L’avertissement ne pouvait être plus clair. Baba Yaga voulait sa Relique et maintenant !
— Là, souffla Basilio, on n’est pas dans la…
— Il ne faut pas y aller ! s’écria Carmina. Avec la Relique, sa maison va retrouver sa mobilité et elle écrasera tout sur son passage !
— C’est vrai, ajouta Ozzy. Son ultimatum n’est que de la poudre aux yeux ! Elle contrôle déjà les monstres. Si on se ramène avec la Relique, elle aura tout ! Ses pouvoirs, les monstres et nos vies. Elle nous ment, c’est sûr !
— Attendez ! s’écria Feng. L’un des crapauds d’or de ma famille a avalé la Relique de Baba Yaga pour la protéger de la magie noire ! Je pense que nous devrons conserver cette idée de monnaie d’échange car si Baba Yaga ne renonce pas à la magie noire, elle ne pourra pas récupérer la Relique.
— Feng a raison, poursuivit Agatha. Quand Baba Yaga est apparue le soir de la Cérémonie, elle a dit que sa maison tombait en délabre. Elle ne peut plus se déplacer sur ses pattes d’oiseaux. Bref, elle risque de mourir. Et si elle s’en fichait, elle ne serait pas venue nous menacer et réclamer la pierre.
Aussitôt la voix de Marisa résonna dans l’esprit de toutes les enfants :
— Non ! Ne faites pas cela ! C’est trop dangereux ! Avez-vous oublié que Baba Yaga est une sorcière cannibale ?
— Vous avez raison, Marisa, répondit Feng. Si on vient toutes ensemble, on servira de garde-manger dans sa cave. Donc, il faut qu’on se sépare. Comme c’est mon crapaud, c’est à moi d’y aller.
— Et je viens avec toi, répliqua Agatha d’un ton sans appel.
Feng ouvrit la bouche puis la referma. La gorge nouée, elle acquiesça en silence.
— Et nous ? Qu’est-ce qu’on fait ? rétorqua Gregor. On vous attend les bras croisés ?
La voix de Marisa se fit à nouveau entendre : « Je ne tiendrai pas très longtemps. Le Gardien des Roches s’affaiblit. Il faut que nous agissions pour arrêter les créatures qui dévorent la forêt de l’intérieur. Feng, Agatha, grâce à vous, nous connaissons l’origine du danger qui nous guette. Je vous en prie, soyez prudentes ! Les autres, suivez ma voix, je vais vous conduire à ma chaumière. »
Le groupe se sépara. Il ne resta plus que Feng et Agatha. Seules. Les jeux étaient faits. D’un pas décidé, elles se dirigèrent vers la maison de Baba Yaga.
C’était une isba très ancienne, qui penchait légèrement en avant. On pourrait croire que la toiture regardait les visiteuses de haut. Sur la droite, un volet s’était décroché et pendouillait lamentablement sur l’un de ses gonds. Un motif de corbeau était gravé dessus. Sur la gauche, des crânes empalés sur la clôture tournèrent leurs orbites creuses sur leur passage. Feng réprima un frisson, Agatha préféra regarder droit devant elle jusqu’à l’entrée de la maison en serrant très fort la main de Feng. Aussitôt, quelque chose se posa sur l’auvent. C’était un corbeau. Il n’avait aucune plumes. Il n’avait pas non plus de peau. Ni d’yeux. Une lumière rougeoyante dansait des ses orbites creuses. C’était un mort-vivant, comme Tom Gibus ! L’oiseau tourna la tête sur le côté puis vola jusqu’à la lucarne qui trouait la petite tourelle de la maison.
— On y va ? murmura Feng.
— On y va, déclara Agatha.
La porte s’ouvrit d’elle-même, plongeant les enfants dans un abîme de ténèbres. Elles ne virent rien. Peu à peu, elles distinguèrent l’environnement dans l’obscurité : une cheminée, une table couverte de tout un tas de grimoires et d’herbes séchées et une grande étagère où des organes étranges baignaient dans des bocaux de formol. Un froid glacial se diffusait dans la pièce et semblait la figer dans une atmosphère de tombeau. C’était exactement comme dans la vision de Lechuza.
