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Tome 2, Chapitre 23 « Swan - 7 - Dans l'abîme » Tome 2, Chapitre 23

Personne ne prêtait attention au jeune homme en uniforme gris qui portait un intérêt appuyé aux câbles électriques émergeant du caisson. Une nouvelle fois, Swan vérifiait le principe selon lequel une personne qui accomplissait un forfait en plein jour, avec une parfaite assurance, risquait moins de se faire repérer que s’il adoptait des manières furtives. Il tâchait de bloquer ses perceptions, pour ne plus entendre le bruit de lames qui fendaient les chairs, des scies qui entamaient les os… ni sentir l’odeur écœurante du sang, frais ou corrompu.

Il se glissa derrière le caisson. Devant lui s’élevait un ensemble de machineries aussi complexes qu’inquiétantes : un assemblage de bonbonnes gigantesques, de pompes, de générateurs et autres engins indéfinissables, hérissés d’ampoules, de cadrans et de manettes. Des flots de câbles et de tuyaux s’en échappaient comme des paquets d’entrailles.

La structure le dissimulait à la vue des disséqueurs et d’éventuels soldats, ainsi que de l’équipe qui opérait autour du titan. Le jeune homme tenta de détourner ses pensées du spectacle immonde auquel il avait assisté au coeur des parois blanches, autant que de sa rencontre avec Slaughter. Le fait de recroiser l’individu sordide qui hantait parfois ses nuits, même après si longtemps, l’avait encore plus troublé que la vision macabre du colosse de chair à vif.

Swan serra les dents et s’obligea à se concentrer sur le fouillis mécanique pour déterminer le meilleur endroit où disposer sa charge. Pour plus de sécurité, il décida d’en placer deux. De petites merveilles technologiques dues au génie d’Edmond et de Malvin, dont il pouvait programmer la déflagration à la seconde près. Leur puissance suffirait à rendre la machine hors service, sans endommager la salle ni entraîner de morts, tant que personne ne se trouverait dans le périmètre de l’explosion.

L’agent de Gladius Irae n’avait rien laissé au hasard ; malgré tout, il sentait une nervosité croissante l’envahir. Sans doute parce que ce lieu lui évoquait trop de choses. Des souvenirs fragmentaires, réels ou fantasmés, déferlaient dans son esprit. Pourtant, à côté de ce que l’île était devenue sous l’influence de Japet et de ses sectateurs, la garnison d’Eilean Nam Marbh lui semblait presque… normale. Les « golems de chairs » ne s’étaient démarqués des individus ordinaires que par leurs yeux couleur de sang et leur absence apparente de volonté et de sentiment. Swan y avait connu la peur, la solitude et la confusion, mais il avait bénéficié d’alliés qui l’avaient aidé à surmonter les horreurs de la caserne : la major et sa famille, Lyra et même Wind… Il avait pu s’accrocher à son humanité et donner le change. À présent, n’y subsistaient que la folie et la mort…

Cette opération de destruction prendrait une valeur salvatrice, pour lui comme pour tous ceux qui avaient eu à souffrir des agissements du titan aux cheveux blancs. Ces défunts dont on profanait le corps et asservissait l’âme, ces vivants lancés dans un combat cruel et inégal contre les menées sournoises de Japet… L’image d’Evy apparut devant ses yeux. Il sentit sa vue se brouiller…

L’agent s’aperçut qu’il s’était figé, plongé dans ces pensées parasites. Vesper n’avait pas montré autant de trouble quand il avait saboté le cœur de Skellet, alors même qu’il était blessé et épuisé, réduit à un état de faiblesse et d’urgence désespérée, et que ce dernier acte s’apparentait à un suicide…

Soutenu par l'évocation de son ami et de sa jeune sœur qu’il devait venger à défaut d’avoir pu la protéger, Swan se concentra de nouveau sur sa tâche. Il trouva enfin l’endroit idéal, au centre d’un nœud de connexion qui devait constituer un point névralgique pour l’assemblage. Il sortit les engins explosifs de sa sacoche ; leurs propriétés magnétiques suffiraient à les maintenir en place. Il ne restait plus qu’à définir le moment de la déflagration. Plus il serait étendu, plus le risque de découverte augmenterait. Par contre, si les charges éclataient trop tôt, le jeune homme n’aurait pas le temps de fuir avant l’irruption du chaos, même s’il semblait n’être qu’un garde parmi tant d’autres. Il hésita un instant avant d’opter pour cinq minutes.

