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Les aventures de Parchemin & Grand Bi
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volume 1, Chapitre 3 « Qui ? Quoi ? Où ? Comment ? Pourquoi ? » volume 1, Chapitre 3

« Parchemin !

— Oui, Grand Bi ?

— Regarde ! Notre train entre en gare.

— Comme ça, sans prévenir ?

— En effet, il n’y a pas eu de déclaration de gare.

— Et puis, d’ailleurs, comme sais-tu que c’est notre train ?

— Au fond, est-ce même un train ?

— Existons-nous ?

— Qui suis-je de ne pas non-être ?

— À nous lire, je dirais que nous ne sommes pas sur la bonne voie.

— Non, en effet, nous devrions être voie 6.

— Translation spatio-temporelle !

— Je fais les bruitages.

— Je suis toute ouïe.

— Bzzz, brrr et tsiouing.

— Tsiouing, tu es sûr ?

— Ah ! mince, tu as raison, c’est ziouing.

— Donc…

— Bzzz, brrr et ziouing.

— Fausse route, nous sommes sur la bretelle de l’A12 à hauteur de Dijon.

— Ajoutons du sucre !

— Encyclopédie.

— Jean a de longues moustaches.

— x < y

Une phrase est intrue… intrusesque… untri… enfin, n’a pas sa place ici sauras-tu la retrouver ?

« Grand Bi !

— Oui, Parchemin ?

— Interférences. On est sur les ondes de France Inter.

— Tout part à vau-l’eau.

— Paravolo y corazon de my amor.

— Voilà, ça va mieux.

— Crise d’anxiété ?

— Évitée.

— On reprend, alors.

— Donc… bzzz, brrr et ziouing.

— Ah ! Nous sommes bien voie 6.

— Mais c’est la gare de Caen.

— Celle du car ?

— Il part quand ?

— Quand il part.

— Pour Caen ?

Nous devons interrompre cet excellent échange d’excellentes réparties car il y a plagiat en vertu de la loi du 72 décembre 1980,6, article de la mort. Le plaignant, Raymond Devos, exige qu’on n’aille pas plus loin.

— Que Caen ?

— Que maintenant, Parchemin !

— Ça tombe bien, au troisième top, il sera maintenant.

— Top… top… maintenant.

— Tu as oublié le troisième top.

— C’est parce qu’il a creusé et se trouve sous le maintenant.

— C’est malin, on a un trou de top, là.

— Mais on est voie 6.

— Oui, mais à Caen.

— Alors qu’on devrait être à Sète.

— Hm, c’est tentant. Très tentant.

— Quoi ?

— Sète… alors qu’on n’est que deux.

— Non non non mon ami, plagiat ! Plagiat !

— Bon, change la gare, alors.

— D’accord. Je dis donc : alors qu’on devrait être à Plaindre.

— Ça existe, ça ?

— Aucune idée. Mais au moins, aucun risque de plagiat. Et puis, ça sonne bien.

— Tout de même, ça fait de nous des plaignants.

— Tu as raison, c’est tristounet.

— C’est comme si on voyait tout en gris.

— Le spleen !

— Il faut être toujours ivre, tout est là, c’est l’unique question…

— C’est beau ce que tu dis-là.

— Ce n’est pas de moi.

— C’est beau tout de même.

— Il y a un truc qui me chipote.

— Oui ?

— Qui parle, là ?

— Que veux-tu dire ?

— Lequel de nous deux est en train de dire cette réplique ? J’ai perdu le compte.

— Il est vrai que ça s’enchaîne à toute berzingue.

— Je ne sais plus très bien qui je suis.

— On en revient aux interrogations du début.

— Existons-nous ?

— Qui suis-je de ne pas non-être ?

— Tout cela est compliqué.

— Annonce la fin, mon vieux.

FIN

« Merci. »


Texte publié par memenne, 23 février 2026 à 21h34
© tous droits réservés.
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