Dans l’encadrement de la porte, une forme indistincte apparut. Elle tenait une bougie allumée mais les filles ne purent distinguer son visage.
— Entrez, chères enfants. N’ayez crainte, si vous m’obéissez, vous aurez la vie sauve.
Feng posa sa main sur sa poitrine pour calmer les battements affolés de son cœur. Agatha était également terrifiée mais en voyant Feng à deux doigts de la crise de panique, elle refusa de céder à sa propre angoisse. Elle serra fort la main de son amie dont la respiration reprenait un rythme plus apaisé. Elles débouchèrent sur un petit couloir, puis un salon faiblement éclairé. Une odeur de poussière et de moisissure emplirent aussitôt les narines des jeunes filles. Mais où était Baba Yaga ? Intriguées, elles avancèrent, ignorant les protestations du parquet troué par la vermine.
Agatha tourna alors la tête vers un petit fauteuil. Une vieille dame était en train de filer de la laine avec un rouet. Absorbée par sa tâche, elle ne sembla pas les remarquer. Feng lança un regard interrogateur à Agatha qui haussa les épaules.
Cette dernière prit alors une grande inspiration :
— Madame ? Baba Yaga ? »
Elle eut un mouvement de recul quand la vieille dame leva son visage vers elle. La petite sorcière rousse le reconnut entre mille. Ces cheveux blancs pendouillant sur les épaules, ce nez crochu et verruqueux, ce menton avancé et surtout, ce regard diablement intelligent. Celle-ci poussa un petit rire.
— Tu es la fille de Siobhan, fit-elle.
Ce n’était pas une question.
— C’est fou comme tu lui ressembles. Peut-être pas aussi effrontée qu’elle mais tu ne manques pas moins de courage. Et toi…
Ses yeux de serpent se fixèrent sur Feng.
— Tu es la fille de l’homme aux crapauds d’or ! Pourquoi n’est-il pas devant moi avec son voleur de batracien ?
— Donc, balbutia Feng, vous… savez tout….
Baba Yaga se leva, abandonnant sa pelote de laine sur le guéridon.
— … Absolument tout, très chère. Notre contrat stipulait très clairement que la Relique devait m’être restituée AVEC le coupable.
Était-ce une plaisanterie ? Feng laissa de côté sa peur pour laisser exprimer sa révolte.
— Vous non plus n’avez pas respecté votre contrat avec Nox et avec les terres du Crépuscule ! Nous aussi savons ce que vous avez fait. Vous voulez détruire la forêt Nox qui vous a accueillie malgré vos crimes et vous tentez un moyen de vous échapper quitte à sacrifier des vies entières ! »
Feng sentit son sang bouillir et geler en même temps. Avait-elle réellement pu dire tout cela ? L’avait-elle vraiment dit ? Ou seulement pensé ? Pendant quelques secondes, elle n’était plus sûre de rien.
Baba Yaga, en entendant ses mots, rit de bon cœur.
— Très intelligente avec cela ! En effet, je confesse mes crimes. répondit-elle en levant ses mains osseuses dans un geste nonchalant. Vraiment ! Oui, j’ai fait un pacte avec des forces occultes dont nul n’imagine la puissance pour quitter définitivement Nox. Et, croyez-moi ou non, malgré tout le mépris que m’inspire votre communauté d’hypocrites, je n’avais même pas l’intention de la détruire. Je ne m’en serais tenue qu’à ces abominables gardiennes de Nox si, ton cher papa, petite Fenghuang, avait mieux surveillé ses sales bêtes ! Par conséquent, si votre Communauté meurt, c’est la faute de ce fils d’inquisiteur. J’en suis fort navrée, croyez-le.
— Mon père n’est PAS un fils d’inquisiteur ! cria Feng, malgré ses membres qui tremblaient de terreur. C’est quelqu’un d’honnête, qui a scrupuleusement observé les règles des Terres du Crépuscule sans tenter de dominer sur qui que ce soit !
