Encore une aventure de John Johnny !
Le mystère de l’horoscope
« Patron ?
— Oui, Fletcher ?
— Il y a là quelqu’un qui vous demande. Une dame.
— Vous êtes sûr ?
— C’est peut-être un lama, mais elle m’a tout l’air d’être une dame. »
176 secondes plus tard.
« Monsieur Johnny…
— Appelez-moi John, madame… madame ?
— Caroline. Carole Caroline.
— Intéressant…
— Donc… John, j’ai un souci. C’est un mystère. J’ai lu mon horoscope, qui me prédisait de devenir riche. Et je suis devenue riche. Alors, je me suis dit que je devais engager un détective.
— D’où vient cet horoscope ?
— D’un magazine de jardinage que m'a prêté ma voisine : Joli Jardin Joyeux.
— C’est un nom idiot.
— Je ne vous le fais pas dire.
— Mais nous ne jugerons pas vos lectures.
— Que dois-je faire ? Faut-il appeler la police ?
— Attendez. Laissez-moi d’abord vous poser quelques questions.
— Allez-y ?
— Où ça ?
— Je vous demande pardon ?
— Mon humour est décidément trop subtil. Bref, première question : quelqu’un pourait-il vous en vouloir ? Quelqu’un pourrait-il avoir accumulé assez de rancune à votre égard pour vous fourguer un horoscope véridique ?
— Peut-être ma voisine justement.
-- Comment s'appelle-t-elle ?
-- Anne Anne-marie.
— C’est une piste. Appelez la police, maintenant. Ils vont s’en occuper.
— Mais comment savez-vous que c’est elle ?
— Madame Caroline…
— Appelez-moi Carole.
— Carole, portez-vous parfois une robe jaune, ou une jupe jaune ?
— Oui, en effet.
— Et votre voisine, Anne, a-t-elle des lunettes solaires jaunes ?
— En effet. Mais comment le savez-vous ?
— Le flair. L’intuition. La clairvoyance. Le génie. Le hasard. Peu importe, je le sais, c’est tout. Et tout s’explique. Jalouse, votre voisine ne supportait pas de vous voir avec une robe jaune, ou une jupe jaune, vous ne m’avez toujours pas dit ce que c’était, ce serait bien, ça m’évitera de me répéter à chaque fois…
— C’est un pantalon jaune.
— On ne peut pas être génial à tous les coups. Donc, Carole, vous avez un pantalon jaune, et votre voisine, Anne, jalouse, ne le supporte par, car il fait de l’ombre à ses lunettes jaunes. Or, des lunettes, c’est fait pour être au soleil, pas à l’ombre. On a le mobile, c’est évident : la jalousie.
— Mais pourquoi me procurer un horoscope véridique ? Elle aurait pu me tuer. Elle a un fusil de chasse, elle a déjà tué sept de mes six chats avec. Et elle a un mixeur Moulinex. Puissant. Très puissant.
— N’en dites pas plus, j’ai la nausée.
— Mais alors ?
— Mais alors ? Mais c’est pourtant évident ! Si vous devenez riche, vous déménagez. Vous achetez une villa aux Antilles, aux Caraïbes, à la Barbade, ou en Atlantide, je ne sais pas moi. Mais vous partez, vous comprenez ?
— L’Atlantide n’existe plus.
— Je voulais dire le Portugal.
— C’est mieux. J’aime bien le Portugal.
— Olé.
— Non, ça, c’est l’Espagne.
— Tout cela nous éloigne de notre sujet. Ça fera 500 dollars.
— Cash ?
— Liquide, je préfère.
— Passez à la pompe, dites que vous venez de ma part.
— Au revoir, Carole.
— Au revoir, John.
— Patron ?
— Oui, Fletcher ?
— Il y a quelqu’un qui vous demande, une dame.
— Vous êtes sûr.
— C’est peut-être une libellule, mais elle m’a tout l’air d’être une dame.
— Qu’en savez-vous ?
— Elle porte des lunettes jaunes. »
Bientôt, une autre aventure de John Johnny ?

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