Swan ajusta le délai sur le cadran de chaque bombe, puis les colla sur la paroi de la machine, une de chaque côté du noyau de connexions. Un léger tic-tac s’éleva aussitôt des deux engins. À présent, il ne lui restait plus qu’à se diriger vers la sortie, le plus naturellement possible… Avec un peu de chance, l’explosion détournerait l’attention des dortoirs où Vesper devait récupérer le corps d’Anha ; le branle-bas qui en découlerait laisserait tout le temps disponible à Mary pour régler le sort de Japet.

Le jeune homme pivota sur ses talons et marcha vers la porte, résistant à la tentation de se mettre à courir. Autour de lui, les sordides activités des découpeurs se poursuivaient, mais il parvenait à montrer un détachement salvateur face à l’horreur de la situation.

Le salut se rapprochait à chaque pas ; Swan avait hâte de retrouver l’air pur du dehors, vierge des immondes odeurs de sang frais et de fluides corrompus de la grande salle. Elles s’étaient tellement immiscées dans ses narines qu’il craignait de ne pas pouvoir les en déloger.

Soudain, un terrible vertige s’empara de lui ; il éprouva la sensation de sombrer dans un gouffre immense, dans un puits de néant sans la moindre aspérité pour se retenir. Ses genoux heurtèrent le sol ; la douleur explosa dans ses articulations, mais il la sentit à peine. Une porte avait été ouverte… pas celles qu’il empruntait entre les mondes, mais un passage bien plus périlleux : celui qui menait aux limbes… Peu d’âmes éveillées savaient le manipuler… justes les plus anciennes, les plus puissantes, et encore devaient-elles longuement s’y préparer. Lui-même ne s’y était jamais essayé.

« Rhéa... » souffla-t-il.

Swan pouvait percevoir sa présence, sublimé par l’énergie qu’elle avait employée. Il ne se l’était pas imaginée aussi lumineuse, aussi intense, mais en même temps si terriblement dangereuse… Elle semblait luire de mille couleurs, celles de la création, de la vie même, à l’opposé de la clarté livide, ponctuée d’accents de pénombre, qui environnait Japet. Les deux s’entremêlaient dans une danse sauvage et mortelle, au cœur d’une terrifiante noirceur.

La Titanide emportait son « frère » vers ce puits de néant, en usant de tout l’éclat de ses forces déclinantes, comme un majestueux chant du cygne, qui lui permettait d’exercer une vengeance qu’elle n’avait pu assouvir contre Cronos. Le titan que son père adoptif, le plus jeune des Douze, avait jadis entraîné au cœur des Limbes, dans l’idée de se sacrifier. Il n’avait survécu que par l’intervention de son frère aîné qui avait pris sa place au dernier moment.

Mary… Rhea…

Il ne voulait pas la perdre comme il avait craint de perdre Henri. Même s’il avait compris dès le début ce qu’elle avait l’intention de faire, il n’y avait pas cru… Il n’avait pas su l’entendre.

Peut-être n’était-il pas trop tard… Peut-être pouvait-il encore la sauver, et se substituer à elle. Après tout, à quoi pouvait-il être utile désormais ? Hors de Gladius Irae, sa vie ne présenterait plus aucun sens.