— Et puis, reprit Agatha en croisant les bras, vous avez commis une énorme erreur en pratiquant la magie corrompue car votre Relique ne l’a pas supporté. C’est pour cela que le Jin Chan de Feng l’a avalée. Son Jin Chan l’a protégée ! Vous devriez plutôt lui dire merci ! »
Baba Yaga sourit à nouveau de cet air mielleux qui donnait envie à Feng et à Agatha de la frapper au visage mais elles n’avaient aucune envie de mourir d’une manière aussi stupide.
— Moi qui pensais avoir optimisé mes protections. Visiblement, il y avait une faille dans le système. Mais peu importe, contrairement à ce que vous pensez, je n’ai qu’une parole. Et j’espère que vous aussi. Montrez-moi la Relique. »
Elle avait prononcé cette dernière phrase dans un ton si menaçant que Feng ne put s’empêcher d’obéir. Au bord de la nausée, elle sortit la magnifique pierre de sa besace. Le sourire de l’horrible noxienne s’étira encore. Elle tendit la main et montra le reliquaire accroché au mur.
— Bien ! Vous l’avez apportée comme promis. Déposez-la dans mon reliquaire et vous n’entendrez plus parler de moi.
— Levez votre malédiction d’abord, affirma Feng, la tête haute. Nous ne vous faisons pas confiance. Et comme nous sommes chez vous, à votre merci, c’est nous qui risquons le plus gros si nous ne tenons pas notre parole.
— Vous êtes remarquablement intelligentes, reprit Baba Yaga avec un calme désarmant. De vraies petites Doyennes. C’est d’accord. Après tout, qu’est-ce que je risque face à d’aussi adorables petites créatures ? »
À ces mots, elle fit voler le tapis qui recouvrait le sol, dévoilant un parquet poussiéreux. Baba Yaga fit venir son sceptre à elle et, d’un mouvement étonnamment agile pour son âge, traça un cercle orné de runes complexes. Une fois qu’elle eût terminé, elle demanda :
— Savez-vous ce que c’est, mes amies ? »
— Un sortilège de grande ampleur, non ? s’enquit Agatha. Je reconnais les runes de délivrance !
— Exactement. Vous y trouverez les runes de délivrance associées à celles de bannissement de magie noire. Et, pour la jeune fille incrédule... » Elle s’interrompit, tendit la main et attrapa un grimoire qui vola aussitôt vers Feng. Dans les bras de la jeune fille, il s’ouvrit de lui-même à la page qui représentait le même enchaînement de symboles.
— Voici toutes les explications dans ce grimoire. »
Feng parcourut rapidement le texte. En effet, c’était un sort qui consistait à relâcher le contrôle sur des êtres surnaturels.
— Entrez au milieu du cercle avec la Relique. »
Les jeunes filles s’exécutèrent. Après tout, si c’était de la magie noire, la Relique le saurait et les alerterait à sa manière. Baba Yaga leur fit signe de s’asseoir à même le sol. Elle les imita puis tendit ses vieilles mains parcheminées. Feng surmonta sa répulsion et saisit l’une des serres de la Noxienne et prit la main d’Agatha dans l’autre main. Agatha l’imita, tentant de réprimer le tremblement de sa main prisonnière de celle de Baba Yaga. Celle-ci débuta une incantation dans un murmure puis, avec une voix de plus en plus forte et s’écria : « Moi, Baba Yaga, sorcière centenaire de la Forêt Nox, je fais le serment à Agatha fille de Siobhan et à Fenghuang, fille de Luan, que je relâche tout contrôle sur les démons de non-vie qui envahissent Nox et les terres du Crépuscule. Mon emprise sur ces créatures des ténèbres cesse dès maintenant ! »
Aussitôt, un grand calme. Le tumulte qui agitait la forêt Nox cessa immédiatement. Elles avaient réussi. Était-ce vraiment fini ? Baba Yaga inclina la tête comme si elle avait deviné la pensée des jeunes filles. Après les avoir invitées à se relever, elle indiqua le reliquaire.
