« Parchemin !
— Oui, Grand Bi ?
— Regarde ! Notre train entre en gare.
— Comme ça, sans prévenir ?
— En effet, il n’y a pas eu de déclaration de gare.
— Et puis, d’ailleurs, comme sais-tu que c’est notre train ?
— Au fond, est-ce même un train ?
— Existons-nous ?
— Qui suis-je de ne pas non-être ?
— À nous lire, je dirais que nous ne sommes pas sur la bonne voie.
— Non, en effet, nous devrions être voie 6.
— Translation spatio-temporelle !
— Je fais les bruitages.
— Je suis toute ouïe.
— Bzzz, brrr et tsiouing.
— Tsiouing, tu es sûr ?
— Ah ! mince, tu as raison, c’est ziouing.
— Donc…
— Bzzz, brrr et ziouing.
— Fausse route, nous sommes sur la bretelle de l’A12 à hauteur de Dijon.
— Ajoutons du sucre !
— Encyclopédie.
— Jean a de longues moustaches.
— x < y
Une phrase est intrue… intrusesque… untri… enfin, n’a pas sa place ici sauras-tu la retrouver ?
« Grand Bi !
— Oui, Parchemin ?
— Interférences. On est sur les ondes de France Inter.
— Tout part à vau-l’eau.
— Paravolo y corazon de my amor.
— Voilà, ça va mieux.
— Crise d’anxiété ?
— Évitée.
— On reprend, alors.
— Donc… bzzz, brrr et ziouing.
— Ah ! Nous sommes bien voie 6.
— Mais c’est la gare de Caen.
— Celle du car ?
— Il part quand ?
— Quand il part.
— Pour Caen ?
Nous devons interrompre cet excellent échange d’excellentes réparties car il y a plagiat en vertu de la loi du 72 décembre 1980,6, article de la mort. Le plaignant, Raymond Devos, exige qu’on n’aille pas plus loin.
— Que Caen ?
— Que maintenant, Parchemin !
— Ça tombe bien, au troisième top, il sera maintenant.
— Top… top… maintenant.
— Tu as oublié le troisième top.
— C’est parce qu’il a creusé et se trouve sous le maintenant.
— C’est malin, on a un trou de top, là.
— Mais on est voie 6.
— Oui, mais à Caen.
— Alors qu’on devrait être à Sète.
— Hm, c’est tentant. Très tentant.
— Quoi ?
— Sète… alors qu’on n’est que deux.
— Non non non mon ami, plagiat ! Plagiat !
— Bon, change la gare, alors.
— D’accord. Je dis donc : alors qu’on devrait être à Plaindre.
— Ça existe, ça ?
— Aucune idée. Mais au moins, aucun risque de plagiat. Et puis, ça sonne bien.
— Tout de même, ça fait de nous des plaignants.
— Tu as raison, c’est tristounet.
— C’est comme si on voyait tout en gris.
— Le spleen !
— Il faut être toujours ivre, tout est là, c’est l’unique question…
— C’est beau ce que tu dis-là.
— Ce n’est pas de moi.
— C’est beau tout de même.
— Il y a un truc qui me chipote.
— Oui ?
— Qui parle, là ?
— Que veux-tu dire ?
— Lequel de nous deux est en train de dire cette réplique ? J’ai perdu le compte.
— Il est vrai que ça s’enchaîne à toute berzingue.
— Je ne sais plus très bien qui je suis.
— On en revient aux interrogations du début.
— Existons-nous ?
— Qui suis-je de ne pas non-être ?
— Tout cela est compliqué.
— Annonce la fin, mon vieux.
« Merci. »

| LeConteur.fr | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | Statistiques |
|
Découvrir Romans & nouvelles Fanfictions & oneshot Poèmes |
Foire aux questions Présentation & Mentions légales Conditions Générales d'Utilisation Partenaires |
Nous contacter Espace professionnels Un bug à signaler ? |
3435 histoires publiées 1500 membres inscrits Notre membre le plus récent est Captain Pingouin |