Swan s’obligea à se lever, en dépit de la douleur qui pulsait dans ses jambes meurtries. Les larmes coulaient librement sur ses joues. Il n’aurait pas pensé se trouver aussi affecté par la perte de quelqu'un qu’il n’avait que si peu connu, et qui ne s’était rapproché de lui que par le biais des circonstances. Pourtant, son cœur se serrait si fort qu’il peinait à respirer. Ses yeux demeuraient braqués vers le lieu où l’affrontement s'était déroulé, dans les anciens appartements de la famille Forsythe, même s’il ne pouvait rien distinguer à travers les murs épais. S’il allait assez vite…

Le jeune homme n’avait pas encore atteint la porte quand les charges détonnèrent ; il entendit une première explosion, suivie presque immédiatement d’une deuxième. Un silence choqué succéda au fracas, mais il ne tarderait pas à faire place à la panique. La recherche d’un coupable ne surviendrait que bien après.

Swan en profita pour creuser la distance entre lui et le site du sabotage, en espérant que les dégâts infligés aux machineries entraîneraient la fin de l’abomination. Grâce à cette diversion, il pourrait peut-être secourir Mary et l’aider à supprimer Japet, une bonne fois pour toutes. Cette perspective l’inonda de soulagement. Il emporterait dans le vide des limbes la satisfaction d’avoir vengé Evy et d’avoir sauvé la femme qui l’avait mis au monde. Quel plus beau sens donner à sa vie ?

Derrière lui, les premiers accents de panique commençaient à se faire entendre. Des instruments tombaient au sol, des pieds martelaient les dalles. Personne ne se préoccupait d’un garde en uniforme gris qui partait chercher des renforts – ou remplir une tout autre mission. Ou du moins le pensait-il…

Quelle chose agrippa sa manche ; il pivota sur lui-même et découvrit devant lui un homme vieillissant, mais déterminé, dont le visage raviné exsudait une malveillance presque tangible :

« J’aurais dû me douter que tu n’étais pas ici pour aider le Maître… », siffla-t-il entre ses dents.

De sa main libre, il brandissait un pistolet de petite taille, dont Swan n’identifia pas le modèle, mais dont il soupçonnait le potentiel meurtrier. Le jeune agent aurait pu nier sa responsabilité dans le chaos ambiant, mais il éprouva une étrange jubilation à ne pas le faire. Il se retint pourtant de déclarer haut et fort qu’il avait provoqué ces destructions et qu’il ne le regrettait pas ; il devait rester en vie pour sa toute dernière mission.

Il bandait déjà ses muscles pour bondir sur le savant fou, quand un bruit presque aussi puissant que celui de l’explosion retentit derrière eux : celui d’un mur qui s’effondrait. Des cris fusèrent, non de crainte ni de surprise, mais emplis de terreur profonde. À ces sons qui lui vrillaient les tympans s’ajoutaient des plaintes psychiques déchirantes, celles de centaines, de milliers d’âmes qui hurlaient leur douleur et tentaient d'échapper à leur sort effroyable.

Par dessus l’épaule de Slaughter, il aperçut l’inimaginable. Les parois du casson s’étaient écroulées, laissant des monceaux de débris non seulement de briques et d’enduits, mais aussi de divers fragments mécaniques ; contre toute attente, la destruction de la machine avait provoqué le réveil du titan de chair. L’énorme créature se tenait debout, encore incomplète et à vif ; sa forme gigantesque frôlait le plafond de la salle. Son visage écorché, aux traits à peine esquissés, se tourna de part et d’autre, comme si ses orbites béants cherchaient quelque chose. Sans doute le monstre se guidait-il grâce à un autre sens que la vue, qui lui permettait de repérer la présence des âmes susceptibles de nourrir le vide intense au coeur de son être.

Avec des mouvements saccadés, la pesante entité pivota sur elle-même et se dirigea vers la gauche de la vaste pièce, renversant sur son chemin les tables de dissection et les restes pitoyables qu’ils supportaient. L’odeur de sang et d’humeurs diverses empuantissait l’atmosphère, plus que jamais. Arrivée devant le mur, elle poursuivit sa route comme si l’obstacle n’avait jamais existé.