— Bien. Votre part du marché, maintenant. »
Feng acquiesça et après une grande inspiration, glissa la Relique dans son étui transparent qui scintilla d’une douce lumière bleue. Aussitôt, la poussière se retira d’elle-même des meubles, la moisissure reflua des murs, les vitres brisées se réparèrent d’elles-mêmes, le parquet grinçant se solidifia et les murs se redressèrent, comme s’ils sortaient d’un long sommeil.
— Ah ! Enfin ! jubila Baba Yaga. Vous avez sauvé ma maison d’une mort certaine. Pour cela, je vous en suis reconnaissante.
— Bien ! s’exclama Agatha, le cœur battant. On peut partir maintenant ?
— La porte est ouverte, se contenta de répondre la vieille Noxienne.
Agatha et Feng se précipitèrent alors vers la sortie. Soudain, une immense secousse les propulsa en arrière. Des grondements terribles firent tressaillir les murs de la maison. Les membres endoloris, Feng s’écria : « Mais qu’est-ce qui se passe ?
— Oh ! Ces chers démons se croient tout permis maintenant que je ne les maintiens plus sous mon contrôle. Ils ont envie d’en découdre !
— Quoi ? s’écria Agatha. Je croyais qu’ils étaient tous partis !
— Partis ? Mais qui vous a dit cela ?
Aussitôt, un grand froid envahit leurs os, un mauvais pressentiment. Baba Yaga poursuivit : « Je les ai libérés de mon emprise, maintenant ils sont libres de faire ce que bon leur semble.
— Pardon ? hurla Feng. Vous êtes en train de dire que vous ne les avez pas fait chasser de Nox ?
— Ce n’était pas dans notre marché, ricana Baba Yaga d’une voix triomphante. Estimez-vous heureuses que je vous laisse la vie sauve ! Nox et le Crépuscule se précipitent elles-mêmes dans leur propre chute, elles récoltent ce qu’elles ont semé. Moi, j’ai un portail à ouvrir vers de nouveaux horizons. Adieu, petites idiotes ! »
Elle éclata de rire et les fit voltiger hors de la maison. Par réflexe, elles s’accrochèrent à la porte d’entrée. Mais ce fut à ce moment précis que le sol se mit à trembler et… prendre de la hauteur ! La maison s’élevait sur ses immenses pattes d’oiseau ! La maison se déplaçait ! Chaque pas qui se fracassait sur le sol manqua de faire tomber les fillettes qui s’agrippèrent à s’en briser les doigts. Non ! Cela ne se finirait pas comme cela. Après de nombreuses impulsions, elle parvinrent à se hisser jusqu’à l’entrée. Baba Yaga, tout à sa victoire, était en train de créer un nouveau sortilège sur le sol. Les runes s’illuminèrent peu à peu. Il fallait l’empêcher d’agir. Agatha, sans réfléchir, se jeta sur la Noxienne et la fit tomber à terre. Feng en profita pour attraper son sceptre.
— Encore vous ! hurla-t-elle en se relevant difficilement. Alors vous avez décidé de pousser votre insolence jusqu’au bout, hein ? Qu’il en soit ainsi ! Vous êtes bien les filles de vos idiotes de mères !
Feng tenta un sort avec le sceptre mais l’objet possédait une puissance magique si forte qu’elle en perdit le contrôle et une déflagration s’écrasa sur un meuble tout en la projetant en arrière. Encore sonnée, elle n’eut pas le temps de se défendre quand Baba Yaga se jeta sur elle avec son bâton.
— Il faut toujours attendrir la viande avant de la faire cuire ! vociféra-t-elle en frappant Feng qui se protégeait avec ses bras. Vous serez mon dernier repas dans cette stupide forêt de dégénérées !
Feng parvint à éviter un coup fatal en roulant sur le côté. Baba Yaga fit tournoyer son sceptre afin d’y faire apparaître des chaînes mais quelque chose l’interrompit. Où était la Relique ?
