le panneau maintenant, il ne voyait pas quoi faire d’autre. Elle hésita encore quelques secondes puis défit les menottes de son témoin.
    
    — Je vous le confie, lieutenant Wuornos. Je compte sur vous pour me tenir au courant de ce que vous obtiendrez.
    
    
    
    
    Quelques minutes plus tard, Nathan emmenait le « demi-frère » vers son pick-up. Passé un court moment de fierté d’avoir réussi son coup, il lui avait fallu quelques minutes pour redescendre sur terre et prendre conscience qu’il ne savait pas du tout quoi faire ensuite avec son témoin, ni même précisément comment se comporter vis-à-vis de lui. Alors qu’une idée de stratégie commençait à germer dans sa tête, il s’était finalement décidé à le sortir du commissariat pour l’interroger ailleurs. Car il pensait connaître un endroit qui lui permettrait de tester la sincérité des réponses qu’il obtiendrait…
    
    En attendant, l’autre le regardait en coin, d’un air moitié reconnaissant, moitié méfiant, il se demandait certainement pourquoi Nathan avait pris le risque de baratiner une agent de la Division pour lui.
    
    — Ecoute, finit-il par dire d’un ton hésitant, je ne sais pas pourquoi…
    
    Nathan l’arrêta d’un geste.
    
    — On n’aime pas beaucoup la Fringe Division, chez nous. Je t’ai tiré d’affaire parce que j’espère que tu vas pouvoir me renseigner. Mais avant toute chose, il y a un truc que je veux te montrer.
    
    L’autre se contenta d’un haussement d’épaules et embarqua dans le véhicule. De toutes façons, il ne pouvait pas ne pas avoir remarqué que Nathan gardait en permanence la main sur son arme de service, prêt à réagir à la moindre tentative de fuite.
    
    Après un trajet silencieux d’une vingtaine de minutes, pendant lequel il avait guetté du coin de l’œil les réactions de son passager, Nathan se gara enfin.
    
    — Tu sais où on est ?, demanda-t-il en désignant du doigt le bâtiment qui se trouvait à une trentaine de mètre devant eux.
    
    — Oui, répondit l’autre d’un ton hésitant. C’est une maison de retraite, il me semble.
    
    Nathan n’avait pas réellement donné à sa question une valeur de test, mais la réponse le laissa perplexe. Oui, cet endroit avait été une maison de retraite , avant d’être frappé cinq mois plus tôt par une anomalie. Aujourd’hui, il n’y avait plus âme qui vive dans cet immeuble. Et si cet homme était le demi-frère de Duke, il devait forcément le savoir, et il était inconcevable qu’il ne l’ait pas mentionné. Mais Nathan voulait en avoir le cœur net et aller jusqu’au bout de ce qu’il avait prévu de faire en venant ici. Il prit une profonde inspiration, sortit du véhicule et fit signe à l’autre de le suivre.
    
    Il était revenu en ces lieux à maintes reprises depuis le drame. A chaque fois, cela lui faisait le même effet et les images de ce qui s’était passé ce jour-là se remirent à défiler dans sa tête malgré lui.
    
    Cinq mois plus tôt, selon les rares survivants de l’événement, ce qui s’était produit ici s’était d’abord manifesté comme une vibration de l’immeuble entier, un scintillement diffus apparu dans l’une des chambres, le tout accompagné d’un bruit sourd semblable à un avion qui passe le mur du son. Et soudain, tous les occupants de l’hospice s’étaient retrouvés figés sur place, exactement comme si le temps s’était arrêté juste pour eux.
    
    Ce n’était pas une première à Haven, à dire vrai. Ce genre de phénomène avait déjà eu lieu auparavant. Mais ce qui était nouveau cette fois, c’est que la Fringe Division avait débarqué, prévenue par une des rares personnes qui croyait que les autorités gouvernementales pouvaient aider cette ville. Une fois sur place, les agents de la Division avaient rapidement annoncé qu’ils allaient mettre le bâtiment en quarantaine.
    
    Nathan avait compris tout de suite ce que cela voulait dire. Suffisamment de fois, il avait vu à la télévision des quartiers entiers de grandes villes ainsi « mis en quarantaine » à la suite d’un Fringe Event. Cela signifiait tout simplement la mort pour ceux qui se trouvaient sur place.
    
    Quelque part au fond de lui, il avait eu envie d’hurler sur ces types, de leur expliquer que des anomalies comme celle-là, il s’en était produit plusieurs fois à Haven au cours des siècles, que l’effet s’estompait au bout d’un moment, que ces gens finiraient par se réveiller et qu’il n’y aurait pas d’autres dommages à déplorer. Mais il ne pouvait évidemment pas leur révéler tout cela. Alors il s’était tu, et avec l’aide de Dwight, de Duke, et de quelques autres, il avait essayé d’extraire en catimini un maximum de gens de l’immeuble avant le déclenchement du processus de quarantaine.
    
    Ils en avaient sauvé trop peu, trop tard. Et quand le système d’isolement avait été activé, Duke était resté coincé à l’intérieur. Impuissant, Nathan avait assisté via une fenêtre au terrible spectacle qui avait suivi. Lentement, l’ambre gazeuse avait jailli des bonbonnes placées là par la Division, puis elle avait commencé à se solidifier, emprisonnant ses victimes dans une gangue mortelle.
    