La puissance brute de la créature eut raison de la paroi. Les lourdes pierres de la caserne s’ébranlèrent sous sa masse irrépressible ; les moellons et le mortier se répandirent autour de lui, écrasant sous leur poids le matériel et les cadavres entassés sur les surfaces de métal. Les disséqueurs et les scientifiques avaient fui, à l’exception des morts et des blessés.

Slaughter s’était recroquevillé sur lui-même, figé comme un chat sous les phares d’une voiture. Swan n’éprouvait que mépris envers le savant ; d’autres priorités le submergeaient. Si le titan de chair poursuivait son chemin à travers le bâtiment, il risquait de broyer le corps d’Anha, ou même Vesper s’il se trouvait toujours dans l'ancien dortoir. S’il devait leur arriver l’irréparable, le jeune homme ne se le pardonnerait pas.

Par les fenêtres de la salle, il vit que la lumière avait baissé au-dessus de l’île, la plongeant dans une demi-pénombre où seules quelques lueurs d’orage offraient une clarté intermittente. Pourtant, aucun craquement de tonnerre ne lui parvenait. Il comprit, le cœur au bord des lèvres, qu’il ne pourrait rien faire pour aider Mary. Les limbes s’étaient refermés sur elle… mais aussi sur Japet. La créature s’était éveillée non pas en raison du sabotage qu’il avait effectué, mais parce que les sceaux placés par le titan aux cheveux blancs avaient disparu avec lui. Rien n’arrêterait le monstre désormais.

Si Swan n’avait pu sauver Mary, il pouvait toujours secourir Anha. La seule pensée de l’âme si pure de son amie, noyée au sein de cette horreur, manqua de le faire défaillir.

Le jeune homme ne se sentait pas la force de l’affronter ; son talent n’avait rien d’offensif. Par contre, il pouvait l’attirer dans la direction opposée. Il lui suffisait d’employer la puissante clarté de sa nature d’éveillé, qui devait ressembler pour l'être à un phare éclatant… Qu’avait-il à perdre ? Il ne nourrissait plus le moindre espoir de poursuivre sa carrière à Gladius Irae ni d’approcher de nouveau Evy… Mary avait disparu dans les Limbes. Il restait ses parents, mais il savait qu’ils comprendraient son choix. Pour les leurs, la mort n’était qu’un inconvénient passager. Ils se reverraient, tôt ou tard… si la créature n’absorbait pas son âme comme celles des autres victimes de Japet !

Swan courut vers le monstre, bravant son aura sinistre et sa puanteur méphitique. Par-delà l’enveloppe de chair recomposée, il pouvait discerner le maelström de souffrance qui tourbillonnait en son cœur. Une lumière rouge parcourue de taches verdâtres et de craquelures d’un noir profond pulsait tout autour d’elle. Le jeune homme s’efforça d’envoyer vers les âmes prisonnières des pensées rassurantes, de les encourager à venir à lui, mais les sorts d’emprise posés par Japet restaient trop puissants. Seule une infime parcelle de conscience lui répondit, faible et désemparée…

« Anha ? »

Hélas, aucun écho de reconnaissance ne lui parvint. Le jeune homme inspira profondément et tira son Luger. Il le brandit à deux mains, et courut droit vers le dos sanguinolent ; il s’immobilisa à quelques mètres pour vider tout son chargeur sur la créature, méthodiquement, balle après balle, même s’il savait que cela n’arrêterait pas le titan. Il souhaitait juste attirer son attention.

Le bruit de la déflagration se perdit dans celui des murs qui s’écroulaient sur le passage du monstre, mais les projectiles ne volèrent pas seuls vers leur cible : tout son désespoir, toute sa détermination les avaient accompagnées. Peut-être la violence de ses sentiments, plus que le choc des tirs, eut-elle l’effet voulu.

« Anha ! hurla Swan. Si vous m’entendez… Reprenez-vous… Luttez ! Nous allons vous sortir de là… Et les autres aussi… »

Malgré tous ses efforts, l’esprit de son amie restait juste un halo plus brillant que les autres dans ce magma de souffrance. Tant que ce corps torturé les retiendrait, les âmes n’échapperaient pas aux sceaux qui les maintenaient prisonnières.