Agatha tenait le reliquaire dans sa main avec un sourire de triomphe :
— Eh ! Vieille folle ! Viens chercher ton trésor si tu le veux. Viens Feng, vite ! »
Baba Yaga poussa un cri de rage et lança ses chaînes sur les deux filles qui détalèrent dans un couloir. Elle dévalèrent une foule d’escalier, empruntèrent des dizaines de corridors et de pièces sombres couvertes de toiles d’araignées. Décidément, cette horrible maison était plus grande qu’il y paraissait de l’extérieur.
— Vous voulez jouer à ça, petites péronnelles ! s’écria Baba Yaga. C’est l’heure de la chasse ! Courez petites souris miteuses, le chat sort les griffes ! »
Soudain, la maison pencha brusquement sur le côté, une sorte de cri aigu retentit aussitôt. Ce n’était pas la voix de Baba Yaga. Et si c’était l’appel désespéré de la Relique ? Mais Feng et Agatha n’eurent pas le temps d’y penser. Elles roulèrent sur le sol et tentèrent de s’agripper à tous les meubles qu’elles croisaient dans leur chute. Puis, la maison se rétablit. Encore sonnées, le corps meurtri, elles se relevèrent le souffle court. C’était encore une attaque de ces horribles démons. Feng grimaça de douleur. Entre les coups de Baba Yaga et les secousses, c’était difficile de tenir le choc. Heureusement, la Relique était toujours à l’abri dans son étui. Un terrible cliquetis se fit alors entendre. Elles reprirent alors leur course. Le cliquetis se rapprochait de plus en plus, il fallait accélérer ! Il y avait une petite porte au bois vermoulue au fond d’un petit couloir. Il était trop tard pour revenir en arrière. Elles l’ouvrirent.
C’était une sorte de réduit avec une forme oblongue couverte par une couverture rêche et malodorante. Oh non ! Un cul-de-sac !
Une ombre se projeta sur le cagibi. Les jeunes retinrent un cri d’horreur devant une immense araignée aux pattes de métal. Un long cou couvert de crochets le surmontait. Tout au dessus, se trouvait la tête de Baba Yaga. Cette métamorphose était épouvantable. Le corbeau squelettique que les filles avaient vu à l’entrée voletait à ses côtés en croassant d’une voix aiguë. Une patte de métal leur arracha aussitôt la Relique des mains.
— Vous êtes faites comme des rats !
Feng recula tellement qu’elle fit tomber la couverture, révélant un miroir aux reflets étonnamment flous. Agatha lança un regard sur le miroir. Il ondulait. Et si c’était…
— N’y pensez même pas, ricana Baba Yaga. Si vous entrez dans ce portail, vous n’en sortirez jamais ! Autant entrer dans le monde des morts ! »
Agatha et Feng se serrèrent l’une contre l’autre, livides.
— Quand on essaie de ruser, il faut le faire avec finesse, persifla la Noxienne Quand on cherche la justice, il faut réfléchir aux conséquences de ses actes. Je vois que vous en êtes incapables. Vous m’inspirez une profonde pitié. C’est pourquoi je vais vous faire une faveur. Choisissez votre mort : une mort rapide et sans douleur par mes pattes ou une longue et terrifiante agonie dans l’enfer qui se situe juste derrière vous. »
Les filles ne surent que répondre. Mais quelque chose se révoltait dans le cœur d’Agatha. Celle-ci lança un regard noir à la vieille sorcière et hurla :
— Allez vous faire voir ! » Aussitôt, elle attira Feng à elle et toutes deux se jetèrent dans le miroir.

| LeConteur.fr | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | Statistiques |
|
Découvrir Romans & nouvelles Fanfictions & oneshot Poèmes |
Foire aux questions Présentation & Mentions légales Conditions Générales d'Utilisation Partenaires |
Nous contacter Espace professionnels Un bug à signaler ? |
3443 histoires publiées 1507 membres inscrits Notre membre le plus récent est Khao |