    Il se souvenait toujours parfaitement des larmes de rage qu’il avait alors senti monter à ses yeux. Il se souvenait que Dwight avait dû l’immobiliser par une espèce de prise de catch pour l’empêcher d’aller casser la figure du responsable de l’équipe de la Division qui avait tout déclenché. Aujourd’hui encore, la zone étant toujours en quarantaine, la silhouette des victimes se distinguait clairement à travers l’ignoble substance qui retenait leurs cadavres pétrifiés prisonniers.
    
    Duke en particulier était bien visible, d’ailleurs, et Nathan comptait bien sur ce facteur pour faire réagir son soi-disant demi-frère. S’il était réellement qui il prétendait être, il ne serait pas surpris par ce qu’il verrait. Dans le cas contraire…
    
    Nathan contourna le bâtiment, s’arrêta au niveau de la fenêtre en question, la désigna à l’autre et guetta sa réaction.
    
    Le résultat n’aurait pas pu être plus clair : stupéfait, le prétendu demi-frère ne put s’empêcher de sursauter, de reculer instinctivement et il manqua tomber à la renverse en butant sur une pierre. Nathan sortit son arme et le mit en joue.
    
    — Son demi-frère, hein ? dit-il d’un ton sarcastique. Je t’entends encore dire à quel point tu trouvais horrible ce qui lui est arrivé. Alors que clairement, tu ne savais même pas ce qui lui est arrivé.
    
    — Ce n’est pas ce que tu crois, fit l’autre qui semblait reprendre ses esprits. Je ne l’avais pas encore vu, c’est tout.
    
    Seigneur, pensa Nathan. C’est Duke tout craché, même quand il débite des sornettes.
    
    — Tu mens. Et tu vas arrêter tout de suite, sans quoi je te ramène à la Division et tu n’aimeras pas ça. Je veux savoir qui tu es et ce que tu faisais avec Archer.
    
    L’autre parut réfléchir sérieusement à la question.
    
    — Tu ne préfères pas que je te dise ce que la Fringe Division lui veut, à Archer ? Tu serais surpris.
    
    Nathan hésita et essaya de ne pas montrer que cette question l’intéressait au plus haut point.
    
    — Qu’est-ce que tu sais là-dessus ?
    
    — Hé bien, dit l’autre en se grattant le menton, disons que Archer et moi...On vient du même endroit, d’accord ? Je le connais un peu et je sais ce qu’il a de spécial qui intéresse les autorités. Mais c’est délicat. Très délicat. Pas évident à expliquer. Et cette arme que tu pointes sur moi, là, ça ne m’aide pas à me concentrer.
    
    Nathan plissa les yeux, indécis. Pour être honnête, ce type ne pourrait pas lui fausser compagnie si facilement sur ce terrain relativement dégagé. C’est alors qu’il jetait un regard circulaire aux alentours qu’il s’aperçut que tout ici, depuis le ciel jusqu'aux murs avait pris soudain une couleur étrange. C’était comme si l’air s’était mis à émettre un scintillement diffus. Avec horreur, il réalisa soudain à quoi cela lui faisait penser : à ce que les témoins avaient vu avant que l’ancienne pâtisserie de Joe disparaisse le matin même.
    
    — Il faut bouger, tout de suite, s’exclama-t-il en réalisant qu’ils se trouvaient au sein de la zone de scintillement.
    
    Devant lui, le sosie de Duke n’eut pas l’air de réaliser tout de suite de quoi il s’agissait. Alors, sans plus de ménagement, Nathan le tira violemment par le bras, en y mettant tellement de force qu’ils finirent par se retrouver tous les deux par terre, quelques mètres plus loin, hors de la zone de danger.
    
    Hébété, Nathan regarda sans pouvoir prononcer un mot l’ancienne maison de retraite disparaitre lentement. Mais au lieu de simplement se volatiliser, l’immeuble laissa place à une autre construction presque identique qui se matérialisa au même rythme que l'autre s'était estompé. Hormis des couleurs différentes, une forme de toit plus arrondie et un aspect mieux entretenu, c'était une copie conforme de l’originel. Et à l’intérieur, pas de trace d’ambre ni des personnes qui étaient coincées dedans.
    
    Oubliant complètement ce qu’il était en train de dire trente secondes plus tôt, Nathan se remit debout, ébahi.
    
    — Qu’est-ce que c’est que ça ? Où est passé l’autre immeuble ?
    
    — Il a été échangé, explosa l’autre dans un accès de colère et de désarroi. Echangé avec celui de mon univers. Si j’étais resté juste à côté, j’aurais sûrement pu rentrer chez moi. Et merde Nathan, tu ne pouvais pas me laisser, là, non ?
    
    Il tournait comme un lion en cage, la tête entre les mains. L’espace d’un instant, Nathan le contempla silencieusement, complètement estomaqué par ces mots mais aussi par la façon dont il les avait prononcés. Il avait eu suffisamment de fois dans sa vie l’occasion de voir Duke furieux, et contre lui de surcroît. L’intonation, l’attitude, les mots. Plus qu'une ressemblance, c'était une copie conforme. Et il y avait cette histoire d’échange entre univers qu’il venait de mentionner. Un frisson qui tenait plus de la de fureur que de la peur remonta le long de l'échine de Nathan. Il ramassa son arme qui gisait dans l’herbe et mit à nouveau l’autre en joue.
    
    -Il y a des rumeurs qui circulent, dit-il froidement. Des rumeurs à propos de ce que cache la Fringe Division. A propos d'autres univers. Et à propos de créatures qui copient l'apparence des gens . Tu as intérêt à m'expliquer pourquoi tu ressembles à ce point à mon ami. Tout de suite.

Texte publié par Spacym, 17 août 2015 à 09h52
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