La créature se tourna pesamment dans sa direction. Swan ne disposait d’aucune arme assez puissante pour détruire cette aberration… Mais il connaissait cet endroit mieux que quiconque.

Sans hésitation, le jeune homme quitta la salle à demi effondrée et gagna la cour ; il s’arrêta assez longtemps pour que l'être le rejoignît, tout en demeurant hors de portée des derniers éboulements. Il entendait encore les clameurs et les cris de terreur des occupants de l’île, mais il se trouvait seul dans l’espace dégagé. Il avait désormais les coudées franches.

Swan regarda autour de lui ; ses yeux se posèrent sur l’escalier raide et usé qui montait vers le chemin de ronde. À cet endroit, la muraille surplombait la falaise qui plongeait à pic dans les eaux tumultueuses et glacées entourant la caserne. Une poignée d’écueils acérés comme des crocs et cernés d’une bave d’écume perçaient les flots enragés. Le corps du monstre serait disloqué par la roche et les embruns. Même les sceaux de Japet ne pourraient l’empêcher de se démanteler en des dizaines de fragments arrachés aux cadavres qui avaient fourni sa matière. Les âmes se trouveraient libérées et Anha pourrait retrouver son enveloppe de métal et fuir avec Vesper… C’était à eux qu’il devait penser désormais.

Le jeune homme dut se rendre à l’évidence : il n’existait qu’un seul moyen de l’attirer vers le vide. Il prit une profonde inspiration, fila vers les marches inégales et les grimpa quatre à quatre, vers l’étroit chemin de pierre protégé d’un parapet qui atteignait à peine sa taille. Au-dessus de lui, les lueurs d’orage s’éteignaient progressivement, ne laissant derrière elles qu'une pluie glaciale. Il devait se guider à tâtons, aidé par les souvenirs profondément ancrés dans sa conscience juvénile. Plusieurs fois, il faillit déraper sur les dalles humides. Le sang lui battait aux oreilles, son cœur frappait de toutes ses forces dans sa poitrine. Ses côtes brisées semblaient lui transpercer le côté à chaque foulée. Swan serra les dents. Il ne pouvait faire moins que Mary.

Derrière lui, il pouvait entendre les pas pesants de l’abomination ; son manque de coordination la gardait encore à distance. Le jeune homme trébucha à demi sur les dernières marches avant de prendre enfin pied sur le chemin de ronde. Il jeta un coup d'oeil vers la mer en contrebas, et ne rencontra qu’un océan de noirceur percé de la pâleur des embruns. L’odeur pure d’iode et de sel chassait la puanteur de la créature. Il pivota lentement dans sa direction ; dans cette obscurité presque absolue, il ne la distinguait que par le halo mystique dont ses sens d’éveillé la nimbait.

Il ne pouvait échouer. Plus maintenant, ou le sacrifice de Mary ne rimerait à rien. Des gouttes glacées coulèrent dans son cou ; il sentit un frisson lui parcourir l’échine. Étrangement, l'eau qui inondait ses joues paraissait presque chaude…

Le monstre avança d’un pas inexorable ; Swan plongea les yeux directement vers les gouffres purulents qui lui servaient de regard et esquissa un sourire amer. L’averse s’intensifiait, arrachant des lambeaux de peaux mal fixées au pitoyable assemblage. Le jeune homme leva la tête, très droit sous la pluie qui le frappait de toutes parts et écarta les bras.

« Swan, non ! »

L’agent blond eut à peine le temps d’apercevoir une armure couleur de cuivre ; une force redoutable percuta le mur et l’ébranla de ses fondations à son sommet. Swan sentit le chemin de ronde s’effondrer sous ses pieds, avant de sombrer dans le néant.


Texte publié par Beatrix, 29 septembre 2020 à 23h08
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